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Formation Art thérapeute

Il existe de nombreuse école de formation à l'art-thérapie en ligne, direct, dual etc.. La fiche qui suit est reservée à la formation professionnelle à l'art thérapie.

Pour les art-thérapeutes les informations sont les suivantes:

Profession: Art thérapeute

Niveau: Diplôme DAS / HES

Durée: 45 jours de formation sur 3 ans + pratique réflexive accompagnée et stages 

Conditions d'entrée en formation:

>24 ans, Diplôme supérieur dans le domaine médical ou social / 3 ans d'expérience professionnelle / Portfolio de pratique artistique / dossir de candidature et entretien

Ecoles:EESP (Haute école du travail social et de la santé): formation continue

ADAEC- art cru . Association pour le Développement des Ateliers d'Expression Créatrice (VAUD. Vevey) : Tél. + Fax : +41 (0) 21/229.55.80

L'atelier (Genève) : Formation "la médiation expressive et créative en milieu social et thérapeutique"

Créavie (Gare de  la conversion, autoroute Belmont)

Association:  

APSAT  Association professionnelle suisse des art-thérapeutes

ARAET  Association romande arts expression et thérapies

CASAT
 Conférence des associations suisses des art-thérapeutes

http://www.associationpourlatelier.ch/

Fiche d'orientation:  Fiche de description

Pour une art thérapeute de grande qualité n'hésitez pas à contacter:

Patricia Anne Elwood Psychologue analyste jungienne

Spécialisée en thérapie de jeux et thérapie de sable

Analyse de dessin d'enfants, analyse de rêves et bilans psychologiques.

Baccalins 1 1055 Froideville email patelw@hotmail.com  0041 021 881 65 12

C'est la formation de référence en suisse romande

 

Art thérapie par les sables 

Hermione, Centre pédagogique et éducatif, Isabelle Brunner, rue Louis-de-Savoie 19, 1110 Morges, tél. 021 801 28 70.

 
 

Formation en art-thérapie pour les éducateurs et les travailleurs sociaux.http://www.artherapie.com

Formation du universitaire à Paris

http://www.univ-paris5.fr/article.php3?id_article=719
 

Jean-Pierre Royol, Docteur en psychologie clinique a été Educateur Spécialisé durant plus de quinze années et dirige aujourd'hui un organisme de recherche et de formation en Art-thérapie et médiations artistiques.


 

  • Quel est l'intérêt d'une telle formation pour un Educateur ?


 

Les éducateurs spécialisés et les travailleurs sociaux en général pratiquent très souvent les médiations artistiques dans le cadre de leur profession et sont nombreux à demander une formation les ouvrant aux enjeux psychiques repérables dans ce type de travail.


 

Par ailleurs, ils s'interrogent sur des notions essentielles comme celle du cadre , l'indication et la méthodologie.Nous leur apportons des outils de reflexion à partir d'un vécu en groupe d'élaboration de la pratique lors de regroupements ponctuels ou dans le cadre de la formation continue.


 

  • Sur quel mode se déroulent ces sessions ?


 

Nous travaillons durant plusieurs journées à partir d'un médum artistique ( marionnettes, peinture, argile, collage, sculpture..etc ) et chaque séance est suivie d'un temps de reflexion permettant de tisser des liens entre pratique et théorie à partir d'une situation expérimentale. En fin de journée des apports théoriques sont systématiquement prévus.


 

  • L'art-thérapie peut-elle être efficace dans le champ de la prévention ?


 

Nous avons mis en place un groupe de recherche composé de travailleurs sociaux et de psychologues cliniciens travaillant en collaboration avec le corps médical dans les différents domaines de la prévention. Ce travail de recherche nous a permis d'établir des protocoles art-thérapeutiques axés principalement sur le développement de la créativité dans la mesure où l'expression artistique permet d'extérioriser les pulsions agressives et la violence sur un support en lieu et place du corps du sujet ou du corps de l'autre.


 

Nous travaillons en étroite collaboration avec une Maison d'accueil sanitaire et sociale et un Foyer de jeunes présentant des comportements psychopathiques et placés sur ordre des autorités judiciaires. Nous avons mis en place au sein de ces établissements des Ateliers d'art-thérapie expérimentaux qui donnent des résultats encourageants. Nous avons pu observer un gain narcissique chez ces jeunes amis aussi la transformation des contenus pulsionnels en productions artistiques reconnues et favorisant le retour au goût du lien social.


 

Ces projets sont conduits avec le soutien des autorités municipales et départementales dans le cadre de contarts ville ce qui leur donnent une valeur d'intégration et une reconnaissance prévenant les phénomènes d'exclusion.


 

Lors des expositions des différents travaux individuels ou collectifs le public est venu nombreux et ce regard nouveau sur le travail créatif tend à modifier le regard parfois péjoratif qui est adressés à ceux qui sont trop souvent l'objet de préjugés dévalorisants.


 

Quelle définition pouvez-vous donner de l' art-thérapie ?


 

L'Art thérapie est une méthode qui consiste à créer les conditions favorables à l’expression et au dépassement des difficultés personnelles par le biais d’une stimulation des capacités créatrices. Elle trouve sa place dans le cadre des troubles dépressifs et psychosomatiques, des conduites addictives, des problématiques alimentaires mais aussi dans celui de pathologies plus sévères comme les psychoses et l’autisme. Aujourd’hui, nombreux sont les services de santé publics ou privés et ceux de prévention qui lui font appel.

Notre organisme est en contact permanent avec les médecins de ces structures.

Nous sommes affiliés à la Société Internationale de Psychopathologie de l'Expression et d' Art Thérapie. Nous avons rédigé un Code d'Ethique et de Déontologie et nous avons le souci permanent de tisser des liens avec d'autres Centres de Recherche et de Formation en Art -Thérapie en France comme à l' Etranger.

Nous avons pu créer un Centre de formation convivial où l'expérience et les apports de chacun entrent dans le processus de recherche et de formation.

Propos recueillis par J.F. Tiberghien

* Jean-Pierre Royol Docteur en psychologie et psychopathologie clinique Diplômé de l'Université de Lyon est membre de la Société Française de Psychopathologie de l'Expression et d'Art-Thérapie.

Il est l'auteur d'une thèse doctorale :

«  Statut de l'objet et médiation picturale dans le travail avec des enfants psychotiques »

Il est aujourd'hui Directeur de PROFAC

Organisme de recherche et de formation en Art-thérapie

Site :    http://www.artherapie.com

 

Art thérapie présenté par notre collègue Maldynia

Jean royol nous présente ces ateliers

Renée Delafontaine

dessins d'enfant

utilisation de la transe et de l'imaginaire dans l'intervention éducative.

Les enfants les maîtres de la transe mon travail de fin de formation.

Pourquoi un espace sur l'hypnose dans le site Educh

Autohypnose, résilience, chez l'enfant.

Métaphores éducatives 

La focalisation

les canaux d'accès

Quelques sites sur le sujet

Ouvrages de références

L'hypnose aujourd'hui

Quelques extraits du site hypnose.org

Du bon usage de l'hypnose en médecine praticienne

Excellente présentation de l'hypnose Ericksonienne

L'hypnose chez l'enfant Dr Jean-François MARQUET
issus du site  http://www.hypnoses.com/articles.html

La PNL est un outil issu de l'hypnose Ericksonienne, visitez
la page Educh sur ce sujet.

L'hypnose Ericksonienne visitez ce site très complet

Milton Erickson cliquez ici

 

Cette page est consacrée à l'art thérapie, vous trouverez les nouvelles informations sur ce sujet sur le nouveau site http://www.educh.ch  la nouvelle version est en ligne depuis aout 2004.

Voilà n'hésitez pas à y faire part de vos idées, questions sur le forum qui est à votre disposition.

Le nouveau site vous permet d'intervenir directement pour mettre des contenus en ligne, vos interventions, travaux ou infos au sujet de vos interventions.

de plus 650 adresses d'institutions de suisse romande en ligne, plus le nouveau service du site la ligne directe pour échangez avec moi sur vos questions de formations, suivi de stages, projets professionnels.

Envoyez moi directement un commentaire en écrivant ici, précisez votre adresse mail pour que je puisse vous répondre.

 

La Transe en éducation spécialisée cliquez ici pour découvrir mon travail de fin de formation en hypnose clinique

Pour vos questions sur un emploi d'éducateur spécialisé veuillez cliquer sur ce lien qui vous renseignera Emploi en suisse d'éducateur spécialisé autrement pour papoter venez discuter sur le forum en collaboration avec oasis  Forum éducation spécialisée. Je reçois beaucoup de demande au sujet des formations cliquez sur ce lien Educateur spécialisé et éducatrice spécialisée formations  http://www.perfectionnement.info/hi/index.htm un excellent site sur les cours et formation aux québec.

 

au 09.09.2008

Tableau synoptique des formations

Mind Map d'orientation Formations

Orientation Suisse

Validation d'acquis

Office fédéral de la formation et du travail

Reconnaissance des diplômes étrangers

Organisation professionnelle sociale

Hes-So

Institut de formation en Suisse

ADRESSES DES FORMATIONS EN SUISSE ROMANDE


Actuellement, en Suisse Romande, il existe plusieurs types de formation, sous forme formation en cours d'emploi, (après un métier de base dans le champ médico-pédago-social ou beaux-arts) délivrant des certificats d' animateurs d'atelier jusqu'aux diplômes d' art-thérapeutes (de type universitaire).



