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En Suisse plusieurs service de prévention suicide adolescence le 147 téléphone gratuit 24 heures sur 24 Autrement vous pouvez visiter les sites de www.ciao.ch et www.espace-prevention.ch Suicide et adolescence en Suisse romande En effet le suicide des ados est une vraie urgence sociale, période perturbée de la vie d'un être humain, l'adolescence est la période de tous les défis et de tous les risques. Prévention secondaire du Suicide INTRODUCTION Les données de la littérature sur la prévention du suicide sont abondantes pour la prévention primaire et la prévention tertiaire mais pauvres pour la prévention secondaire. Cela tient au fait que les premières manifestations de la crise suicidaire sont difficiles à cerner : ses aspects sont très variables, les troubles sont parfois inapparents, lorsqu'ils existent ils se manifestent par des signes peu spécifiques et permettent peu de prévoir si la crise va évoluer vers une rémission spontanée ou vers une tentative de suicide ou d'autres passages à l'acte. Il n'y a pas un consensus international sur ses critères de définition. Pourtant il est essentiel de repérer une telle crise suicidaire car elle justifie une prise en charge et constitue un moment fécond où une action thérapeutique est possible. C'est pourquoi la Fédération Française de Psychiatrie a estimé qu'il serait utile d'organiser une conférence de consensus sur ce sujet. La principale difficulté est venue de cette pauvreté des données. Quelques adresses de références dans la prévention ou l'information sur le suicide: Main tendue tél: 143 Voir aussi[modifier]
Bibliographie
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Liens externes
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Liens externes
Adolescent suicidaire rapport de stage ados suicide Suisse romande
adolescence, un rapport de stage de Celine Terraz sur la problématique de
l'adolescence en suisse romande. Plusieurs raisons motivent le choix de ce sujet de mémoire, elles sont d’ordre social, personnel et professionnel. La raison d’ordre social s’explique par le fait que j’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans un village de montagne d’environ 2'800 habitants. La petitesse de ce dernier permet d’être facilement au courant de la vie des habitants. Les mariages, les naissances ou les décès sont généralement connus par les villageois, contrairement aux milieux citadins où la population vit plus anonymement. Pendant mon adolescence, j’ai été sensible et interpellée du nombre de décès par suicide. Je me suis demandée, pourquoi ces personnes avaient commis cet acte ? Et pourquoi elles avaient préféré la mort à la vie ? Ces interrogations sont restées sans réponse, camouflées par le silence régnant dans la famille et les proches. La raison d’ordre personnel rentre en ligne de compte par le fait que j’ai côtoyé des jeunes adultes dont la vie n’avait plus raison d’être, ces conversations m’ont rendues perplexe, car cesser de vivre signifie mourir. La mort est un sujet peu abordé dans notre société ; elle est probablement appréhendée en raison des souffrances précédant la mort, du deuil traversé par les personnes vivant la séparation de l’être aimé, et des interrogations philosophiques portant sur l’immortalité de l’âme. Le mal-être de ces jeunes adultes a suscité mes interrogations sur le suicide et les tentatives de suicide. La raison d’ordre professionnel découle des stages pratiques effectués pendant ma formation d’éducatrice spécialisée, où j’ai rencontré des adolescents parlant de leurs souffrances, de leur solitude et de leur désir de mort. Mise à part mon écoute, je ne savais pas quelle démarche entreprendre avec eux. J’ai trouvé un bon écho auprès de mes collègues dans les institutions de stage, toutefois je les ai sentis aussi démunis que moi. Les deux points suivants abordent les buts de la recherche et la méthode de travail. Le site educh.ch qui développe trois aspects Education Formation et Emploi en Suisse romande. Les filières de formations sociales, la formation à distance et en ligne, la formation continue, la formation professionelle, l'éducation spécialisée et ses outils d'intervention, l'emploi dans le domaine social, Interventions éducatives dans les institutions et les familles. Vous trouverez aussi des annonces et des offres d'emploi en Suisse romande Educh.ch a maintenant passé sur une nouvelle version asp n'hésitez donc pas à la découvrir, Educh.ch est depuis 1997 un site consacré à l'éducation spécialisée, avec des services et des infos pour les professionnels et les amateurs de l'éducation :- Trouvez des articles et échangez des conseils et des renseignements sur les filières de formations sociales et professionnelles, l'éducation spécialisée, le travail d'éducateur spécialisé, le coaching, les écoles et l'emploi dans le dans le domaine social, les méthodes d'interventions éducatives dans les institutions et les familles, les soins des enfants et des personnes handicapées. Les formations, écoles, université dans le domaine éducatif etc. Ce site est consacré à l'intervention éducative, aux formations sociales, à la recherche d'emploi dans le domaine social en suisse romande. Vous pouvez vous inscrire pour obtenir des informations régulières, connaître les membres présents en ligne actuellement en cliquant ici. Questions, informations, emplois au 0900 000 143 (2,50 sfr/min. - Suisse uniquement) par ce numéro vous pouvez me contacter directement pour toutes infos sur la profession d'éducateur, les filières de formations, les institutions, dont vous pouvez trouver les adresses en ligne. Mode d'emploi du site
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Le suicide (du latin sui cadere, se tuer soi-même) est l'acte délibéré d'en finir avec sa propre vie.
