|
|
![]() |
![]() |
|
Formation Art thérapeute Il existe de nombreuse école de formation à l'art-thérapie en ligne, direct, dual etc.. La fiche qui suit est reservée à la formation professionnelle à l'art thérapie. Pour les les art-thérapeutes. Profession: Art thérapeute Niveau: Diplôme DAS / HES Durée: Prix: 21 600.- / 60 crédit ECTS / 4 ans Conditions d'entrée en formation: >24 ans, Diplôme supérieur / 3 ans d'expérience post diplôme / Portfolio de pratique artistique / Ecoles; EESP Association: http://www.kskv-casat.ch/ Fiche d'orientation: Fiche de description Pour une art thérapeute de grande qualité n'hésitez pas à contacter: Patricia Anne Elwood Psychologue analyste jungienne Spécialisée en thérapie de jeux et thérapie de sable Analyse de dessin d'enfants, analyse de rêves et bilans psychologiques. Baccalins 1 1055 Froideville email patelw@hotmail.com 0041 021 881 65 12 C'est la formation de référence en suisse romande.
L'espace art-thérapie sur Educh.ch http://www.educh.ch/categorie-coaching-emploi.php?Formation-Art-Therapie&Cat=20 Voir aussi le lien sur Educh.ch parlant des formations CFC http://www.educh.ch/categorie-coaching-emploi.php?p=Cfc-et-Cap-Social&Cat=13
Si vous voulez échanger sur le thème de l'art thérapie n'hésitez pas à visitez la nouvelle version du site educh.ch en asp à l'adresse http://www.educh.ch/default.asp Vous y trouverez aussi des services de coaching en ligne que je met a votre disposition. Voir la formation officielle à l'eesp http://www.eesp.ch/groups/10/desc_form_longues/AT_05_descriptif.pdf
Formation Art Thérapie
Articles Formation Art Thérapie
Information Formation Art Thérapie Liens Formation Art Thérapie
Hermione, Centre pédagogique et éducatif, Isabelle Brunner, rue
Louis-de-Savoie 19, 1110 Morges, tél. 021 801 28 70.
Formation en art-thérapie pour les
éducateurs et les travailleurs sociaux.http://www.artherapie.com Formation du universitaire à Paris
http://www.univ-paris5.fr/article.php3?id_article=719 Jean-Pierre Royol, Docteur en psychologie
clinique a été Educateur Spécialisé durant plus de quinze années et dirige
aujourd'hui un organisme de recherche et de formation en Art-thérapie et
médiations artistiques. Quel est l'intérêt d'une telle
formation pour un Educateur ? Les éducateurs spécialisés et les travailleurs
sociaux en général pratiquent très souvent les médiations artistiques dans le
cadre de leur profession et sont nombreux à demander une formation les ouvrant
aux enjeux psychiques repérables dans ce type de travail. Par ailleurs, ils s'interrogent sur des notions
essentielles comme celle du cadre , l'indication et la méthodologie.Nous leur
apportons des outils de reflexion à partir d'un vécu en groupe d'élaboration
de la pratique lors de regroupements ponctuels ou dans le cadre de la
formation continue. Sur quel mode se déroulent ces sessions
? Nous travaillons durant plusieurs journées à
partir d'un médum artistique ( marionnettes, peinture, argile, collage,
sculpture..etc ) et chaque séance est suivie d'un temps de reflexion
permettant de tisser des liens entre pratique et théorie à partir d'une
situation expérimentale. En fin de journée des apports théoriques sont
systématiquement prévus. L'art-thérapie peut-elle être efficace
dans le champ de la prévention ? Nous avons mis en place un groupe de recherche
composé de travailleurs sociaux et de psychologues cliniciens travaillant en
collaboration avec le corps médical dans les différents domaines de la
prévention. Ce travail de recherche nous a permis d'établir des protocoles
art-thérapeutiques axés principalement sur le développement de la créativité
dans la mesure où l'expression artistique permet d'extérioriser les pulsions
agressives et la violence sur un support en lieu et place du corps du sujet ou
du corps de l'autre. Nous travaillons en étroite collaboration avec
une Maison d'accueil sanitaire et sociale et un Foyer de jeunes présentant des
comportements psychopathiques et placés sur ordre des autorités judiciaires.
Nous avons mis en place au sein de ces établissements des Ateliers d'art-thérapie
expérimentaux qui donnent des résultats encourageants. Nous avons pu observer
un gain narcissique chez ces jeunes amis aussi la transformation des contenus
pulsionnels en productions artistiques reconnues et favorisant le retour au
goût du lien social. Ces projets sont conduits avec le soutien des
autorités municipales et départementales dans le cadre de contarts ville ce
qui leur donnent une valeur d'intégration et une reconnaissance prévenant les
phénomènes d'exclusion. Lors des expositions des différents travaux
individuels ou collectifs le public est venu nombreux et ce regard nouveau sur
le travail créatif tend à modifier le regard parfois péjoratif qui est
adressés à ceux qui sont trop souvent l'objet de préjugés dévalorisants. Quelle définition pouvez-vous donner de
l' art-thérapie ? L'Art thérapie est une méthode qui consiste à créer les conditions
favorables à l’expression et au dépassement des difficultés personnelles par
le biais d’une stimulation des capacités créatrices. Elle trouve sa place dans
le cadre des troubles dépressifs et psychosomatiques, des conduites addictives,
des problématiques alimentaires mais aussi dans celui de pathologies plus
sévères comme les psychoses et l’autisme. Aujourd’hui, nombreux sont les
services de santé publics ou privés et ceux de prévention qui lui font appel.
Notre organisme est en contact permanent avec les médecins de ces
structures. Nous sommes affiliés à la Société Internationale de Psychopathologie de
l'Expression et d' Art Thérapie. Nous avons rédigé un Code d'Ethique et de
Déontologie et nous avons le souci permanent de tisser des liens avec d'autres
Centres de Recherche et de Formation en Art -Thérapie en France comme à l'
Etranger. Nous avons pu créer un Centre de formation convivial où l'expérience et les
apports de chacun entrent dans le processus de recherche et de formation. Propos recueillis par J.F. Tiberghien * Jean-Pierre Royol Docteur en psychologie et
psychopathologie clinique Diplômé de l'Université de Lyon est membre de la
Société Française de Psychopathologie de l'Expression et d'Art-Thérapie. Il est l'auteur d'une thèse doctorale : « Statut de l'objet et médiation picturale dans le travail avec des
enfants psychotiques » Il est aujourd'hui Directeur de PROFAC Organisme de recherche et de formation en Art-thérapie Site : http://www.artherapie.com
Art thérapie présenté par notre collègue Maldynia Jean royol nous présente ces ateliers utilisation de la transe et de l'imaginaire dans l'intervention éducative. Les enfants les maîtres de la transe mon travail de fin de formation.
Pourquoi un espace sur l'hypnose dans le site Educh Autohypnose, résilience, chez l'enfant. Quelques extraits du site hypnose.org Du bon usage de l'hypnose en médecine praticienne Excellente présentation de l'hypnose Ericksonienne
L'hypnose chez l'enfant Dr Jean-François MARQUET
La PNL
est un outil issu de l'hypnose Ericksonienne, visitez
Cette page est consacrée à l'art thérapie, vous trouverez les nouvelles informations sur ce sujet sur le nouveau site http://www.educh.ch la nouvelle version est en ligne depuis aout 2004. Voilà n'hésitez pas à y faire part de vos idées, questions sur le forum qui est à votre disposition. Le nouveau site vous permet d'intervenir directement pour mettre des contenus en ligne, vos interventions, travaux ou infos au sujet de vos interventions. de plus 650 adresses d'institutions de suisse romande en ligne, plus le nouveau service du site la ligne directe pour échangez avec moi sur vos questions de formations, suivi de stages, projets professionnels. Pour vos questions sur un emploi d'éducateur spécialisé veuillez cliquer sur ce lien qui vous renseignera Emploi en suisse d'éducateur spécialisé autrement pour papoter venez discuter sur le forum en collaboration avec oasis Forum éducation spécialisée. Je reçois beaucoup de demande au sujet des formations cliquez sur ce lien Educateur spécialisé et éducatrice spécialisée formations http://www.perfectionnement.info/hi/index.htm un excellent site sur les cours et formation aux québec. |
au 09.09.2008 Tableau synoptique des formations Mind Map d'orientation Formations Office fédéral de la formation et du travail Reconnaissance des diplômes étrangers |
ADRESSES DES FORMATIONS EN SUISSE
ROMANDE
Actuellement, en Suisse Romande, il existe plusieurs types de formation, sous
forme formation en cours d'emploi, (après un métier de base dans le champ
médico-pédago-social ou beaux-arts) délivrant des certificats d' animateurs
d'atelier jusqu'aux diplômes d' art-thérapeutes (de type universitaire).
Pour recevoir des informations, voici la liste des noms et adresses auxquels
vous pouvez vous adresser:
EESP
Ecole d'Etudes Sociales et Pédagogiques
Ch. de Montolieu 19
Case postale
CH-1000 LAUSANNE 24
021/ 651 62 00
Pour la formation d'art –thérapeute:
Tel : 021/657 20 79 Fax: 021/ 657 20 79
Responsable : Olivier Amiguet
E-mail: oamiguet@eesp.ch
L'ATELIER
formation :
la médiation expressive et créative en milieu social et thérapeutique
24, Av. du Mail
CH- 1205 GENEVE
tél et fax: 022/ 320 39 93
E-mail :
latelier@world com.ch
Responsable de la formation: Jacques Stitelmann
ART CRU - ADAEC
Association pour le Développement des Ateliers d'Expression Créatrice
L'abriclos
Doris Jaggi
Rue des Communaux 31
CH-1800 VEVEY
Tel+ fax : 021/229 55 80
Formation à l'animation d'ateliers d'expression créatricee à visée
thérapeutique
Responsable de la formation : Guy Lafargue
CREAVIE
Atelier des 6 sens
Elisabeth Haefli
Av. Perrausaz 20
CH -1814 LA TOUR DE PEILZ
Responsable de la formation: Geoff Troll
D'autres part vous pouvez obtenir des informations sur les congrès, les
rencontres, la profession auprès de deux associations en Suisse Romande:
ARAET
Association Romande Art Expression et Thérapie
Case postale 5261
1211 GENEVE
tél: 079 653 0906
site: www.araet.ch
APSAT
Association Professionnelle Suisse des Arts Thérapeutes
Secrétariat : Mme B.Beuchat
1031 MEX
tél: 079 719 0 56 93

Porte ouverte sur l'imaginaire
Enfant je découvrais installé confortablement sur mon canapé une émission sur une thérapie d'avant garde dans les années 70, la thérapie par les sables. Peu pratiquée en Suisse romande, je retrouvais celle-ci lors d'un stage dans un centre de traitement de la toxicomanie en Suisse Allemande.
Puis dés le départ de mon activité à la Bérallaz, je rencontrais Patricia Chies originaire d'Irlande psychothérapeute Jungienne qui utilisait cet outil depuis une dizaine d'année.
