Pratique de la PNL et de l'hypnose en intervention éducative

Techniques utiles

Dans l’apprentissage de l’ajustement la notion de distance proxémique est vraiment très importante. Il est essentiel de trouver la bonne distance corporelle avec un enfant surtout s'il subit des traumatismes dans son milieu familial. C'est la distance proxémique qui peut permettre à l'enfant de se sentir en sécurité. On est particulièrement attentif à cette distance quand on doit entrer dans la chambre ou qu'on le rencontre dans les corridors. Le sentiment d’intrusion est amplifié si le thème abordé est sensible. Elle peut aller de 0 à 300 cm en général. Trop grande le rapport sera froid, trop près l’enfant se montrera spontanément agressif.

 

Quand Louis se trouve confronté à moi, il est souvent agressif et violent. Il a été abusé par son père. En étant attentif à lui et à ses réactions, je réalise qu’il apprécie que je me trouve a une distance respectable de lui, quand je veux lui parler d’un difficulté. Je me place de l’autre coté de la pièce environs 3 mètre pour lui parler, il s’installe alors et échange avec moi complètement détendu. En étant attentif à lui et à ses réactions j'ai réalisé qu'il apprécie que je me trouve à une distance respectable de lui quand je veux lui parler.

 

Il est important de repérer le canal sensoriel préférentiel de l’enfant, cela peut se faire en écoutant les mots qu’il emploie ou les accès visuels qu’il utilise quand il réfléchit.

 

Nous sommes tous chaque jour confrontés à de nombreuses situations existentielles qui comportent des aspects positifs et négatifs. Nos perceptions sensorielles, l'ouïe, la vue, le toucher et le goût et l'odorat ouvrent les portes sur la réalité. Elles sont essentielles à la construction d'une conscience du monde qui nous entoure.

 

La PNL détermine trois de ces sens comme composant déterminant de l'image mentale de notre environnement. Les systèmes visuels, auditifs et kinesthésiques, ce dernier étant constitué des perceptions de contacts ou de ressentis corporels tels que la tension, les douleurs, le froid, le chaud etc.

 

Pour m'être exercé à la dégustation professionnelle de café, je sais qu'il est clair qu'il existe des aveuglements non conscients à certains goûts ou odeurs. De même que de tels aveuglements existent dans tous les systèmes de perception.

 

Chaque individu perçoit donc le monde qui l'entoure selon des acquis différents voire divergents. La PNL cherche entre autre à mieux comprendre en quoi cette perception imparfaite de la réalité peut influencer l'individu.

 

De toute évidence l'individu privilégie un type ou un autre de système, il est soit visuel soit auditif soit encore kinesthésique. Avec la PNL nous avons les moyens d'évaluer avec plus de précision le type de système privilégié que l'individu utilise et donc de quelle manière la personne constitue sa carte de la réalité donc de quelle façon elle interprète le monde qui l'entoure.

 

Pour se déterminer la PNL invite l'éducateur à être attentif au vocabulaire et aux descriptions que peut faire un enfant en décrivant un simple souvenir. Cela permet de bien choisir le terme à employer dans une histoire ou une explication, de favoriser la compréhension de sa part en se mettant en parallèle.

 

Orientation visuelle (40%).

Le personne utilisera de préférence les mots tels que "J'ai vu, c'est clair, à première vue. Les prédicats sont: voir, regarder, montrer, cacher, clarifier, éclairer, visualiser, perspectives, image, lumineux, clair, brillant, couleur, vague, flou, net, clairement, vaguement, briller, observer, rayonner, ressembler, apparaître. Les mouvements oculaires sont en haut ou au milieu dans le vide. Cette personne décrira les situations en termes de ce qu'elle aura vu. Quand elle doit se souvenir d'un détail, elle s'attachera à vérifier au travers d'une image remémorée et revisitée afin de répondre à une question.

 

En tant que pédagogue, pour ce type d'enfant j'utilise des schémas, des dessins pour expliquer les devoirs ou une situation. Je souligne en couleur un texte à lire. Ces enfants apprécient beaucoup la vidéo et sont particulièrement doués pour repérer les signes non verbaux visibles. Un long texte ne leur est pas utile, mais un bon croquis leur est très avantageux.

 

Orientation auditive (30%).

Les personnes auditives relatent un souvenir en utilisant les mots comme "il a dit, j'ai fait une fausse note, bien entendu merci" les prédicats sont entendre, parler, dire, écouter, questionner, sonner, dialogue, accord, désaccords, bruit, rythme, tonalité, mélodieux, musical, harmonieux, bruyamment, rire, exprimer une opinion, dialoguer" Les mouvements occulaires sont au milieu à droite ou à gauche ou en bas à gauche.

 

Ces personnes donneront une importance toute particulière à ce qui aura été dit ou non dit. Les enfants auditifs exigent une grande attention de la part des personnes qui leur parlent, ils mémorisent facilement des textes mais ont plus de difficultés à aborder un schéma ou une description visuelle. Leur sont chers: les encouragements verbaux, les engagements, les objectifs qui se définissent en termes clairs.

 

Orientation kinesthésique (20%).

Le discours de la personne kinesthésique s'articule autour des termes comme "Je me sentais si bien, il faisait froid, je ne ressentais pas de douleurs, ce mec je ne le sens pas, sa voix est douce, fait un geste." Les prédicats sont se sentir, toucher, pression, en contact avec, lisse, approcher, tomber, lâcher, saisir, relaxé, concret, ferme, sensible, solide, mou, dur, chaleureux, froid. Les mouvements oculaires sont en bas à droite. Dans la mesure du possible je vais favoriser les contacts corporels comme les massages Shiatsu. Je suis très attentif aux plaintes sur le plan physique, aux douleurs abdominales et aux maux de tête, qui les perturbent souvent rapidement. C'est une personne à qui il est difficile d'expliquer verbalement une situation. Ce type de perception corporelle est très peu explicite dans notre civilisation, nous avons tendance à privilégier le discours ou l'apport visuel. Le langage du corps nous est souvent étranger. Les pédagogues anthroposophes ont une meilleure connaissance du langage du corps. Par exemple pour décrire des lettres, ils invitent les enfants à modeler la forme avec leur propre corps, donnant ainsi une vie kinesthésique à des concepts abstraits. De telles personnes apprennent énormément par l'expérience physique, le mouvement, et le déplacement dans l'espace.

 

Pour déterminer le canal préférentiel de l'enfant, je lui pose quelques questions et observe dans quelle direction se dirige son regard avant de répondre. J'analyse aussi le vocabulaire employé. Le déplacement oculaire et une légère fixité est un premier pas dans la focalisation. C'est le signe d'entrée en transe.

 

Michèle et Cécile (5ans) sont toutes excitées à l'heure du coucher. Je leur propose un voyage avec Marry Poppins au pays imaginaire. Elles sont toutes les deux couchées, le regard tourné vers le bas. Elles sucent leur pouce. J'introduits des fleurs dans les prairies. Ces fleurs sont des sucettes de toutes les couleurs. Les deux héroïnes de l'histoire en prenne chacune une et les sucent tranquillement. Je soutiens ainsi la focalisation par le canal préférentiel des fillettes, la favorise et l'amplifie.

 

 

 

 

 

Adopter la position basse c'est accepter que nous ne savons pas non plus. L'éducateur se tient souvent en position haute afin d'assurer la bonne gestion du temps et de l'espace de tout le groupe dans l'institution. Elle est souvent garante de l'autorité et du sentiment de sécurité chez l'enfant. Pourtant il est important de savoir quitter cette position haute surtout quand l'enfant régulièrement ne semble pas comprendre ou qu'il dit qu'il ne sait pas. L'enfant doit pouvoir saisir que nous ne comprenons pas tout, que nous avons besoin d'éclaircissement. Il est très important dans le processus de la transe qu'il sache que c'est lui qui détient la solution.

 

Pour favoriser la suite de l’intervention, il est important d’obtenir l’acquiescement de l'enfant par exemple en lui proposant de choisir le fauteuil ou il vivra la meilleure transe.