Pour considérer qu'on est en présence d'un suicide, la mort doit être l'intention de l'acte et non simplement une de ses conséquences. Un attentat-suicide, par exemple, sera considéré comme relevant plus d'une action terroriste que du suicide.
Si le suicide a des conséquences légales, il doit être généralement prouvé qu'il y a eu intention et mort pour que l'acte soit qualifié de suicide selon la loi.
Il est considéré comme un péché dans beaucoup de religions et comme un crime selon certaines législations. La raison est la même dans les deux cas : on sanctionne une personne pour avoir voulu disposer de sa vie alors que cette dernière est censée appartenir à quelqu'un d'autre, Dieu ou souverain.
Dans d'autres cultures, le suicide peut être accepté socialement. En Asie, il existe des formes de suicide ritualisé comme les jauhâr et satî indiens. Le seppuku japonais quant à lui est un suicide vu comme une issue honorable face à certaines situations perçues comme trop honteuses ou sans espoir.
Selon les enseignements de Bouddha, notre passé influence notre présent et ce qu'un individu fait à ce moment présent a une conséquence sur son avenir, dans cette vie ou dans la suivante. Il y a un lien de cause à effet. C'est le karma, toute action intentionnelle du corps, de l'esprit ou de la parole a une réaction et sa répercussion est la raison des différences et conditions de notre existence à travers le monde.
La souffrance de quelqu'un est donc la conséquence d'actions négatives du passé ou simplement le fait d'être dans le sams_ra (le cycle de vie et de mort). Une autre raison de la souffrance est le fait de vivre perpétuellement dans l'impermanence. Puisque toute chose est dans un état constant de flux, l'individu souffre d'insatisfaction face au flux des évènements de la vie. Pour sortir du sams_ra, il suffit de réaliser sa « nature vraie » à travers le Bodhi (l'éveil) dans le moment présent : c'est le Nirv_na.
Pour les Bouddhistes, étant donné que le premier précepte est d'empêcher la destruction de la vie (y compris soi-même), le suicide est clairement considéré comme une forme d'action négative. Malgré ce point de vue, une ancienne pratique asiatique semblable au seppuku se maintient et les Bouddhistes peuvent commettre un acte d'« honorable » suicide en cas d'oppression. Ainsi, les moines tibétains ont utilisé cette idéologie pour protester contre l'occupation chinoise du Tibet et les violations des droits de l'homme envers les Tibétains par la Chine.
Chez les hindous et les jaïns, se suicider est considéré comme un péché aussi grave que tuer autrui. Cependant, dans certaines circonstances, il est considéré comme acceptable d'en finir avec la vie en jeûnant. Cette pratique, appelée prayopavesha, nécessite tant de temps et de volonté qu'il n'y a aucun risque que cela soit fait impulsivement. Cela laisse aussi le temps à l'individu de régler ses affaires, de réfléchir à la vie et de se rapprocher de Dieu.
Un cas historique et célèbre est celui de Chandragupta Maurya qui renonça au trône, se rendit dans le Karnataka, se fit moine jaina à Shravana-Belgola et mit fin à ses jours en commettant le suicide rituel par inanition.
Le suicide est perçu assez différemment selon les cultures et si dans les sociétés occidentales il a longtemps été considéré pour immoral et déshonorant, il est dans d'autres sociétés justement le moyen de recouvrir un honneur perdu.
