Je me permets de vous écrire car j’ai besoin d’aide et votre site m’a déjà appris beaucoup. Voilà, j



Je me permets de vous écrire car j’ai besoin d’aide et votre site m’a déjà appris beaucoup. Voilà, je suis partie de chez moi jeudi suite à une « esclandre » avec mon mari. Avant de vous exposer les faits puis mes préoccupations, je vous décris le contexte : Nous sommes mariés depuis la mi-avril mais ça va faire un an que nous sommes ensemble. D’origine bolivienne, il a très mal supporté le fait de revenir en France pour y vivre. Pourtant, nos projets étaient clairs : étant enseignante de français langue étrangère, nous avions convenu de nous rendre dans son pays d’ici un an, le temps d’élaborer un projet professionnel. Toujours est-il qu’il vit très mal le changement culturel et qu’il a du mal à s’intégrer. Il rejette la culture, la langue et les différences en général. Je pense qu’il a subi un choc psychologique important car d’un coup, il a quitté sa famille et son pays pour vivre avec moi (il a 20 ans). De plus, là-bas, il était d’une classe élevée et ici, je suis « pauvre ». En outre, suite à sa participation à l’équivalent de « star académy » dans son pays, il avait une petite notoriété : ici, il n’a aucune considération et surtout pas de travail. J’ai essayé de lui trouver des missions d’intérim mais on ne nous propose rien. Idem pour les formations. L’occuper par un travail qui le valoriserait apaiserait peut-être ses tensions et valoriserait son image. Malheureusement, cela n’a pas l’air possible dans l’immédiat. Il souffre de cette dépendance matérielle vis-à-vis de moi. J’ai aussi essayé de lui proposer du sport : ça le défoule, certes, mais de façon provisoire. Au début, a commencé par m’appeler pou un oui ou pour un non et à se vexer si je ne répondais pas à ses exigences. « Mais tu as une voiture, tu dois venir me chercher ici ! » ou « Tu n’avais pas à t’arrêter à la Poste pour prendre ton colis. Je suis fatigué. Tu devais d’abord me ramener et revenir ensuite ». Puis, ça a évolué vers du chantage « Donne-moi le numéro d’untel sinon je fais mes valises », « Si c’est comme ça, je ne vais pas à la fête à laquelle tu tiens samedi » et plus tard « Avoue cela sinon je te casse tes affaires ». Il y a eu de la méfiance « Tu as fouillé dans mes affaires, c’est certain ! » (Il garde son portable et son passeport en permanence à côté de lui par paranoïa) puis de la jalousie et des soupçons : « Avoue que tu as couché avec le mec de l’autre jour ! Ce qui me met hors de moi, ce n’est même pas ça, c’est le fait que tu me mentes ! » Cela s’est accompagné d’un contrôle de mes actes « Je suis sûre que tu as tout dit à tes parents. Pourquoi tu racontes à ta copine au téléphone ce qu’on a fait cet après-midi ? », « Montre-moi le papier de ton emploi du temps pour que je vois si tu ne me mens pas ». Me supportant de moins en moins, il m’a dénigré : « Tu es moche quand tu fais cette tête-là. Arrête de sourire bêtement. Devant tes parents, tu prends une mine de malheureuse : arrête cette comédie ». Pour rendre son chantage plus efficace, il m’a même enfermée dans la chambre de temps en temps « Ca t’apprendra. Tu fais ce que je te dis ou je te laisse là » sans téléphone (j’avais peur qu’il me laisse mourir de faim !) » et m’a parfois empêché de rentrer dans l’appartement. Le chat le dérangeait aussi « Il met des poils partout », « Tu l’as mal dressé ». Il lui donnait des coups de ceinture pour qu’il obéisse. Mon minou était traumatisé. La nuit, quand il miaulait pour avoir du réconfort, il se levait pour le faire fuir à grands cris. J’ai dû confier mon chat à mes parents (qui en ont déjà un et qui n’étaient pas d’accord !). Les disputes se sont de plus en plus rapprochées : chaque fois, il se vexait pour un détail (par exemple : « Tu ne coupes pas les carottes comme je te l’ai montré ») et partait faire sa valise, me menaçant de partir. Moi, je répondais tout le temps « Ne pars pas, c’est bête de se fâcher pour ça. Je t’aime, reste avec moi » et j’essayais de le prendre dans mes bras (lui permettant ainsi, je m’en rends compte en écrivant ces lignes, de récidiver en toute impunité). Il me disait « Lâche-moi » et commençait à gesticulait dans tous les sens. Je lui ai plusieurs fois pris les mains pour lui dire « Ca suffit, y’a pas besoin de s’énerver comme ça. Calme-toi » mais ses seules réponses étaient « Lâche-moi » et des gestes de défenses brutaux (soi-disant parce qu’il a fait du kick boxing). Si bien qu’un jour, alors que je lui tenais les poignets, il n’a pas