A quel moment merveilleux que de croiser les sables réalisé par les enfants, comme des dessins en 3 D, laissant place à l'imaginaire, au travail de la transe, les sables sont une technique qui me fascine et pour laquelle je ne pouvais éviter de faire un article sur le site Educh.ch.
Je vous présente donc cette approche artistique et thérapeutique, ainsi que quelques sites de références dans ce domaine.
L'atelier des sables une forme de thérapie non rationnelle qui atteint un niveau pré-verbal profond de la psyché” (E. Weinrib). Utilisant eau, sable et miniatures, la personne crée des scènes dans un bac à sable. Le jeu de sable devient un médium entre le monde de l'inconscient et le conscient, facilitant ainsi l'évolution psychique.
Le jeu de sable permet de découvrir les phases d'évolution de la psyché de l'enfant, flamme mystérieuse de l'âme humaine se consituant d'histoire de symbole de crise et de croissance.la spécificité du jeu de sable est de favoriser l'expression symbolique et contribuer à la guérison par l'imaginaire.
vous trouverez sur ce site suffisament matériel sur le travail de l'imaginaire, comme il est quasiment impossible de trouver une infos sur le net, sur ce site vous rencontrerez le même problème, alors n'hésitez pas à utiliser le moteur de recherche google en haut qui a indexé l'ensemble des pages du site Educh.
SAVOIR-FAIRE ET CREATIVITE DANS DIVERSES PRATIQUES EN ADDICTOLOGIE
« Une expérience d’art thérapie à médiation corporelle et théâtrale »
L’art thérapie ?
je me permets de faire cette introduction préliminaire à ce que je vais pouvoir vous conter..
commençons par le début… tout commence un jour où l’on retrouve ce récit biblique.
Il était une fois un roi, le roi Saül qui avaient des serviteurs qui proposèrent un jour de soigner les « terreurs » de roi en écoutant un joueur de cithare « si un mauvais esprit t’assaille, un joueur jouera et tu te sentiras mieux »…
A partir de la renaissance, c’est le pouvoir de la peinture qui est mis en avant.
A partir du 18ème siècle, des liens entre art et thérapie sont décrits dans la littérature médicale.
Au 19ème siècle, le traitement moral est proposé par Pinel et des concerts sont organisés à l’hôpital de Charenton à des fins occupationnels et thérapeutiques.
Vers 1945, les 1ers ateliers d’art thérapie se mettent en place en Angleterre et aux Etats-Unis (Adrian Hill).
Vers 1960, l’art thérapie se développe de façons empiriques et s’appuient sur des modèles psychanalytiques (cadre, théorie).
A partir de 1990, on assiste à un développement hors du champ de la psychiatrie : culture, social.
Aujourd’hui, le diplôme universitaire d’art thérapie est reconnu de puis une quinzaine d’années mais le métier ne l’est toujours pas. L’intitulé du diplôme et la définition de l’art thérapie n’étant pas encore la même pour tous, nous tentons aujourd’hui de nous réunir lors de congrès pour mieux le définir.
Ainsi, je donnerais ici ma propre conception de l’art thérapie, en fonction de ce qui se rapproche de mes convictions artistiques et professionnelles et de ce qu’il me semble possible de mettre en place auprès et avec les patients accueillis au Sésame.
Dans le cadre de l’atelier mobilisant les patients sur 3 semaines, il serait utopique de parler de thérapie quand on connaît les délais d’analyse pour espérer aller mieux !!
L’expérience au Sésame : service de soins aux malades éthyliques
L’expérience menée au Sésame depuis quelques mois montre l’importance que peut avoir un tel atelier :
-rassembler le groupe à travers une activité artistique
- permettre à chacun à un moment donné d’occuper une place différente au sein d’un groupe, de s’y sentir bien, de prendre conscience de ses capacités à travers la médiation.
-donner à chacun les moyens de communiquer autrement des sentiments, des émotions par l’expression corporelle…. Et par ce biais permettre au corps de dire au lieu de subir…
ce sont des objectifs que je me suis fixée pour ces adultes parfois en quête d’identité, parfois en quête d’affection …. Parfois caïd, parfois replié …
j’ai pu observé des patients complètement réticent, n’y croyant pas …. Et plus exactement ne croyant pas en leur capacité à faire semblant, à faire comme si, à jouer, à imaginer, à chercher ….
Le but est bien ici de permettre à chacun de faire l’expérience d’un travail de création individuelle … Le tuteur qu’est le groupe à ce moment est indéniable …à ce stade et tout au long de la cure, il me semble avoir perçu cette importance pour bon nombre de patients …. Je choisis de m’appuyer sur ce groupe pour mieux aller vers l’individu.
Les séances comme vous pourrez le constater un peu plus loin sont organisées comme cela, du groupe à l’interpersonnel à l’individu ….
Pour illustrer mon propos par lequel le travail du groupe et l’élan du groupe est primordial, je vous propose de faire un essai sur ce qu’un travail d groupe, un moment partagé peut générer dans le groupe même …
Espace, 2 par 2 …3 par 3 … ensemble
Voilà des exercices que l’on peut proposer à un groupe … rien de tel pour souder un groupe, pour le faire unité, pour le faire fort et partant … c’est un exercice qu je pratique souvent au Sésame car il permet à chacun de s’inscrire individuellement, avec sa spécificité et il permet de rassembler de contenir le groupe … c’est un exercice de mise en train qui permet de relativiser l’atelier, de le rendre plus ludique …
Au Sésame plusieurs exercices de ce type, m’ont l’opinion que j’avais sur le groupe … la constitution de groupe est importante, pour permettre le respect, l’oser faire sans crainte, le groupe rassure, englobe, couve ….ce type d’exercice permet à chacun de prendre sa place, d’en occuper une en tout cas, de la choisir et de l’assumer ….
La peur du jugement est récurrente d’autant plus quand le ou les leaders se font entendre et se permettent des jugements hâtifs qui inhibent avant même d’essayer… mais l’expérience montre aussi que les leaders deviennent vite moins leader quand il s’agit de monter sur scène, de se montrer d’être comme jugé, les défenses engendrés par la peur du jugement leur font parfois abandonné ‘idée même de monter sur scène …. Parfois des vérités sortent « je ne veux pas faire l clown » devient « je en me sens pas capable de faire ça … »
Il semble que cet atelier permette à chacun ou à certains et, tant que possible de trouver une place, une vraie place, sans masque pourrait on dire … ce qui génère parfois de l’agressivité chez certains, des craintes chez d’autres … même s’il s’agit toujours d la même chose : de l’angoisse du jugement, de la peur de ne pas bien faire, de ne pas savoir faire, du regard de l’autre …
La question de l’identité ressort à chacune des séances pour bon nombre de patients : comment dois je faire, es ce que je fais bien, je n’y arrive pas certains me demandent de faire … tous se regardent beaucoup … ou est le bien, le mal ??? qui fait bien et qui fait mal et comment je sui « moi » ici et maintenant, c’est une grande inquiétude et rassurance pour eux de savoir qu’ici il n’y a pas de modèle et que c’est ça qui est riche dans cette médiation ; parfois ils trouvent cela déconcertant …
Le Projet :
L’atelier aurait lieu après la 1ére semaine de cure qui correspond au sevrage il y aurait deux séances la 2éme semaine, une la 3éme et une autre la 4éme semaine
La 1ére séance est particulière : c’est une 1ére rencontre dans un lieu qui était différent …. Pendant cette séance, il s’agit plus d’exposer le cadre de l’atelier, son but … que de pratiquer … il s’agit aussi de recueillir les questionnements, de tenter d’y répondre, d’assouvir les craintes, d’entendre les oppositions… les réticences se font souvent nombreuses, elles se manifestent différemment selon chacun :
-certains se sentent démunis dés le départ et expriment des « je ne saurais pas faire » « ça va être dur »
-certains se montrent discret et n’osent pas se prononcer et lâchent des « je ferais de mon mieux » « je ne suis pas sur d’y arriver » ce qui montrent pour certains leur difficulté à croire en ce qu’ils sont capables de faire …
d’autres se montrent plus agressifs et expriment le refus de venir « c’est un atelier débile » « je vais pas faire des jeux d’enfants, taper dans les mains, c’est nul »
-enfin, les comportements corporels en disent long : souffle, regard soupçonneux …
les 3 autres séances sont des séances pratiques d’environ 1h15 ….elles permettent de situer les éléments meneurs, « tête de turc », effacés du groupe. Mais chacun prend sa place au fur et a mesure et il est étonnant de voir certain patients à l’écart du groupe, parfois à cause du groupe, prendre une place beaucoup plus importante en 3éme séance ….
Au fil des séances, le groupe prend confiance, chacun ose prendre du plaisir … certains sont portés par le groupe en 1ére séance puis prenne leur envol, d’autres soutiennent le groupe par leu proposition, leur expression….
Pour certains c’est aussi une maîtrise de conscience de leurs difficultés à suivre les consignes, à maîtriser leur corps (tremblements, mouvements difficiles à faire…), à se laisser porter par le groupe, à accepter les propositions….
J’ai pu observé et accompagné des patients complètement réticent au départ qui prennent de plus en plus plaisir et osent seul, sans le groupe ou plus indépendamment du groupe.
A la fin des séances, un temps de parole est instauré afin que chacun puisse parler de son ressenti par rapport à l’atelier, les ateliers utilisent ces temps pour parler d’eux à travers l’atelier c’est une façon de revenir à soi après un travail de groupe. Le groupe c’est le support, c’est ce qui permet de faire. A l’intérieur du groupe il y a des individus uniques, qui ont forcément vécu une expérience unique pour eux, qu’elles soit dites sans jugement. Au nom d’un sujet qui ressent et qui en fait part à d’autres.
J’ai pu observé certains patients qui n’avaient aucune difficulté à verbaliser leur ressenti, leurs difficultés et d’autres beaucoup plus réservés. Certains écoutent au fil des séances et osent donner leur opinion, et d’autres gardent leur place initiale…
La 3éme séance est souvent marquée par des patients qui se montrent tristes, éteints. Peut être en relation avec la sortie.
L’atelier Sésame, la technique en art thérapie ???
Ici, vous l’avez bien compris c’est la « médiation théâtre » qui devient le support pour exprimer corporellement, verbalement, gestuellement …
Pour permettre une réflexion sur un processus, une élaboration des difficultés ou du plaisir à faire, je parle toujours techniquement …
En clair je ne lui dirais pas « je vois que vous avez des difficultés à vous exprimer devant les autres et que vous tournez le dos à vos collègues » mais plus de dire, « je n’entends pas votre voix, si vous tourniez un peu le visage et que vous vous mettiez de profil ou de face, je vous entendrais mieux…. ». il s’agit donc de respecter ce que le patient propose et montre, de pointer techniquement sa position dans le jeu et de l’accompagner dans sa quête dans sa création…(à travers la construction corporelle d’un personnage comment peut il se tenir, bouger, marcher, que pourrait il dire…)
Au sujet de la relation qui s’instaure entre le patient et moi, je m’efforce qu’elle soit la plus authentique possible… j’ai un grand respect pour chacun d’eux et il me semble que cela est primordial pour mettre en avant leurs qualités ….