Dans l'empire romain, il était d'usage qu'un proche de l'empereur désirant mettre fin à ses jours en demande au préalable l'autorisation à ce dernier. On en trouve l'illustration par exemple dans les Mémoires d'Hadrien.
Le christianisme est traditionnellement opposé au suicide ainsi qu'au suicide assisté. Ceci permet de comprendre en partie le débat sur l'euthanasie
Dans le catholicisme en particulier, le suicide a été considéré comme un péché grave. L'argument principal est que la vie de tout un chacun est la propriété de Dieu et que la détruire est donc interprétable comme un signe d'affirmation de domination sur ce qui appartient à Dieu. Cette idée a été illustrée par le suicide de Judas après qu'il ait dénoncé Jésus. Cet argument a donné suite au fameux contre-argument de David Hume en faisant remarquer que s'il était mal de prendre la vie quand une personne devrait naturellement vivre, cela devrait être aussi mal de sauver la vie quand une personne devrait normalement naturellement mourir, comme il semblerait que cela contrevienne à la volonté de Dieu.
Beaucoup de chrétiens croient en la sainteté de la vie humaine, ce qui signifie que toute vie humaine est sacrée (une création magnifique, voire miraculeuse de Dieu) et qu'il faut donc faire tout ce qui est en notre pouvoir pour la préserver et la sauver.
Néanmoins, même si le suicide est généralement condamné (les âmes perdues n'accèdent pas au paradis), les chrétiens « libéraux » reconnaissent que les personnes qui se suicident sont dans un état de détresse et de déprime et pensent donc que Dieu, dans sa grande générosité et son amour, pardonne un tel acte.
Comme les autres religions abrahamiques, l'Islam voit le suicide comme un péché et un obstacle à l'évolution spirituelle. Cependant, les êtres humains ne sont pas infaillibles et peuvent commettre des erreurs. Allah leur pardonne les péchés s'ils sont sincères dans leur repentir.
Pour ceux qui renoncent à croire en Dieu, les conséquences sont mauvaises. En effet, dans le Coran, le livre saint des musulmans, si Allah est infiniment grand et miséricordieux, pardonnant tous les péchés, il en est cependant un qui est impardonnable : l'incroyance. Selon la Sunnah (livre sur la vie du prophète Mahomet), celui qui se suicide et n'en montre aucun regret passera une éternité en enfer, effectuant sans cesse l'acte par lequel il s'ôta la vie.
En dépit de ce fait, il existe une croyance selon laquelle les actions commises dans le cadre du Jihad menant à sa propre mort ne sont pas considérées comme un suicide même si l'acte en soi ne peut qu'entraîner sa propre mort (comme dans les attaques suicides). Ces actes sont considérés au contraire comme une forme de martyre et ceci bien que dans le Coran il soit expressément écrit que ceux qui tuent des innocents sont des pécheurs et transgressent la loi de Dieu. Néanmoins, beaucoup affirment que l'Islam permet d'utiliser le suicide pour lutter contre l'injustice et les oppresseurs s'il n'existe absolument pas d'autre option possible et que sinon la vie se terminerait de toute façon en mort.
Le judaïsme voit dans le suicide un des péchés les plus graves. Le suicide a toujours été interdit par la loi juive à l'exception de trois cas bien précis : si quelqu'un est forcé par autrui à commettre un meurtre, s'il est forcé à commettre un acte d'idolâtrie, ou s'il est forcé à commettre un adultère ou un inceste. Dans ces trois cas seulement, le suicide est permis. Dans tous les autres cas, le suicide est interdit et cette interdiction comprend la participation à un suicide assisté. D'ailleurs, personne ne devrait demander à quelqu'un d'autre de l'aider à se suicider puisque d'une part le suicide est strictement interdit et d'autre part il ou elle pousserait l'autre à commettre un péché.
Dans la culture Inuit traditionnelle, les vieilles personnes se laissaient mourir de froid quand elles devenaient une charge trop importante pour leur proches.
Voir aussi : Liste de suicidés célèbres
Dans l'Antiquité, le suicide était commis après une défaite dans une bataille afin d'éviter la capture et les possibles tortures, mutilations ou la mise en esclavage par l'ennemi. Ainsi, Brutus et Cassius, les assassins de Jules César, se suicidèrent suite à la défaite de la bataille de Philippes. Les Juifs de Massada offrent un autre exemple en se suicidant massivement en 74 av. J.C. pour échapper à la mise en esclavage par les Romains.