Pour recevoir des informations, voici la liste des noms et adresses auxquels vous pouvez vous adresser:

EESP
Ecole d'Etudes Sociales et Pédagogiques
Ch. de Montolieu 19
Case postale
CH-1000 LAUSANNE 24
021/ 651 62 00

Pour la formation d'art –thérapeute:
Tel : 021/657 20 79 Fax: 021/ 657 20 79
Responsable : Olivier Amiguet
E-mail: oamiguet@eesp.ch



L'ATELIER
formation :
la médiation expressive et créative en milieu social et thérapeutique
24, Av. du Mail
CH- 1205 GENEVE
tél et fax: 022/ 320 39 93
E-mail : latelier@world com.ch

Responsable de la formation: Jacques Stitelmann





ART CRU - ADAEC
Association pour le Développement des Ateliers d'Expression Créatrice
L'abriclos
Doris Jaggi
Rue des Communaux 31
CH-1800 VEVEY
Tel+ fax : 021/229 55 80

Formation à l'animation d'ateliers d'expression créatricee à visée thérapeutique
Responsable de la formation : Guy Lafargue


CREAVIE
Atelier des 6 sens
Elisabeth Haefli
Av. Perrausaz 20
CH -1814 LA TOUR DE PEILZ

Responsable de la formation: Geoff Troll



D'autres part vous pouvez obtenir des informations sur les congrès, les rencontres, la profession auprès de deux associations en Suisse Romande:

ARAET
Association Romande Art Expression et Thérapie
Case postale 5261
1211 GENEVE
tél: 079 653 0906
site: www.araet.ch

APSAT
Association Professionnelle Suisse des Arts Thérapeutes
Secrétariat : Mme B.Beuchat
1031 MEX

tél: 079 719 0 56 93
 

Ole jeu de sable ......

 

Porte ouverte sur l'imaginaire

Enfant je découvrais installé confortablement sur mon canapé une émission sur une thérapie d'avant garde dans les années 70, la thérapie par les sables. Peu pratiquée en Suisse romande, je retrouvais celle-ci lors d'un stage dans un centre de traitement de la toxicomanie en Suisse Allemande.

Puis dés le départ de mon activité à la Bérallaz, je rencontrais Patricia Chies originaire d'Irlande psychothérapeute Jungienne qui utilisait cet outil depuis une dizaine d'année.

A quel moment merveilleux que de croiser les sables réalisé par les enfants, comme des dessins en 3 D, laissant place à l'imaginaire, au travail de la transe, les sables sont une technique qui me fascine et pour laquelle je ne pouvais éviter de faire un article sur le site Educh.ch.

Je vous présente donc cette approche artistique et thérapeutique, ainsi que quelques sites de références dans ce domaine.

L'atelier  des sables une forme de thérapie non rationnelle qui atteint un niveau pré-verbal profond de la psyché” (E. Weinrib). Utilisant eau, sable et miniatures, la personne crée des scènes dans un bac à sable. Le jeu de sable devient un médium entre le monde de l'inconscient et le conscient, facilitant ainsi l'évolution psychique. 

Le jeu de sable permet de découvrir les phases d'évolution de la psyché de l'enfant, flamme mystérieuse de l'âme humaine se consituant d'histoire de symbole de crise et de croissance.la spécificité du jeu de sable est de favoriser l'expression symbolique et contribuer à la guérison par l'imaginaire.

vous trouverez sur ce site suffisament matériel sur le travail de l'imaginaire, comme il est quasiment impossible de trouver une infos sur le net, sur ce site vous rencontrerez le même problème, alors n'hésitez pas à utiliser le moteur de recherche google en haut qui a indexé l'ensemble des pages du site Educh.

Qui peut se retrouver sur une plage sans jouer dans le sable? La thérapie par le jeu de sable permet de façon originale et subtile de désamorcer ses tensions, de nettoyer ses vieilles blessures et d'exprimer ce que l'on n'arrivait pas à dire autrement.

Outil thérapeutique associé au jeu, le sable permet d'accéder à sa propre vérité par le biais de sa symbolique intérieure. Il laisse aux inconscients personnels et collectifs la liberté de se révéler spontanément sans jamais être forcés, ni jugés, ni évalués de la part du client ou du thérapeute.

Carl G. Jung est le premier à avoir utilisé le sable comme moyen de rencontre avec son inconscient. C'est à sa demande qu'une de ses élèves, Dora M. Kalff, de Zurich, décida d'élaborer la technique du jeu de sable qui jusqu'alors n'avait été qu'un outil diagnostique.

Révélateur du monde de l'inconscient,  le jeu de sable est une approche psychologique qui remet la personne qui le crée en contact avec cet espace où la vie s'exprime dans l'imaginaire. En replongeant au-delà et en deçà des mots, dans ses racines, le client met en scène son monde psychique et en histoire sa dynamique personnelle.

Le protocole du jeu de sable est d'une simplicité déconcertante, à la fois enthousiasmant parce qu'il procure le plaisir et la satisfaction que génère tout travail de création et stimulant car intuitivement on sent qu'il permet d'amorcer le processus de transformation profonde de la personnalité.

L'outil, c'est une boîte de sable et quelque quatre mille objets miniatures représentant le monde intérieur et extérieur : le sacré et le spirituel, êtres humains, animaux domestiques et sauvages, habitations, moyens de transport, les monstres, arbres, pierres et coquillages, clôtures et fantaisies qui signalent leur intention d'être choisis.

Chaque construction de scénario est l'occasion de libérer une énergie retenue qui devient, par la suite, disponible à l'intuition créatrice. Certaines émotions nécessitent une phase intermédiaire de transition avant de pouvoir s'exprimer à un niveau conscient. Ainsi, une catégorie d'émotions exprime l'aspect démoniaque de l'inconscient de façon destructrice. Le sable en permettra la transformation de manière acceptable et sereine.

On se retrouve pendant cinquante minutes en tête-à-tête avec son jeu de sable en présence du thérapeute qui se contente de noter minutieusement le scénario sans jamais l'interpréter. Il incarne l'accompagnement intérieur nécessaire à l'éclosion de la problématique en place. À la fin de chaque séance, le client est invité à partager son vécu. Après une série de dix à quinze jeux de sable, une révision des photos prises par le thérapeute permet d'établir, en dehors du temps et de l'espace, des liens entre chaque scénario et de réaliser le cheminement effectué.

Si vous voulez découvrir une art thérapeute qui maîtrise ces techniques et avec laquelle j'ai collaboré je vous donne un article paru à son sujet
 
L’enfant qui parle avec le sable
Perturbé par le divorce de ses parents, Jeremy retrouve peu à peu la joie de vivre grâce à une forme de thérapie particulièrement adaptée aux enfants: le jeu de sable. Une méthode encore peu connue en Suisse romande, pratiquée à Morges par Isa-belle Brunner.
 
Quand ils ont des bobos à l’âme, les tout-petits ne savent pas toujours l’exprimer avec des mots. Même plus grands, les gosses hésitent à parler de leurs soucis. Parce qu’ils ne veulent pas faire de peine à leurs parents ou qu’ils se sentent coupa-bles de leurs faiblesses, ils gardent pour eux leur désarroi. Mais parfois la souffrance est trop forte. Tristesse, colère, cauchemars, problèmes scolaires ou énurésie tra-hissent leur mal de vivre. Comment les aider à reprendre pied? Méthode thérapeutique conçue par la psychologue jungienne zurichoise Dora Kalff, le jeu de sable permet aux enfants de mettre en scène leur monde intérieur sans de-voir forcément passer par la parole.
Un appel à l’aide
Il y a six mois, à l’âge de 5 ans, Jeremy* souffrait de maux de ventre parce qu’il n’arrivait plus à aller à selle. Cela a commencé après le divorce de ses parents. «Cet événement l’a marqué, raconte sa maman, Sarah*. Il se sentait déchiré entre moi et son papa. Mais, contrairement à sa sœur, il n’en parlait jamais. Il gardait tout en lui, c’est le cas de le dire. J’ai bien compris qu’il exprimait son malaise à travers son corps. C’était une sorte d’appel à l’aide. Je me sentais vaguement coupable. J’envisageais de consulter un pédopsychiatre lorsqu’une amie m’a parlé d’une édu-catrice pratiquant le jeu de sable. Cela me semblait intéressant. Dès le premier ren-dez-vous, j’ai été emballée. Mon fils également. Un peu timide au début, il s’est rapi-dement lâché. Jouer au sable est devenu un plaisir. Il attend impatiemment ces séances qui lui ont permis de progresser de façon spectaculaire. Il ose enfin s’exprimer et parler du divorce. Il a pris de l’assurance et se sent beaucoup mieux dans sa peau.»
«Comme le rêve, le jeu de sable a un effet de compensation libérateur», déclare Isabelle Brunner, éducatrice et enseignante spécialisée à Morges**. Au bénéfice d’une longue expérience des enfants présentant des troubles de la personnalité ou du comportement, elle a chaque jour la preuve de l’efficacité de cette approche. Sa salle de consultation ne ressemble en rien au cabinet traditionnel d’un psy. Les murs sont couverts d’étagères sur lesquelles sont disposées des centaines de figurines: personnages, animaux, arbres, cailloux, coquillages, figures symboliques, maison-nettes et châteaux, objets et colifichets en tout genre, bref, de quoi composer le plus réaliste ou le plus fantastique des univers. Au milieu de la pièce, les bacs à sable où les enfants disposent comme bon leur semble les objets de leur choix.
Pas besoin de savoir dessiner pour donner forme à ses rêves ou à ses craintes. C’est pourquoi il est possible d’y accueillir des tout-petits, dès l’âge de 3 ans. Comme l’écrit la psychanalyste Ruth Ammann, qui a consacré un livre à cette théra-pie***, «dans le développement humain, on expérimente en premier lieu la vie en touchant et en s’emparant concrètement des objets; on ne passe que plus tard à la compréhension abstraite. Le travail manuel dans le sable va donc mobiliser les énergies créatrices de la personne.»
Tout en laissant libre cours à leur fantaisie et à leurs pensées, les enfants se dévoi-lent, lâchant quelques commentaires sur le déploiement de leur jeu et l’histoire qu’il raconte. Car ce sont bien des histoires qui se déroulent sur ce rectangle de 50è70 cm. Des histoires surgies de l’inconscient et, comme les rêves, toujours re-liées à la réalité. En façonnant le sable, en faisant évoluer les personnages, c’est leur vécu que ces jeunes exposent, triturent et réaménagent. D’une séance à l’autre, ils se livrent à toute une série de constructions et de déconstructions, au propre et au figuré. C’est tout l’intérêt du procédé: comme dans les contes, le héros de cette pièce imaginaire apprend qu’il peut agir sur son environnement. Il explore son terri-toire, bute sur des obstacles, se protège de divers dangers, cherche des alliés, déni-che un trésor, s’invente un jardin secret. Certains personnages disparaissent, d’autres apparaissent. Pour que l’histoire existe, il faut qu’elle évolue. L’enfant dé-couvre lui-même des solutions pour que son monde devienne plus cohérent et plus acceptable. Il n’est l’objet d’aucune pression de la part de la thérapeute. Celle-ci se contente de l’observer attentivement. Elle intervient peu, posant une question çà et là, racontant parfois elle aussi une petite histoire en relation avec ce qui se joue dans le bac à sable.
«L’enfant exprime par le jeu ce qu’il ne peut pas exprimer autrement, dans un lieu protégé de toute pression affective ou sociale, explique Isabelle Brunner. Ici, il peut déposer tout ce qu’il a dans son sac à dos... Ce que l’enfant représente est toujours relié à sa réalité. L’énergie qui s’en dégage est très forte. Dans le bac à sable, je vois ce qui le touche ou le préoccupe. Je l’accompagne dans son cheminement en nour-rissant ce qu’il a de positif, en l’aidant à découvrir ses propres ressources. Quand l’enfant constitue un «trésor», qui symbolise sa richesse intérieure, il m’arrive de lui demander: «Que vas-tu faire de ce trésor?» Je respecte ses secrets. Parfois il est d’accord de montrer ce qu’il a construit à sa maman, parfois non. Le processus est long, car il faut que son histoire ait le temps d’émerger et de se développer. Une thé-rapie dure en moyenne le temps d’une année scolaire, à raison d’une fois par se-maine. Elle cesse d’elle-même quand l’enfant n’éprouve plus le besoin d’explorer son monde intérieur, mais au contraire d’aller vers le monde extérieur. Cela signifie qu’il a franchi une étape et que des choses se sont dénouées. A la fin de la thérapie, je donne à chaque enfant l’album contenant les photos que j’ai prises de ses jeux de sable et qui témoignent de son évolution.»
Scènes révélatrices
Le jour de l’interview, les jeux de sable des séances précédentes n’avaient pas en-core été effacés. L’un d’eux était saisissant. Son auteur, un garçon de 6 ans, avait disposé des hommes armés tirant, au-delà d’un fossé, sur des personnages ef-frayants qu’il appelait «des morts-vivants». Ceux-ci étaient renversés comme s’ils avaient succombé sous les tirs. Derrière les tireurs se trouvait un château dont le toit, escamotable, dissimulait des armes. Cette scène très sombre est en relation avec les préoccupations de l’enfant, tourmenté par la mort, dans des circonstances tragiques, d’un membre de sa famille.