 

C’est une forme de manipulation, il faut donc être très vigilant avec nos motivations et notre éthique. En obtenant un premier oui par le choix on conduit l'enfant à accepter progressivement l’idée qu’il entrera en transe. Obtenir un acquiescement sur une petite chose permet en général d’obtenir le oui sur des actions plus grande. A ce sujet l’ouvrage de Robert Vincent joule [9] décrit avec précision les procédés manipulateurs qui démarre avec des phénomènes tel que le pied dans la porte. On peut utiliser une suite de questions dont la probabilité d'acquiescement est quasi totale.

 

·              Tu veux que je te racontes une histoire?…oui

·              Tu veux savoir la suite? …oui

·              Es-tu bien couché? …oui

·              Après cette histoire tu pourras t'endormir? …oui.

Si la première question posée avait été la dernière il est plus probable que j'aurai obtenu un non.

 

Outils

L'hypnose conversationnelle est un outil développé par Erickson. Souvent en sortant de son cabinet les clients lui demandaient quand allait commencer la séance d’hypnose. En fait elle était déjà terminée.

 

En utilisant les signes de focalisation durant une discussion informelle et en invitant les personnes à se centrer sur leur expériences internes, ou tout simplement en les aidant à focaliser sur l’idée qui attirait leur attention, la transe peut être mise en place durant une simple discussion.

 

Cette technique permet de conduire une transe sans cadre particulier.

 

Avec les enfants j’utilise souvent cet outil durant de simples discussions en observant le mouvement des yeux son seuil de concentration. Il vit alors une conversation qui lui permet de se détendre ou de trouver plus facilement une solution à un problème.

 

L’observation des mouvements oculaires m’aide aussi à voir de quelle façon l’enfant analyse ou se remémore une situation.

 

La transe conversationnelle est un outil adapté lors des repas ou quand l'enfant fait irruption avec un souci, un problème ou un questionnement.

 

Un enfant désire un jouet dans une vitrine ou qu’il voit sur un étalage. Je l'invite alors à le décrire en détail et à imaginer ce qu’il ferait avec ce jouet s'il le possédait, La métaphorisation sur le jouet permet à l’enfant de se distancier de la frustration sans s’en rendre compte et d’évoluer vers des sentiments plus agréables.

 

Une autre manière de faire de l'hypnose conversationnelle consiste rapporter les dires d'une personne inconnue de l'enfant mais qui aurait une place dans son imaginaire comme un ancien résident de l'institution ou une grand-mère, lui dire qu'il a appris à faire telle ou telle chose en utilisant telle ou telle ressource.

 

Le fait de faire dire quelque chose à une autre personne que nous laisse plus d’impact sur l’enfant.

 

Philippe a un problème de rangement de sa chambre.

·         Ah au fait j’ai connu un enfant qui s’appelait Matthieu et qui a eu le même problème de rangement que toi. Et bien chaque matin il rangeait sa chambre avant le déjeuner, il a été très content car après les leçons il pouvait jouer. Aujourd’hui il fait une école d’informaticien

·         Ma grand mère disait toujours que ranger sa chambre est une tache difficile mais bien utile pour l’avenir etc

 

Le soir au coucher j’aime bien enseigner aux enfants les techniques qui permettent de maîtriser la force: exercices de concentration, écoute des battements de son cœur, suivi de leur rythme respiratoire. Les enfants adorent ces petites activités d’entraînement qui ne sont en fait que des petits moyens de faire de l’auto-hypnose. Cela leur permet de mieux s’endormir et d’être plus détendu au lever le matin. Vous connaissez peut-être les Jedy de la Guerre des Etoiles. Chez nous les enfants sont passionnés par les aventures de Sky Walker. Pour eux, ce conte moderne a beaucoup de signification.

 

En effet Luke le héros doit passer par une période d’apprentissage pour maîtriser la force. Fredy et Luc, 8 et 10 ans, doivent se coucher assez tôt, régulièrement ils n’arrivent pas à s’endormir et discutent de longues heures avant de trouver le sommeil.

 

Je leur propose d’apprendre des techniques Jedy pour maîtriser la force, ils sont enthousiastes. Je leur explique qu’il est important de compter les battements du cœur. Ce qu’ils font avec plaisir. Ils s’endorment très vite et au matin Fredy me déclare "C’est génial ton truc j’ai compté les battements de mon cœur toute la nuit!"

 

Ils peuvent apprendre qu'il est alors possible d'utiliser cette technique lors d'une épreuve scolaire ou quand ils doivent affronter une difficulté.

 

Apports principaux de la Pnl à l'intervention éducative.

Mon objectif au travers de cette présentation n'est pas de développer la théorie de la pnl. Bien plutôt de mettre en évidence en quoi elle me sert dans mon action auprès des enfants et adolescents dont j'ai la responsabilité.

Je suis conscient que beaucoup de critiques ont été formulées au sujet de cette approche, quand a son aspect manipulatoire. Je reconnais qu'une pratique abusive de certaines techniques proposées par cette approche peut revêtir un tel caractère. Je ne m'arrêterais donc pas aux techniques d'ancrages et de menu d'influence qui ont pour but une influence directe sur l'individu. Par contre j'ai trouvé dans la Pnl, certains outils que j'utilise personnellement et que je vais vous décrire ci-dessous. Si ce modèle vous intéresse, je vous encourage vivement à lire un ouvrage complet ou à suivre un des nombreux cours disponibles pour vous faire une image plus exacte de cette approche.

Richard Bandler décrit l'intervention en Pnl

"La PNL c'est 95 % d'observation et 5% d'intervention"

Les systèmes de représentation sensorielle.

un site sur ce thème http://www.vakpnl.com/ 

Nous sommes tous chaque jours confrontés à de nombreuse situation existentielle, qui comportent pour nous des aspects positifs et négatifs. La question est comment nous créons-nous une représentation de la réalité. Premièrement par nos perceptions sensorielles, tel que l'audition, la vision, le toucher, l'olfaction, et les saveurs perçues par la langue (salé, sucré, amère, acide.). Ces portes d'entrée de la réalité sont essentielles à la construction d'une réalité mentale, image, conscience du monde qui nous entoure.

Je suis dégustateur expert en café. J'expérimente au travers de la recherche dans ce domaine, à quel point notre perception du monde peut s'affiner par l'exercice. De même la diversité de perception qui existe entre différents dégustateurs d'un même produit.

La Pnl a déterminé que trois de ces composants étaient déterminant quant à l'image que l'on pouvait se faire de cet environnement.

le système visuel

le système auditif

le système kinesthésique est constitué par les perceptions de contacts ou de ressenti corporelle, tel que la tension, les douleurs, le froid, le chaud, etc...

Il est clair en raison de l'expérience que j'ai acquis en dégustation qu'il existe des aveuglements non conscients à certain goût ou odeur. De même de tels aveuglements limités existent dans le différent système de perception.

Ces diverses remarques nous amène à comprendre que chaque individu perçoit le monde qui l'entoure selon un acquit différent et parfois divergent. La pnl s'est attachée à chercher à mieux comprendre en quoi cette perception imparfaite de la réalité pouvait influencer l'individu. Il est devenu clair par l'expérience que certaine personne privilégie certain système de perception. On pourrait alors parler de personne visuelle ou auditive ou kinesthésique.

La Pnl offre donc différents outils pour évaluer avec plus de précision de quelle manière une personne constitue sa carte de la réalité et de quelle façon elle interprète le monde qui l'entoure. Pour déterminer quel système une personne privilégie, la pnl invite l'éducateur à être attentif au vocabulaire et aux descriptions que peut faire une personne en décrivant un souvenir qu'elle a vécu.

En aucun cas, je ne désire enfermer les gens dans une étiquette par contre le fait d'écouter avec attention la description qu'une personne fait de la réalité qui l'entoure. Nous permets souvent de mieux comprendre, et permet souvent de résoudre des situations difficiles.

 

Description des différents types

VISUEL

Exemple de mot ou de comportement utilisé par une personne qui privilégie l'accès visuel :

J'ai vu, c'est clair, imagé, utiliser un croquis, un symbole, lumineux, brumeux, à première vue.