Enfin par rapport à cela, je m’efforce aussi de prendre conscience des liens affectifs et des contre-attitude qui me lient à certains patients, la supervision que je qualifierais de « plus que nécessaire » m’aide et m’accompagne aussi dans ma propre quête de création…
Je peux donner ici l’exemple rapide d’un groupe qui avait remis en question le sens de l’atelier ou devrais je dire une partie du groupe qui se considérait comme porte parole… je me suis mise à expliquer plus que nécessaire ce qu’un tel atelier venait faire ici … et plus je l’expliquais plus je donnais de détail et plus je me sentais la nécessité de défendre « ma cause »…
Les réunions de synthèses en équipe m’ont souvent permis de comprendre les patients et dans ce cas, de constater qu’il s’agissait plus d’un mouvement de groupe et de leader se positionnant de cette façon dans chaque atelier ou groupe…qu’un groupe qui remettait en question l’atelier d’art thérapie…. Je me suis beaucoup appuyée sur ce groupe qui était en fait le 1er de l’année pour moi… Une opportunité pour remettre les pendules à l’heure, me remettre dans le bain rapidement…
Pour revenir aux contres-attitudes, il s’agissait aussi pour moi de pouvoir analyser cette position que j’avais prise, que j’avais interprété et par rapport à laquelle il m’était, sur le moment, impossible de prendre de la distance…
Enfin , à la différence d’un atelier artistique, la finalité d’un atelier d’art thérapie n’est pas le produit fini, mais bien de vivre et d’entrer dans un processus de création par le jeu pour le «je » oserais je dire ????
Processus que vivent minutieusement certains patient tels que Gérard, qui ne se croie pas capable lors d la 1ére séance … et qui après deux séances se dévoile à lui et même et aux autres !!! ce qui on peut l’imaginer, a mis le patient dans une position relativement agréable, narcissique ment…
A ce titre et vu les remarques que peuvent faire les individus du groupe j’ai pu constater l’importance du groupe, la dynamique du groupe est primordial et précède le travail théâtral… les bénéfices vont dans un sens positif quand le groupe porte les individus mais peuvent aussi facilement écrasés certains membres dans l’incapacité de se défendre … j’ai pu néanmoins noté aussi des individus inhibés qui, pourtant étaient « écrasés » par les leaders prendre une place dominante dans le groupe.
Enfin, même si le groupe est un véritable tuteur, il semble bon que le groupe s’éclate un peu pour permettre à chacun d’exister individuellement à travers sa propre création … un groupe trop contenant pourrait annihiler ou réduire cette possibilité.
La place de l’infirmière :
Sa place dans l’atelier au Sésame
est capitale : elle assure le cadre de l’institution, elle rassure les patients
car elle les connaît … (elle rassure aussi peut être l’art thérapeute qui ne les
connaît pas ???) elle connaît les patients et peut renchérir ma demande
lorsqu’un patient se montre réticent ;
Certains patients ont exprimé leurs difficultés à jouer avec ou en la présence de l’infirmière de part son statut… notamment lorsqu’il s’agit de s’exprimer face à face … chacun se trouve alors dans une position d’égal à égal, le jeu permet de remettre le patient dans une position, de personne et non seulement comme « un malade » cette qualité permet à chacun de se reconsidérer…
La repris en équipe après l’atelier est aussi un moment important d’échange, pour que chacun puisse parler e sa perception de ce qui vient de se vivre de son point de vue …c’est aussi un moyen de connaître les patients autrement. C’est pour moi l’occasion de connaître et de comprendre les patients à travers ce que pourra en dire l’équipe. Le temps de réunion est aussi un moment important de véritables échanges inter-disciplinaires, chacun donne sa perception du patient à travers ce qu’il aura observé dans les ateliers, séances, entretiens qu’il aura animé ou vécu …
Les temps de supervision interne et externe sont un élément capitale pour l’art thérapeute, il convient ici de rappeler à Monsieur Vallot à quel point le temps de supervision est enrichissant pour moi et à quel point il serait urgentissime que ces temps soit plus fréquent !!!
Pour clore mon intervention, j’ouvrirais les portes de l’avenir (pour ne pas dire du Sésame) sur ce que pourrait devenir cet atelier …
J’ai mis au point depuis quelques
semaines, une fiche d’évaluation pour les patients, fiche que je leurs transmets
lors de la dernière séance t que je leur propose de remplir avant leur sortie,
il me semblait intéressant de ne pas se baser essentiellement sur ce que
l’équipe et moi pouvons tirer de l’atelier mais bien aussi de lire et d’entendre
ce que le patient dit …
Dans cette fiche, je propose aux patients d’imaginer un atelier qui serait créé pour accueillir des patients sorti de cure qui pourrait revenir dans un autre lieu pour continuer un travail d’expression théâtrale, un travail du même ordre que celui que nous avons touché du bout du doigt pendant la cure, un travail de quelques semaines ou de plusieurs mois …
Je leur demande à quelle heure il pourrait avoir lieu et quel jour …
L’art thérapie c’est surtout un travail sur plusieurs semaines plusieurs mois pour permettre au patient de pouvoir investir un lieu, à son rythme, ce serait aussi lui permettre d’investir un outil permettant l’émergence de questions personnelle pour un travail psychique….
Enfin si l’atelier d’art thérapie à médiation théâtrale a trouvé sa place au Sésame, je pense qu’il est important d’entendre le ressenti de l’équipe et des patients et donc de donner les moyens de pouvoir poursuivre ce travail après …
C’était une question que je me posais il y a encore quelques mois lors du début de mon stage, je suis aujourd’hui ravie d’être bientôt comptée parmi l’équipe du Sésame afin de mener cette création personnelle grâce à un groupe qui m’a lui aussi soutenu ….
Stéphanie Adélino
DU d’art en thérapie et en psychopédagogie
Paris 5 René Descartes
2ème année spécialisation art de la scène : théâtre
Le 06/12/2002
Art-thérapeute,
mascothérapie, Psychothérapies individuelles, Groupes de psychothérapies
L'art-thérapie est une forme de psychothérapie qui utilise la création artistique (dessin, peinture, collage, sculpture, etc.) pour prendre contact avec son intériorité, l'exprimer et se transformer. Sans se préoccuper de la qualité ou de l'apparence de l'oeuvre finale, la démarche thérapeutique consiste à laisser progressivement surgir ses images intérieures, qui peuvent être autant le reflet d'expériences du passé que de rêves auxquels on aspire. Le geste créateur fait appel au corps qui se met en mouvement pour créer une oeuvre concrète; dans le même élan, il sollicite l'imagination, l'intuition, la pensée et les émotions. Les images ou les formes ainsi créées, en plus de dévoiler certains aspects de soi, peuvent générer une vision et des comportements nouveaux qui contribueront à des guérisons physiques, émotives ou spirituelles.
L'application de l'art à des fins thérapeutiques n'est pas un concept nouveau. La Grèce antique, tout comme la plupart des cultures traditionnelles, considérait que les arts avaient un effet cathartique et thérapeutique. Au début du XXe siècle, le psychiatre suisse Carl G. Jung (1875-1961) avait déjà lui-même expérimenté les bienfaits de s'exprimer par le dessin; il a ensuite intégré cette approche dans sa pratique. Toutefois, l'art-thérapie n'a fait son entrée officielle dans notre société contemporaine que vers les années 30. Elle s'est d'abord introduite en Angleterre et aux États-Unis grâce à Margaret Naumburg, enseignante et psychothérapeute reconnue comme l'une des pionnières dans le domaine. Par ailleurs, il est intéressant de faire un parallèle entre l'art-thérapie et l'art brut, un mouvement lancé en 1945 par le peintre français Jean Dubuffet, à cause de la similarité du processus créatif qui vise essentiellement l'expression spontanée et personnelle (voir les sites de référence).
Au Canada, parmi les thérapeutes ayant contribué à l'intégration de l'art dans le cadre de traitements psychiatriques, mentionnons, Martin A. Fisher, qui a fondé en 1967 le Toronto Art Therapy Institute et, en 1977, la Canadian Art Therapy Association. Au Québec, le premier cours d'initiation à l'art-thérapie remonte à 1979 et, dès 1982, un programme universitaire de maîtrise est mis sur pied. En France, en dépit des programmes de formation accessibles depuis les années 70, l'art-thérapie n'est pas encore très répandue. L'Angleterre est le premier pays européen où la profession a été reconnue par les Services de santé publique en 1997. En Allemagne, les assurances couvrent, dans certains cas, les frais de prise en charge, tandis que dans la plupart des autres pays européens, le travail de reconnaissance professionnelle reste à faire.
Le titre d'art-thérapeute n'étant pas protégé, n'importe qui peut s'afficher art-thérapeute sans formation particulière. Au Québec, le titre « d'art-thérapeute professionnel du Québec (ATPQ) » est toutefois réservé aux titulaires d'une maîtrise en art-thérapie ou d'un diplôme universitaire équivalent approuvé par l'Association des art-thérapeutes du Québec1. Il existe de nombreuses associations professionnelles d'art-thérapie dans le monde qui veillent à promouvoir et à contrôler les normes de formation et de pratique, entre autres, la Canadian Art Therapy Association2, l'American Art Therapy Association3 ainsi que la Fédération française des art-thérapeutes4.
De façon générale, l'art-thérapie s'adresse à toute personne souhaitant entreprendre une démarche de croissance personnelle. L'approche s'apparente à une psychothérapie ou à une consultation psychologique classique à deux importantes différences près. Tout d'abord, elle privilégie un mode d'expression autre que le langage verbal. Ensuite, en plus de permettre des prises de conscience, elle peut elle-même être une source de libération, un révélateur ou un catalyseur à l'intérieur du processus de transformation. Enfin, c'est une approche dynamique qui favorise l'éveil du potentiel créatif, l'affirmation de soi et qui entraîne souvent un sentiment de bien-être, d'autonomie et de liberté.
L'art-thérapie est une pratique très répandue dans les secteurs de la santé. On l'utilise comme mode d'intervention en psychothérapie, particulièrement chez les sujets ayant de la difficulté à exprimer ce qu'ils ressentent par la parole, avec les enfants en bas âge ainsi qu'en physiothérapie pour développer une meilleure confiance en soi et favoriser la réhabilitation. L'approche peut être un outil d'accompagnement efficace pour aider à résoudre un grand nombre de problèmes reliés à des troubles d'apprentissage et de comportement (difficultés relationnelles, désordres alimentaires), des traumatismes importants (abus sexuel, violence physique, dépression), des difficultés d'adaptation5 (période de transition, séparation, deuil, perte d'emploi), des problèmes de dépendance6 (affective, à l'alcool, aux drogues, au jeu) et de suicide, des conflits de travail ou personnels, etc.
L'art-thérapie, grâce à l'effet apaisant et régénérateur que procure l'art, peut contribuer à diminuer la fréquence cardiaque, la pression artérielle et le rythme respiratoire. On a également observé dans le cadre de thérapie en rééducation fonctionnelle qu'elle aidait à améliorer la coordination des yeux et des mains et stimulait les courants nerveux.