"Un garçon de 6 ans avait disposé des personnages effrayants qu'il appelait «des morts-vivants»"

Le jeu de Jeremy n’a pas cet aspect dramatique. On y voit une clé plantée dans le sable et surmontée d’un petit Mickey à l’air plutôt guilleret. «Auparavant, la clé était toujours enterrée dans le sable, commente Isabelle Brunner. Elle était invisible. Et là, c’est comme si le petit personnage avait enfin trouvé la clé!»
Sarah, la maman, se dit fascinée par la richesse des symboles qui s’expriment à tra-vers le jeu: «Pendant longtemps, Jeremy a construit un grand cadre à l’intérieur du-quel il jouait. Et puis, un jour, il s’est passé du cadre. Il n’en avait plus besoin. Au dé-but aussi, il disposait sur le sable une tortue et, tout près d’elle, des œufs – ses pe-tits. Ce n’est plus le cas, comme s’il avait quitté le monde des bébés. Mon fils est vraiment sorti de sa coquille! D’autres éléments n’ont pas changé. Le bac, par exemple, est toujours divisé en deux parties bien distinctes.» Les choses s’améliorent progressivement. La dernière fois, Jeremy a fait parler son Mickey: «Je dis à tout le monde qu’ils doivent être heureux!»
* Prénoms modifiés.
** Hermione, Centre pédagogique et éducatif, Isabelle Brunner, rue Louis-de-Savoie 19, 1110 Morges, tél. 021 801 28 70.
*** «Guérison et Transformation par le Jeu de Sable», Ruth Ammann, Ed. Georg, 1999.
 
 

  SAVOIR-FAIRE ET CREATIVITE DANS DIVERSES PRATIQUES EN ADDICTOLOGIE

« Une expérience d’art thérapie à médiation corporelle et théâtrale »

 

 

L’art thérapie ?

 

je me permets de faire cette introduction préliminaire à ce que je vais pouvoir vous conter..

commençons par le début… tout commence un jour où l’on retrouve ce récit biblique.

Il était une fois un roi, le roi Saül qui avaient des serviteurs qui proposèrent un jour de soigner les « terreurs » de roi en écoutant un joueur de cithare «  si un mauvais esprit t’assaille, un joueur jouera et tu te sentiras mieux »…

A partir de la renaissance, c’est le pouvoir de la peinture qui est mis en avant.

A partir du 18ème  siècle, des liens entre art et thérapie sont décrits dans la littérature médicale.

Au 19ème siècle, le traitement moral est proposé par Pinel et des concerts sont organisés à l’hôpital de Charenton à des fins occupationnels et thérapeutiques.

 

Vers 1945, les 1ers ateliers d’art thérapie se mettent en place en Angleterre et aux Etats-Unis (Adrian Hill).

Vers 1960, l’art thérapie se développe de façons empiriques et s’appuient sur des modèles psychanalytiques (cadre, théorie).

A partir de 1990, on assiste à un développement hors du champ de la psychiatrie : culture, social.

 

Aujourd’hui, le diplôme universitaire d’art thérapie est reconnu de puis une quinzaine d’années mais le métier ne l’est toujours pas. L’intitulé du diplôme et la définition de l’art thérapie n’étant pas encore la même pour tous, nous tentons aujourd’hui de nous réunir lors de congrès pour mieux le définir.

Ainsi, je donnerais ici ma propre conception de l’art thérapie, en fonction de ce qui se rapproche de mes convictions artistiques et professionnelles et de ce qu’il me semble possible de mettre en place auprès et avec les patients accueillis au Sésame.

 

Dans le cadre de l’atelier mobilisant les patients sur 3 semaines, il serait utopique de parler de thérapie quand on connaît les délais d’analyse pour espérer aller mieux !!

 

 

L’expérience au Sésame : service de soins aux malades éthyliques

 

L’expérience menée au Sésame depuis quelques mois montre l’importance que peut avoir un tel atelier :

 

-rassembler le groupe à travers une activité artistique

 

- permettre à chacun à un moment donné d’occuper une place différente au sein d’un groupe, de s’y sentir bien, de prendre conscience de ses capacités à travers la médiation.

 

-donner à chacun les moyens de communiquer autrement des sentiments, des émotions par l’expression corporelle…. Et par ce biais permettre au corps de dire au lieu de subir…

 

ce sont des objectifs que je me suis fixée pour ces adultes parfois en quête d’identité, parfois en quête d’affection …. Parfois caïd, parfois replié …

 

j’ai pu observé des patients complètement réticent, n’y croyant pas …. Et plus exactement ne croyant pas en leur capacité à faire semblant, à faire comme si, à jouer, à imaginer, à chercher ….

 

Le but est bien ici de permettre à chacun de faire l’expérience d’un travail de création individuelle … Le tuteur qu’est le groupe à ce moment est indéniable …à ce stade et tout au long de la cure, il me semble avoir perçu cette importance pour bon nombre de patients …. Je choisis de m’appuyer sur ce groupe pour mieux aller vers l’individu.

 

Les séances comme vous pourrez le constater un peu plus loin sont organisées comme cela, du groupe à l’interpersonnel à l’individu ….

 

Pour illustrer mon propos par lequel le travail du groupe et l’élan du groupe est primordial, je vous propose de faire un essai sur ce qu’un travail d groupe, un moment partagé peut générer dans le groupe même …

 

Espace, 2 par 2 …3 par 3 … ensemble

 

Voilà des exercices que l’on peut proposer à un groupe … rien de tel pour souder un groupe, pour le faire unité, pour le faire fort et partant … c’est un exercice qu je pratique souvent au Sésame car il permet à chacun de s’inscrire individuellement, avec sa spécificité et il permet de rassembler de contenir le groupe … c’est un exercice de mise en train qui permet de relativiser l’atelier, de le rendre plus ludique …

Au Sésame plusieurs exercices de ce type, m’ont l’opinion que j’avais sur le groupe … la constitution de groupe est importante, pour permettre le respect, l’oser faire sans crainte, le groupe rassure, englobe, couve ….ce type d’exercice permet à chacun de prendre sa place, d’en occuper une en tout cas, de la choisir et de l’assumer ….

 

La peur du jugement est récurrente d’autant plus quand le ou les leaders se font entendre et se permettent des jugements hâtifs qui inhibent avant même d’essayer… mais l’expérience montre aussi que les leaders deviennent vite moins leader quand il s’agit de monter sur scène, de se montrer d’être comme jugé, les défenses engendrés par la peur du jugement leur font parfois abandonné ‘idée même de monter sur scène …. Parfois des vérités sortent « je ne veux pas faire l clown » devient « je en me sens pas capable de faire ça … »

 

Il semble que cet atelier permette à chacun ou à certains et, tant que possible de trouver une place, une vraie place, sans masque pourrait on dire … ce qui génère parfois de l’agressivité chez certains, des craintes chez d’autres … même s’il s’agit toujours d la même chose : de l’angoisse du jugement, de la peur de ne pas bien faire, de ne pas savoir faire, du regard de l’autre …

La question de l’identité ressort à chacune des séances pour bon nombre de patients : comment dois je faire, es ce que je fais bien, je n’y arrive pas certains me demandent de faire … tous se regardent beaucoup … ou est le bien, le mal ??? qui fait bien et qui fait mal et comment je sui « moi » ici et maintenant, c’est une grande inquiétude et rassurance pour eux de savoir qu’ici il n’y a pas de modèle et que c’est ça qui est riche dans cette médiation ; parfois ils trouvent cela déconcertant …

 

 

Le Projet :

 

 

L’atelier aurait lieu après la 1ére semaine de cure qui correspond au sevrage il y aurait deux séances la 2éme semaine, une la 3éme et une autre la 4éme semaine

 

La 1ére séance est particulière : c’est une 1ére rencontre dans un lieu qui était différent …. Pendant cette séance, il s’agit plus d’exposer le cadre de l’atelier, son but … que de pratiquer … il s’agit aussi de recueillir les questionnements, de tenter d’y répondre, d’assouvir les craintes, d’entendre les oppositions… les réticences se font souvent nombreuses, elles se manifestent différemment selon chacun :

 

-certains se sentent démunis dés le départ et expriment des « je ne saurais pas faire »  « ça va être dur »

 

-certains se montrent discret et n’osent pas se prononcer et lâchent des « je ferais de mon mieux » « je ne suis pas sur d’y arriver » ce qui montrent pour certains leur difficulté à croire en ce qu’ils sont capables de faire …

 

d’autres se montrent plus agressifs et expriment le refus de venir « c’est un atelier débile » « je vais pas faire des jeux d’enfants, taper dans les mains, c’est nul »

 

-enfin, les comportements corporels en disent long : souffle, regard soupçonneux …

 

les 3 autres séances sont des séances pratiques d’environ 1h15 ….elles permettent de situer les éléments meneurs, « tête de turc », effacés du groupe. Mais chacun prend sa place au fur et a mesure et il est étonnant de voir certain patients à l’écart du groupe, parfois à cause du groupe, prendre une place beaucoup plus importante en 3éme séance ….