Cette personne décrira les situations en terme de ce qu'elle aura vu. Quand elle doit se souvenir d'un détail elle s'attachera à vérifier au travers d'une image remémorée et visitée de nouveau afin de répondre à une question.

En tant qu'éducateur ce type de personne exige que j'utilise des schémas, des dessins pour expliquer des devoirs ou une situation. J'ai remarqué que ce type de personne apprécie beaucoup la vidéo et est particulièrement douée à repéré les signes non verbaux visibles. J'utilise donc cette faculté pour aider la personne à effectuer un apprentissage, et de nouvelles découvertes. Un long texte ne leur est pas utile, mais un bon croquis leur est très avantageux. Souligner en couleurs les textes qu'il lise, apprendre en se représentant une image mentale, apprendre l'orthographe en se créant intérieurement une image du mot.

AUDITIF

Exemple de mot ou de comportement utilisé par une personne qui privilégie l'accès auditif :

Il a dit, j'ai dit, le mot, l'expression qui croche, le sens, entendre des voix, bien entendu, fausse note etc.

Cette personne aura tendance a décrire les messages auditifs qu'elle aura perçus, elle donnera une importance toute particulière à ce qui aura été dit ou non. Alors il fera référence à une image auditive pour décrire une situation vécue.

En tant qu'éducateur ce type de personne exige une grande attention au discours qu'on lui tient, elle mémorise facilement des textes, mais à plus de difficultés à aborder un schéma ou description visuel. Il est important qu'elle ordonne par le discours ces apprentissages. Les encouragements verbaux, les engagements, les objectifs définissent en termes clair lui est très profitables.

KYNESTHESIQUE

Exemple de mot ou de comportement utilisé par une personne qui privilégie l'accès kinesthésique.

ressenti, sentir, ce mec je le sens pas, douleur, froid, chaud, contact, tact, sensible, léger, lourd, doux etc...

Cette personne aura tendance a décrire les situations au travers des repères sensitif. Je me sentais bien, il faisait froid ou chaud, je ne ressentais pas de douleurs etc. elle aura une représentation tactile de la situation. Par exemple un je t'aime ne suffira pas il faudra absolument l'accompagner d'une caresse.

En tant qu'éducateur je n'hésiterais pas à lui serré la main vigoureusement, à lui donner une tape sur l'épaule. Je serais très attentif aux plaintes sur le plan physique, douleurs abdominales, maux de tête, qui perturbe profondément ce type de personne. J'ai réalisé qu'il est assez difficile d'expliquer verbalement une situation à une personne fortement influencée par ses perceptions tactiles interne ou externe. Car ce type de perception corporelle est très peu explicite dans notre civilisation. Nous avons tendance à privilégier le discours ou l'apport visuel. Car le langage du corps nous est souvent étranger. Ayant travaillé de longue année dans le milieu anthroposophe, j'ai pu apprécier la manière dont ces pédagogues ont développé le langage du corps. Par exemple pour décrire des lettres, ils invitent les enfants à modeler la forme avec leur propre corps, donnant ainsi une vie kinesthésique à des concepts abstraits. De telle personne apprenne énormément par l'expérience physique, le mouvement, et le déplacement dans l'espace.

 

Exemple amusant :

Linda est une jeune fille, qui favorise les entrées kinesthésiques. Elle a beaucoup de difficultés à chanter juste, elle se tient à coté du piano et n'arrive pas à accorder sa voix avec l'instrument sur la base de sa perception auditive. Tout d'un coup spontanément elle touche l'instrument et dis-je sens la musique montée dans mon bras, à partir de là elle commence à chanter juste, elle refera régulièrement ainsi pour accorder sa voix. Elle privilégie sans le savoir sa perception physique.

Je trouve important que l'on puisse déterminer le système privilégié. Cela durant la période de bilan dans une intervention. Car cet aspect permet de mieux cibler les moyens utiliser pour atteindre les objectifs éducatifs. J'utilise donc couramment cet outil pour mieux comprendre la personne qui se trouve en face de moi, et mieux saisir la façon dont elle perçoit et mémorise les événements dont elle est actrice.

 

Traitement de l'information

Autres éléments constitutifs de la perception et du traitement de l'information par un individu. Il me semble intéressant de se questionner sur les stratégies employées par un individu pour répondre aux difficultés auxquelles il est confronté. De même que des accès sensoriels sont privilégiés, de même une personne privilégie certaines stratégies réflexives, comme je l'illustre au travers des ces autres éléments de la théorie de la PNL.

Dans le domaine de la perception de soi, la pnl détermine 3 secteurs principaux de perceptions de l'expérience.

La pensée, processus interne d'analyse, réflexion, imagination etc...

L'état intérieur, perception de ses sentiments, de ses humeurs, ressenti, etc...

Les comportements extérieurs, déplacement, action, réaction, etc...

Il est tout à fait intéressant de vérifier avec une personne ce qu'elle perçoit d'elle-même en situation. Car ce qu'elle ne perçoit pas ou ce qui lui pose un problème à décrire est souvent très significatif de ces difficultés. En effet c'est souvent par une meilleure compréhension de soi en situation que l'on peut trouver le sens du problème auxquels on peut être confronté et la difficulté.

Dans mes échanges informels avec les enfants ou lors d'entretien de résolution de problème ou de confrontation, j'ai souvent utilisé des questions du type.

Que ressentais-tu à ce moment là, sur le plan physique, des douleurs, des tensions, mal à l'estomac etc.....

Que pensais-tu pouvoir faire, que pensais-tu alors, pourquoi etc.

Qu'as-tu fais, comment te tenais-tu etc.

Aussi bête que puisse paraître ces questions, les réponses apportées par les enfants sont souvent surprenantes et permettent souvent d'avance dans des situations difficiles. Cela correspond à la démarche de Piaget qui était faite de questionnement voir chapitre sur Piaget.

Prochainement je développerais les outils que j'ai repris du métamodèle, donc à suivre.....

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Mouvement oculaires et canal d'accès:

 

 

                  

 

Les mouvements oculaires permette de mettre en évidence les canaux utilisé par la personne:

Pour résumé, je dirais que l'essentiel est de bien comprendre comment l'enfant accède à l'information qu'il a mémorisée et comme il l'a gère.

 

En regardant en haut il travaille sous forme d'image

 

au milieu il travaille sur une plan auditif 

et en bas à droite on aura un traitement plus kinesthésique.

Disons que c'est plus une clef qu'une panacée, mais c'est très utile quand on raconte une histoire de voir dans quel canal l'enfant tente de suive l'histoire, ou quand il cherche un mot etc......

Si vous avez de la difficulté à déterminer le canal utilisé par un enfant quand il étudie, bon cet outil peut vous aider.

Si vous observez de quels façons un enfants cherche une information vous verrez ce déplacement très précis du regard dans une direction ou une autre. C'est vraiment surprenant et très instructif.

Si vous voulez en savoir plus lisez un des ouvrages présenté en bas de page.

L'intention positive

R. Dilts nous rappelle qu'en PNL nous considérons qu'à un certain niveau, tout comportement est (ou fut) animé d'une "intention positive".

L'intention positive derrière un comportement "agressif", par exemple, est souvent la "protection". Derrière la "crainte" on trouvera souvent la 'sécurité'. Et la colère sera peut être animée par le besoin de 'maintenir des frontières claires.

Les symptômes physiques peuvent également viser à satisfaire un objectif positif. La PNL envisage tout symptôme, y compris les symptômes physiques, comme une information à propos d'un dysfonctionnement. Les symptômes physiques sont souvent le signal d'un déséquilibre.

Un comportement ou un symptôme particulier peut parfois servir plusieurs intentions positives. Un fumeur peut ainsi fumer le matin pour se réveiller, la journée pour réduire son stress, se concentrer et paradoxalement pour se souvenir de respirer. Le soir il fumera pour se détendre. Le tabagisme sert souvent à dissimuler ou 'opacifier' des émotions négatives. Mais R. Dilts souligne qu'il a constaté que parfois, fumer est l'unique chose que le fumeur fasse vraiment pour lui, pour égayer sa vie.