Dans la société romaine, le suicide était un moyen accepté par lequel on pouvait préserver son honneur. Ceux qui étaient jugés pour des crimes capitaux par exemple pouvaient empêcher la confiscation des biens et propriétés familiaux en se suicidant avant la condamnation par le tribunal. On soulignait alors ironiquement que Domitien, l'empereur romain, montrait sa pitié et miséricorde en permettant à un homme condamné de se suicider.
À la fin du XVIIIe siècle, Goethe publie « Les Souffrances du jeune Werther » (Die Leiden des jungen Werther), une histoire romantique où le jeune Werther se suicide parce que son amour est inaccessible. Le roman connaît un réel succès et cause une vague de suicides en Allemagne.
Émile Durkheim, fondateur de la sociologie, publie en 1897 son fameux livre Le suicide où il analyse ce phénomène sous un angle social. Il distingue trois sortes de suicides : le suicide égoïste, le suicide altruiste et le suicide anomiste. Dans chaque cas, la désintégration sociale est la cause première véritable:
Le poète Alfred Alvarez publie une étude sur le suicide en littérature intitulée Le dieu sauvage ; essai sur le suicide.
Jean Améry publie en 1976 un livre sur le suicide où il défend la thèse selon laquelle le suicide représente l'ultime liberté de l'humanité. Il se suicide deux ans plus tard.
Le suicide a été utilisé dans l’histoire comme un acte politique d’opposition et de contestations. Nous ne traiterons pas de l’attentat-suicide, Le suicide peut être un acte politique, proche du martyr. Dans le japon médiéval toute critique du Shogun s'accompagnait d'un seppuku de l'accusateur. Plus récemment Jan Palach et de Jan Zajíc se sont immolés en 1969 pour protester contre la répression soviétique du printemps de Prague, tout comme trois membres des moudjahidines du peuple iranien l'ont fait en 2003 pour dénoncer l'arrestation de Maryam Radjavi par la police française.
Il fut des États où, ironiquement, le suicide pouvait être condamné par la peine de mort, ce qui permettait au candidat au suicide d'atteindre son but légalement s'il échouait !
En France, le suicide est une liberté civile, c'est-à-dire qu'il est permis au sens où la loi ne le réprime pas. En revanche, la loi entérine la réprobation sociale dont le suicide est entaché : l'aide au suicide est prohibée pour « abstention volontaire de porter assistance à personne en péril » (article 223-6 du Code pénal, concept plus connu sous le nom de « non-assistance à personne en danger »). Elle peut même être qualifiée de « provocation au suicide » (art. 223-13).
La Cour européenne des droits de l'homme, dans son arrêt Pretty c. Royaume-Uni du 29 avril 2002, a déclaré à l'unanimité que le suicide n'entrait dans le champ d'aucun droit de l'homme, ni de l'article 2 de la Convention protégeant le droit à la vie :
Le suicide assisté ou euthanasie fait l'objet de débats. En France, il est actuellement condamné comme homicide. Il est autorisé dans des pays comme les Pays-Bas et la Belgique.
En France, l'article L132-7 du Code des assurances dispose:
L'assurance en cas de décès est de nul effet si l'assuré se donne
volontairement la mort au cours de la première année du contrat.
L'assurance en cas de décès doit couvrir le risque de suicide à compter de la
deuxième année du contrat. En cas d'augmentation des garanties en cours de
contrat, le risque de suicide, pour les garanties supplémentaires, est couvert à
compter de la deuxième année qui suit cette augmentation.
Les dispositions du premier alinéa ne sont pas applicables aux contrats
mentionnés à l'article L. 140-1 souscrits par les organismes mentionnés au
dernier alinéa de l'article L. 140-6.
L'assurance en cas de décès doit couvrir dès la souscription, dans la limite
d'un plafond qui sera défini par décret, les contrats mentionnés à l'article L.
140-1 souscrits par les organismes mentionnés à la dernière phrase du dernier
alinéa de l'article L. 140-6, pour garantir le remboursement d'un prêt contracté
pour financer l'acquisition du logement principal de l'assuré.