Au fil des séances, le groupe prend confiance, chacun ose prendre du plaisir … certains sont portés par le groupe en 1ére séance puis prenne leur envol, d’autres soutiennent le groupe par leu proposition, leur expression….

Pour certains c’est aussi une maîtrise de conscience de leurs difficultés à suivre les consignes, à maîtriser leur corps (tremblements, mouvements difficiles à faire…), à se laisser porter par le groupe, à accepter les propositions….

 

J’ai pu observé et accompagné des patients complètement réticent au départ qui prennent de plus en plus plaisir et osent seul, sans le groupe ou plus indépendamment du groupe.

 

A la fin des séances, un temps de parole est instauré afin que chacun puisse parler de son ressenti par rapport à l’atelier, les ateliers utilisent ces temps pour parler d’eux à travers l’atelier c’est une façon de revenir à soi après un travail de groupe. Le groupe c’est le support, c’est ce qui permet de faire. A l’intérieur du groupe il y a des individus uniques, qui ont forcément vécu une expérience unique pour eux, qu’elles soit dites sans jugement. Au nom d’un sujet qui ressent et qui en fait part à d’autres.

 

J’ai pu observé certains patients qui n’avaient aucune difficulté à verbaliser leur ressenti, leurs difficultés et d’autres beaucoup plus réservés. Certains écoutent au fil des séances et osent donner leur opinion, et d’autres gardent leur place initiale…

 

La 3éme séance est souvent marquée par des patients qui se montrent tristes, éteints. Peut être en relation avec la sortie.

 

 

 

 

L’atelier Sésame, la technique en art thérapie ???

 

Ici, vous l’avez bien compris c’est la « médiation théâtre » qui devient le support pour exprimer corporellement, verbalement, gestuellement …

 

Pour permettre une réflexion sur un processus, une élaboration des difficultés ou du plaisir à faire, je parle toujours techniquement …

 

En clair je ne lui dirais pas « je vois que vous avez des difficultés à vous exprimer devant les autres et que vous tournez le dos à vos collègues » mais plus de dire, « je n’entends pas votre voix, si vous tourniez un peu le visage et que vous vous mettiez de profil ou de face, je vous entendrais mieux…. ». il s’agit donc de respecter ce que le patient propose et montre, de pointer techniquement sa position dans le jeu et de l’accompagner dans sa quête dans sa création…(à travers la construction corporelle d’un personnage comment peut il se tenir, bouger, marcher, que pourrait il dire…)

 

Au sujet de la relation qui s’instaure entre le patient et moi, je m’efforce qu’elle soit la plus authentique possible… j’ai un grand respect pour chacun d’eux et il me semble que cela est primordial pour mettre en avant leurs qualités ….

 

Enfin par rapport à cela, je m’efforce aussi de prendre conscience des liens affectifs et des contre-attitude qui me lient à certains patients, la supervision que je qualifierais de «  plus que nécessaire » m’aide et m’accompagne aussi dans ma propre quête de création…

 

Je peux donner ici l’exemple rapide d’un groupe qui avait remis en question le sens de l’atelier ou devrais je dire une partie du groupe  qui se considérait comme porte parole… je me suis mise à expliquer plus que nécessaire ce qu’un tel atelier venait faire ici … et plus je l’expliquais plus je donnais de détail et plus je me sentais la nécessité de défendre « ma cause »…

 

Les réunions de synthèses en équipe m’ont souvent permis de comprendre les patients et dans ce cas, de constater qu’il s’agissait plus d’un mouvement de groupe et de leader se positionnant de cette façon dans chaque atelier ou groupe…qu’un groupe qui remettait en question l’atelier d’art thérapie…. Je me suis beaucoup appuyée sur ce groupe qui était en fait le 1er de l’année pour moi… Une opportunité pour remettre les pendules à l’heure, me remettre dans le bain rapidement…

Pour revenir aux contres-attitudes, il s’agissait aussi pour moi de pouvoir analyser cette position que j’avais prise, que j’avais interprété et par rapport à laquelle il m’était, sur le moment, impossible de prendre de la distance…

 

Enfin , à la différence d’un atelier artistique, la finalité d’un atelier d’art thérapie n’est pas le produit fini, mais bien de vivre et d’entrer dans un processus de création par le jeu pour le «je » oserais je dire ????

 

Processus que vivent minutieusement certains patient tels que Gérard, qui ne se croie pas capable lors d la 1ére séance … et qui après deux séances se dévoile à lui et même et aux autres !!! ce qui on peut l’imaginer, a mis le patient dans une position relativement agréable, narcissique ment…

 

A ce titre et vu les remarques que peuvent faire les individus du groupe j’ai pu constater l’importance du groupe, la dynamique du groupe est primordial et précède le travail théâtral… les bénéfices vont dans un sens positif quand le groupe porte les individus mais peuvent aussi facilement écrasés certains membres dans l’incapacité de se défendre … j’ai pu néanmoins noté aussi des individus inhibés qui, pourtant étaient « écrasés » par les  leaders prendre une place dominante dans le groupe.

 

Enfin, même si le groupe est un véritable tuteur, il semble bon que le groupe s’éclate un peu pour permettre à chacun d’exister individuellement à travers sa propre création … un groupe trop contenant pourrait annihiler ou réduire cette possibilité.

 

La place de l’infirmière :

 

Sa place dans l’atelier au Sésame est capitale : elle assure le cadre de l’institution, elle rassure les patients car elle les connaît … (elle rassure aussi peut être l’art thérapeute qui ne les connaît pas ???) elle connaît les patients et peut renchérir ma demande lorsqu’un patient se montre réticent ;

 

Certains patients ont exprimé leurs difficultés à jouer avec ou en la présence de l’infirmière de part son statut… notamment lorsqu’il s’agit de s’exprimer face à face … chacun se trouve alors dans une position d’égal à égal, le jeu permet de remettre le patient dans une position, de personne et non seulement comme « un malade » cette qualité permet à chacun de se reconsidérer…

 

La repris en équipe après l’atelier est aussi un moment important d’échange, pour que chacun puisse parler e sa perception de ce qui vient de se vivre de son point de vue …c’est aussi un moyen de connaître les patients autrement. C’est pour moi l’occasion de connaître et de comprendre les patients à travers ce que pourra en dire l’équipe. Le temps de réunion est aussi un moment important de véritables échanges inter-disciplinaires, chacun donne sa perception du patient à travers ce qu’il aura observé dans les ateliers, séances, entretiens qu’il aura animé ou vécu …

 

Les temps de supervision interne et externe sont un élément capitale pour l’art thérapeute, il convient ici de rappeler à Monsieur Vallot à quel point le temps de supervision est enrichissant pour moi et à quel point il serait urgentissime que ces temps soit plus fréquent !!!

 

Pour clore mon intervention, j’ouvrirais les portes de l’avenir (pour ne pas dire du Sésame) sur ce que pourrait devenir cet atelier …

 

J’ai mis au point depuis quelques semaines, une fiche d’évaluation pour les patients, fiche que je leurs transmets lors de la dernière séance t que je leur propose de remplir avant leur sortie, il me semblait intéressant de ne pas  se baser essentiellement sur ce que l’équipe et moi pouvons tirer de l’atelier mais bien aussi de lire et d’entendre ce que le patient dit …

 

Dans cette fiche, je propose aux patients d’imaginer un atelier qui serait créé pour accueillir des patients sorti de cure qui pourrait revenir dans un autre lieu pour continuer un travail d’expression théâtrale, un travail du même ordre que celui que nous avons touché du bout du doigt pendant la cure, un travail de quelques semaines ou de plusieurs mois …

Je leur demande à quelle heure il pourrait avoir lieu et quel jour …

 

L’art thérapie c’est surtout un travail sur plusieurs semaines plusieurs mois pour permettre au patient de pouvoir investir un lieu, à son rythme, ce serait aussi lui permettre d’investir un outil permettant l’émergence de questions personnelle pour un travail psychique….

 

 

Enfin si l’atelier d’art thérapie à médiation théâtrale a trouvé sa place au Sésame, je pense qu’il est important d’entendre le ressenti de l’équipe et des patients et donc de donner les moyens de pouvoir poursuivre ce travail après …

 

C’était une question que je me posais il y a encore quelques mois lors du début de mon stage, je suis aujourd’hui ravie d’être bientôt comptée parmi l’équipe du Sésame afin de mener cette création personnelle grâce à un groupe qui m’a lui aussi soutenu ….

 

Stéphanie Adélino

DU d’art en thérapie et en psychopédagogie

Paris 5 René Descartes

2ème année spécialisation art de la scène : théâtre

stephanieadelino@yahoo.fr

Le 06/12/2002

 

Présentation

L'art-thérapie est une forme de psychothérapie qui utilise la création artistique (dessin, peinture, collage, sculpture, etc.) pour prendre contact avec son intériorité, l'exprimer et se transformer. Sans se préoccuper de la qualité ou de l'apparence de l'oeuvre finale, la démarche thérapeutique consiste à laisser progressivement surgir ses images intérieures, qui peuvent être autant le reflet d'expériences du passé que de rêves auxquels on aspire. Le geste créateur fait appel au corps qui se met en mouvement pour créer une oeuvre concrète; dans le même élan, il sollicite l'imagination, l'intuition, la pensée et les émotions. Les images ou les formes ainsi créées, en plus de dévoiler certains aspects de soi, peuvent générer une vision et des comportements nouveaux qui contribueront à des guérisons physiques, émotives ou spirituelles.