Plusieurs études rendent compte de ses bienfaits, notamment, sur la santé et le développement de l'enfant7 et pour les patients en phase terminale8,9. De plus, l'art-thérapie peut contribuer à accélérer le processus de guérison des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer10, de cancer11 et de troubles psychiatriques12, particulièrement chez les sujets démontrant une tendance à l'autodestruction.
Une étude non publiée, menée auprès de deux fillettes paraplégiques13 muettes et très limitées dans leur capacité motrice, indique que l'utilisation de l'ordinateur et d'un logiciel de dessin comme prolongement du corps pourrait être un outil d'intervention prometteur.
Une séance d'art-thérapie se déroule individuellement ou en groupe dans un endroit convivial qui ressemble souvent plus à un atelier d'art qu'à un cabinet de thérapeute. Avant d'entreprendre le travail de création, le thérapeute cherche à définir les motifs et les objectifs qui amènent le participant à suivre une thérapie afin de mieux le guider dans son processus de recherche intérieure. Puis il lui donne des conseils d'ordre technique relatifs aux matériaux choisis et l'encourage à s'exprimer le plus spontanément possible en représentant visuellement ce sur quoi il a décidé de s'investir.
Bien que l'art-thérapie comporte une dimension verbale, le travail expressif demeure central à la démarche. C'est l'image qui sert de fil conducteur. Par exemple, la personne qui suivrait une thérapie dans le but de résoudre une relation conflictuelle pourrait, au départ, peindre la douleur qu'elle ressent. Graduellement, elle parviendra à peindre un tableau renouvelé de la situation et pourra finalement voir se dessiner une solution inédite. Au début, cela peut paraître difficile à cause de notre tendance à analyser le moindre de nos gestes. Mais peu à peu, guidé par le thérapeute, on en vient, à force d'exercices, à s'exprimer plus librement. C'est en observant la manière de structurer l'espace, de disposer les formes, d'utiliser les couleurs, d'associer les idées qu'on parvient à donner un sens à sa création et à s'en inspirer pour effectuer les changements désirés dans sa vie.
Un des aspects intéressants de l'art-thérapie est que, contrairement à la parole, les images demeurent. Ainsi, dans le cadre de la thérapie, si un individu en venait à tout remettre en question, le thérapeute pourrait lui faire voir le chemin qu'il a parcouru en exposant l'ensemble de ses travaux. Le rôle du thérapeute n'est pas d'interpréter le travail créatif, mais de soutenir le sujet dans sa transformation et de l'accompagner d'une production artistique à l'autre afin qu'il en arrive à une plus grande clarté.
La durée d'une thérapie est variable. Il se peut que quelques séances suffisent à cerner le problème; la thérapie peut aussi s'étendre sur un plus grand nombre de rencontres. Le coût d'une séance en pratique privée varie entre 50 et 80 $ l'heure.
Divers ateliers de groupe sont offerts par des enseignants, des art-thérapeutes, des artistes professionnels et des psychologues. Si les intervenants ne sont pas membres d'une association professionnelle d'art-thérapeutes, assurez-vous de leur compétence en psychothérapie. On a beau être un excellent artiste, on ne s'improvise pas psychothérapeute. Les ateliers sont généralement offerts dans des centres de croissance, des centres communautaires et des établissements offrant une formation en thérapie par l'art. Les frais vont de 150 à plus de 1000 $, selon la durée de l'atelier, les matériaux utilisés et l'expérience des intervenants.
L'art-thérapie se pratique dans une grande variété de contextes, notamment, dans les hôpitaux psychiatriques, les établissements de soins de longue durée, les centres de rééducation, les centres de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes, les centres de jeunes délinquants ainsi que dans les milieux correctionnels, les résidences d'aînés et en pratique privée. À Montréal, plusieurs hôpitaux, surtout anglophones, disposent d'un service d'art-thérapie. Le premier fut mis sur pied par Marie Revai à l'Hôpital Royal Victoria dans les années 50.
Des programmes universitaires de formation en art-thérapie sont offerts à la maîtrise un peu partout dans le monde. Pour être admissible, il faut détenir un baccalauréat en sciences humaines ou l'équivalent.
Certains établissements offrent des programmes courts de deuxième cycle en art-thérapie. Pour y être admis, l'étudiant doit être titulaire d'un baccalauréat ou d'un diplôme équivalent dans le domaine de l'intervention psychosociale, de la santé, de l'éducation ou des arts.
Il est recommandé avant de s'inscrire à un programme de formation en art-thérapie de consulter une association professionnelle d'art-thérapeutes afin de déterminer si leurs exigences professionnelles correspondent au programme de formation choisi. Au Québec, la condition essentielle pour obtenir le statut de membre professionnel est le diplôme de maîtrise en art-thérapie.
Il existe des centaines d'ouvrages sur le sujet, en voici quelques-uns.
Jobin, Anne-Marie. Le journal créatif : À la rencontre de Soi par
l'art et l'écriture. Éditions du Roseau, Montréal, 2002, 254 p.
Un ouvrage pour explorer son intériorité par l'écriture et le dessin.
Hamel, Johanne. De l'autre côté du miroir. Le Jour, 1993.
Art-thérapeute et psychologue, Johanne Hamel propose, à l'aide de nombreux
exemples, une méthode de croissance personnelle par le rêve. L'auteure est
fondatrice et directrice du Centre de ressourcement par les arts et la nature
à Sherbrooke.
Capacchione, L. Faites vivre votre enfant intérieur : Jeu, dialogue
et art-thérapie. Stanké, Montréal, 1994.
Une bonne introduction à l'art-thérapie.
Rodriguez, Jean; Troll, Geoffroy. L'art-thérapie : Pratiques,
techniques et concepts. Ellébore, Paris, 2001, 2e édition.
Réalisé par deux praticiens en art-thérapie, l'ouvrage regorge d'informations
sur le sujet : plus de 396 auteurs cités.
Klein, J.-P. L'art-thérapie. Éd. Hommes et perspectives,
Paris, 1993.
L'auteur considère tous les arts d'expression - la danse, la musique, la
poésie et les arts visuels. Un livre intéressant qui présente les possibilités
de chacune des approches thérapeutiques par l'art.
Boyer, A. Manuel d'art-thérapie. Privat, Paris, 1992.
Un manuel didactique et théorique. L'auteure a une formation européenne, mais
a aussi rencontré des praticiens américains; il fait un lien entre les
différentes approches.
Kramer, E. Art as Therapy with Children, Schocken Books, New
York, 1971.
Un manuel d'art-thérapie abondamment illustré dans lequel l'auteure démontre
sa manière de travailler avec des enfants présentant une variété de problèmes.
Un classique de base sur la profession, Kramer étant une des pionnières de la
profession aux États-Unis.
McNiff Shaun. Depth Psychology of Art. C.C. Thomas,
Springfield, 1989.
Un des grands auteurs américains sur l'art-thérapie. Ce traité démontre le
lien étroit et essentiel entre l'âme et l'art. Il comporte un important
chapitre illustrant sa démarche personnelle en art réalisée à un moment
important de sa vie.
|
Recherche et rédaction : Monique Lalancette |
RéférencesNote : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée. Bibliographie WholeHealthMD.com. Art Therapy. [Consulté le 6 juillet 2002].
www.wholehealthmd.com Notes 1. Association des art-thérapeutes du Québec. Montréal, Québec, Canada.
[Consulté le 24 juin 2002].
http://iquebec.ifrance.com |
Descriptif de la formation à l'eesp
Version actualisée en mai 2005
FORMATION
D’ART-THERAPEUTE
en collaboration avec ITP (Institut für Transpersonale
Psychologie und Kreative Kunsttherapie)
validée par l’Université de Londres, Goldsmiths’ College
2002 - 2006
2003 - 2007
Guide Lines
FORMATION
2
L’ART-THERAPIE
L’art-thérapie soulève un intérêt grandissant depuis plusieurs années en
Europe où des noyaux de recherches et de pratiques se constituent.
Cet intérêt grandissant s’est manifesté en Suisse romande parmi les
professionnels de l’action médico-psycho-sociale et éducative. L’INPER
(Institut de perfectionnement) a entrepris de mettre sur pied, dès 1988,
une formation dans ce domaine.
Animé par le souci d’augmenter la qualité et la crédibilité de la formation,
l’Institut a engagé une collaboration avec l’Université de Londres
(Goldsmiths’College), pionnier de la formation universitaire en art
psychothérapie en Grande-Bretagne. Ces démarches ont abouti à un
accord effectif dès 1995, au terme duquel l’Université de Londres valide le
programme de formation d’art-thérapeute de l’INPER. A la suite de la
fermeture de l’INPER (juin 2001), l’EESP l’a reprise en collaboration avec
l’ITP (Institut für Transpersonale Therapie) de Berne. Le Goldsmiths’
College valide toujours cette formation.
La demande déposée par la formation continue de l'EESP pour qu’elle soit
reconnue comme donnant droit à un Diplôme postgrade HES a abouti : la
formation d'art-thérapeute est reconnue par le Comité Romand de
direction de la HES-S2, comme seconde formation longue HES équivalente
à un Master européen. Cette reconnaissance doit être prolongée par celle
de la Confédération dans les années qui viennent.
Cette formation est soutenue et reconnue par l’APSAT (association
professionnelle suisse des art-thérapeutes).
Elle est destinée aux personnes, passionnées par l'expression artistique,
qui souhaitent compléter leur formation de base, afin d’élargir leur champ
d’intérêts et d’action et d’acquérir une nouvelle profession.
3
L’art-thérapie, modalité relativement nouvelle parmi les prises en charge
thérapeutiques et socio-éducatives, donne l’occasion d’explorer des
situations personnelles et les potentialités de chacun à travers des
expériences artistiques.
L’art-thérapie utilise le processus créatif et artistique lui-même en
tant que modalité thérapeutique.
L’art-thérapie propose une expérience créatrice, permettant une
expression de soi non-verbale sous forme métaphorique, symbolique. Elle
se déroule dans le cadre d’une relation thérapeutique où la création est
utilisée comme moyen de communication servant au processus
thérapeutique. Les divers procédés artistiques (peinture, dessin, collage,
sculpture, photo, vidéo, etc.) permettant d’enrichir l’expérience sensorielle,
motrice et visuelle; l'expression verbale favorise, en un second temps, la
prise de conscience.
L’art-thérapie s’appuie sur les théories analytiques, psychodynamiques,
ainsi que sur différentes approches humanistes qui lui donnent une
orientation touchant à l’immédiat, aux relations humaines, à l’expression
spontanée.
Notre orientation en art-thérapie se base sur la valeur thérapeutique de
l’expression. L’art-thérapie devient le lieu de l’expérience personnelle et
interpersonnelle de la création facilitant l’évolution psychologique,
notamment l’équilibre intérieur, la résolution de conflits, la prise de
conscience au niveau corporel, le dialogue et la communication entre
humains.
