PREVENIR le BURN OUT SYNDROME

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PREVENIR le BURN OUT SYNDROME

PREVENIR le BURN OUT SYNDROME

PREVENIR le BURN OUT SYNDROME Du travail-Roi au travail- Tyran, le syndrome d’épuisement évolue comme une passion déçue, de l’enthousiasme aveugle à l’épuisement amer. Trop d’investissements ou pas assez, les excès de tous ordres peuvent engendrer des réactions de détresse pour le salarié et des effets contre-productifs pour l’entreprise. Des croche-pieds névrotiques, tels une culpabilité refoulée ou d’autres moteurs inconscients peuvent parfois pousser à rechercher un travail persécuteur. Le refus de la réussite et la recherche de l’échec obéissent des processus différents avec des conséquences identiques. Le candidat au BOS est souvent un perfectionnisme, ou un idéaliste pris dans des contradictions explosives et des discordances profondes entre les aspirations professionnelles et les possibilités de réalisations quelque soit leur champ psychique : intellectuel, affectif, émotif ou moral. Dans l’affaire ENRON les auditeurs ont été confrontés à un dilemme moral, pris en tenaille entre leur indépendance professionnelle, les enjeux de l’entreprise et leur éthique personnelle. Des personnalités passionnées, inventives, celles ayant des caractères exigeants sont plus sensibles au risque d’investissement professionnel massif. La « maladie de l’idéalité » de la perfection ou de la réussite ne rend pas les cadres cocaïnomanes, ces cas exceptionnels ne peuvent être transformés en généralité. Il existe des travaux sur l’épuisement professionnel. Il n’existe pas, en France, d’études sur la mort par épuisement ni d’évaluations des suicides pour motifs professionnels, bien qu’ils en soient parfois la cause en raison d’une perte d’emploi, d’échec aux examens ou à la promotion, de harcèlement, de placardisation, etc. Le « Burn Out Syndrome » (années 70 ) est différent du « kaloshi ou « karoshi » nippon (années 80). Le premier concerne l’état d épuisement professionnel. Le second définit la mort par épuisement au travail au Japon. Dans la culture japonaise, les valeurs et l’identité sont très fortement ancrées sur la réussite professionnelle. Il importe de différencier les contextes culturels et les expressions cliniques variables dans le temps. Voici plus de deux siècles, en France, le Dr Tissot (1768) décrivait les méfaits de l’acharnement au travail sur la santé. QUELQUES SIGNES D’ALERTE : La forme habituelle du syndrome d’épuisement correspond à une profonde fatigue avec désintérêt global, hormis l’obnubilation professionnelle et des cauchemars fixés sur le travail. Dans sa forme la plus sévère, il est vraisemblablement rarissime. L’allure « pseudo-dépressive » du Burn Out diffère de l’état dépressif par la focalisation professionnelle intense associée au refus d’admettre et de parler de la situation. ; Le rôle des médecins du travail est très important pour différencier burn out syndrome et dépressions Les signaux d’appel : des problèmes psychologiques, les troubles du sommeil, l’irritabilité et les colères, le renferment maussade pèsent sur la famille et les amis qui incitent à consulter.  Des indicateurs physiques : surveiller son tour de taille, sa tension, sa glycémie et son cholestérol prévient les risques du syndrome métabolique et des accidents cardiovasculaires.  Les conduites addictives tentent de juguler le stress et majorent les oublis, étourderies, erreurs, accidents, toute la panoplie cognitive des actes manqués à répétition, plus ou moins graves.  Négliger ces clignotants peut conduire au sabordage professionnel voire exceptionnellement à une rupture mélancolique.  Les capacités de récupération intellectuelles et émotives sont lentes et peuvent laisser des traces : peur de soi, perte d’estime perte de confiance en l’équipe, et échecs à répétition. Si l’intoxication par le travail existe, l’empoisonnement mortel resterait à décrire. Il est possible d’avoir une over dose de boulot, ou de « se tuer à la tache ». Il est moins classique de mourir de rire, de peur, de chagrin, mais, en France, il est rare de mourir de travail et c'est heureux. Dr Isabelle GAUTIER – PARIS – isgautier@free.fr

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