L'application de l'art à des fins thérapeutiques n'est pas un concept nouveau. La Grèce antique, tout comme la plupart des cultures traditionnelles, considérait que les arts avaient un effet cathartique et thérapeutique. Au début du XXe siècle, le psychiatre suisse Carl G. Jung (1875-1961) avait déjà lui-même expérimenté les bienfaits de s'exprimer par le dessin; il a ensuite intégré cette approche dans sa pratique. Toutefois, l'art-thérapie n'a fait son entrée officielle dans notre société contemporaine que vers les années 30. Elle s'est d'abord introduite en Angleterre et aux États-Unis grâce à Margaret Naumburg, enseignante et psychothérapeute reconnue comme l'une des pionnières dans le domaine. Par ailleurs, il est intéressant de faire un parallèle entre l'art-thérapie et l'art brut, un mouvement lancé en 1945 par le peintre français Jean Dubuffet, à cause de la similarité du processus créatif qui vise essentiellement l'expression spontanée et personnelle (voir les sites de référence).

Au Canada, parmi les thérapeutes ayant contribué à l'intégration de l'art dans le cadre de traitements psychiatriques, mentionnons, Martin A. Fisher, qui a fondé en 1967 le Toronto Art Therapy Institute et, en 1977, la Canadian Art Therapy Association. Au Québec, le premier cours d'initiation à l'art-thérapie remonte à 1979 et, dès 1982, un programme universitaire de maîtrise est mis sur pied. En France, en dépit des programmes de formation accessibles depuis les années 70, l'art-thérapie n'est pas encore très répandue. L'Angleterre est le premier pays européen où la profession a été reconnue par les Services de santé publique en 1997. En Allemagne, les assurances couvrent, dans certains cas, les frais de prise en charge, tandis que dans la plupart des autres pays européens, le travail de reconnaissance professionnelle reste à faire.

Le titre d'art-thérapeute n'étant pas protégé, n'importe qui peut s'afficher art-thérapeute sans formation particulière. Au Québec, le titre « d'art-thérapeute professionnel du Québec (ATPQ)  » est toutefois réservé aux titulaires d'une maîtrise en art-thérapie ou d'un diplôme universitaire équivalent approuvé par l'Association des art-thérapeutes du Québec1. Il existe de nombreuses associations professionnelles d'art-thérapie dans le monde qui veillent à promouvoir et à contrôler les normes de formation et de pratique, entre autres, la Canadian Art Therapy Association2, l'American Art Therapy Association3 ainsi que la Fédération française des art-thérapeutes4.

Applications thérapeutiques

De façon générale, l'art-thérapie s'adresse à toute personne souhaitant entreprendre une démarche de croissance personnelle. L'approche s'apparente à une psychothérapie ou à une consultation psychologique classique à deux importantes différences près. Tout d'abord, elle privilégie un mode d'expression autre que le langage verbal. Ensuite, en plus de permettre des prises de conscience, elle peut elle-même être une source de libération, un révélateur ou un catalyseur à l'intérieur du processus de transformation. Enfin, c'est une approche dynamique qui favorise l'éveil du potentiel créatif, l'affirmation de soi et qui entraîne souvent un sentiment de bien-être, d'autonomie et de liberté.

L'art-thérapie est une pratique très répandue dans les secteurs de la santé. On l'utilise comme mode d'intervention en psychothérapie, particulièrement chez les sujets ayant de la difficulté à exprimer ce qu'ils ressentent par la parole, avec les enfants en bas âge ainsi qu'en physiothérapie pour développer une meilleure confiance en soi et favoriser la réhabilitation. L'approche peut être un outil d'accompagnement efficace pour aider à résoudre un grand nombre de problèmes reliés à des troubles d'apprentissage et de comportement (difficultés relationnelles, désordres alimentaires), des traumatismes importants (abus sexuel, violence physique, dépression), des difficultés d'adaptation5 (période de transition, séparation, deuil, perte d'emploi), des problèmes de dépendance6 (affective, à l'alcool, aux drogues, au jeu) et de suicide, des conflits de travail ou personnels, etc.

L'art-thérapie, grâce à l'effet apaisant et régénérateur que procure l'art, peut contribuer à diminuer la fréquence cardiaque, la pression artérielle et le rythme respiratoire. On a également observé dans le cadre de thérapie en rééducation fonctionnelle qu'elle aidait à améliorer la coordination des yeux et des mains et stimulait les courants nerveux.

Plusieurs études rendent compte de ses bienfaits, notamment, sur la santé et le développement de l'enfant7 et pour les patients en phase terminale8,9. De plus, l'art-thérapie peut contribuer à accélérer le processus de guérison des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer10, de cancer11 et de troubles psychiatriques12, particulièrement chez les sujets démontrant une tendance à l'autodestruction.

Une étude non publiée, menée auprès de deux fillettes paraplégiques13 muettes et très limitées dans leur capacité motrice, indique que l'utilisation de l'ordinateur et d'un logiciel de dessin comme prolongement du corps pourrait être un outil d'intervention prometteur.

En pratique

Une séance d'art-thérapie se déroule individuellement ou en groupe dans un endroit convivial qui ressemble souvent plus à un atelier d'art qu'à un cabinet de thérapeute. Avant d'entreprendre le travail de création, le thérapeute cherche à définir les motifs et les objectifs qui amènent le participant à suivre une thérapie afin de mieux le guider dans son processus de recherche intérieure. Puis il lui donne des conseils d'ordre technique relatifs aux matériaux choisis et l'encourage à s'exprimer le plus spontanément possible en représentant visuellement ce sur quoi il a décidé de s'investir.

Bien que l'art-thérapie comporte une dimension verbale, le travail expressif demeure central à la démarche. C'est l'image qui sert de fil conducteur. Par exemple, la personne qui suivrait une thérapie dans le but de résoudre une relation conflictuelle pourrait, au départ, peindre la douleur qu'elle ressent. Graduellement, elle parviendra à peindre un tableau renouvelé de la situation et pourra finalement voir se dessiner une solution inédite. Au début, cela peut paraître difficile à cause de notre tendance à analyser le moindre de nos gestes. Mais peu à peu, guidé par le thérapeute, on en vient, à force d'exercices, à s'exprimer plus librement. C'est en observant la manière de structurer l'espace, de disposer les formes, d'utiliser les couleurs, d'associer les idées qu'on parvient à donner un sens à sa création et à s'en inspirer pour effectuer les changements désirés dans sa vie.

Un des aspects intéressants de l'art-thérapie est que, contrairement à la parole, les images demeurent. Ainsi, dans le cadre de la thérapie, si un individu en venait à tout remettre en question, le thérapeute pourrait lui faire voir le chemin qu'il a parcouru en exposant l'ensemble de ses travaux. Le rôle du thérapeute n'est pas d'interpréter le travail créatif, mais de soutenir le sujet dans sa transformation et de l'accompagner d'une production artistique à l'autre afin qu'il en arrive à une plus grande clarté.

La durée d'une thérapie est variable. Il se peut que quelques séances suffisent à cerner le problème; la thérapie peut aussi s'étendre sur un plus grand nombre de rencontres. Le coût d'une séance en pratique privée varie entre 50 et 80 $ l'heure.

Divers ateliers de groupe sont offerts par des enseignants, des art-thérapeutes, des artistes professionnels et des psychologues. Si les intervenants ne sont pas membres d'une association professionnelle d'art-thérapeutes, assurez-vous de leur compétence en psychothérapie. On a beau être un excellent artiste, on ne s'improvise pas psychothérapeute. Les ateliers sont généralement offerts dans des centres de croissance, des centres communautaires et des établissements offrant une formation en thérapie par l'art. Les frais vont de 150 à plus de 1000 $, selon la durée de l'atelier, les matériaux utilisés et l'expérience des intervenants.

L'art-thérapie se pratique dans une grande variété de contextes, notamment, dans les hôpitaux psychiatriques, les établissements de soins de longue durée, les centres de rééducation, les centres de réadaptation pour personnes alcooliques et toxicomanes, les centres de jeunes délinquants ainsi que dans les milieux correctionnels, les résidences d'aînés et en pratique privée. À Montréal, plusieurs hôpitaux, surtout anglophones, disposent d'un service d'art-thérapie. Le premier fut mis sur pied par Marie Revai à l'Hôpital Royal Victoria dans les années 50.

Formation

Des programmes universitaires de formation en art-thérapie sont offerts à la maîtrise un peu partout dans le monde. Pour être admissible, il faut détenir un baccalauréat en sciences humaines ou l'équivalent.

Certains établissements offrent des programmes courts de deuxième cycle en art-thérapie. Pour y être admis, l'étudiant doit être titulaire d'un baccalauréat ou d'un diplôme équivalent dans le domaine de l'intervention psychosociale, de la santé, de l'éducation ou des arts.

Il est recommandé avant de s'inscrire à un programme de formation en art-thérapie de consulter une association professionnelle d'art-thérapeutes afin de déterminer si leurs exigences professionnelles correspondent au programme de formation choisi. Au Québec, la condition essentielle pour obtenir le statut de membre professionnel est le diplôme de maîtrise en art-thérapie.

Livres, etc.

Il existe des centaines d'ouvrages sur le sujet, en voici quelques-uns.

Jobin, Anne-Marie. Le journal créatif : À la rencontre de Soi par l'art et l'écriture. Éditions du Roseau, Montréal, 2002, 254 p.
Un ouvrage pour explorer son intériorité par l'écriture et le dessin.

Hamel, Johanne. De l'autre côté du miroir. Le Jour, 1993.
Art-thérapeute et psychologue, Johanne Hamel propose, à l'aide de nombreux exemples, une méthode de croissance personnelle par le rêve. L'auteure est fondatrice et directrice du Centre de ressourcement par les arts et la nature à Sherbrooke.

Capacchione, L. Faites vivre votre enfant intérieur : Jeu, dialogue et art-thérapie. Stanké, Montréal, 1994.
Une bonne introduction à l'art-thérapie.

Rodriguez, Jean; Troll, Geoffroy. L'art-thérapie : Pratiques, techniques et concepts. Ellébore, Paris, 2001, 2e édition.
Réalisé par deux praticiens en art-thérapie, l'ouvrage regorge d'informations sur le sujet : plus de 396 auteurs cités.

