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Coaching, supervision, mentoring ???

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Coaching, supervision, mentoring ???

Coaching, supervision, mentoring ???


Quelques définitions pour y voir plus clair

La supervision

La supervision offre aux professionnels et aux étudiants un lieu de parole privilégié  où ils travaillent les situations qu’ils rencontrent jour après jour, en particulier dans le domaine des relations professionnelles : relations avec les clients, avec l’institution, les collègues, les supérieurs ; relations avec la communauté et la société ; relation avec soi-même. Elle leur permet une distanciation, une réflexion, une clarification, un soutien en cas de crise, une réorientation éventuelle, une adaptation aux changements.

Dans un sens plus strict la supervision et en particulier la supervision pédagogique permet de se centrer sur la manière de mettre en œuvre sur le terrain les méthodes et techniques enseignées dans les lieux de formation et de relier la  théorie et la pratique.

En supervision, chaque démarche est semblable à un voyage en avion ou en hélicoptère ; quittant le sol, on tente de s’élever ensemble pour découvrir un nouveau paysage, chacun à partir de sa place. Il est vrai que trous d’air et bourrasques nous bousculent durant le périple, que les décollages et les atterrissages sont parfois malaisés ;  montagnes, vallons et plaines, champs et ruisseaux, même s’ils sont bien connus, prennent des aspects nouveaux.

C’est un processus à deux (ou à plusieurs), avec un cadre et une durée fixés d’avance,  et dans lequel le travail s’effectue en partageant non seulement un vécu, mais aussi les représentations subjectives qu’il provoque pour chacun des partenaires en présence.

En principe, le superviseur ne doit pas faire partie des collaborateurs réguliers de l’institution ; il ne lui appartient pas non plus de donner avis ou conseils à la hiérarchie, à moins que le(s) responsable(s) concerné(s) participe(nt) lui(eux)-même(s) à la démarche. Dans ce cas, la question du contrôle reste présente, dans les représentations des intéressés. C’est un point sur lequel il vaut la peine de s’interroger lorsqu’on  met en place un processus de supervision d’équipe où la hiérarchie entend s’impliquer d’une manière ou d’une autre.

Remarque:une supervision n’est pas une thérapie. Ce sont les situations professionnelles qu’on travaille en supervision, et non, comme en thérapie, les situations personnelles. Les travailleurs sociaux, il est vrai, s’appuient sur leur noyau personnel dans leur travail quotidien  “ Le premier outil de l’éducateur, c’est lui-même ” (A Paré). On n’évite donc pas certaines incursions dans la sphère personnelle, mais seulement lorsque c’est nécessaire pour  y voir plus clair dans la sphère professionnelle.


La médiation

Il s’agit d’une procédure de résolution non-violente des conflits avec l’aide d’un médiateur. Ce sont les personnes ou les groupes en conflit qui en font la demande ou qui, du moins, y consentent librement.

Le médiateur, comme son nom l’indique, est celui qui  s’interpose, se “ met au milieu ” (Tosquelles) pour favoriser l’expression des idées ou des sentiments lorsque l’échange n’est plus possible entre les personnes concernées.

La médiation s’est aujourd’hui diversifiée en fonction des contextes (médiation scolaire, conjugale, de quartier etc.).


La consultation

  Les Grecs et les Romains consultaient les oracles chaque fois qu’ils avaient une décision importante à prendre. Actuellement, lorsqu’on cherche une meilleure efficacité, on s’adresse à l’expert, on consulte un avocat ou un médecin, un financier ou un publicitaire, un psycho-sociologue ou un spécialiste en management, et j’en passe.

Ce qu’on cherche en recourant à un consultant, c’est une aide technique précise dans un domaine où l’on ne se juge pas soi-même suffisamment compétent.

La consultation peut déboucher sur un audit lorsqu’on cherche davantage qu’un simple conseil d’ordre technique.


L’audit

Le Robert, à l’article auditionner, indique : écouter pour juger (abusivement). Le terme audit prend de plus en plus aujourd’hui un sens moins négatif, celui qu’il a depuis les années 1970 aux États Unis où on l’utilise pour décrire l’étude critique d’entreprises ou de services, lorsqu’il s’agit de préparer des décisions de recentrage sur des objectifs pertinents, des aménagements en vue d’une plus grande efficacité et d’indiquer les conditions de faisabilité de changements envisagés. (Le Boterf).

L’audit est commandé par une instance à laquelle les consultants font rapport et qui décide de la suite à donner à la démarche.


Le coaching

De plus en plus à la mode, ce mot vient de l’anglais coach, terme repris du français coché qui provient lui-même du hongrois kocs. Un coach, c’est d’abord une diligence transportant des voyageurs; c’est aussi un entraîneur de chevaux, puis l’entraîneur d’un sportif ou d’une équipe de sportifs. Notons en passant que ceux qui, dans l’antiquité grecque, étaient chargés de coacher les futurs participants aux jeux olympiques ne s’intéressaient pas seulement à leur entraînement physique, mais aussi à leur formation philosophique et artistique.

Le coaching suppose dans tous les cas un contrat clarifiant le cadre, les rôles et les demandes. Il peut revêtir aujourd’hui plusieurs significations et désigner en particulier

1) l’aide à la réflexion, à la prise de décision ou à l’action demandée par un responsable, un collaborateur parfois même un « bénéficiaire », demande adressée à une personne intérieure ou extérieure au service ou à l’institution.

2) le travail de soutien, d’aide à la réflexion, à la prise de décision ou à l’action qu’un responsable hiérarchique effectue auprès de ses collaborateurs, individuellement ou en équipe.

Dans les deux cas, ce qui différencie le coaching de la consultation ou de l’audit, c’est qu’il s’inscrit dans une durée et qu’il représente une forme d’accompagnement.

Jacques Dekoninck, fondateur de l’Académie belge de coaching et promoteur de l’Académie romande de coaching, considère de manière tout à fait générale que le coaching est

 “ un processus d’accompagnement à l’action d’individus ou d’équipes. Cet accompagnement vise la libération et l’expression des ressources et des compétences des acteurs, grâce à une activité de soutien pertinent, concomitant et efficient pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs et ceux du service, de l’institution ou de l’entreprise ”.

Je remarque, pour conclure, que la demande dans tous ces domaines est aujourd’hui importante. Elle tend à augmenter encore depuis quelques années avec la complexification des problèmes et les défis importants liés à la dégradation des finances publiques dont le secteur social est devenu toujours plus tributaire. C’est  pouquoi il est essentiel de bien choisir l’outil de travail à mettre en oeuvre, en fonction de la situation où l’on se trouve.

                                    Christiane Besson

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