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Monsieur Stern, je ne suis actuellement en mesure de répondre à cette question, posée par un proche.

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Question à Eric Stern

Monsieur Stern, je ne suis actuellement en mesure de répondre à cette question, posée par un proche. Voici le cas; Pouuriez vous m''aider à répondre à cette question? Que feriez-vous à sa place? M., mineur d’âge (16 ans) est en situation de décrochage scolaire. Il a quitté l’enseignement technique et entame un contrat d’apprentissage dans un centre de formation qualifiante subventionné par la région wallonne. Quelques mois plus tard, il ne se rend plus à son stage d’apprentissage ni aux cours qu’il doit suivre. Le déroulement de ses journées est centré sur un travail illégal pour un particulier et il se rend chaque soir à la maison des jeunes à proximité de son domicile familial où il vit. Il entretient une relation de confiance avec le responsable de la maison des jeunes, qui est éducateur spécialisé de formation. Cet éducateur est le seul a connaître la situation de décrochage scolaire de ce jeune. Il tente de le convaincre de retourner à sa formation, rien ne change. Bien que soumis à l’obligation scolaire, le type de formation dans lequel il est inscrit ne se tient pas à la dénonciation de ce cas d’absences injustifiées et répétées à la . L’éducateur a tenté de discuter avec la famille du jeune mais ce fut sans effet. Etant donné que le jeune à peu de relation de confiance dans son entourage, que la maison des jeunes est le seul lieu de rencontre amicale, l’éducateur se sait s’il doit signaler sa situation au au prix de perdre cette relation pour le jeune. Il estime la sécurité et la santé du jeune comme un risque à deux niveau : éducatif et celui de travailler hors contrat. Sa dénonciation, si elle est en mesure de s’élaborer, ne tiendrait seulement qu’au volet éducatif. Question: Déontologiquement, un éducateur d’une maison de jeune est-il en mesure de signaler un décrochage scolaire ?

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Eric Stern

posté le 20.11.2006
Bonjour Si je me mets à la place de l’éduc. ce que vous me demandez je ne peux évidement parler que d’une position subjective. J’éclaircirais le champ des responsabilités. Son centre de formation ne doit-il pas signaler ? Ce centre ne touche-t-il pas un subventionnement pour un contrat non respecté, le jeune étant absent ? Ne faut-il pas chercher à faire ce rencontrer le jeune et les responsables du centre de formation même si c’est pour que le jeune dise qu’il ne veut plus venir ? En fait tôt ou tard cette situation sera connue le jeune le sait-il ? L’éducateur ne peut-il lui proposer de l’accompagner quelles que soit les conséquences que devra assumer ou subir le jeune ? Il est ici question pour moi tel que je conçois votre affaire d’accompagner un processus de maturation « mes actes ont des conséquences ». En principe l’éducateur cherche à apporter une réponse adéquate à des comportements qui ne le sont pas. Pour ce faire s’il a à faire avec le comportement inadéquat il n’a pas à s’en faire le complice. Bien sûr il peut couvrir « un temps » le jeune pour permettre la maturation et prendre un risque mais qu’il fixe ce temps et qu’il cherche moins à convaincre le jeune de reprendre le travail que d’aller expliquer la position et de le soutenir dans cette démarche. Pour le reste évidement que je ne peux juger de la dangerosité de la situation et il appartient à l’éducateur seul mais de préférence en réseau de choisir et d’assumer une position qui éthiquement prend premièrement en compte l’intérêt supérieur de l’adolescent. Le particulier sait-il qu’il fait travailler un jeune au noir ? Le jeune est-il exploité ? Pourquoi préfère-t-il cela, est-ce purement financier ou trouve-t-il des relations qui lui conviennent. Ces questions aussi me semblent importantes à creuser. Je ne sais pas si mes réflexions vous aideront à nourrir votre réflexion mais je l’espère. Avec mes salutations Eric Stern
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