L’EESP (Ecole d’études sociales et pédagogiques) fait partie de la HES
santé-social de Suisse Romande. Elle organise des formations initiales
pour 4 filières HES soit : éducateur spécialisé, service social, animation
socio culturelle, ergothérapeute et 2 filières ESS : maître socioprofessionnel,
et éducateur de la petite enfance.
De plus, elle dispose d’une unité de recherche très active et offre des
prestations de service et de formation continue. C'est dans le cadre de la
formation continue que se déroule la formation d'art-thérapie.
4
OBJECTIFS DE LA FORMATION
•
Permettre aux étudiants d’acquérir des expériences variées etpersonnelles, une compréhension des différents aspects et utilisations
de l’art-thérapie, afin qu’à terme, ils puissent être des praticiens
compétents.
•
Centrer la formation sur l’expression créative sans entrer dansl’interprétation analytique (ce processus n’est toutefois pas ignoré).
•
Développer la profession sur les bases du respect de l’humain, sonpotentiel expressif et son autonomie d’orientation.
DEROULEMENT DE LA FORMATION
Nous attirons encore l’attention de toute personne intéressée sur le fait que
ce descriptif a une valeur d’information.
Les éléments descriptifs qui suivent sont donc susceptibles d’être modifiés.
5
1. CONTENU THEORIQUE DE LA FORMATION
La formation théorique comporte 104 jours de cours répartis sur huit
semestres, soit 13 jours par semestre (832 périodes).
I. BASES DE L’ART-THERAPIE
1 période = 45 minutesIntroduction 24 périodes 3 jours
•
Introduction à la formation 8 périodes 1 jour•
Introduction à l’art thérapie 16 périodes 2 joursII. BRANCHES DE L’ART-THERAPIE
Champs d’application spécifiques 256 périodes 32 jours
•
Art Thérapie et cycle de vie 32 périodes 4 jours•
Art Thérapie en milieu socio-éducatif 32 périodes 4 jours•
Art Thérapie en santé mentale et psychiatrie 32 périodes 4 jours•
Art Thérapie en milieu gériatrique 32 périodes 4 jours•
Art Thérapie et dynamique de groupe 32 périodes 4 jours•
Art Thérapie et abus sexuels 32 périodes 4 jours•
Art Thérapie et toxico-dépendance 32 périodes 4 jours•
Art Thérapie et victimes de guerre 32 périodes 4 joursIII. TECHNIQUES PROFESSIONNELLES
Pratique de l’art-thérapie 184 périodes 23 jours
•
Médiation expression picturale 32 périodes 4 jours•
Médiation expression corporelle et théâtrale 24 périodes 3 jours•
Médiation musicothérapie 24 périodes 2 jours•
Médiation écriture 16 périodes 2 jours•
Médiation argile 24 périodes 3 jours•
Médiation conte et rêve 16 périodes 2 jours•
Médiation multimédia 16 périodes 2 jours•
Médiation land art 32 périodes 4 jours6
IV. BRANCHES DES SCIENCES
HUMAINES
144 périodes 18 jours
•
Sociologie de la relation d’aide 16 périodes 2 jours•
Ethique et déontologie 16 périodes 2 jours•
Psychologie, psychopathologie,psychothérapie
112 périodes 14 jours
V. BRANCHES ARTISTIQUES
Les élèves ne possédant que peu de formation et de pratique artistique, sont
tenus de développer leur formation artistique durant toute la formation dans des
établissements agréés, en plus des heures indiquées ici.
La formation doit être principalement orientée en arts plastiques, il est également
souhaité que des cours d'histoire de l'art fassent partie de leur formation
artistique.
Une discussion-réflexion à ce sujet avec la coordinatrice de la formation est
souhaitable.
VI. PROCESSUS DE FORMATION
240 périodes 30 jours
•
Méthodologie écriture et prise de notes 8 périodes 1 jour•
Préparation à la recherche 8 périodes 1 jour•
Préparation du projet de pratique 32 périodes 4 jours•
Evaluation en art thérapie 24 périodes 3 jours•
Présentation de séminaire 64 périodes 8 jours•
Conclusion de la formation 8 périodes 1 jour•
Coordination de la formation 48 périodes 6 jours•
Supervision en groupe 48 périodes 6 joursVII. PRATIQUE EN ATELIER
320 heures
Stage d’observation 20 heures
Stages pratiques 300 heures
Soit 832 périodes théoriques
320 heures de pratique
7
2. TRAVAIL PRATIQUE EN ATELIER
NB : pour tout développement, se référer au point 7.7 du présent
document.
Le travail pratique en atelier s’effectue avec un art-thérapeute en
milieu institutionnel; un listing des lieux de pratique (dans les différents
cantons romands) validés par le Comité scientifique de la formation est
remis aux étudiants.
•
Un stage d’observation de 20 heures a lieu en 2ème année.•
Dès la 3ème année, 300 heures de travail pratique avec des clientsdevront être réalisées avec deux populations aux problématiques
différentes; au moins 100 heures avec la même population.
•
L’étudiant contacte un art-thérapeute en institution, afin d’organiserle travail pratique en atelier; il s’adapte à l’institution et aux horaires
de l’atelier de l’art-thérapie, réserve du temps pour des moments
d’échange avec l’art-thérapeute, ainsi que du temps pour la
participation aux colloques ou autres temps institutionnels qui
pourraient concerner les activités de l’atelier de l’art-thérapie (max
20% du total des 300 heures).
•
L’étudiant doit participer à la prise de notes et avoir accès à lamaintenance du dossier de chaque personne suivie.
•
Une supervision clinique doit avoir lieu toutes les 20 heures detravail pratique, par un superviseur agréé.
•
L’étudiant peut également réaliser une partie des heures de pratiquedans l’institution où il travaille, selon l’entente avec la coordinatrice,
si les conditions de travail en art-thérapie sont très favorables
(collaboration avec un art-thérapeute diplômé reconnu par l’APSAT
mandaté sur place, atelier bien aménagé, respectant la
confidentialité, participation aux temps d’échanges en équipe, pas
de double fonction, supervision de la pratique).
Afin d’obtenir la reconnaissance de l’APSAT, (association
professionnelle) 1000 heures de pratique doivent être accomplies en
respectant des conditions strictes d’accompagnement et de
supervision. Les heures effectuées pendant le temps de la formation
sont reconnues si elles remplissent ces conditions jusqu’à concurrence
de 700 heures au total.
8
Ce travail sera accompagné d’un journal de bord (activités, processus,
observations significatives) pouvant être consulté pendant les
supervisions professionnelles, ainsi que d’un rapport relatant le travail
effectué.
Des indications pour ces travaux seront données en cours de
formation.
3. DEVELOPPEMENT PERSONNEL
Chaque étudiant devra vivre une expérience personnelle de l’artthérapie,
par l’exploration en profondeur des techniques créatives et
techniques thérapeutiques, durant l’ensemble de la formation.
3.1 Travail sur les techniques d’arts plastiques
Effectuer deux travaux par mois utilisant des techniques et des
matériaux différents. Une sélection de ces travaux (10) sera présentée
en fin de formation. Une liste des lieux de cours, stages, etc. dans le
domaine artistique sera fournie.
3.2 Travail créatif personnel suivi, accompagné d’un journal
Explorer le potentiel expressif pour une meilleure connaissance de soi.
L’expérience est centrée sur le processus créatif, la transformation et
la prise de conscience (au minimum 1 travail par semaine) sur toute la
durée de la formation. Ce travail sert de support à l’art-thérapie
personnelle.
3.3 Travail thérapeutique personnel
•
Une thérapie verbale, avec un thérapeute agréé (au minimum 30heures) doit être suivie. Une liste des psychothérapeutes reconnus
sera fournie.
•
Une thérapie à médiation artistique (au minimum 50 heures) doitêtre suivie avec un art-thérapeute reconnu. Une liste des artthérapeutes
reconnus sera fournie.
•
Ces deux thérapies sont aux frais de l’étudiant, en plus de lafinance du cours.
9
4. SUPERVISION PROFESSIONNELLE
48 heures de supervision en petit groupe ont lieu au cours de la 3
e etde la 4
e année, avec un formateur agréé.Les supervisions sont centrées sur le travail avec les clients.
5. RENCONTRE DE COORDINATION
Une journée par semestre durant les 4 ans de formation visent à
coordonner les différents apports de la formation. Evaluation des liens
entre les divers éléments de la formation. L’élaboration se fait en
sous-groupes de travail et en grands groupes.
De plus, la coordinatrice de la formation assure des moments réguliers
de permanence qui permettent de régler les questions qui pourraient
se présenter.
Les horaires de ces permanences seront communiqués en début de la
formation.
6. REFERENT
Dès la deuxième année, chaque étudiant doit passer 1 heure par
semestre avec un référent extérieur pour faire le point sur l’évolution
de son processus de formation. Ce travail peut se faire en petits
groupes; en informer la responsable de la formation.
7. TRAVAUX
La formation fait l’objet de plusieurs points d’évaluation.
En plus des attestations nécessaires pour le stage, les heures de
pratique, le travail de développement personnel et le bilan avec le
référent, divers travaux sont exigés.
10
Semestres Travaux Thèmes Nbre
mots
2 Présentation écrite
Psychologie ou histoire de
l’art
2’000
2 Rapport annuel 2’000
3 Travail bibliographique Selon un thème abordé 4’000
4
Rapport de stage
d’observation
2’000
4
Travail de recherche
personnel
8’000
4 Rapport annuel 4’000
5
Etude de cas en petits
groupes
env.
5'000
6 Étude de cas Selon travail pratique
env.
5’000
6 Rapport annuel 2’000
7 Etude de cas Selon travail pratique
env.
5’000
7
Présentation du thème de
mémoire
Ecrit et oral
8 Mémoire
40
pages
max.
8
Présentation d’une dizaine
d’oeuvres artistiques
Travaux réalisés durant la
formation
Date limite de remise des travaux : le 15 mars (pour le semestre
d’hiver) et le 30 août (pour le semestre d’été).
Les délais de remise des travaux correspondent à des échéances
dans l'organisation du travail de l'Ecole, merci d'en tenir compte
rigoureusement.
NB : les délais de remise des rapports de stage d'observation sont
fixés au 15 septembre de l'année en cours.
Une carte individuelle de progression gérée directement par l’étudiant,
recense la progression des actes de formation validés.
11
7.1 Présentation écrite
Psychologie ou histoire de l’art 2'000 mots
Un thème dans le domaine de la psychologie ou de l’histoire de l’art à
propos duquel l’étudiant marque un intérêt particulier est développé ici.
Il s’agit de choisir un thème qui ne soit pas trop vaste, vu le nombre de
mots restreint de ce travail. Il peut s’agir d’un thème qui a suscité de
l’intérêt durant la première année d’études, ou d’un thème qui était
déjà présent avant le processus de formation par exemple. Elément
d’un module enseigné qui demande à être creusé, découvert au cours
du processus créatif personnel qui suscite de l’intérêt, cours extérieur
à la formation, lectures, visites, rencontres. Mieux vaut un thème
restreint traité de manière cadrée qu’un thème vaste et général traité
en grandes lignes.