Robert Dilts insiste sur un principe fondamental en PNL lié à celui d'intention positive qui consiste à faire une distinction nette entre l'individu et son comportement - c'est à dire de séparer l'intention positive, la fonction, la croyance, etc., qui produit un comportement du comportement lui-même. En d'autres termes, il est plus respectueux, écologique et productif de répondre ' à la structure profonde ' qu'à l'expression d'un comportement problématique. Ainsi si l'on veut changer un comportement ou proposer des solutions de rechange acceptables il faudra que les nouveaux choix satisfassent d'une manière quelconque la fonction positive du comportement précédent. Quand les intentions et les buts positifs d'un problème ou d'un symptôme n'ont pas été satisfaits, alors, ironiquement, même les comportements "désirés" ou "normaux" peuvent produire des résultats qui deviendront problématiques ou pathologiques. Une personne qui cesse d'être agressive, par exemple, mais n'a aucune autre voie de se protéger, ne fait que troquer un ensemble de problèmes pour un autre. Arrêter de fumer sans trouver de solutions de rechange pour tous les objectifs importants qui étaient satisfaits par le tabagisme ne peut que mener la personne dans un cauchemar de nouveaux problèmes.

Si l'on applique un autre principe de base de PNL, celui de "s'accorder et guider", un changement efficace nécessite d'abord de s'accorder sur l'intention positive sous-jacente avant de guider l'individu c'est à dire l'aider à élargir sa carte du monde pour trouver des choix plus appropriés. Ces choix doivent permettre d'offrir à la personne de nouveaux moyens de satisfaire l'intention ou le but positif. C'est ce que les techniques de "recadrage" de la PNL permettent de réaliser.

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Pourquoi les gens s'opposent au principe de l'intention positive ?

Le principe de l'intention positive - et l'approche de changement décrite ci-dessus - semble naturelle et efficace. Cependant R. Dilts regrette que la notion "d'intention positive" soit si souvent critiquée voire ridiculisée même par des membres de la communauté PNL. Les objections consisteront tantôt à reprocher à ce principe de n'être qu'une perception plus théorique et philosophique que pratique, tantôt de la qualifier d'être une croyance dangereuse. Un des buts de cet article est de reconnaître et de s'intéresser à ces objections.

La notion 'de l'intention positive' est plus philosophique que scientifique. Elle ne peut être prouvée.

Le principe de l'intention positive n'est pas issu d'un idéalisme religieux ou romantique, mais bien de la discipline scientifique de la théorie de systèmes. Le principe fondamental de l'intention positive repose sur le fait que les systèmes (et en particulier les systèmes auto-organisés ou cybernétiques) sont orientés sur l'adaptation. Il s'agit d'une tendance naturelle à optimaliser certains éléments du système pour le maintenir en état d'équilibre. On peut donc dire que le but ultime de toute action, réponse ou comportement est - ou fut - l'adaptation dans le contexte ou ces comportements sont nés.

Il est vrai que l'on ne peut objectivement prouver qu'il y a une intention positive derrière un comportement particulier ; c'est la raison pour laquelle on parle d'un présupposé. De la même façon on ne peut prouver que "la carte n'est pas le territoire" et qu'il n'y a pas de bonne carte du monde. Ce sont des éléments qui font partie de l'épistémologie de la PNL. Ce sont les croyances de base sur lesquelles repose l'ensemble du modèle de la PNL.

Les principes et les présuppositions de PNL sont comparables aux concepts fondamentaux de la géométrie euclidienne. Par exemple, Euclide a établi sa géométrie sur le concept du ' point '. Un point est défini comme 'entité qui a une position mais aucune autre propriété : il n'a aucune taille, aucune masse, aucune couleur, aucune forme. Il est naturellement impossible de démontrer qu'un point n'a vraiment ni taille, ni masse, ni couleur, etc... Cependant, si vous acceptez cette présupposition ainsi que quelques autres, vous pouvez établir un système géométrique entier. Il est important de se rendre compte qu'il n'est pas indispensable d'accepter comme vraie la prétention d'Euclide à propos du point pour créer une géométrie. [ par exemple, le mathématicien Seymour Pappert (1980) de MIT a établi sa ' géométrie de tortue ' pour les enfants en substituant la notion d'une 'tortue' à celle du 'point' ; la 'tortue' étant une entité qui a une position et une direction. ]

Ainsi donc accepter le principe de "l'intention positive" est finalement un acte de foi. Et pour de multiples raisons cette notion de l'intention positive est probablement le noyau ' spirituel ' de la PNL. Si nous acceptons qu'il y ait des intentions positives derrière chaque comportement, alors nous les trouverons ou créerons par opposition au fait d'en attendre la preuve de son existence.

Si les gens sont supposés avoir des intentions positives alors pourquoi font-ils tant de mauvaises choses ?

La sagesse populaire dit que "l'enfer est pavé de bonnes intentions." Une bonne intention n'est pas une garantie d'un bon comportement. Les gens qui ont de bonnes intentions font de mauvaises choses parce qu'ils ont des cartes du monde limitées. Les problèmes surgissent lorsque la carte du monde d'une personne bien intentionnée présente trop peu de choix pour satisfaire son intention. C'est pourquoi il est important de considérer le principe de l'intention positive par rapport aux autres enseignements de PNL. Isolée des autres présuppositions de PNL et de la technologie de la PNL, le principe de l'intention positive relèverait en effet d'un idéalisme naïf. Sans maîtrise des techniques de changement de PNL, des outils de pensée, des compétences en matière de communication, etc., le fait qu'une personne aie ou non une intention positive serait inintéressante puisque nous serions impuissants pour re-diriger son attention vers un nouveau comportement. Comme Einstein l'a déclaré, " On ne peut pas résoudre un problème avec le même type de pensée que celui qui l'a créé. " Le principe de l'intention positive doit être couplé à une créativité puissante et efficace ainsi qu'à des compétences en matière de résolution de problèmes.

Il est également important de garder à l'esprit qu'une personne ne peut avoir d'intention positive qu'à l'égard de la "partie du monde" dont il a conscience ou à laquelle il s'identifie. Ainsi, un individu qui sciemment et 'à dessein' cause un dommage à autrui, aura souvent une intention positive pour lui-même ce qui n'inclut pas l'autre. Le concept "d'intention négative" provient probablement de ce genre d'expérience.

L'intention positive qui sous-tend la croyance en une intention négative - et par-là le rejet de la notion "d'intention positive" - est assurément la "protection". La notion d'intention positive est souvent rejetée par peur d'être ou de sembler 'naïf'. Cela va souvent de pair avec un sentiment d'impuissance à provoquer ou faciliter tout changement. Sans maîtrise des qualifications appropriées de la PNL, on peut rapidement être amené à dire que "si l'individu était vraiment bien intentionné il aurait changé".

Il est important, cependant, de ne pas confondre le fait d'être animé de bonnes intentions avec que le fait de prendre en compte les "meilleurs intérêts" des autres ou du reste du système. Le fait qu'une personne soit bien intentionnée n'implique pas automatiquement qu'elle soit douée de sagesse ou capable de se montrer altruiste - ces qualités sont le produit de leur intelligence, de leur compétence et de leur carte du monde. Adolph Hitler avait une intention très positive - pour la partie du système avec laquelle il s'identifiait. Un agresseur qui vole et peut-être assassinera quelqu'un pour son argent a une intention positive pour lui mais aucune identification avec la victime

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Un comportement animé d'une intention positive n'est pas un bon comportement

Le fait qu'un comportement ou un symptôme puisse receler une intention positive ne le rend pas pour autant acceptable ou OK. Le principe de l'intention positive au contraire énonce ce qui est nécessaire pour pouvoir changer de manière permanente un comportement ou résoudre un symptôme ou une résistance. Le principe de l'intention positive vise plus le changement, la guérison et l'écologie que la moralité ou la justice. Il s'adresse plus au futur qu'au passé. Le principe de l'intention positive affirme simplement que la guérison ou le changement implique d'ajouter de nouveaux choix au modèle du monde appauvri de l'individu. Ces nouveaux choix devraient pouvoir satisfaire la fonction positive que l'individu (consciemment ou inconsciemment) cherche à satisfaire sans présenter les conséquences négatives ou pathologiques du comportement problématique ou du symptôme.