Klein, J.-P. L'art-thérapie. Éd. Hommes et perspectives, Paris, 1993.
L'auteur considère tous les arts d'expression - la danse, la musique, la poésie et les arts visuels. Un livre intéressant qui présente les possibilités de chacune des approches thérapeutiques par l'art.

Boyer, A. Manuel d'art-thérapie. Privat, Paris, 1992.
Un manuel didactique et théorique. L'auteure a une formation européenne, mais a aussi rencontré des praticiens américains; il fait un lien entre les différentes approches.

Kramer, E. Art as Therapy with Children, Schocken Books, New York, 1971.
Un manuel d'art-thérapie abondamment illustré dans lequel l'auteure démontre sa manière de travailler avec des enfants présentant une variété de problèmes. Un classique de base sur la profession, Kramer étant une des pionnières de la profession aux États-Unis.

McNiff Shaun. Depth Psychology of Art. C.C. Thomas, Springfield, 1989.
Un des grands auteurs américains sur l'art-thérapie. Ce traité démontre le lien étroit et essentiel entre l'âme et l'art. Il comporte un important chapitre illustrant sa démarche personnelle en art réalisée à un moment important de sa vie.

 

Recherche et rédaction : Monique Lalancette

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

WholeHealthMD.com. Art Therapy. [Consulté le 6 juillet 2002]. www.wholehealthmd.com
National Coalition of Creative Arts Therapies Associations (NCCATA). Art Therapy, États-Unis. [Consulté le 2 juillet 2002]. www.ncata.com
History of Toronto Art Therapy Institute
. [Consulté le 28 juin 2002]. http://tati.on.ca
Vancouver Art Therapy Institute. History of Art Therapy Training in Canada, Vancouver, British Columbia. [Consulté le 9 juillet 2002]. http://vati.bc.ca
Petersen, Katharina. Petite histoire de l'art-thérapie et sa situation actuelle. Association Arthémis, France. [Consulté le 10 juillet 2002]. http://kpetersen.free.fr
Toronto Art Therapy Institute. Programme de maîtrise, Toronto, Ontario. [Consulté le 6 juillet 2002]. http://tati.on.ca
Université Concordia. Programme de maîtrise en art-thérapie, Montréal, Québec. [Consulté le 6 juillet 2002]. http://art-therapy.concordia.ca
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Programme court de 2e cycle en art-thérapie, Rouyn-Noranda, Québec. [Consulté le 6 juillet 2002]. www.uqat.uquebec.ca

Notes

1. Association des art-thérapeutes du Québec. Montréal, Québec, Canada. [Consulté le 24 juin 2002]. http://iquebec.ifrance.com
2. Canadian Art Therapy Association (C.A.T.A.). Mississauga, Ontario. [Consulté le 6 juillet 2002]. http://home.ican.net
3. American Art Therapy Association (AATA). États-Unis. [Consulté le 2 juillet 2002]. www.arttherapy.org/
4. Fédération française des art-thérapeutes. France. [Consulté le 6 juillet 2002]. http://ffat.free.fr/
5. Picard, C. Pattern of expanding consciousness in midlife women: creative movement and the narrative as modes of expression. Nurs Sci Q 2000 Apr;13(2):150-7.
6. Skowron, J; Tyszkiewicz, M. Art therapy as an assisting psychotherapeutic method for adolescents. Psychiatr Pol 1996 Mar-Apr;30(2):247-54.
7. Galligan, AC. That place where we live: the discovery of self through the creative play experience. J Child Adolesc Psychiatr Nurs 2000 Oct-Dec;13(4):169-76.
8. Kennett, CE. Participation in a creative arts project can foster hope in a hospice day centre. Palliat Med 2000 Sep;14(5):419-25.
9. Bailey, SS. The arts in spiritual care. Semin Oncol Nurs 1997 Nov;13(4):242-7.
10. Bonder, BR. Psychotherapy for individuals with Alzheimer disease. Alzheimer Dis Assoc Disord 1994;8.
11. Deane, K; Fitch, M; Carman, M. An innovative art therapy program for cancer patients. Can Oncol Nurs J 2000 Fall;10(4):147-51, 152-7.
12. Erazo, N; van der Lee, T; Greil, W. Model creation in art therapy. A sculpture project at a psychiatric clinic. Psychiatr Prax 2000 Jan;27(1):35-9.
13. Ranger, Diane. L'art-thérapie, un ordinateur et deux enfants exceptionnelles, 1996. [Consulté le 10 juillet 2002]. www3.sympatico.ca

Descriptif de la formation à l'eesp

Version actualisée en mai 2005

FORMATION

D’ART-THERAPEUTE

en collaboration avec ITP (Institut für Transpersonale

Psychologie und Kreative Kunsttherapie)

validée par l’Université de Londres, Goldsmiths’ College

2002 - 2006

2003 - 2007

Guide Lines

FORMATION

2

L’ART-THERAPIE

L’art-thérapie soulève un intérêt grandissant depuis plusieurs années en

Europe où des noyaux de recherches et de pratiques se constituent.

Cet intérêt grandissant s’est manifesté en Suisse romande parmi les

professionnels de l’action médico-psycho-sociale et éducative. L’INPER

(Institut de perfectionnement) a entrepris de mettre sur pied, dès 1988,

une formation dans ce domaine.

Animé par le souci d’augmenter la qualité et la crédibilité de la formation,

l’Institut a engagé une collaboration avec l’Université de Londres

(Goldsmiths’College), pionnier de la formation universitaire en art

psychothérapie en Grande-Bretagne. Ces démarches ont abouti à un

accord effectif dès 1995, au terme duquel l’Université de Londres valide le

programme de formation d’art-thérapeute de l’INPER. A la suite de la

fermeture de l’INPER (juin 2001), l’EESP l’a reprise en collaboration avec

l’ITP (Institut für Transpersonale Therapie) de Berne. Le Goldsmiths’

College valide toujours cette formation.

La demande déposée par la formation continue de l'EESP pour qu’elle soit

reconnue comme donnant droit à un Diplôme postgrade HES a abouti : la

formation d'art-thérapeute est reconnue par le Comité Romand de

direction de la HES-S2, comme seconde formation longue HES équivalente

à un Master européen. Cette reconnaissance doit être prolongée par celle

de la Confédération dans les années qui viennent.

Cette formation est soutenue et reconnue par l’APSAT (association

professionnelle suisse des art-thérapeutes).

Elle est destinée aux personnes, passionnées par l'expression artistique,

qui souhaitent compléter leur formation de base, afin d’élargir leur champ

d’intérêts et d’action et d’acquérir une nouvelle profession.

3

L’art-thérapie, modalité relativement nouvelle parmi les prises en charge

thérapeutiques et socio-éducatives, donne l’occasion d’explorer des

situations personnelles et les potentialités de chacun à travers des

expériences artistiques.

L’art-thérapie utilise le processus créatif et artistique lui-même en

tant que modalité thérapeutique.

L’art-thérapie propose une expérience créatrice, permettant une

expression de soi non-verbale sous forme métaphorique, symbolique. Elle

se déroule dans le cadre d’une relation thérapeutique où la création est

utilisée comme moyen de communication servant au processus

thérapeutique. Les divers procédés artistiques (peinture, dessin, collage,

sculpture, photo, vidéo, etc.) permettant d’enrichir l’expérience sensorielle,

motrice et visuelle; l'expression verbale favorise, en un second temps, la

prise de conscience.

L’art-thérapie s’appuie sur les théories analytiques, psychodynamiques,

ainsi que sur différentes approches humanistes qui lui donnent une

orientation touchant à l’immédiat, aux relations humaines, à l’expression

spontanée.

Notre orientation en art-thérapie se base sur la valeur thérapeutique de

l’expression. L’art-thérapie devient le lieu de l’expérience personnelle et

interpersonnelle de la création facilitant l’évolution psychologique,

notamment l’équilibre intérieur, la résolution de conflits, la prise de

conscience au niveau corporel, le dialogue et la communication entre

humains.

L’EESP (Ecole d’études sociales et pédagogiques) fait partie de la HES

santé-social de Suisse Romande. Elle organise des formations initiales

pour 4 filières HES soit : éducateur spécialisé, service social, animation

socio culturelle, ergothérapeute et 2 filières ESS : maître socioprofessionnel,

et éducateur de la petite enfance.

De plus, elle dispose d’une unité de recherche très active et offre des

prestations de service et de formation continue. C'est dans le cadre de la

formation continue que se déroule la formation d'art-thérapie.

4

OBJECTIFS DE LA FORMATION

Permettre aux étudiants d’acquérir des expériences variées et

personnelles, une compréhension des différents aspects et utilisations

de l’art-thérapie, afin qu’à terme, ils puissent être des praticiens

compétents.

Centrer la formation sur l’expression créative sans entrer dans

l’interprétation analytique (ce processus n’est toutefois pas ignoré).

Développer la profession sur les bases du respect de l’humain, son

potentiel expressif et son autonomie d’orientation.

DEROULEMENT DE LA FORMATION

Nous attirons encore l’attention de toute personne intéressée sur le fait que

ce descriptif a une valeur d’information.

Les éléments descriptifs qui suivent sont donc susceptibles d’être modifiés.

5

1. CONTENU THEORIQUE DE LA FORMATION

La formation théorique comporte 104 jours de cours répartis sur huit

semestres, soit 13 jours par semestre (832 périodes).