supporter mon contact et a voulu se débattre : j’ai reçu son coude en pleine face et ça m’a cassé une dent de devant (j’en ai pour 7 séances de dentistes et 400 euros non remboursés que j’ai pris sur les sous offerts pour notre mariage…). On a convenu que c’était un accident. Mais j’ai malheureusement aussi pris des gifles (j’avoue lui en avoir donné une aussi). Puis, un jour où j’étais exactement en train de lui dire « Tes réactions sont démesurées, calme-toi, tu n’as pas à t’énerver comme ça », il a refait des grands gestes avec ses bras et j’ai pris sa main sur mon visage : j’ai saigné de la lèvre et du nez. Un autre jour, j’ai pris une chaise sur le pied « C’est de ta faute, tu sais bien qu’il ne faut pas être prés de moi quand je m’énerve ! », deux autres fois, il a tout cassé dans l’appartement. Les fois suivantes, il s’est mis à me cracher dessus, à me lancer de l’eau à la figure et m’a même uriné dessus pour m’embêter ou m’humilier, a fait « comme s’il » allait m’étrangler. Si je suis partie jeudi, c’est parce qu’il m’a poussé sans que je ne l’ai touché. J’ai riposté en lui tirant les cheveux. Il m’a agrippé violement les miens, m’a rejeté brutalement. Il m’a arraché mon collier. Je l’ai provoqué pour lui montrer le ridicule de la situation « Vas-y, tape moi au visage, fais-toi plaisir » : il m’a donné des coups de poings dans le ventre (alors que j’avais une gastroentérite) : tout ça parce que je n’ai pas voulu lui donner le numéro de mon ex à qui il voulait aller « casser la figure » qui a eu l’inintelligence de dire « Fais gaffe, ces mecs-là travaillent au black ». A la lecture de ce message (merci de votre patience), je me doute que l’on doit se demander ce que je lui trouve, pourquoi je suis restée avec lui ! Mais il a de très bons côtés que j’adore. C’est un artiste complet : il a une voix très douce et chante merveilleusement bien, il dessine de mémoire un portrait en 5 minutes et a une joie de vivre communicative. Jamais je ne m’ennuie avec lui, il m’apprend toujours des tas de choses. Je perds la notion du temps avec lui : on est tellement passionnés par ce que l’on fait (dessin, peinture, guitare, danse) qu’on en oublie de manger ou de dormir ! Ca peut durer 3 jours : 3 jours de bonheur (plus que je n’en ai jamais eu avec personne) jusqu’à un matin où il va se lever de mauvais poil et se vexer à la première occasion. Quand je parle aux gens de mon problème, tous me répondent de penser à moi et de ne surtout pas retourner le voir (ce qui est impossible puisque je dois déménager l’appartement à la fin du mois). Je sais qu’on ne change pas les gens. Mais je voudrais savoir ce que je pourrais faire pour que la vie à deux soit possible sans tout ça. Dois-je lui proposer une solution médicalisée ? Mon propre médecin m’a dit « Laisse tomber ! » donc je ne sais même pas comment m’y prendre. Y’a-t-il une attitude, des mots qui peuvent désamorcer les crises de violence ? Peut-il, s’il le veut se soigner ? Si je lui évoque les phénomènes que vous décrivez dans votre sujet et les raisons de son attitudes, peut-il prendre conscience de la gravité de ses actes (pour lui, je l’ai mérité, c’est moi qui l’ai vexé) ? On propose souvent aux femmes (j’ai appelé SOS femmes) de rompre le lien, de sortir de cet enfer, comme si c’était une fatalité. Il faut fuir ! Mais moi, je ne veux pas, je veux affronter le problème de face. Parce que si moi je m’en sors, c’est une autre fille qui prendra ! Ou si je le laisse en portant plainte et qu’on lui prodigue des soins, c’est avec une autre qu’il sera heureux ! Je pense qu’il faut changer des éléments dans le fonctionnement du couple pour que ça marche. Mais certains me disent qu’il n’y a rien à faire, que c’est une défaillance de personnalité, que c’est un « pervers égocentrique ». Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous m’aider ou connaissez-vous quelqu’un qui puisse le faire ?

Clermont-Ferrand

Oui merci pour votre témoignage que je conserve anonyme, oui c''est vrai que c''est beaucoup de souffrance. Je vous entend très désireuse de continuer cette relation et je le comprend trop bien..... Mais je pense que certainement votre entourage a raison, et que vous avez tout a gagné à écouté vos amis. Si votre mari commence une vraie thérapie ce sera alors une autre chance pour lui, mais celà s''est sa responsabilité. Quand à vous protéger vous c''est sur ......

Pierre-Alain Luthi
Consultant socio-éducatif, Coach Educateur spécialisé et Praticien formateur.

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