Dans le monde, 815 000 personnes se sont suicidées en 2000, soit 14,5 décès pour 100 000 habitants (un décès toutes les 40 secondes) - source OMS (PDF).
Le suicide touche davantage les hommes que les femmes. En fait, le nombre de tentatives réussies est plus important chez les hommes que chez les femmes, sans doute parce que les hommes choisissent plus souvent des moyens violents (pendaison ou arme à feu contre intoxication médicamenteuse). De plus, ils sont très isolés et il est donc souvent difficile d’observer leur trouble. Contrairement aux femmes, ils n’ont pas l’intention de changer leur milieu, mais ils désirent seulement mettre fin à leur souffrance. Par rapport à l'âge, si les jeunes sont particulièrement concernés par ce problème, le nombre de suicides est plus important encore plus tard et la courbe des suicides chez les hommes a la forme d'un n avec un pic vers 50-60 ans.
Le suicide touche tout le monde, sans distinction de « classe ». Il semblerait que les cultures influencent le taux de suicide. De hauts niveaux de cohésion sociale et nationale réduisent les taux de suicide. Les niveaux de suicide sont plus élevés chez les personnes à la retraite, au chômage, divorcées, sans enfants, citadines, vivant seules. Les taux augmentent dans les périodes d'incertitude économique (bien que la pauvreté ne soit pas une cause directe). La plupart des suicidés souffrent de désordres psychologiques. La dépression est une cause fréquente. Des maladies physiques graves ou des infirmités peuvent aussi être la cause de suicides.
Du point de vue de l'individu, le suicide est rarement perçu comme une fin en soi, c'est plutôt considéré comme l'unique voie possible pour échapper à une situation devenue insupportable. D'autres motifs existent : rejoindre un proche décédé, faire souffrir en causant du remords... De nombreuses raisons sont possibles.
Enfin, le taux de suicide est aussi influencé avec le tapage médiatique fait autour du suicide de célébrités et même le suicide fictionnel d'un personnage dans un drame populaire peut conduire à une hausse temporaire du taux de suicides.
Le Japon a l'un des plus forts taux de suicide du monde industrialisé (24,1 pour 100 000 habitants). Les suicides ont atteint le nombre record de 34 427 en 2003 (+ 7,1 % par rapport à 2002)(source : AFP 22/11/2004). / Le taux de suicide pour 100 000 habitants était de 26,1 en 1998, légèrement derrière celui des trois pays baltes et de la Russie, Hongrie et Slovénie où le taux avoisine 30 personnes pour 100 000 (sources diverses).
Chaque année en Suisse, on compte 1300 à 1400 suicides. C'est la cause de décès la plus importante chez les hommes de 15 à 44 ans. Environ 1000 hommes et 400 femmes se suicident chaque année en Suisse, ce qui représente quatre décès par jour, soit un taux de suicide de 19,1 pour 100’000 habitants.
En 1996, la France compte 12 000 suicides pour 160 000 tentatives (chiffres de l'Inserm) ; avec 62 millions d'habitants en France, ces nombres représentent à peu près 19 suicides pour 100 000 habitants, soit un suicide pour 5 000 personnes, et une tentative pour 400 personnes. La France est au quatrième rang des pays développés. Les chiffres sont à peu près stables depuis 1980. Le suicide est une cause de décès plus importante que les accidents de la route. Il touche particulièrement les jeunes, chez qui le suicide est la deuxième cause de décès.
Toujours selon l'INSERM, 650 décès environ ont lieu chaque année chez les 15-24 ans en France. Parmi ces jeunes, deux tiers sont des garçons. Le taux de suicide a chuté depuis 1985, mais les tentatives de suicide des 15-19 ans ont augmenté (4,3 % en 1999).
En 2001, 1 334 Québécois se sont donnés la mort, dont 1 055 hommes. Le taux de suicide chez les jeunes hommes est parmi les plus élevés du monde, à 30,7 pour 100 000 habitants. Les hommes se suicident huit fois plus que les femmes. Quelques rares pays dépassent le Québec à ce niveau : la Russie, la Lituanie et le Kazakhstan. La situation s'est beaucoup aggravée depuis 1965, époque de la Révolution tranquille. Les prisonniers québécois suicidés comptent pour 60 % des suicides en milieu carcéral au Canada, alors qu'ils ne devraient en représenter démographiquement que 23 %. Les jeunes Autochtones forment l'échantillon le plus gravement touché : leur taux atteint de 3,3 à 3,9 fois la moyenne nationale. Cela représente 211 Inuits du Nunavik suicidés pour 100 000 habitants.