I. BASES DE L’ART-THERAPIE 1 période = 45 minutes

Introduction 24 périodes 3 jours

Introduction à la formation 8 périodes 1 jour

Introduction à l’art thérapie 16 périodes 2 jours

II. BRANCHES DE L’ART-THERAPIE

Champs d’application spécifiques 256 périodes 32 jours

Art Thérapie et cycle de vie 32 périodes 4 jours

Art Thérapie en milieu socio-éducatif 32 périodes 4 jours

Art Thérapie en santé mentale et psychiatrie 32 périodes 4 jours

Art Thérapie en milieu gériatrique 32 périodes 4 jours

Art Thérapie et dynamique de groupe 32 périodes 4 jours

Art Thérapie et abus sexuels 32 périodes 4 jours

Art Thérapie et toxico-dépendance 32 périodes 4 jours

Art Thérapie et victimes de guerre 32 périodes 4 jours

III. TECHNIQUES PROFESSIONNELLES

Pratique de l’art-thérapie 184 périodes 23 jours

Médiation expression picturale 32 périodes 4 jours

Médiation expression corporelle et théâtrale 24 périodes 3 jours

Médiation musicothérapie 24 périodes 2 jours

Médiation écriture 16 périodes 2 jours

Médiation argile 24 périodes 3 jours

Médiation conte et rêve 16 périodes 2 jours

Médiation multimédia 16 périodes 2 jours

Médiation land art 32 périodes 4 jours

6

IV. BRANCHES DES SCIENCES

HUMAINES

144 périodes 18 jours

Sociologie de la relation d’aide 16 périodes 2 jours

Ethique et déontologie 16 périodes 2 jours

Psychologie, psychopathologie,

psychothérapie

112 périodes 14 jours

V. BRANCHES ARTISTIQUES

Les élèves ne possédant que peu de formation et de pratique artistique, sont

tenus de développer leur formation artistique durant toute la formation dans des

établissements agréés, en plus des heures indiquées ici.

La formation doit être principalement orientée en arts plastiques, il est également

souhaité que des cours d'histoire de l'art fassent partie de leur formation

artistique.

Une discussion-réflexion à ce sujet avec la coordinatrice de la formation est

souhaitable.

VI. PROCESSUS DE FORMATION

240 périodes 30 jours

Méthodologie écriture et prise de notes 8 périodes 1 jour

Préparation à la recherche 8 périodes 1 jour

Préparation du projet de pratique 32 périodes 4 jours

Evaluation en art thérapie 24 périodes 3 jours

Présentation de séminaire 64 périodes 8 jours

Conclusion de la formation 8 périodes 1 jour

Coordination de la formation 48 périodes 6 jours

Supervision en groupe 48 périodes 6 jours

VII. PRATIQUE EN ATELIER

320 heures

Stage d’observation 20 heures

Stages pratiques 300 heures

Soit 832 périodes théoriques

320 heures de pratique

7

2. TRAVAIL PRATIQUE EN ATELIER

NB : pour tout développement, se référer au point 7.7 du présent

document.

Le travail pratique en atelier s’effectue avec un art-thérapeute en

milieu institutionnel; un listing des lieux de pratique (dans les différents

cantons romands) validés par le Comité scientifique de la formation est

remis aux étudiants.

Un stage d’observation de 20 heures a lieu en 2ème année.

Dès la 3ème année, 300 heures de travail pratique avec des clients

devront être réalisées avec deux populations aux problématiques

différentes; au moins 100 heures avec la même population.

L’étudiant contacte un art-thérapeute en institution, afin d’organiser

le travail pratique en atelier; il s’adapte à l’institution et aux horaires

de l’atelier de l’art-thérapie, réserve du temps pour des moments

d’échange avec l’art-thérapeute, ainsi que du temps pour la

participation aux colloques ou autres temps institutionnels qui

pourraient concerner les activités de l’atelier de l’art-thérapie (max

20% du total des 300 heures).

L’étudiant doit participer à la prise de notes et avoir accès à la

maintenance du dossier de chaque personne suivie.

Une supervision clinique doit avoir lieu toutes les 20 heures de

travail pratique, par un superviseur agréé.

L’étudiant peut également réaliser une partie des heures de pratique

dans l’institution où il travaille, selon l’entente avec la coordinatrice,

si les conditions de travail en art-thérapie sont très favorables

(collaboration avec un art-thérapeute diplômé reconnu par l’APSAT

mandaté sur place, atelier bien aménagé, respectant la

confidentialité, participation aux temps d’échanges en équipe, pas

de double fonction, supervision de la pratique).

Afin d’obtenir la reconnaissance de l’APSAT, (association

professionnelle) 1000 heures de pratique doivent être accomplies en

respectant des conditions strictes d’accompagnement et de

supervision. Les heures effectuées pendant le temps de la formation

sont reconnues si elles remplissent ces conditions jusqu’à concurrence

de 700 heures au total.

8

Ce travail sera accompagné d’un journal de bord (activités, processus,

observations significatives) pouvant être consulté pendant les

supervisions professionnelles, ainsi que d’un rapport relatant le travail

effectué.

Des indications pour ces travaux seront données en cours de

formation.

3. DEVELOPPEMENT PERSONNEL

Chaque étudiant devra vivre une expérience personnelle de l’artthérapie,

par l’exploration en profondeur des techniques créatives et

techniques thérapeutiques, durant l’ensemble de la formation.

3.1 Travail sur les techniques d’arts plastiques

Effectuer deux travaux par mois utilisant des techniques et des

matériaux différents. Une sélection de ces travaux (10) sera présentée

en fin de formation. Une liste des lieux de cours, stages, etc. dans le

domaine artistique sera fournie.

3.2 Travail créatif personnel suivi, accompagné d’un journal

Explorer le potentiel expressif pour une meilleure connaissance de soi.

L’expérience est centrée sur le processus créatif, la transformation et

la prise de conscience (au minimum 1 travail par semaine) sur toute la

durée de la formation. Ce travail sert de support à l’art-thérapie

personnelle.

3.3 Travail thérapeutique personnel

Une thérapie verbale, avec un thérapeute agréé (au minimum 30

heures) doit être suivie. Une liste des psychothérapeutes reconnus

sera fournie.

Une thérapie à médiation artistique (au minimum 50 heures) doit

être suivie avec un art-thérapeute reconnu. Une liste des artthérapeutes

reconnus sera fournie.

Ces deux thérapies sont aux frais de l’étudiant, en plus de la

finance du cours.

9

4. SUPERVISION PROFESSIONNELLE

48 heures de supervision en petit groupe ont lieu au cours de la 3e et

de la 4e année, avec un formateur agréé.

Les supervisions sont centrées sur le travail avec les clients.

5. RENCONTRE DE COORDINATION

Une journée par semestre durant les 4 ans de formation visent à

coordonner les différents apports de la formation. Evaluation des liens

entre les divers éléments de la formation. L’élaboration se fait en

sous-groupes de travail et en grands groupes.

De plus, la coordinatrice de la formation assure des moments réguliers

de permanence qui permettent de régler les questions qui pourraient

se présenter.

Les horaires de ces permanences seront communiqués en début de la

formation.

6. REFERENT

Dès la deuxième année, chaque étudiant doit passer 1 heure par

semestre avec un référent extérieur pour faire le point sur l’évolution

de son processus de formation. Ce travail peut se faire en petits

groupes; en informer la responsable de la formation.

7. TRAVAUX

La formation fait l’objet de plusieurs points d’évaluation.

En plus des attestations nécessaires pour le stage, les heures de

pratique, le travail de développement personnel et le bilan avec le

référent, divers travaux sont exigés.

10

Semestres Travaux Thèmes Nbre

mots

2 Présentation écrite

Psychologie ou histoire de

l’art

2’000

2 Rapport annuel 2’000

3 Travail bibliographique Selon un thème abordé 4’000

4

Rapport de stage

d’observation

2’000

4

Travail de recherche

personnel

8’000

4 Rapport annuel 4’000

5

Etude de cas en petits

groupes

env.

5'000

6 Étude de cas Selon travail pratique

env.

5’000

6 Rapport annuel 2’000

7 Etude de cas Selon travail pratique

env.

5’000

7

Présentation du thème de

mémoire

Ecrit et oral

8 Mémoire

40

pages

max.

8

Présentation d’une dizaine

d’oeuvres artistiques

Travaux réalisés durant la

formation

Date limite de remise des travaux : le 15 mars (pour le semestre

d’hiver) et le 30 août (pour le semestre d’été).

Les délais de remise des travaux correspondent à des échéances

dans l'organisation du travail de l'Ecole, merci d'en tenir compte

rigoureusement.

NB : les délais de remise des rapports de stage d'observation sont

fixés au 15 septembre de l'année en cours.

Une carte individuelle de progression gérée directement par l’étudiant,

recense la progression des actes de formation validés.

11

7.1 Présentation écrite

Psychologie ou histoire de l’art 2'000 mots

Un thème dans le domaine de la psychologie ou de l’histoire de l’art à

propos duquel l’étudiant marque un intérêt particulier est développé ici.

Il s’agit de choisir un thème qui ne soit pas trop vaste, vu le nombre de

mots restreint de ce travail. Il peut s’agir d’un thème qui a suscité de

l’intérêt durant la première année d’études, ou d’un thème qui était

déjà présent avant le processus de formation par exemple. Elément

d’un module enseigné qui demande à être creusé, découvert au cours

du processus créatif personnel qui suscite de l’intérêt, cours extérieur

à la formation, lectures, visites, rencontres. Mieux vaut un thème

restreint traité de manière cadrée qu’un thème vaste et général traité

en grandes lignes.

Ce document comporte une brève introduction avec motivation du

sujet, un développement du thème, et une brève conclusion, et une

liste des sources : bibliographie (ouvrages, articles, cours, visites, etc.)

Les liens entre le sujet choisi et l’art-thérapie ne doivent pas

nécessairement être développés dans ce travail, mais sont sousjacents

dans la motivation du choix.

Travaux à produire en 2 exemplaires. Ne pas dépasser le nombre de

mots demandés. Vous recevrez un courrier avec une évaluation de

votre travail allant de A à D (A=très bien, B=bien, C=suffisant,

D=insuffisant). Si le travail est évalué comme insuffisant, un entretien

est proposé afin de déterminer ce qu’il y a à faire pour continuer

l’année suivante.

12

7.2 Rapport annuel 4'000 mots

Le rapport annuel permet de faire le point sur l’évolution de l’étudiant

durant la formation et de prendre un peu de recul. Il permet de

synthétiser le chemin parcouru, une fois par année. Il permet à

l’étudiant et à la coordinatrice de déposer périodiquement par écrit

l’état du processus de formation tant au niveau de l’enseignement, de

la pratique professionnelle, que de l’évolution personnelle et artistique.

Il comporte par exemple :

- un compte-rendu de ce qui a été vécu durant les modules de

formation : ce qui a eu un impact important, ce qui a été révélateur,

ce qui précise l’identité professionnelle et permet une évolution vers

la profession d’art-thérapeute, etc.

- l’évolution de l’intérêt et de la pratique artistique : cours, expos

visitées, découvertes créatives importantes, lectures, expériences

nouvelles, etc. Le journal de bord peut servir à étayer ce point.