Je ne peux trouver aucune intention positive à certains comportement.

Les intentions positives ne sont pas toujours conscientes ni évidentes. Si nous ne sommes pas habitués à penser en termes d'intentions positives, il est parfois difficile de les trouver rapidement et nous trouvons alors plus facile de nous rabattre sur d'autres explications. Mais si nous sommes rodés à les détecter et si nous cherchons suffisamment profondément, nous les trouverons.

Parfois l'intention ou 'la structure profonde' est très éloignée du comportement de niveau extérieur. Dans ces cas, la relation entre l'intention et le comportement peut sembler paradoxale. Des personnes suicidaires peuvent avoir comme intention positive d'atteindre la paix. Les parents punissent parfois physiquement ou maltraitent leurs enfants " pour leur prouver qu'ils les aiment. Le mystère du rapport apparemment paradoxal entre l'intention positive et le comportement résultant se situe dans les événements passés et le modèle du monde dans lequel la relation s'est créée.

Une autre conclusion que l'on est amené à tirer en combinant le principe de l'intention positive avec d'autres présuppositions de PNL est que n'importe quel comportement qu'il soit 'nuisible', 'fou' ou' bizarre est ou était le meilleur choix possible pour la personne étant donné son modèle du monde à cet instant. C'est-à-dire, que tout comportement est ou a été perçu comme nécessaire ou approprié (du point de vue de son auteur) étant donné le contexte dans lequel il s'est produit. Ce qui se produit souvent par contre c'est que le comportement ne satisfait plus l'intention positive qui est à son origine. Par exemple, l'intention positive qui sous-tend la vengeance est souvent au départ de 'régler la situation', en vue d'essayer de l'aplanir. Au lieu de cela elle crée une inimitié éternelle ou une escalade. Pour résoudre le différent il est nécessaire de briser le cycle en trouvant une voie de penser qui soit différente de celle qui a créé le problème.

Il est important de garder à l'esprit que même si la réponse problématique est périmée/vient trop tard, l'intention positive qui la sous-tend ou le but qu'elle est sensée atteindre peut être encore d'actualité. Il doit donc être reconnu et pris en compte.

Et si je ne trouve pas d'intention positive dans le passé ?

Dans certaines situations, la fonction positive ou le symptôme ne motive pas le comportement mais se développe plus tard comme "bénéfice secondaire". Par exemple, une personne n'a pas l'intention de devenir physiquement malade, mais par son état de malade il a été l'objet d'attention et a été soulagé de ses responsabilités. Cette attention et ce soulagement sont perçus comme des bénéfices secondaires de la maladie, et nous indiquent les déséquilibres dans la vie 'normale' de la personne qui doivent être pris en compte au risque de voir la personne rechuter.

Mais quand je fais prendre conscience à la personne des alternatives possibles, elle ne les accepte pas.

Il est important de faire la distinction subtile mais significative entre les 'alternatives' et les 'choix'. Les alternatives sont des solutions de rechange externes à la personne. Les 'choix' sont des solutions de rechange qui sont intégrées à la carte de la personne. On peut disposer d'un grand nombre d'options ou d'alternatives sans avoir réellement de choix. Le choix implique d'avoir la capacité et les indices contextuels pour pouvoir choisir intérieurement l'option la plus appropriée.

En PNL, on considère également qu'il est important que la personne possède plus d'un choix en plus du symptôme ou de la réponse problématique. Il existe en PNL un dicton qui dit : "Une seule option c'est ne pas avoir de choix. Deux options c'est un dilemme. Ce n'est qu'à partir de trois possibilités que la personne pourra vraiment choisir légitimement. "

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Que penser de ces situations où la personne admet qu'elle a le choix mais continue à faire la même chose ?

Ce qui peut parfois être troublant lorsqu'il est question du principe de l'intention positive est que la personne "devrait mieux savoir". Elle devrait avoir l'intelligence ou la maturité d'utiliser d'autres solutions de rechange pour réaliser les intentions désirées. Il n'est pas rare d'entendre une personne déclarer à plusieurs reprises qu'elle réalise que son comportement n'est pas bon elle ou que cela ne lui permet pas de faire ce qu'elle désire mais pourtant persiste à continuer d'agir de la même manière.

L'influence des événements passés s'étend souvent au-delà de la mémoire spécifique d'une situation particulière. Dans certaines conditions, les événements peuvent produire des états modifiés de conscience qui mènent à "un dédoublement de la conscience, " de sorte que le processus de pensée de la personne se dissocie du reste. Cette partie dissociée de la conscience que Freud a appelée "la conscience secondaire", peut produire des idées très intenses mais qui sont découplées du reste de la conscience.

Dans l'optique de la PNL, les gens dérivent ou se déplacent en permanence entre de différents états de conscience. Notre système nerveux est capable de générer de nombreux états différents. En fait, dans la perspective de la PNL, il est utile et souhaitable d'avoir des "parties". Dans des circonstances qui exigent des niveaux de performance élevés par exemple, une personne pourra se mettre physiquement et mentalement dans des états différents de son "état normal" de conscience. Certaines tâches exigent que les individus utilisent leur corps et leur système nerveux de manière spéciale. Certaines performances sportives, certaines expériences professionnelles (par exemple en chirurgie) exigent des niveaux élevés de concentration qui sont souvent accompagnés d'états spéciaux. Les idées, les perceptions et les pensées qui se produisent dans ces états peuvent "être associées entre elles" plus facilement que dans le cas d'expériences qui se produisent dans d'autres états ou circonstances. Ce genre de processus nous permet de ne pas être débordé par l'ampleur de nos expériences.

Une "partie" particulière sera plus ou moins influençable selon le niveau où elle a été formée. Certaines parties sont plus du niveau des capacités ; comme la partie "créatrice", une partie "logique" ou une partie "intuitive". D'autres parties se situent plutôt au niveau des croyances et des valeurs; comme celle qui "privilégie la santé au succès" ou celle qui croit que "la famille est plus importante que la carrière". D'autres peuvent se situer au niveau de l'identité ; comme la partie "adulte" par rapport à la partie "enfant".

Les différentes "parties" peuvent avoir différents intentions, capacités et buts qui peuvent être reliés ou non à d'autres parties d'une personne et à son état normal de conscience. Ainsi, une partie peut comprendre quelque chose, une autre partie pas. Une partie d'une personne peut croire que quelque chose est important tandis qu'une autre partie peut croire que c'est inutile. En conséquence, un individu peut avoir différentes parties avec différentes intentions. Ces intentions peuvent entrer en conflit ou mener à des comportements qui peuvent paraître bizarres et irrationnels à d'autres parties même à la partie consciente de la personne.

En d'autres termes, le fait que "la conscience normale" d'une personne identifie d'autres choix ne signifie pas que "la conscience secondaire" qui est à l'origine du comportement comprenne ou accepte ces choix. Un symptôme n'est complètement "recadré" que lorsque la partie de la personne qui produit la réponse problématique est identifiée, son intention positive comprise et reconnue et quand d'autres choix pertinents permettant de satisfaire l'intention positive ont été internalisés par cette partie (les détails de guider de telles communications ont été détaillés dans un certain nombre de livres de PNL et notamment "Roots of NLP", "Les secrets de la communication", "Solutions", "NLP volume I" et "Reframing")

Voulez-vous dire que le "mal" n'existe pas ?

La notion du 'mal' est très ancienne. C'est peut-être étonnant pour certains mais il n'a pas toujours existé en tant que partie essentielle de la conscience humaine. Dans son livre "The Origin of Consciousness in the Breakdown of the Bicameral Mind(1976)", Julian Jaynes précise que les références au concept du "mal" n'apparaissent pas dans les textes anciens ou les objets antiques (grecs, égyptiens ou hébreux) avant 1200 avant Jésus-Christ. Selon Jaynes, pour permettre la naissance de la notion de "mal" le comportement des personnes devait être suffisamment dissocié de la volonté des différents dieux qui les contrôlaient pour leur permettre d'avoir leur propre volonté, leur libre-arbitre. Ce n'est qu'avec l'augmentation des contacts et des interactions entre les peuples de différentes cultures qui a produit la croyance que les différences de comportement entre les peuples proviennent de leurs mode de pensée que des notions telles que la "duperie", la "supercherie" ou le mal ont pu émerger. Sans conscience ni volonté individuelles il ne peut y avoir aucun intention, qu'elle soit positive ou négative. Il semblerait que le concept du mal provienne historiquement de notre lutte pour comprendre notre propre programmation interne.

