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Séjour de rupture quelques adresses

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Séjour de rupture quelques adresses

Séjour de rupture quelques adresses

Sept adresses de lieux de séjour de rupture, suivi de quelques articles sur ceux-ci. En effet ces séjour pose question depuis un certain temps. Est ce une solution, et comment la mettre en place.

 

 

http://perso.wanadoo.fr/avelnomad/sejours.html  séjour de rupture à la voile

http://www.operation-orange.org/Séjour de rupture en  Egypte

http://www.irfas.org/gecko/Séjour de rupture au  burkina-faso

http://www.vivre-a-nguekokh-senegal.com/   séjour de rupture au sénégal

http://www.viabrachy.com/ Séjour de rupture long terme

http://perso.wanadoo.fr/voyages.en.peniche/ Séjour en péniche

 

 

 

 

 

Séjour de rupture

Un adolescent meurt
au cours d'un séjour éducatif en Zambie
Le Monde -| 15.04.03

Accusé de mauvais traitements, l'encadrant du voyage a été mis en examen à Brest.

Parti en Zambie le 24 février pour effectuer ce que les services sociaux appellent un "séjour de rupture", C., un garçon de 15 ans de la région brestoise, y est décédé le 17 mars.

Devenu le souffre-douleur de son groupe qui comptait huit autres mineurs en difficulté, il a subi des violences qualifiées d'"inadmissibles" par le procureur de Brest, François Nicot. L'encadrant du séjour, âgé de 39 ans, a été mis en examen pour "séquestration et violences aggravées sur personne vulnérable" et écroué le 9 avril à Brest. Selon les dires de garçons du groupe, il aurait encouragé et même participé à certains faits.

L'adolescent ne se serait pas intégré au groupe et aurait fugué. Retrouvé à 14 kilomètres de la ferme qui servait de base au séjour à Livingstone, il y a été ramené. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'encadrant est arrivé en état d'ébriété. Il aurait demandé aux adolescents de frapper le garçon une fois déshabillé. L'adolescent aurait reçu des coups de bâton, notamment de l'encadrant. Il aurait été traîné sur le dos jusqu'à une mare destinée à des cochons, où sa tête aurait été plongée. A un autre moment, l'encadrant aurait donné l'ordre d'attacher le garçon à un poteau par les poignets et les chevilles. Il y serait resté, nu, de 17 heures à 5 heures du matin.
C. fera ensuite partie d'un voyage jusqu'à Lusaka, la capitale, avec trois autres adolescents du groupe et l'encadrant. Le souffre-douleur est pris d'incontinence et est de nouveau frappé. Epileptique, il est pris d'une crise de tremblements et amené par l'encadrant jusqu'à une clinique chinoise, puis transporté dans une clinique réservée aux Européens où il décède une heure plus tard pour "insuffisance respiratoire" selon les responsables de cet établissement.

Le premier motif avancé par l'encadrant pour expliquer le décès sera une chute de vélo, mais la thèse s'effondre rapidement. Le parquet de Brest fait rapatrier le corps. L'autopsie conclut qu'il n'y aurait pas de relation de cause à effet entre les coups et la mort, laquelle serait due à une crise d'épilepsie. La justice constate des marques sur le dos ainsi qu'aux poignets et aux chevilles.

DEVANT LES ASSISES
Le parquet a donc saisi, pour coups mortels, le juge d'instruction. Pour l'heure, ce dernier a retenu contre l'encadrant le chef de "séquestration et violences aggravées sur personne vulnérable".

Cette qualification de nature correctionnelle ne satisfait pas Ronan Appéré, l'avocat de la famille du jeune homme, pour qui les actes commis par l'encadrant relèvent de la barbarie et justifient un passage devant les assises et non le tribunal correctionnel. Il évoque une éventuelle demande de délocalisation du dossier "si les parties civiles ont l'impression qu'il n'est pas traité en rapport avec la gravité des faits". La mère de la victime, qui a porté plainte, explique de son côté : "Mon fils avait des difficultés mais croquait la vie à pleines dents et ceux qui le connaissaient l'aimaient pour ce qu'il était."

Le jeune homme, qui rencontrait des difficultés scolaires et agissait avec violence, n'avait toutefois pas été placé pour des faits de délinquance. Dans le cadre de l'assistance éducative, un juge des enfants l'avait confié au conseil général du Finistère qui avait déjà sollicité, depuis 1994, avec satisfaction, l'association parisienne Vagabondage, l'employeur de l'encadrant. "L'association était pour nous jusqu'à présent un tiers digne de confiance", explique Pierre Maille, le président (PS) du conseil général qui a porté plainte contre X...