Certains sociologues ont théorisé les facteurs urbains, la perte du cléricalisme social, la pauvreté et les dépendances psychologiques et physiques comme la drogue, l'alcool et le jeu pour expliquer toutes ces pertes de vie. Les médias ont souvent montré des reportages de jeunes Indiens inhalant du gaz, se piquant à l'héroïne ou encore abusant d'appareils de loterie vidéo de Loto-Québec.
La psychiatrie, la psychologie, la sociologie, la philosophie, la théologie et le droit s'intéressent dans leurs domaines respectifs à la question du suicide. À côté de ces études théoriques, il existe des mesures pratiques pour la prévention du suicide et l'accompagnement de ceux qui commettent une tentative de suicide.
Le suicide peut être dû à des difficultés psychologiques, notamment dépression nerveuse. Les autres cas (suicide suite à un déshonneur par exemple) sont plus rares dans les cultures occidentales. On a observé des cas où un suicide s'accompagnait du meurtres d'autres personnes (souvent le compagnon, les enfants), on parle dans ces cas de suicide étendu ou élargi.
Le suicide a en général des causes multiples. On peut classer les facteurs menant au suicide en trois catégories :
Les facteurs primaires sont des facteurs sur lesquels on peut agir, ils ont une valeur d'« alerte ». Ce sont les antécédents personnels (tentatives de suicide précédentes, troubles de l'humeur), les antécédents familiaux (si des proches se sont suicidés, cela peut prendre une valeur d'« exemple ») et les troubles psychiatriques avérés (schizophrénie, toxicomanie, alcoolisme...). Conseiller à un dépressif de se débarasser des armes à feu qu'il possède chez lui fait statistiquement baisser ses réussites de suicide, car l'usage d'une arme à feu est simple et rapide, ce qui peut conduire au geste fatal pendant un court moment d'égarement.
Les facteurs secondaires sont des facteurs sur lesquels on peut faiblement agir, et qui n'ont en soi qu'une faible valeur prédictive, sauf associés à des facteurs primaires. Il s'agit essentiellement de la situation sociale (isolement, solitude, chômage) et d'événements passés traumatisants (deuil, abus sexuels, séparation, maltraitance).
Les maladies chroniques sont peu suicidogènes, mise à part pour les persones âgées.
Ce sont des facteurs sur lesquels on ne peut pas agir, et qui n'ont de valeur prédictive qu'en présence de facteurs primaires ou secondaires. C'est par exemple l'âge (la probabilité la plus forte est entre 35 et 54 ans, et au-delà de 70 ans), l'appartenance au sexe masculin (cf. la section Statistiques) ou encore l'homosexualité.
Il est notable, par exemple, que le suicide, une des deux premières causes de mortalité chez les jeunes Français de 15 à 34 ans, soit accru chez les jeunes homosexuels : d'après Homosexualité et suicide, d'Éric Verdier et Jean-Marie Firdion (H&O éditions, Paris, 2003), un jeune homosexuel aurait entre quatre et sept fois plus de risque d'attenter à sa vie, chiffre à augmenter de 40% pour les jeunes filles. Les principales raisons sont imputables à l'homophobie dont ces personnes sont victimes, facteur secondaire principalement social. Ce n'est donc pas l'homosexualité en soi qui s'avère suicidogène mais l'impossibilité pour certains de la vivre et l'image négative (voire l'absence d'image) de soi que la société, fortement hétérocentriste, renvoie. D'autres études pour des pays différents (surtout pour les États-Unis) montrent des taux similaires.
L'époque de l'année a également une influence. On remarque un pic de suicides durant les fêtes de Noël, a priori en raison d'un sentiment de solitude renforcé par la vue de retrouvailles familiales, un sentiment de tristesse renforcé par les manifestations (et les publicités) de joie.
Dans les deux derniers cas, ce n'est pas le phénomène lui-même qui est suicidogène, mais son écho social.
Certaines études tentent d'établir une corrélation entre le nombre de suicides et la longueur des jours pendant la période hivernale, ce qui expliquerait que les suicides soient si fréquents dans les pays les plus au nord tels que le canada ou les pays scandinaves.