Déjà dans les temps les plus reculés, le 'mal' a été associé aux 'ténèbres' et le 'bien' à la 'lumière'. Les comportements destructifs et nocifs viennent de note côté sombre, de notre sombre alors que les comportements affectueux et curatifs viennent de la 'lumière'. Cette métaphore colle très bien avec le présupposé PNL de l'intention positive. Les intentions positives sont comme la lumière. Leur but est d'apporter l'illumination et la chaleur au monde. Les symptômes et les comportements problématiques émergent hors de l'obscurité - les endroits que la lumière ne peut pas atteindre.

Il est très important de réaliser, cependant, que "l'obscurité" ne constitue pas une 'force' en soi, elle n'est qu'absence de lumière. La lumière peut briller dans l'obscurité, mais l'obscurité ne peut pas 'briller' dans la lumière. Ainsi, le rapport entre la lumière et l'ombre n'est pas une lutte entre deux forces en opposition. Les question à se poser sont : "Qu'est ce qui obstrue la lumière? " et "Comment pouvons-nous obtenir une certaine lumière où c'est nécessaire ?".

Dans la perspective de la PNL, "l'obscurité" est le résultat d'une carte du monde trop étroite ou d'un obstacle dans ce modèle du monde qui crée une ombre et empêche la 'lumière' de l'intention positive de rayonner. Le changement consiste non pas à attaquer l'ombre mais bien à "élargir l'ouverture" de la carte du monde de la personne ou à mettre en évidence et transformer les obstacles qui créent la zone d'ombre. En PNL, les obstacles à la lumière seront soit des croyances limitantes soit des virus de pensées dans nos cartes mentales du monde. Typiquement, ces obstacles se présentent comme des croyances ou des affirmations qui viennent contredire une ou plusieurs présuppositions de base de la PNL.

Par exemple, considérez simplement à quel point il est facile de générer conflit et violence en adoptant la croyance suivante : " il n'y a qu'une seule vraie carte du monde. Ils (les autres, l'ennemi de circonstance) ont une fausse carte du monde - J'ai la carte du monde correcte. Ils ont de mauvaises intentions, ils veulent nous agresser. Ils sont incapables de changer - nous avons tout essayé. Ils ne font pas partie de notre système - ils sont fondamentalement différents de nous."

Ces croyances prises ensemble, ont sans doute été au cœur de chaque atrocité commise dans l'histoire de l'humanité. La 'lumière' fondamentale et la capacité curative de la PNL vient de son engagement pour favoriser un ensemble de présuppositions différentes :

"Nous formons un système qui fait partie d'un système beaucoup plus vaste. Ce système est fondamentalement adapté vers le bien-être et l'adaptation. En conséquence, nous sommes foncièrement motivés par des intentions positives. Nos cartes du monde, cependant, sont limitées et ne nous fournissent pas toujours tous les choix possibles. Nous sommes, néanmoins, capable de changer, et si nous percevons une option véritablement viable, nous l'adopterons automatiquement. Le but est donc d'élargir notre modèle du monde pour inclure d'autres choix et capacités pour la protection et la sagesse et pour aider d'autres à progresse dans cette voie.

Cet article a été librement traduit à partir d'un article publié par Robert Dilts sur son site Internet http://www.nlpu.com/ . Découvrez également les autres articles de Robert ainsi que les "pattern of the month" (technique du mois)

 


Sites de références:

http://users.swing.be/atelierpnl/index.htm Un site pnl que je trouve vraiment sympa......

http://www.pnl.ch/  Un site en suisse romande

http://www.ressources.be/  Un site belge

http://www.vakpnl.com/ Un site qui présente les systèmes de référence sensorielles

 


Ouvrages de références pour moi sont:

Maîtriser l'art de la PNL, 2e édition. La programmation neurolinguistique
de C. Cudicio Paris France Editions d'organisation 1986

 

 

 

Comprendre la PNL. La programmation neurolinguistique
de C. Cudicio

Notre comportement influence celui de nos partenaires; mieux le connaître, le maîtriser et au besoin le modifier, nous permet de provoquer un changement chez les autres, en tenant compte de leurs propres objectifs: la PNL propose des modèles et des stratégies facilement utilisables dans la communication interpersonnelle et destinés à augmenter l'efficacité de ceux qui les utiliseront.

Ce livre vendu à plus de 25 000 exemplaires permet au lecteur d'aborder d'une manière simple et directe cette méthode d'approche de la connaissance de soi, complémentaire d'autres approches comme l'analyse transactionnelle par exemple.

Des exercices complètent chacun des chapitres; ils peuvent être utilisés soit individuellement, soit dans le cadre d'un travail en groupe.

 

Métaphores thérapeutiques pour enfants
de Joyce C Mills, Richard J Crowley

Ecouter des histoires a toujours été, pour les enfants de tout âge, un ravissement et un plongeon dans une " réalité " bien à eux. Mais l'utilisation des histoires en tant qu'outil thérapeutique est une approche assez récente. Mills et Crowley ont mis au point une méthode à multiples facettes, interactive, en créant des métaphores sous formes d'histoires, tout en tenant compte de l'observation en empathie de chaque enfant et de ses préférences sensorielles, perceptuelles et linguistiques. Ils ont par ailleurs étendu le concept aux " métaphores artistiques ", le dessin et la bande dessinée étant utilisés à but thérapeutique, la créativité de l'enfant et du thérapeute se rejoignant. Ce livre, richement illustré par des exemples, sera utile aux professionnels travaillant en individuel avec les enfants, en thérapie familiale ou de groupes. Accessible à un large public, cet ouvrage permettra aux parents de redécouvrir l'univers de leur enfance et de mieux appréhender celui de leurs enfants.

 

Programmation neuro-linguistique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

La programmation neuro-linguistique (PNL) est un programme de développement personnel originaire des États-Unis qui propose, au travers de la « modélisation » de certains comportements, de parvenir à des changements personnels dans le sens d'un mieux-être. Elle a été mise au point dans les années 1970 à partir de l'observation de psychothérapeutes hors du commun principalement : Milton Erickson, Virginia Satir et Fritz Perls. Elle est considérée par certains scientifiques comme étant une pseudo-science. Ses créateurs se positionnent en dehors de cette question : "Nous ne sommes pas des psychologues, nous ne sommes pas non plus des théologiens ou des théoriciens. Nous n'avons pas d'idée à propos de la nature "réelle" des choses, et cela ne nous intéresse pas particulière­ment. La fonction d'un modèle est d'arriver à une description qui soit utile. Nous n'avons rien de vrai à vous offrir, seulement des outils pratiques"(Richard Bandler et John Grinder : Frogs Into Princes - Real People Press 1979 )

Lilienfeld et al (2003), Levelt (1995), Drenth (2003), Williams (2000) et l'Association française pour l'information scientifique[1] qualifie la PNL de pseudoscience.

Son rôle :

  • « Observer » des compétences et se les approprier ;
  • les « décoder » ;
  • les « expérimenter » pour créer :
    • des modèles efficients.

Ces « modèles » constituent ensuite une base aidant à une démarche de progression épanouissante.

Les modèles sont censés faciliter :

  • une connaissance de Soi ;
  • un accès aux ressources présentes et déjà acquises par la personne ;
  • la création de nouvelles ressources.

La dynamique s'articule :

  • À partir d'un « état présent » ;
  • allez vers un « état Désiré »  ;
  • en utilisant les « ressources » (passées, présentes, et à venir) de la personne.

Sommaire

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Histoire [modifier]

Fondée sur les travaux de John Grinder et de Richard Bandler, la PNL est issue des travaux de trois thérapeutes :

Et aussi de beaucoups d'autres professionnels.

Les deux associés se sont inscrit aussi dans la lignée de la sémantique générale de Korzybski et de l'approche non directive de Carl Rogers.