L'association, créée en 1986, dispose d'une habilitation du conseil général de l'Aude pour un centre situé dans ce département. Elle n'en a toutefois pas pour ses autres activités, notamment dans le Finistère. Mais son directeur, Robert Antraygues, parle d'un état de fait connu de tous, citant une lettre qui indique que le service d'aide sociale à l'enfance du département de Paris utilise l'association.

Les adolescents participant au séjour Zambie étaient d'ailleurs envoyés par différents juges pour enfants et conseils généraux. L'encadrant n'avait pas de diplôme d'éducateur spécialisé et aurait été aidé par sa compagne zambienne et trois autres personnes sur place. Pour ce type de travail, Robert Antraygues juge que le profil de l'homme, un professeur de culturisme qui avait tenu un camping, convenait. Robert Antraygues explique n'avoir pas été mis au courant des graves problèmes intervenant dans ce séjour : "J'ai été informé que le gamin avait des difficultés d'adaptation, sans plus". Un autre jeune Finistérien, qui a participé aux coups, a été placé dans un hôpital psychiatrique du département.
Vincent Durupt

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« Je ne suis pas sûr que Cyril devait être envoyé si loin »
 Faut-il encourager les « séjours de rupture » ?
Jean-Pierre Rosenzveig. On ne peut pas répondre de manière générale car chaque situation est très particulière. Un séjour de ce type, c'est une technique destinée à répondre à un besoin. Dans certains cas, il peut être tout à fait utile d'éloigner un adolescent de son quartier et de son milieu familial. Je ne suis pas sûr, en l'occurrence, que Cyril devait être envoyé si loin. Et je voudrais faire une mise en garde, ce n'est pas parce qu'on envoie des gamins de plus en plus loin, au fin fond de l'Afrique, qu'on doit leur donner un encadrement et un suivi éducatif et sanitaire au rabais. Au contraire, plus les enfants sont loin plus la vigilance et le suivi doivent être impeccables. N'oublions pas qu'ils sont en danger et qu'on est là pour les protéger.
Ce qui vous choque le plus, dans ce drame ?
Une mesure de placement ne déchoit pas les parents de leur autorité parentale. Il est aberrant que la famille ne sache pas exactement où se trouve l'enfant, quel projet éducatif lui est proposé et qu'elle n'ait aucun moyen de le joindre, même indirectement. Il n'est pas normal que le directeur de l'association Vagabondage ait été si peu au fait de ce qui se passait dans cette structure. Il est inquiétant que le conseil général, lui-même, n'ait pas davantage contrôlé une telle structure. Mais, le plus choquant dans ce drame, c'est que ce gamin n'ait pas eu d'autre moyen que la fugue pour exprimer son mal-être. S'il avait des problèmes, il aurait dû pouvoir se plaindre et le faire savoir.
Le fait que « l'éducateur » sur place ne soit pas diplômé ne vous étonne pas ?
Non. Dans le secteur de l'enfance en danger, on fonctionne beaucoup à la confiance. Il arrive souvent que l'on fasse appel à des non-professionnels, souvent très compétents, dès lors qu'on a toutes les garanties sur la qualité du séjour. Cela dit, il faut reconnaître qu'on peut se faire avoir.
Qu'est-ce qui peut inciter des associations à pareils dérapages ?
Il ne faut pas se leurrer, il existe un véritable marché de l'enfance en danger. Financièrement, c'est un secteur qui pèse très lourd : au moins 35 milliards de francs (5,34 milliards d'euros). Il peut se révéler très lucratif pour les structures qui y interviennent, même s'il est rare que les intervenants en profitent individuellement.
Propos recueills par E.F.
Le Parisien , samedi 19 avril 2003
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Mineurs délinquants.
Enquête sur les camps éducatifs
après le décès d'un ado
Le ministre de la Justice a saisi l'Inspection générale des services judiciaires après la mort d'un adolescent en difficulté qui participait à un camp éducatif en Zambie. Cyril, 15 ans, aurait été maltraité par ses camarades.

PLOUGASTEL-DAOULAS (FINISTERE), HIER. Les parents de Cyril ne savaient pas pour combien de temps partaient leur fils, ils n'avaient en outre aucun moyen de le joindre. (LP.)
DERRIÈRE ses épaisses lunettes, le regard est un peu flou, mais le visage radieux. « Cyril croquait la vie, dit sa mère, Doriane, 36 ans. Mais si on le cherchait trop, il pouvait être très violent. » « C'était un dur au coeur tendre », complète son père, un ouvrier intérimaire de 39 ans. Le 17 mars dernier, à des milliers de kilomètres de Plougastel-Daoulas, la petite ville du Finistère où vivent ses parents, le sourire de cet adolescent de 15 ans s'est définitivement éteint. Cyril est mort dans un hôpital de Lusaka, en Zambie. Depuis trois semaines, il effectuait dans ce pays un « séjour de rupture » dans un « camp éducatif », dans le cadre de l'association parisienne Vagabondage. Une mesure qui s'applique aux mineurs en difficulté, décidée par un juge pour enfants de Brest et mise en musique par le service d'aide sociale à l'enfance du conseil général du Finistère.