Ce document comporte une brève introduction avec motivation du
sujet, un développement du thème, et une brève conclusion, et une
liste des sources : bibliographie (ouvrages, articles, cours, visites, etc.)
Les liens entre le sujet choisi et l’art-thérapie ne doivent pas
nécessairement être développés dans ce travail, mais sont sousjacents
dans la motivation du choix.
Travaux à produire en 2 exemplaires. Ne pas dépasser le nombre de
mots demandés. Vous recevrez un courrier avec une évaluation de
votre travail allant de A à D (A=très bien, B=bien, C=suffisant,
D=insuffisant). Si le travail est évalué comme insuffisant, un entretien
est proposé afin de déterminer ce qu’il y a à faire pour continuer
l’année suivante.
12
7.2 Rapport annuel 4'000 mots
Le rapport annuel permet de faire le point sur l’évolution de l’étudiant
durant la formation et de prendre un peu de recul. Il permet de
synthétiser le chemin parcouru, une fois par année. Il permet à
l’étudiant et à la coordinatrice de déposer périodiquement par écrit
l’état du processus de formation tant au niveau de l’enseignement, de
la pratique professionnelle, que de l’évolution personnelle et artistique.
Il comporte par exemple :
-
un compte-rendu de ce qui a été vécu durant les modules deformation
: ce qui a eu un impact important, ce qui a été révélateur,ce qui précise l’identité professionnelle et permet une évolution vers
la profession d’art-thérapeute, etc.
-
l’évolution de l’intérêt et de la pratique artistique : cours, exposvisitées, découvertes créatives importantes, lectures, expériences
nouvelles, etc. Le journal de bord peut servir à étayer ce point.
-
un compte-rendu de l’impact des stages et heures de pratiqueprofessionnelle
en institution : découvertes, impact particulier d’unesituation professionnelle, réflexions autour de la profession, etc.
Le rapport annuel est lu par la coordinatrice (éventuellement par le
responsable de formation continue ou par les responsables ITP). Une
rencontre peut être organisée pour discuter du feed-back si estimé
nécessaire par l’étudiant et/ou la coordinatrice. Un exemplaire du
rapport annuel reste en possession de la coordinatrice, afin de garder
à disposition une trace de l’évolution de l’étudiant, en particulier au
moment de la lecture du rapport annuel suivant.
Travaux à produire en 2 exemplaires. Ne pas dépasser le nombre de
mots demandés. Le rapport annuel ne fait pas l'objet d'une évaluationsanction.
13
7.3 Travail de recherche bibliographique 4'000 mots
Cet exercice permet de faire une recherche bibliographique
approfondie sur un thème. Il permet de mettre en évidence vos
capacités de récolter un matériel bibliographique divers (livres,
revues, articles, vidéos, expositions, etc.), d'en faire une sélection
judicieuse et de le présenter correctement. Le thème que vous
choisissez doit rester pertinent par rapport à votre parcours de
formation en art-thérapie.
Ce travail bibliographique peut ouvrir des pistes et aider à la
construction rigoureuse des futurs travaux de recherche.
Objectif
1. La bibliographie doit pouvoir apporter des éléments de
compréhension du thème choisi.
2. Sélectionner le matériel bibliographique qui vous paraît pertinent
par rapport au thème et à son développement.
3. Structurer la bibliographie de manière claire en explicitant les
critères du tri effectué.
4. Conclure la recherche en faisant le point sur ce qu'elle vous a
permis d'expérimenter soit par rapport au contenu du thème luimême
soit dans le développement de vos compétences de
"chercheur-penseur".
5. Du point de vue de la forme, la présentation doit être conforme au
système Harvard et vérifiable dans le texte. Cela concerne la
présentation de la bibliographie, des sources et des références,
ainsi que des citations.
Procédure
Ce travail doit être rendu en 2 exemplaires pour l’échéance qui vous
est donnée.
Evaluation
Le travail sera évalué par la coordinatrice. Vous recevrez par courrier
le résultat de votre recherche et une proposition d'entretien pour en
parler. En cas d'insuffisance, il sera déterminé au cours de l'entretien
le complément à fournir.
14
7.4 Travail de recherche 8'000 mots
Ce travail a pour but de vous permettre de faire une recherche
théorique sur un objet d'étude de votre choix.
Objectif
1. Contenu : ce travail doit vous permettre de développer :
•
votre aptitude à développer un sujet selon une démarchescientifique
•
votre capacité à définir un objet d'étude (une problématique, unequestion de recherche)
•
vos capacités de trier dans les savoirs existants et de vousapproprier des réponses théoriques concernant votre objet
d'étude
•
votre capacité à synthétiser et à retranscrire ces élémentsthéoriques
•
votre capacité à vous approprier ces éléments théoriques en lesreliant à votre objet d'étude
•
votre capacité à créer, progressivement, des liens entre la théorieet la pratique
2. Forme : ce travail doit vous permettre de démontrer des
compétences quant à :
•
l'orthographe•
la syntaxe•
la structure de travail•
la présentation, selon le système Harvard, de la bibliographie, dessources et des citations
Processus
Le travail comprendra :
1. Résumé de 250 mots environ
2. Introduction
- présentation de l'objet d'étude
- explication du choix par rapport au processus de formation à
l'art-thérapie
- présentation de la démarche
- présentation des limites de la démarche
15
3. Développement :
-
traitement de l'objet d'étude par une sélection d'élémentsthéoriques (concept-s) présentés d'une manière rigoureuse, en
mettant en évidence votre compréhension de ces concepts
-
apporter votre réflexion critique-
élaborer un ou des liens entre le ou les concepts abordés etvotre objet d'étude
4. Conclusion :
-
Clore la recherche en formulant les principaux élémentstravaillés, compris ou découverts en lien avec votre objet
d'étude.
-
Tracer, si possible, quelque(s) perspective(s) de recherche parrapport à votre processus de formation et à votre pratique de
l'art-thérapie.
Procédure
Le travail doit être rendu en deux exemplaires pour l’échéance qui
vous est donnée.
Évaluation
Le travail sera évalué par la coordinatrice accompagnée d'un
deuxième lecteur (ou lectrice).
Le résultat vous sera transmis par courrier. Un entretien d'évaluation
aura lieu avec la coordinatrice afin de vous commenter le résultat. En
cas d'insuffisance, il sera déterminé au cours de l'entretien, le
complément à fournir.
Votre travail est évalué selon le barème suivant :
A = très bien
B = bien
C = suffisant
D = insuffisant
16
7.5 Etudes de cas env. 5'000 mots
L'étude de cas vous donne l'occasion de décrire votre travail avec un
patient en individuel ou un groupe de patients. Vous allez décrire
également vos interactions, réflexions et hypothèses. Vous devez
montrer que vous commencez à travailler de manière
psychodynamique, que vous êtes capable de réfléchir sur votre propre
travail en lien avec l'art-thérapie.
Objectif
Un résumé (environ 250 mots) doit figurer au début de l'étude.
Décrire un travail d'art-thérapie avec un patient ou un groupe sur huit
séances. Visez les objectifs suivants décrivant un processus si cela est
possible. En tous les cas, explicitez votre choix d'observation.
Décrire le contexte dans lequel le travail a eu lieu (institution,
environnement physique, équipe, etc.)
Décrire la manière dont vous avez abordé la prise en charge et quels
étaient les problèmes (référez-vous à la littérature pertinente si besoin).
Donner une description du processus de la thérapie de manière
globale, de façon à ce que le lecteur puisse se rendre compte que vous
avez une réflexion sur votre travail en utilisant la théorie
psychodynamique (par ex: transfert, contre-transfert, etc.) et de l'artthérapie.
Se référer aux théories pertinentes et les discuter en relation
avec votre étude. Montrer les liens entre la théorie et la pratique.
Etre attentif aux points suivants:
- entretiens d'évaluation, premières impressions.
- première séance (lien thérapeutique, matériaux, espace
thérapeutique, etc)
- développement de la relation thérapeutique au cours de l'artthérapie
- présenter et discuter les illustrations (processus à l'origine de
cette création, votre ressenti lors de leur réalisation, réaction du
patient, quel thème s'en dégage, etc)
- influence des absences, des vacances, de votre statut
- rôle du travail en équipe, dynamique institutionnelle, supervision,
etc.
- hypothèses pour le futur
17
- en conclusion, discuter de ce que vous avez appris de cette
expérience, en montrant les limites de vos connaissances et ce
que vous devez encore acquérir.
Structurer clairement votre travail avec une introduction et une
conclusion.
Veiller à garder une confidentialité absolue tout au long du travail
(nom fictif ou initiale pour le patient), occulter toute possibilité
d'identification de cadre institutionnel en lien avec le patient (p.ex. ne
pas mentionner une profession inhabituelle). Assurez-vous que les
noms ne figurent pas sur les images avant de les photographier. Il ne
saurait y avoir d'exception à cette règle, sauf si le patient donne une
autorisation écrite à l'avance.
Citer vos sources et présenter les références selon le système
Harvard.
Procédure
Si besoin, discuter du choix du sujet avec votre référent.
Le travail doit être rendu en deux exemplaires pour l'échéance qui
vous est donnée.
Evaluation
L’évaluation de l'étude de cas se fera de manière interne, ceci pour la
première étude de cas en groupes.
Vous recevrez un courrier avec une évaluation de votre travail allant
de A à D (A=très bien, B=bien, C=suffisant, D=insuffisant), ainsi qu'une
proposition de date pour un entretien d'évaluation.
Les études de cas du 6
ème semestre et du 7ème semestre serontévaluées par la coordinatrice et par un(e) art-thérapeute choisi par
l'école. Le second lecteur fournit un document d'évaluation écrit, la
coordinatrice transmettra les résultats aux étudiants dans un entretien
d'évaluation. S'il y a conflit, un des trois partenaires (étudiantcoordinatrice-
2
ème lecteur) peut demander un entretien réunissant lestrois parties.
18
7.6 Travail de recherche - Mémoire 40 pages max.
Ce travail a pour but de vous permettre de faire une recherche
clinique sur un objet d'étude de votre choix.
Objectif
1. Contenu : ce travail doit vous permettre de développer :
•
votre aptitude à développer un sujet selon une démarchescientifique
•
votre capacité à définir un objet d'étude (une problématique, unequestion de recherche, une hypothèse de recherche)
•
vos capacités à situer la problématique choisie (ou la question oul'hypothèse de recherche) dans le champ de la pratique
professionnelle
•
votre capacité à analyser la pratique en vous référant à un corpsthéorique pertinent en regard de l'objet d'étude, en démontrant
que vous l'avez compris et que vous savez l'utiliser.
2. Forme : ce travail doit vous permettre de démontrer des
compétences quant à :
•
l'orthographe•
la syntaxe•
la structure de travail•
la présentation, selon le système Harvard, de la bibliographie, dessources et des citations
Processus
Le travail comprendra :
1. Résumé de 250 mots environ
2. Introduction
- présentation de l'objet d'étude
- explication du choix
- définition de la méthode de travail
- définition du cadre théorique choisi
- limites du travail
19
3. Développement :
-
présentation de l'objet d'étude, de la problématique, de laquestion ou de l'hypothèse
-
présentation de la partie empirique (observations cliniques,entretiens semi-directifs ou autre)
-
présentation du cadre théorique-
analyse – développement de la question ou traitement del'hypothèse
-
création de liens entre les concepts théoriques et la partieempirique
4. Conclusion :
-
Clore la recherche en rediscutant la problématique, la questionou l'hypothèse à la lumière de la recherche réalisée.
