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autisme, amygdale, émotion et gestion du stress

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autisme, amygdale, émotion et gestion du stress

autisme, amygdale, émotion et gestion du stress

Les causes de ce trouble psychologique sont encore loin d’être élucidées, mais une étude américaine publié mercredi dans le Journal of Neuroscience démontre que les personnes souffrant d’autisme ont moins de neurones dans une zone du cerveau dont dépend l’expression des émotions et le comportement social.

 

Dix-neuf cerveaux appartenant à des personnes décédées de 10 et 44 ans, dont neuf souffraient d’autisme, ont été examinés par les chercheurs de l’université américaine de Californie. Grâce à une technique nommée « analyse stéréologique », ces chercheurs ont pu dénombrer les neurones des cerveaux dans une zone appelée « amygdale », pour sa forme d’amande. Résultat: les autistes possèdent un nombre significativement inférieur de neurones dans cette région du cerveau, une conclusion qui vient confirmer le lien pressenti entre cette zone et l’autisme.

 
 

Le lien entre l’autisme et l’amygdale était déjà pressenti

 
 

L’amygdale est une partie du cerveau qui intervient notamment dans le processus de mémorisation des émotions et dans le développement des comportements sociaux. Elle intervient par exemple dans l’apprentissage de la peur. Elle sert également à décrypter les émotions de nos proches. Une étude précédente a montré que l’amygdale s’active lorsqu’il s’agit de deviner les émotions d’autrui en regardant les expressions de son visage. Chez les sujets autistes, l’activation de cette zone n’a pas lieu dans cette situation.

 
 

« Ces découvertes complètent d’autres études qui suggéraient que des anomalies de l’amygdale contribuaient significativement au déficit de fonctions sociales » qui définissent l’autisme, explique Emanuel DiCicco-Bloom, professeur de neurologie pédiatrique à l’Université de médecine du New Jersey. Le résultat de l’étude, publiée par le Journal of Neuroscience est jugé « un peu surprenant » par Cynthia Schumann, un des auteurs de l’étude. Des études d’imagerie magnétique antérieures avaient montré que l’amygdale était sensiblement plus grosse en volume chez les jeunes garçons souffrant d’autisme que les sujets « sains ».

 
 

Prochaine étape : observer l’évolution des neurones tout au long de la vie

 
 

Grâce à l’étude de l’Université de Californie, le lien semble désormais certain. Mais elle n’assure pas pour autant que la déficience de l’amygdale soit la cause de l’autisme. Plusieurs hypothèses sont envisagées. Le déficit neuronal peut tout d’abord dater de la naissance du sujet, ou au contraire découler d’un processus de dégénérescence causant l’autisme. Autre possibilité, l’atrophie neuronale de l’amygdale est la conséquence de l’autisme : à force de ne pas être « utilisés » par le malade, les neurones chargés des émotions disparaissent. Une telle perte pourrait enfin être causée par le très haut niveau d’anxiété ressenti par les intéressés.

 
 

Le lien mystérieux entre l’amygdale et ce trouble du comportement devra donc être exploré plus avant. Pour ce faire, l’une des pistes consiste à développer des techniques permettant de compter les neurones de personnes en vie, afin d’observer l’évolution de leur quantité chez des jeunes sujets autistes. La recherche sur ce trouble psychologique est « un processus à plusieurs étapes », souligne David Amaral, autre membre du groupe d’étude, qui ajoute : « Au moins, nous en avons franchi une de plus ».

 

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Commentaires

Michael dit enanignset de mon fils Louis (16 ans) que je vous e9cris.Louis est actuellement scolarise9 en temps partage en ULIS-Impro en vue de pre9parer un projet d\'orientation en espaces verts. C\'est un gare7on agre9able, gentil, serviable et curieux.En ce de9but d\'anne9e, et ce en concertation avec toute l\'e9quipe e9ducative, nous lui avons trouve9 un stage chez un paysagiste. Le verdict e0 l\'issue de ces 5 jours fut bel et bien re9el : l\'inte9gration dans un milieu ordinaire est peut-eatre un peu trop pre9mature9 et pour cause, Louis de9croche parfois, observe un colle8gue de travail et oublie la te2che qui lui a e9te9 demande9e. Il donne une impression de fatigue de8s le milieu de la matine9e en traeenant ses pieds. Il lui arrive d\'aller visiter un endroit ailleurs en quittant l\'endroit de son activite9. Une surveillance continue est indispensable Et pourtant, lorsqu\'il est en lieu connu, il a la faculte9 d\'anticiper et de reste9 concentre9 sur la te2che qu\'on lui demande de faire.Autre point caracte9ristique : il n\'utilise quasiment pas le vouvoiement au meame titre qu\'il ne respecte pas les distance de politesse. Il est souvent absent lorsqu\'on lui parle ou ne re9pond pas. Lorsqu\'on l\'appelle il re9pond par quoi ?Il observe beaucoup et peut rester des longs moments e0 regarder les voisins tondre leur pelouse. Lorsqu\'il entend du bruit dans la rue, il sort pour aller regarder ce que c\'est.Il est pube8re, mais sa transformation physique ne l\'a e9tonne9.Bref, je pourrais vous lister d\'autres attitudes, mais je pense vous avoir trace9 les grandes lignes.Depuis sa plus tendre enfance, il est suivi par des spe9cialistes, notamment des ge9ne9ticiens. La dernie8re analyse date de 2009, et nous avions eu recours e0 un test par puce e0 ADN. Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas quoi penser, les re9sultats n\'ont pas abouti e0 une re9ponse concluante dans le sens of9 e0 ce jour, nous ne savons toujours pas de quoi est atteint Louis.Peut-eatre pouvez-vous m\'adresser e0 des parents qui vivent la meame situation que la mienne afin de trouver des re9ponses e0 certaines questions d\'ordre scolaire, professionnel ou autres ?Ce serait avec plaisir que je vous rencontrerais avec Louis, j\'avoue que ce n\'est pas toujours facile de parler ou de de9tailler un handicap afin que l\'interlocuteur le comprenne.D\'avance, je vous remercie et vous laisse mes coordonne9es :

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Pierre-Alain dit Je pense vraiment important que l'on considère l'utilité de la cohérence cardiaque comme point de référence du travail avec l'amygdale. En effet l'évaluation du mouvement émotionnel permet avec clarté de comprendre les réactances et résistances du sujet souffrant d'autisme

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