« Très choqué » par le décès de l'adolescent, le garde des Sceaux, Dominique Perben, a saisi jeudi l'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) et l'inspection de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) « afin d'évaluer la pertinence et la valeur éducative de ces placements de rupture, notamment quand ils ont lieu à l'étranger ». Il invite également les conseils généraux à « ouvrir rapidement une réflexion commune, afin (...) de mieux encadrer l'action des associations qui travaillent avec les services sociaux des conseils généraux ». Officiellement, le décès de Cyril est dû à une crise d'épilepsie. Mais les traces de coups retrouvées sur son cadavre attestent de violences. « Il a été massacré », souffle sa mère.

Sur place, en Zambie, le camp était géré par un seul homme, Fred, 39 ans. Engagé volontaire pendant deux ans, « tout en muscles » selon des témoins, l'homme n'a pour tout diplôme qu'un brevet de culturisme. Mis en examen pour « séquestration et violences aggravées sur personne vulnérable », il a été écroué le 9 avril à la maison d'arrêt de Brest. Un drôle d'oiseau... Partisan des méthodes autoritaires, il admet recourir, dans certains cas limites, à la « fessée » : des coups de bâton assénés, en public, sur les fesses des récalcitrants. Il assure que Cyril était son « chouchou » et que ce sont les autres adolescents, par jalousie, qui lui ont fait la vie dure. Ces derniers admettent avoir frappé Cyril, mais précisent que c'était « sur ordre » de leur « éducateur ». Fred, lui, s'en défend. Il reconnaît cependant avoir ligoté son « chouchou » à un poteau, toute la nuit du 9 au 10 avril, « pour l'empêcher de fuguer ». Plusieurs adolescents l'accusent d'avoir privé Cyril de ses médicaments, indispensables pour lui éviter les crises d'épilepsie. Le culturiste, lui, assure que c'est l'ado qui refusait de les prendre. Loin de tout, sans téléphone, sans appui, Cyril est mort en souffre-douleur.

« Cyril ne supportait pas la contrainte »
Seule certitude : « Il n'aurait jamais dû faire ce séjour », se lamentent ses parents. L'adolescent, « hyperactif » et sujet à de brusques accès de violence, n'était pas connu des services de police mais les services sociaux, eux, le connaissaient bien. Fugueur, rebelle à l'autorité, « il ne supportait pas la contrainte », se souvient sa mère. En novembre dernier, exclu de son internat, Cyril était retourné vivre auprès des siens. L'idée d'un séjour en Afrique lui plaisait bien. « Il voulait faire quelque chose de sa vie », explique son père. « Mais nous, on n'a pas eu notre mot à dire. On ne nous a rien fait signer. On ne savait même pas où le joindre », dit sa mère. « Six mois, douze mois, dix-huit mois... on ne savait même pas pour combien de temps il partait », ajoute-t-elle.

Directeur de Vagabondage, Robert Antraygues se dit « assommé » et a pris contact avec un avocat : « Nous travaillons depuis cinq ans avec Fred. Il ne nous a jamais posé de problèmes. » Au consulat de Zambie, pourtant, une fonctionnaire s'étonne : « Je me suis toujours inquiétée de la présence de ce camp ici, notamment sur le plan médical. Mais comme il était autorisé par la Protection de l'enfance, j'avais quand même confiance. »
Elisabeth Fleury
Le Parisien , samedi 19 avril 2003
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Des séjours pour des enfants en grande difficulté
LES SÉJOURS dits « de rupture » se déroulant à l'étranger concernent un très petit nombre de mineurs. « Quelques dizaines par an », estime le magistrat Jean-Pierre Rosenszveig. Soit une poignée au regard des 450 000 enfants pris en charge chaque année par les services d'aide sociale à l'enfance (ASE). Parmi ces derniers, 140 000 sont hébergés effectivement dans des foyers ou des familles d'accueil. Et entre 1 000 à 1 500 pris en charge, sur le mode de l'éloignement du milieu familial et/ou du quartier, dans des « lieux de vie » situés en France et, pour certains, à l'étranger. « Ces séjours s'adressent à des enfants en très grande difficulté », souligne le magistrat. La Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) accueille de son côté près de 10 000 mineurs dans ses propres structures (hors secteur associatif habilité).
Le Parisien , samedi 19 avril 2003

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Commentaires

betty nigon dit c"est honteux de mettre des éducateurs meme pas eux eduqués on leurs cofient nos enfants dans un dernier recours misérable pour cette affaire j'espere qu"il sont allez garder des vaches apres ca

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