Son étude a débuté dans les années 1970 aux États-Unis, dans le cadre de leurs études de psychologie à l’université de Santa Cruz (Californie).

Avant de s'intéresser à la formulation des pratiques de la PNL :

  • John Grinder était linguiste ;
  • Richard Bandler était informaticien et mathématicien avec une spécialisation en intelligence artificielle.

Depuis, le champ d'utilisation de la PNL s'est considérablement élargi :

 

Principes [modifier]

  • Programmation : Depuis notre naissance, voire depuis notre existence fœtale, notre inconscient crée et développe des programmes comportementaux.
  • Neuro : Tout programme comportemental repose sur une base neuronale, fruit d'un engramme issu de nos perceptions sensorielles.
  • Linguistique : Le langage est une manifestation des états internes vécus par la personne, états internes issus des programmes neuronaux.

La PNL fait partie des techniques comportementales des sciences humaines par opposition aux sciences dites exactes.
Elle se veut la synthèse d'un travail d'observation et de compréhension des faits humains à travers leurs manifestations orales et gestuelles. Elle se fixe comme ambition de « mieux communiquer » avec autrui ou encore « d'atteindre l'excellence en matière de communication ».

Hypothèse de base :
Il y a une structure dans chaque comportement des personnes que nous pouvons modéliser, apprendre ou changer.

La Programmation neuro-linguistique se propose d'élargir les possibilités de comportements (choisi comme le plus efficace possible pour un objectif donné dans un contexte donné) :

  • d'une situation à une autre (si la personne utilise déjà le dit comportement dans un autre contexte que celui souhaité) ;
  • d'une personne à une autre, en modélisant le comportement efficace (souvent sur un large échantillon d'individus) et en apprenant à la personne à s'en servir pour elle dans les contextes adéquats.

La PNL n'est donc pas une théorie (bien qu'une théorisation existe sur la question) mais avant tout une démarche issue de l'observation d'intervenants dans des milieux aussi divers que les conférenciers, les éducateurs sociaux, les acteurs de la lutte contre l'alcoolisme, etc. Elle se base sur la description des perceptions sensorielles externes, des représentations sensorielles internes et sur la modélisation de ces stratégies mentales et physiques.

Elle se propose d'agir par une démarche itérative :

  • diagnostic ;
  • essai d'un modèle ;
  • évaluation des résultats ;
  • essai éventuel d'un autre modèle ;
  • évaluation des résultats, etc. jusqu'à parvenir au résultat souhaité par le patient.

On estime qu'une thérapie ne doit pas durer plus de six mois, au-delà de cette durée le praticien PNL se devant d'essayer autre chose ou d'orienter le patient vers un autre professionnel plus adapté, voire vers un psychiatre en cas de problèmes lourds et résistants, de préférence en essayant d'organiser un passage de relais des informations.

 

Présupposées [modifier]

  • "La Carte n'est pas le territoire qu'elle représente".

La notion de Carte, est une métaphore importante en PNL.

La représentation que l'on se fait d'une personne n'est pas la personne.

On perçoit l'Autre, le monde avec nos "filtres", nos "croyances", nos "sens".

L'Autre se présente à nous avec aussi ses filtres, croyances, ce qu'il a envie de nous montrer, ce qu'il connait ou pas de lui...

La Carte est une généralisation utile, elle permet de poser des jalons, des repères :
- Tous les chemins mènent à Rome... Il est plus facile et rapide de se rendre à Rome avec une carte qu'avec la croyance.
- Le mot "chien" ne mord pas. Le problème est d'être enfermé ou d'enfermer quelqu'un dans une carte (représentation, stigmatisation).

Le risque est de vouloir que l'autre adopte absolument notre propre carte.

La PNL propose d'aller au delà de la simplification utile de la carte.

  • "On ne peut pas ne pas communiquer"

La PNL propose de prendre en compte toutes les manières de communiquer et notamment est très attentive à la communication "Verbale" et porte aussi une attention particulière au "Non Verbal".

Le langage non verbal donne accès souvent à des informations conscientes et aussi inconscientes importantes.

Le corps dit par son langage des choses avant même la parole, au travers de l'attitude et de la dynamique corporelle du moment.

Les mots, le temps des verbes utilisés laissent transparaître nos fonctionnements, nos pensées...

  • "Tout comportement obéit à une intention positive"

Trouver l'intention du comportement permet d'envisager d'autres réponses mieux adaptées.

"Quels sont les messages de nos comportements ?"

  • "Il n'y a pas d'échecs, il y a de l'information"

La Pnl pense que l'on peut se servir de toutes nos expériences passées (réussies ou ratées) pour progresser.

Pour Pratiquer La PNL, ces principes sont essentiels et représentent une éthique.

 

Critiques [modifier]

 

Nature scientifique [modifier]

Selon ses détracteurs, la PNL simplifie à l'extrême les concepts de ces sciences « humaines ».

Les références scientifiques de la PNL seraient minces. La démarche scientifique n'est pas appliquée. Il n'y est jamais question de recherche, de questionnement, d'évaluation critique. De même, les concepts fondateurs invoqués (école de Palo-Alto, travaux de Noam Chomsky) seraient dénués de rigueur et souvent abordés de façon très superficielle.

L'interprétation psychologique proposée par la PNL se fonde en grande partie sur l'étude de la parole et de la gestuelle. On pense de façon simpliste aux mouvements oculaires (voir plus bas). Dans ce cadre, chaque mouvement est relié à une interprétation univoque, que certains spécialistes considèrent comme abusive et simpliste. Lilienfeld et al (2003), Levelt (1995), Drenth (2003), Williams (2000), et l'Association Française pour l'Information Scientifique[2] qualifient la PNL de pseudoscience.

 

Programmation [modifier]

Un autre versant de la PNL comprend la notion de programmation, empruntée à l'informatique. Se basant sur des acquis psychologiques indiscutables, certains de nos comportements sont automatiques, l'hypothèse de base de la PNL permet de dire que certains de ces automatismes sont immuables pour une personne donnée dans un contexte donné. Il faut alors déterminer les gestes qui sont représentatifs de la pensée. Une des premières questions étant de savoir si la personne est droitière ou gauchère.
À ce sujet, le psychiatre Édouard Zarifian écrit : « Le changement existe dans les comportements psychologiques humains : cela s'appelle l'adaptation aux circonstances ». L'adaptativité est une autre notion bien étayée de la psychologie, mais qui cette fois semble aller à contre-sens de certains fondements de la PNL qui voient en l'homme une machine pensante n'agissant qu'à travers des recettes immuables. Comme énoncé plus tôt, cette simplification des connaissances actuelles en psychologie font d'une part le succès de la PNL, en la rendant accessible à tous, mais aussi son danger. En effet, la bonne pratique de la PNL demande de contextualiser fortement les résultats visés et/ou obtenus.

 

Des concepts fondateurs contestés [modifier]

D'après certains, la PNL utiliserait un célèbre concept des trois cerveaux (qui propose un modèle très simple de la dualité entre réflexion et intuition), qui n'a jamais reçu de validation expérimentale. Et si la spéculation en matière de recherche ne pose pas un problème en soi, ce serait ici le manque de démarche scientifique qui pose problème.

Des PNListes formés récemment utilisent les concepts de cerveau reptilien, limbique et de cortex qui seraient, de façon simplifiée, les sièges respectivement, de la capacité d'action, des émotions et de la réflexion.

Yves Winkin, professeur d'anthropologie de la communication, qui a travaillé avec certains acteurs de l'École de Palo Alto (pourtant citée comme référence par des théoriciens de la PNL), qualifie la PNL de « fraude intellectuelle », d'« exploitation de la confiance » et de « manipulation des idées et des hommes ».

Des thèses françaises mettent en avant que les résultats de la PNL seraient plus dûs à l'utilisation d'un maximum de moyens et de types de communication qu'à la reproduction de schémas comportementaux identifiés.

Les PNListes soulignent quant à eux que leurs détracteurs attaquent essentiellement les bases théoriques et non les observations faites. Le PNListe essaie de faire les observations adéquates, de les analyser et de reproduire des schémas connus.