-
Reformuler les principales découvertes, les principaux apports.-
Formuler des perspectives possibles tant pour la pratique, quepour la réflexion sur la pratique (ou la pensée de la pratique)
-
Evaluer également la démarche et la méthode de travail.NB : ceci précise le processus de recherche, mais n'est pas un plan
de rédaction.
Procédure
Comme mentionné dans les conditions financières (p. 29 du présent
document), les éventuels frais d'accompagnement par un directeur
sont à la charge de l'étudiant. Le travail sera rendu en trois
exemplaires au 30 août.
Évaluation
Il sera évalué par la coordinatrice de la formation avec un expert,
choisi par l'école, reconnu comme spécialiste du sujet traité par
l'étudiant. Une séance d'évaluation réunira les trois partenaires,
séance au cours de laquelle une validation reposant sur des critères
explicites sera transmise à l'étudiant. Le système de notation est
identique aux années précédentes.
20
7.7 Stage d'observation et stages pratiques
Tous les stages s’effectuent dans un lieu de pratique organisé avec
un-e art-thérapeute diplômé-e (reconnu-e par l’APSAT ou de
formation équivalente, dans ce cas, discuter avec la responsable de
stage).
Le stage d’observation de 20 heures a lieu en 2ème année.
Les stages pratiques commencent en 3ème année de formation, cela
garantit, par le nombre de cours théoriques et pratiques reçus, que
l’étudiant puisse gérer ce qui est demandé dans les stages.
Le stage sert à articuler ses savoirs théoriques et pratiques et à
acquérir des compétences qui seront vérifiées.
Responsabilité mutuelle en ce qui concerne les stages et leur
négociation :
•
Le lieu de formation est ouvert aux propositions des étudiants; ilvalide des lieux de pratique correspondant aux exigences
convenues et respectant les directives de la formation en artthérapie.
•
La décision du lieu de pratique est prise dans une négociation avecla responsable des stages en tenant compte au mieux des
possibilités et des limitations.
•
Le lieu de formation s'engage auprès des étudiants à proposer deslieux pour les stages d'observation et de pratique au travers d'une
liste validée par l'EESP, mais il ne peut s'engager à satisfaire
certaines exigences maximales telles que :
-
proximité du domicile-
rémunération-
horaires-tempsD'un point de vue administratif, veuillez prendre contact avec le
secrétariat, qui tiendra une liste à jour, avant de faire des démarches
auprès d'un lieu de stage afin de vérifier que la place soit bien libre.
21
7.7.1 Buts du stage d'observation
A) Offrir la possibilité d’une immersion dans un atelier d’art-thérapie
B) Se sensibiliser à la pratique de l’art-thérapie (processus-relationméthodologie-
technique)
C) Donner un aperçu du fonctionnement d’un professionnel en artthérapie
D) Développer sa capacité à observer. Développer sa capacité à
présenter une situation
E) Apprendre à se questionner
1. L’observation pourquoi ?
•
Pour acquérir une manière d’observer le patient en création etd’observer son travail.
•
Pour acquérir une capacité à transcrire les observations (prise denotes) en étant conscient de la difficulté à être objectif.
•
Pour acquérir un savoir-faire en tant qu’art-thérapeute dans latransmission des informations sur une situation à une équipe
pluridisciplinaire.
L’étudiant doit en effet être capable de présenter de manière claire et
précise une situation en différenciant la description des faits, des
ressentis, des interprétations.
Etre dans le voir et non dans le jugement, ceci afin de limiter les
interprétations, les projections, la séduction (on est souvent en proie à
la séduction de l’oeuvre).
L’observation rigoureuse plus une compréhension analytique permettent
aussi de percevoir et définir comment travailler avec le groupe ou la
personne, dans quels buts ? avec quelles techniques ?
22
2. Observer quoi ?
•
Les différentes relations que le patient entretient avec le contexteinstitutionnel, l’art-thérapeute, le cadre, les membres du groupe, sa
production et la matière.
•
Le processus créatif : l’oeuvre en train de se faire, les différentesétapes de la création, le degré d’intentionnalité, la sensibilité créative
et ludique, l’engagement corporel, l’implication dans la matière.
•
L’oeuvre finie : description de ce que l’on voit (regardphénoménologique), de ce que son créateur en dit, comment il parle
de son oeuvre.
•
Les savoir-faire, savoir être, savoirs et savoir-communiquer de l’artthérapeute.3. Observer comment ? par des prises de notes, par une grille
d’évaluation, par un journal, etc.
Afin que le stagiaire-observateur trouve sa juste place, il est conseillé
d’avoir un entretien avec l’art-thérapeute pour définir ses besoins par
rapport à la population concernée. Se poser la question si le stagiaire
aura une position active ou de retrait.
Début du stage de 20 heures
Procédure
Comment choisir sa place de stage ?
Par consultation de la liste des professionnels-lles en art-thérapie
susceptibles d’accueillir des stagiaires (une liste est fournie par l’EESP).
Par un contact personnel auprès de professionnels-lles dans le domaine
de l’art-thérapie, de préférence en milieu institutionnel.
23
Validation du projet de stage :
Lors d’un entretien prévu à cet effet, chaque étudiant informera la
responsable de stage de son projet, ainsi que de ses objectifs et
motivations, comment il imagine son stage.
Ne seront validés que les projets où l’étudiant peut suivre un patient ou
un groupe pendant environ 8 séances, afin d’avoir une vision plus
complète sur un processus créatif d’au moins un des patients.
Dans le cas où la place n’est pas encore reconnue par l’EESP :
Une présentation écrite du projet est demandée.
Contenu du projet (1 page A4) : description de l’institution et lieu
géographique - présentation de l’art-thérapeute, référent du stage -
description de l’atelier - population concernée - quelle équipe
interdisciplinaire - qui dirige l’institution. (Brochure descriptive de
l’institution souhaitée).
Une visite du lieu se fera par la responsable de stage avec une demande
d’entretien avec l’art-thérapeute et un responsable de l’institution si
possible.
Si le stage se fait à l’étranger : ajouter au projet des documents, photos
et brochure descriptive de l’institution.
Fin du stage de 20 heures
Procédure
Rapport
Son stage terminé, l’étudiant rédige un rapport d’environ 4000 mots. En
principe, il est prévu que l’étudiant présente son travail au sein du groupe
classe.
24
Ce rapport devra contenir :
-
Présentation de l’institution-
Description de l’atelier d’art-thérapie dans l’institution, ses objectifs-
Description de l’atelier-
Fréquence des suivis, groupe, individuel, avec quelle population-
Description générale des séances d’art-thérapie-
Un rapport (observation + réflexion) concernant l’évolution d’aumoins un des patients dans son processus créatif (se référer au
chapitre « observer quoi »
-
Relation entre le stagiaire et l’art-thérapeute, entre le stagiaire etles patients et entre les membres de l’équipe institutionnelle
-
Un regard critique-
Une conclusionEvaluation finale :
L’art-thérapeute maître de stage et le stagiaire feront une évaluation
finale interne avec l’étudiant.
La responsable de l’école évalue et valide le rapport d’observation des
stagiaires : réussi - à compléter - échoué.
Attestation de stage :
L’art-thérapeute signera une attestation avec le nombre d’heures d’une
présence active et impliquée.
Délai :
Le rapport sera produit en 2 exemplaires et remis à la responsable de
stage ou au secrétariat de la formation avec l’attestation dûment signée
par l’art-thérapeute maître de stage.
Ces travaux seront rendus pour le 15 septembre 2005
7.7.2 Travail pratique en atelier
Le travail pratique en atelier s’effectue avec un art-thérapeute en
milieu institutionnel; un listing des lieux de pratique (dans les
différents cantons romands), validés par le Comité scientifique de la
formation, est remis aux étudiants.
~ 2000
mots
~ 2000
mots
25
Dès la 3
ème année, 300 heures de travail pratique avec des clientsdevront être réalisées avec deux populations aux problématiques
différentes. Il est demandé que l’étudiant puisse suivre un processus
en principe sur 100 heures. Des éventuelles dérogations sont à
discuter avec la responsable de stage.
Possibilité de 3 types de stages :
1)
L’étudiant contacte un art-thérapeute en institution, afind’organiser le travail pratique en atelier; il s’adapte à l’institution et aux
horaires de l’atelier de l’art-thérapie, réserve du temps pour des
moments d’échange avec l’art thérapeute, ainsi que du temps pour la
participation aux colloques ou autres temps institutionnels qui
pourraient concerner les activités de l’atelier de l’art-thérapie (max 20%
du total des 300 heures).
L’étudiant doit participer à la prise de notes et avoir accès à la
maintenance du dossier de chaque personne suivie.
Une supervision clinique doit avoir lieu toutes les 20 heures de travail
pratique, par un superviseur externe agréé.
2)
L’étudiant peut réaliser une partie des heures de pratique dansl’institution où il travaille
, d’entente avec la responsable de stage, siles conditions de travail en art-thérapie sont suffisamment favorables,
c’est-à-dire :
-
collaboration étroite avec un art-thérapeute diplômé reconnu parl’APSAT ou équivalence, mandaté sur place ou en externe,
-
atelier bien aménagé, respectant la confidentialité,-
participation aux temps d’échanges en équipe, pas de doublefonction avec la même population.
26
3)
L’étudiant peut créer un atelier d’art-thérapie en institution,d’entente avec la responsable de stage, qui s’assure que les conditions
de travail en art-thérapie soient suffisamment favorables, c’est-à-dire :
-
collaboration étroite avec un art-thérapeute diplômé reconnu parl’APSAT ou équivalence, mandaté sur place ou en externe,
-
atelier bien aménagé, respectant la confidentialité,-
participation aux temps d’échanges en équipePour les types de stages 2 et 3, une supervision clinique doit avoir lieu
toutes les 8 heures de travail pratique. Elle sera réalisée par l’artthérapeute
qui prend la responsabilité du stage.
Dans tous les cas, un projet de stage sera transmis à la responsable.
Le projet contiendra une description de l’institution, une présentation de
l’art-thérapeute, une description de l’atelier et les objectifs de stages.
Ce projet est validé par la responsable de stage.
Si le lieu n’est pas connu de l’EESP, la responsable se rendra sur place
pour visiter l’atelier, rencontrera l’art-thérapeute et si possible un
responsable de l’institution.
S’il y a accord entre les trois partenaires, une convention sera signée.
En fin de stage, il sera demandé à l’art-thérapeute maître de stage, une
attestation mentionnant le nombre d’heures de présence active et
impliquée, ainsi qu’une évaluation qualitative du stage.