On note plusieurs facteurs de protection qui permettent de contrebalancer certains effets négatifs des facteurs de risque associés au suicide. Voici quelques exemples:
Il est possible d’observer un processus suicidaire chez l’individu avant le passage à l’acte. Les personnes suicidaires présentent une fragilité (facteurs de risque accumulés) qui les prédisposerait à réagir de façon inadaptée lors de situations stressantes. Une perte quelconque (ex : perte d’un(e) ami(e) ou deuil d'un proche) entraîne l’enclenchement du processus. Une période dépressive suit la perte puis l’étape de la crise s’installe. L’état de crise peut être accompagné d’idéations passagères qui se transformeront en rumination, puis en cristallisation (formation d’un plan précis pour passer à l'acte : où ?, quand ?, comment ?) pour aboutir à la tentative planifiée. Dans la majorité des cas, le suicide n’est donc pas un acte impulsif, mais plutôt une action prévue qui découle d'un processus bien défini. Ceci permet de réaliser qu'une intervention spécifique est possible à chacune des étapes. La personne intervenant auprès d'un individu suicidaire doit être attentive aux signes associés à chaque phase du processus.
Le suicide est généralement annoncé, beaucoup de suicidés essayent de prévenir leurs proches et laissent une lettre d'adieu afin d'expliquer leur geste. Ces pensées sont à prendre au sérieux et s'il y a un risque de tentative de suicide, il faut en parler avec la personne ouvertement afin de pouvoir l'éviter. L'évocation de la mort avec une personne, poser la question « avez-vous pensé à la mort ? » n'est pas suicidogène, mais permet au contraire de montrer que l'on comprend la souffrance. Lorsque l'on discute, il ne faut pas porter de jugement ; on peut tenter de lui faire se remémorer d'anciens problèmes et les stratégies qu'elle avait mises en en œuvre pour les résoudre.
Selon le professeur Michel Debout [1]
« Lorsqu’on pense qu’une personne va mal, il ne faut pas hésiter à lui dire ce que l’on ressent. Et la manière dont on lui dit est importante. Si vous lui demandez : « ça ne va pas ? », elle risque de se renfermer dans une réponse de type : « Mais si ça va très bien. » Alors que si vous dites « je te sens mal », vous vous impliquez personnellement, et vous montrez que non seulement vous offrez une écoute, mais même un véritable dialogue. À partir de là, tout dépend de la situation et de votre lien avec elle. Mais vous pouvez essayer de l’orienter vers un soutien, un spécialiste ou une association qui pourront l’aider. »
Les personnes qui ont fait une tentative de suicide sont en général prises en charge en service de soins aigus à l'hôpital (suite à un empoisonnement ou à des blessures nécessitant souvent une réanimation). Une fois l'épisode critique surmonté et l'éloignement de tout danger vital, le patient est orienté vers un service de psychiatrie. L'hospitalisation est volontaire dans la grande majorité des cas, mais certaines dépressions sévères (mélancolie, dépression délirante) peuvent entraîner une hospitalisation à la demande d'un tiers, voir une hospitalisation d'office. Dans tous les cas, les sujets ayant fait une tentative de suicides doivent être évalués par un psychiatre, et souvent orientés vers une structure adaptée à la prise en charge d'une cause curable de suicide (dépression très souvent, mais aussi psychose, alcoolisme, etc.). Dans le cas d'un séjour en psychiatrie, il est proposé un suivi ultérieur en consultation psychiatrique (hospitalière ou avec un psychiatre libéral). Malgré ces efforts de prise en charge et la possibilité d'hospitalisation contre le gré du suicidant, en France, un quart des adolescents mineurs suicidants sortent de l'hôpital sans avoir eu de consultation psychiatrique.
Cette prise en charge des personnes qui tentent de se suicider est importante car les risques d'une nouvelle tentative sont grands (75 % dans les deux ans). Il est cependant aussi nécessaire de faire une prévention du suicide en amont. Cela passe par l'explication de ce qu'est la dépression. Il serait souhaitable que médecins (60 à 70 % des suicidants consultent un médecin dans le mois qui précède le passage à l'acte, dont 36 % dans la semaine qui précède), enseignants et de manière générale toute personne en contact avec des adolescents ou des personnes en détresse sociale soient formés, des campagnes publicitaires soient menées afin de sens