 

Éthique [modifier]

D'après certains détracteurs, les objectifs assumés de la PNL sont d'offrir des moyens d'influencer autrui par le biais de comportements capables de manipuler les réactions d'un interlocuteur. Cet ensemble de comportements trouve sa force dans une relation de suggestion hypnotique dont on trouve les fondements dans le modèle Milton. Cependant on sait par expérience, que ce modèle ne fonctionne que sur une population limitée ou alors dans des domaines bien déterminés. Ici la raison s'oppose à l'« effet mouton » bien que les deux co-existent. Cette limite de la technique a fait dire à certains anciens praticiens de la PNL que le « miracle tant escompté en matière de communication n'a pas eu lieu » (Le Mouel, 1991).
D'après des PNListes formés, on ne peut manipuler personne vers des objectifs qui lui seraient nocifs (la PNL utilise le terme « anti-écologique ») et une grande partie du travail du praticien est de déterminer l'écologie des demandes ou des objectifs du patient.

Par exemple, un patient demande d'arrêter de fumer. Il se peut que ce comportement ait été constitutif de la formation de sa personnalité adulte lors de son adolescence. Il est donc nécessaire de prendre en compte l'écologie psychique de ce comportement médicalement nocif pour faire revenir le patient sur sa décision passée de se mettre à fumer pour par exemple s'opposer à ses parents et s'affirmer en tant qu'adulte. Le praticien pourra proposer des techniques pour ce faire mais ne pourra pas remplacer la décision d'arrêter de fumer du patient. C'est notamment le cas si ce dernier est venu sous la pression de son entourage et pas de lui-même.

 

Pouvoir thérapeutique [modifier]

Enfin, la PNL se veut aussi une thérapie, proposant au terme de quelques séminaires de formation un titre de praticien en PNL et il est vrai que rien n'empêche un praticien de s'inscrire en tant que psychothérapeute. Il y a un vide juridique en France autour de la qualification de psychothérapeute et les abus corollaires. À chacun de juger et de se faire une idée quant au sérieux et à la qualification du praticien. Il existe actuellement plus de 350 modèles de thérapies non reconnues et seulement deux reconnues (la psychiatrie et la psychologie), chacun y trouvera son choix.

Là encore, la validité thérapeutique de la PNL n'aurait, à ce jour, jamais été établie scientifiquement. Il en découle un paradoxe que certains voient comme problématique, entre les aspirations thérapeutiques de la PNL et la maigreur des preuves apportées à la théorie et ses applications concrètes. La thérapeutique avancée ne semble disposer d'aucun argument vérifié pour clamer de telles capacités thérapeutiques. Un rapport parlementaire, dans le cadre de la réglementation du titre de psychothérapeute, a toutefois démontré que les thérapies cognitive et comportementales, dont la PNL fait partie, sont efficaces dans 14 cas sur 15 ; là ou la psychiatrie et la psychologie le sont dans 9 cas sur 15.

Attention : Les maladies relèvent de l'intervention d'un médecin. Les termes de « médecine » et de « psychologue » sont déterminés par la loi française actuellement.

 

Exemples simplifiés de techniques proposées par la PNL [modifier]

 

Les mouvements oculaires [modifier]

Pour simplifier, les yeux vont en haut quand c'est relatif à une image, en horizontal quand c'est relatif à un son, vers le bas quand c'est relatif a une émotion ou une sensation corporelle.
ATTENTION : les indications "gauche", "droite" ci-dessous sont données du point de vue de celui qui fait face à l'interlocuteur !

  • Pour un droitier :
    • les yeux de l'interlocuteur vont à notre droite quand il relate un fait passé vrai ou remémoré.
      (La difficulté réside dans le fait que cela peut être aussi dû à mensonge préparé à l'avance ou le récit d'un texte de pièce de théâtre par exemple) ;
    • Les yeux de l'interlocuteur vont à notre gauche quand il imagine, invente ou se souvient par reconstruction du passé.
      (C'est le cas des personnes non visuelles à qui on demande un souvenir visuel qu'elles sont donc obligées de reconstruire à partir d'autres souvenirs).
À titre d'exemple, si on prend un « visuel » droitier et qu'on lui pose la question « Qu'as tu regardé à la télévision hier soir ? », il devrait regarder en haut et à droite en donnant sa réponse : c'est ce que les spécialistes en PNL appellent le « visuel souvenir ». Si ce n'est pas le cas, plusieurs hypothèses peuvent être envisagées : Il imagine, construit une image ou invente. En se souvenant, il peut avoir l'habitude de réagir de façon autre, plus gestuelle ou auditive en utilisant un autre canal auditif ou kinesthésique. Il peut aussi être gaucher. Cette proposition d'interprétation, aussi formelle et rigide qu'elle soit, n'aurait jamais reçu de confirmation, malgré la simplicité des tests psychologiques qui auraient permis de la valider.

Ces mouvements peuvent de toute façon être contrôlés par un comédien, certains grands hommes politiques et autres.

 

Interprétations supposées des mouvements oculaires [modifier]

On considère en Pnl que chacun organise son espace mental selon diverses « ligne du temps » qui sont de formes variées mais fixes dans un laps de temps donné pour un type d'expérience donné. Ces lignes vont de ce qui est remémoré à ce qui est construit dans une forme de préplanification du futur. Ces lignes du temps peuvent varier au cours de l'existence et connaissent généralement des inflexions dans les points du « passé » (ou, plus exactement, partie remémorée) qui permettent la visualisation d'événements ou expériences difficiles, de même des inflexions peuvent apparaître sur la partie « future » (ou, plus exactement, partie construite) d'une ligne si la personne s'attend à une expérience difficile ou n'a pas complètement assimilé des événements graves étant arrivés à des proches à des âges plus avancés que celui du patient.

Il arrive souvent en France que les droitiers présentent une ligne du temps «préférée» plus ou moins rectiligne allant de leur gauche vers leur droite, ce qui fait que certains décrètent abusivement que la nature de droitier ferait que le souvenir implique des mouvements en particulier oculaires vers la droite et des mouvements imaginés ou construits vers la gauche tel que présentés dans les techniques.

Toute modification dans une ou des lignes du temps peut modifier la gestuelle de façon notable.

 

Synchronisation des mouvements [modifier]

Si vous faites les mêmes mouvements ou si vous prenez les mêmes attitudes que votre interlocuteur, il va ressentir une sympathie et un accord grandissant pour vous.
Lorsque la synchronisation est suffisamment importante, vous pouvez en modifiant peu à peu vos mouvements induire les mouvements de votre interlocuteur.....

 

Synchronisation de la parole [modifier]

La technique est comparable à celle de la synchronisation des mouvements et des attitudes.

 

Les points d'ancrage [modifier]

Les points d'ancrage sont des mouvements, des gestes, des paroles ou des sons associés à un état interne (émotion). Chaque fois que l'on répète le mouvement, le geste, la parole ou le son, l'état interne est immédiatement ressenti ok. En stabilisant cet état, le point d'ancrage permet de baser une démonstration ou une rhétorique ou d'induire un comportement.

 

Résumé [modifier]

La PNL fait partie des nouvelles approches de la psychologie du quotidien, elle est utilisée aussi bien pour le développement personnel que pour la dynamique de groupe en entreprise ou pour le traitement des affections mentales. Elle se trouve ainsi au même niveau d'aspirations qu'un très grand nombre d'autres méthodes nées à la fin du XXe siècle, dont elle se détache cependant par son succès, lié à sa simplicité et aux promesses faites. Certains pensent que cette technique souffre d'une inadéquation entre ses aspirations et l'inexistence de preuves scientifiques de son efficacité . Pour d'autres, la simplicité de la méthode peut nuire aux patients.

 

Notes [modifier]

 

Voir aussi [modifier]

 

Articles connexes [modifier]

 

Liens externes [modifier]

 

Bibliographie [modifier]

  • Drenth, J.D. (2003) Growing anti-intellectualism in Europe; a menace to science. Studia Psychologica, 2003, 45, 5-13
  • Levelt W. (1995) Hoedt u voor Neuro-Linguistisch Programmeren! Intermediair 17 Nov pp113
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