Le maître de stage doit évaluer et valider le stage. En cas de doute,
une rencontre doit avoir lieu avec la responsable de stage de l’EESP.
Ce travail sera accompagné d’un journal de bord (activités, processus,
observations significatives) pouvant être consulté pendant les
supervisions professionnelles, ainsi que d’un rapport relatant le travail
effectué. Des indications pour ces travaux seront données en cours de
formation.
27
8. CONDITIONS D’ADMISSION
•
Avoir 24 ans au minimum dans l’année du commencement de laformation.
•
Avoir un diplôme reconnu de formation de base (diplôme supérieurESTS ou bac+3) dans les champs médicaux, psychologiques,
sociaux, pédagogiques, éducatifs, Beaux-arts ou formation jugée
équivalente.
•
Justifier d’au moins trois ans d’expérience professionnelle postdiplôme.•
Justifier une pratique artistique (port-folio).La sélection des candidats se fait dans un premier temps sur dossier.
Si la candidature est retenue, un entretien a lieu. Avant celui-ci, il est
demandé aux personnes concernées d’avoir lu un des ouvrages cidessous
:
KLEIN U.-P. (2000).
L’art thérapie. Paris: Que sais-je.RODRIGUEZ J. & TROLL G. (1995).
L’art thérapie. Paris: Ellebore.GOMBRICH E. (1997).
L’histoire de l’art. Paris: Gallimard.9. CONDITIONS D’OBTENTION DU CERTIFICAT
•
Avoir pris part à tous les modules et avoir moins de 10% d’absencesjustifiées. Pour toutes les branches enseignées, une absence de
10% du total des heures est admissible. Dépassé ce 10%, une
compensation est demandée. Pour remplacer, un cours, l’étudiant
s’entretient avec l’enseignant du cours et convient avec lui d’une
équivalence de l’enseignement : lecture thématique et résumée,
autre cours équivalent, participation à un séminaire touchant au
sujet enseigné, etc. L’enseignant évalue l’équivalence de son cours,
et appose ensuite sa signature dans le carnet de progression de
l’étudiant, en mentionnant sous « remarques » qu’il s’agit d’une
équivalence.
•
Présenter le carnet de progression dûment signé : modules,évaluations, travail personnel en thérapie verbale et en art thérapie,
travail pratique en atelier, stage pratique en atelier, cours hors
formation le cas échéant.
•
Avoir réglé toutes les obligations administratives et financières.28
•
Les exigences pour l'obtention du titre doivent être remplies au plustard un an après la fin de la formation. Des prolongations
supplémentaires éventuelles, motivées doivent être demandées aux
responsables de la formation; le Goldsmith's College n'accepte que
les prolongations appuyées par un certificat médical.
10. CERTIFICATION
Les personnes ayant satisfait aux exigences de la formation
obtiennent un diplôme d’art-thérapie qualifiant pour la profession d’artthérapeute.
•
Le diplôme est délivré par l’EESP et par l’ITP de Berne•
Un diplôme postgrade en art psychothérapie est délivré parl’Université de Londres, Goldsmith College
•
Ce diplôme correspond aux exigences de formation posées parl’Association professionnelle suisse des art-thérapeutes (APSAT)
•
Pour être membre titulaire de l’APSAT, la pratique professionnelledoit être complétée jusqu’à 1000 heures selon les conditions émises
par l’association.
11. ORGANISATION DE LA FORMATION
La formation est organisée sous la forme de session de 3 à 4 jours
compacts, environ une fois par mois.
Les dates pour chaque année sont communiquées en temps voulu.
12. COÛT DE LA FORMATION
CHF 21'600.-- pour l’ensemble de la formation, payables à raisons : de
CHF 2'700.--/semestre, sur facture (prix 2003-2007).
Cette finance comprend :
•
Les 104 jours de formation•
L’évaluation des travaux exigés•
Le suivi par la coordinatrice•
Les frais d’examens et de diplôme•
L’écolage pour Londres et pour l’ITP (au tarif 2003)29
Ne sont pas compris dans le prix ci-dessus :
•
Les frais liés au développement personnel(30 h de thérapie verbale et 50 h de thérapie avec un artthérapeute)
•
Les frais liés au contact avec le référent•
Les éventuels frais liés au travail pratique (déplacements…)•
Les frais de supervision professionnelle•
Les éventuels frais d’accompagnement par un directeur pour letravail de mémoire.
13. DUREE DE LA FORMATION
La formation dure 4 ans.
Elle comprend :
•
104 jours de cours théoriques, soit 832 périodes•
320 heures de pratiqueS’y ajoutent :
•
le travail psychologique sur soi (30+50 heures)•
les heures avec le référent (minimum 6 heures)•
le travail personnel sur les techniques artistiques•
le journal de formation•
la rédaction des travaux exigés.•
les supervisions individuelles ou de groupe14. DESISTEMENT
Par écrit uniquement
•
Après confirmation de la participation mais avant le 30 juin de l'annéeen cours, CHF 250.-- seront retenus ou exigés;
•
A partir du 1er jour de cours, les frais de la 1ère année de formation(CHF 5'400.--) seront retenus ou exigés;
•
En cours de la formation, (après le 31 juillet de chaque année)l’écolage de l’année scolaire commençante (CHF 5'400.--) sera retenu
ou exigé.
30
15. INSCRIPTION
•
Au moyen d'un bulletin d’inscription dûment rempli•
Accompagné d’un curriculum vitae récent•
Envoyé à la formation continue de l’EESPIl sera tenu compte de l’ordre d’arrivée des dossiers; un courrier
indiquant si la candidature est retenue pour un entretien ou refusée
sera adressé personnellement aux candidat(e)s.
31
Liste non exhaustive des formateurs
ALLIN
Anne-Claude, professeure en soins infirmiers, licenciée en sciencesde l'éducation (Université de Genève), diplôme d'études approfondies en
science de l'éducation (Université Lumière Lyon 2).
ANTONIETTI
Fabienne, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College,diplôme d’éducatrice spécialisée, diplôme d’animation en ateliers d’artthérapie.
Travaille dans une institution pour enfants présentant des
troubles du comportement. En privé, avec enfants, adolescents, adultes à
l’atelier la Lucarne (Genève).
BARIN
Danielle, licenciée en philosophie (Paris 1 Sorbonne), Docteur enpsychologie (Université Lumière Lyon 2), psychanalyste. Maître de
conférences en psychologie à l'Université Lyon 2, à l'Institut de psychologie
jusqu'en 2002. Pratique clinique en individuel et interventions en institutions
(travail de consultante, groupes d'élaboration des pratiques ou d'analyse
institutionnelle).
BUGGE
Ronald, psychologue-analyste SSPA, diplômé de l’Institut C.G.Jung, Zurich.
CATTANEO
Mariagnese, doctorat en art/art-thérapie. A.T.R. (Art TherapyRegistration/American Art Therapy Association), Licensed Clinical Mental
Health Counselor (LMHC). Professeur et coordinatrice du programme d’art
thérapie, Leysley College, Cambridge Massassuchets, USA. Master en
éducation musicale, certifiée en thérapie musicale. Artiste. Pratique privée.
Séminaires en Europe, dont ISIS-Zürich.
CONVERGENCES
–centre de musicothérapie, Myriam LONGCHAMP,Pierre
DEBAZ, Roberto CORTESI, musicothérapeutes diplômés del’ASMT.
DUPASQUIER
Marie-Danielle, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College.Diplômée Beaux-Arts de Marseille. Ex-présidente de l’APSAT. A une
activité artistique régulière. Pratique dans un service psycho-pédagogique
scolaire avec des enfants et adolescents.
DROZ
Marcel, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College. Haute Ecoled’Art Appliqué (HEAA-HES) La Chaux-de-Fonds. Pratique en hôpital
psychiatrique, en institutions pour toxico-dépendants, en pratique privée et
dans un centre thérapeutique. Pratique artistique.
32
EVEQUOZ-WÄLTI
Déa, assistante sociale et animatrice, psychologue FSP– psychanalyste IIPB (Institut International de Psychanalyse C. Baudouin).
Pratique clinique en individuel, en institutions et formation d'adultes.
GABBAI
Philippe, neuro-psychiatre, ancien chef de clinique, directeurhonoraire des Services médicaux de la Fondation John Bost, France,
formateur, superviseur.
GOTTRAUX
Martial, sociologue, professeur EESP.HAEGER
France-Marie, art-thérapeute, A.T.R. (Art TherapyRegistration/American Art therapy Association), Brevet Ecole des Beaux-
Arts, Lausanne. Formation parallèle en art thérapie au Canada et aux
Etats-Unis. Enseigne l’art et l’art-thérapie dans différents programmes,
collèges et universités à San Diego, Californie, et en Suisse romande.
KAUFMAN
Gail, art-thérapeute A.T.R. (Art Therapy Registration/AmericanArt Therapy Association). Master of Creative Arts in Therapy, Hahnemann
University, Philadelphia, USA. Psychothérapeute ASP (Association suisse
des psychothérapeutes). Pratique privée.
LANGLAIS
Matthieu, maîtrise en psychologie, psychologue etpsychothérapeute Université de Sherbrooke. Psychothérapie,
enseignement, formation, supervision.
MEIER
Carina, art-thérapeute diplômée-Goldsmiths College, diplômée enpsychologie clinique, psychologue FSP, psychothérapeute. Thérapeute de
famille, de couple, de groupe, thérapie par le conte ; responsable clinique
du CTAS (Centre de consultation pour les victimes d’abus sexuel) Genève.
Supervisions et enseignement. Pratique privée et artistique.
RANDEGGER
Manuella, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College,enseignante en milieu spécialisé pour enfants (handicap mental),
praticienne en atelier d’expression (mise en jeu du corps, danse singulière,
théâtre).
REPOND
Yves-Alain, art-thérapeute APSAT, travaille en privé et eninstitution grâce en particulier au Land Art.
RIEDER Christophe,
psychologue33
RUMMEL WALKER
Rose-Marie, infirmière, art thérapeute APSATGoldsmith’sCollege. Formation en dynamique familiale. Licence en
psychologie de l’Université de Lyon. Pratique en institution (Service
universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent) et pratique
privée. Enseignement.
SUDRES
Jean-Luc, psychologue Clinicien (DESS), Psychosomotricien(D.E.), Cadre de santé, Docteur en Psychologie (Spécialité :
Psychopathologie). Formations en art-thérapies et thérapies médiatisées.
Enseignant Chercheur (MCF) à l'Université de Toulouse le Mirail et
Psychologue Clinicien au CHU de Toulouse. Auteur d'ouvrages et de
travaux sur les arts-thérapies (théorisations, méthodologies, applications et
recherches).
TRUUS WERTHEIM Geertruida Helena
, art-thérapeute à Maarsbergen(Hollande). Diplôme en ergothérapie (occupational therapy) de l’Université
de Jerusalem. Art thérapeute (geregistreed creatief therapeut/Hollande).
Vice-présidente de l’Association de thérapie à l’Institut de sociothérapie et
dans le cadre de la Pratt art-school, New York, USA. Conseillère de la
fondation néerlandaise de la santé des réfugiés.