- un compte-rendu de l’impact des stages et heures de pratique

professionnelle en institution : découvertes, impact particulier d’une

situation professionnelle, réflexions autour de la profession, etc.

Le rapport annuel est lu par la coordinatrice (éventuellement par le

responsable de formation continue ou par les responsables ITP). Une

rencontre peut être organisée pour discuter du feed-back si estimé

nécessaire par l’étudiant et/ou la coordinatrice. Un exemplaire du

rapport annuel reste en possession de la coordinatrice, afin de garder

à disposition une trace de l’évolution de l’étudiant, en particulier au

moment de la lecture du rapport annuel suivant.

Travaux à produire en 2 exemplaires. Ne pas dépasser le nombre de

mots demandés. Le rapport annuel ne fait pas l'objet d'une évaluationsanction.

13

7.3 Travail de recherche bibliographique 4'000 mots

Cet exercice permet de faire une recherche bibliographique

approfondie sur un thème. Il permet de mettre en évidence vos

capacités de récolter un matériel bibliographique divers (livres,

revues, articles, vidéos, expositions, etc.), d'en faire une sélection

judicieuse et de le présenter correctement. Le thème que vous

choisissez doit rester pertinent par rapport à votre parcours de

formation en art-thérapie.

Ce travail bibliographique peut ouvrir des pistes et aider à la

construction rigoureuse des futurs travaux de recherche.

Objectif

1. La bibliographie doit pouvoir apporter des éléments de

compréhension du thème choisi.

2. Sélectionner le matériel bibliographique qui vous paraît pertinent

par rapport au thème et à son développement.

3. Structurer la bibliographie de manière claire en explicitant les

critères du tri effectué.

4. Conclure la recherche en faisant le point sur ce qu'elle vous a

permis d'expérimenter soit par rapport au contenu du thème luimême

soit dans le développement de vos compétences de

"chercheur-penseur".

5. Du point de vue de la forme, la présentation doit être conforme au

système Harvard et vérifiable dans le texte. Cela concerne la

présentation de la bibliographie, des sources et des références,

ainsi que des citations.

Procédure

Ce travail doit être rendu en 2 exemplaires pour l’échéance qui vous

est donnée.

Evaluation

Le travail sera évalué par la coordinatrice. Vous recevrez par courrier

le résultat de votre recherche et une proposition d'entretien pour en

parler. En cas d'insuffisance, il sera déterminé au cours de l'entretien

le complément à fournir.

14

7.4 Travail de recherche 8'000 mots

Ce travail a pour but de vous permettre de faire une recherche

théorique sur un objet d'étude de votre choix.

Objectif

1. Contenu : ce travail doit vous permettre de développer :

votre aptitude à développer un sujet selon une démarche

scientifique

votre capacité à définir un objet d'étude (une problématique, une

question de recherche)

vos capacités de trier dans les savoirs existants et de vous

approprier des réponses théoriques concernant votre objet

d'étude

votre capacité à synthétiser et à retranscrire ces éléments

théoriques

votre capacité à vous approprier ces éléments théoriques en les

reliant à votre objet d'étude

votre capacité à créer, progressivement, des liens entre la théorie

et la pratique

2. Forme : ce travail doit vous permettre de démontrer des

compétences quant à :

l'orthographe

la syntaxe

la structure de travail

la présentation, selon le système Harvard, de la bibliographie, des

sources et des citations

Processus

Le travail comprendra :

1. Résumé de 250 mots environ

2. Introduction

- présentation de l'objet d'étude

- explication du choix par rapport au processus de formation à

l'art-thérapie

- présentation de la démarche

- présentation des limites de la démarche

15

3. Développement :

- traitement de l'objet d'étude par une sélection d'éléments

théoriques (concept-s) présentés d'une manière rigoureuse, en

mettant en évidence votre compréhension de ces concepts

- apporter votre réflexion critique

- élaborer un ou des liens entre le ou les concepts abordés et

votre objet d'étude

4. Conclusion :

- Clore la recherche en formulant les principaux éléments

travaillés, compris ou découverts en lien avec votre objet

d'étude.

- Tracer, si possible, quelque(s) perspective(s) de recherche par

rapport à votre processus de formation et à votre pratique de

l'art-thérapie.

Procédure

Le travail doit être rendu en deux exemplaires pour l’échéance qui

vous est donnée.

Évaluation

Le travail sera évalué par la coordinatrice accompagnée d'un

deuxième lecteur (ou lectrice).

Le résultat vous sera transmis par courrier. Un entretien d'évaluation

aura lieu avec la coordinatrice afin de vous commenter le résultat. En

cas d'insuffisance, il sera déterminé au cours de l'entretien, le

complément à fournir.

Votre travail est évalué selon le barème suivant :

A = très bien

B = bien

C = suffisant

D = insuffisant

16

7.5 Etudes de cas env. 5'000 mots

L'étude de cas vous donne l'occasion de décrire votre travail avec un

patient en individuel ou un groupe de patients. Vous allez décrire

également vos interactions, réflexions et hypothèses. Vous devez

montrer que vous commencez à travailler de manière

psychodynamique, que vous êtes capable de réfléchir sur votre propre

travail en lien avec l'art-thérapie.

Objectif

Un résumé (environ 250 mots) doit figurer au début de l'étude.

Décrire un travail d'art-thérapie avec un patient ou un groupe sur huit

séances. Visez les objectifs suivants décrivant un processus si cela est

possible. En tous les cas, explicitez votre choix d'observation.

Décrire le contexte dans lequel le travail a eu lieu (institution,

environnement physique, équipe, etc.)

Décrire la manière dont vous avez abordé la prise en charge et quels

étaient les problèmes (référez-vous à la littérature pertinente si besoin).

Donner une description du processus de la thérapie de manière

globale, de façon à ce que le lecteur puisse se rendre compte que vous

avez une réflexion sur votre travail en utilisant la théorie

psychodynamique (par ex: transfert, contre-transfert, etc.) et de l'artthérapie.

Se référer aux théories pertinentes et les discuter en relation

avec votre étude. Montrer les liens entre la théorie et la pratique.

Etre attentif aux points suivants:

- entretiens d'évaluation, premières impressions.

- première séance (lien thérapeutique, matériaux, espace

thérapeutique, etc)

- développement de la relation thérapeutique au cours de l'artthérapie

- présenter et discuter les illustrations (processus à l'origine de

cette création, votre ressenti lors de leur réalisation, réaction du

patient, quel thème s'en dégage, etc)

- influence des absences, des vacances, de votre statut

- rôle du travail en équipe, dynamique institutionnelle, supervision,

etc.

- hypothèses pour le futur

17

- en conclusion, discuter de ce que vous avez appris de cette

expérience, en montrant les limites de vos connaissances et ce

que vous devez encore acquérir.

Structurer clairement votre travail avec une introduction et une

conclusion.

Veiller à garder une confidentialité absolue tout au long du travail

(nom fictif ou initiale pour le patient), occulter toute possibilité

d'identification de cadre institutionnel en lien avec le patient (p.ex. ne

pas mentionner une profession inhabituelle). Assurez-vous que les

noms ne figurent pas sur les images avant de les photographier. Il ne

saurait y avoir d'exception à cette règle, sauf si le patient donne une

autorisation écrite à l'avance.

Citer vos sources et présenter les références selon le système

Harvard.

Procédure

Si besoin, discuter du choix du sujet avec votre référent.

Le travail doit être rendu en deux exemplaires pour l'échéance qui

vous est donnée.

Evaluation

L’évaluation de l'étude de cas se fera de manière interne, ceci pour la

première étude de cas en groupes.

Vous recevrez un courrier avec une évaluation de votre travail allant

de A à D (A=très bien, B=bien, C=suffisant, D=insuffisant), ainsi qu'une

proposition de date pour un entretien d'évaluation.

Les études de cas du 6ème semestre et du 7ème semestre seront

évaluées par la coordinatrice et par un(e) art-thérapeute choisi par

l'école. Le second lecteur fournit un document d'évaluation écrit, la

coordinatrice transmettra les résultats aux étudiants dans un entretien

d'évaluation. S'il y a conflit, un des trois partenaires (étudiantcoordinatrice-

2ème lecteur) peut demander un entretien réunissant les

trois parties.

18

7.6 Travail de recherche - Mémoire 40 pages max.

Ce travail a pour but de vous permettre de faire une recherche

clinique sur un objet d'étude de votre choix.

Objectif

1. Contenu : ce travail doit vous permettre de développer :

votre aptitude à développer un sujet selon une démarche

scientifique

votre capacité à définir un objet d'étude (une problématique, une

question de recherche, une hypothèse de recherche)

vos capacités à situer la problématique choisie (ou la question ou

l'hypothèse de recherche) dans le champ de la pratique

professionnelle

votre capacité à analyser la pratique en vous référant à un corps

théorique pertinent en regard de l'objet d'étude, en démontrant

que vous l'avez compris et que vous savez l'utiliser.

2. Forme : ce travail doit vous permettre de démontrer des

compétences quant à :

l'orthographe

la syntaxe

la structure de travail

la présentation, selon le système Harvard, de la bibliographie, des

sources et des citations

Processus

Le travail comprendra :

1. Résumé de 250 mots environ

2. Introduction

- présentation de l'objet d'étude

- explication du choix

- définition de la méthode de travail

- définition du cadre théorique choisi

- limites du travail

19

3. Développement :

- présentation de l'objet d'étude, de la problématique, de la

question ou de l'hypothèse

- présentation de la partie empirique (observations cliniques,

entretiens semi-directifs ou autre)

- présentation du cadre théorique

- analyse – développement de la question ou traitement de

l'hypothèse

- création de liens entre les concepts théoriques et la partie

empirique

4. Conclusion :

- Clore la recherche en rediscutant la problématique, la question

ou l'hypothèse à la lumière de la recherche réalisée.

- Reformuler les principales découvertes, les principaux apports.

- Formuler des perspectives possibles tant pour la pratique, que

pour la réflexion sur la pratique (ou la pensée de la pratique)

- Evaluer également la démarche et la méthode de travail.

NB : ceci précise le processus de recherche, mais n'est pas un plan

de rédaction.

Procédure

Comme mentionné dans les conditions financières (p. 29 du présent

document), les éventuels frais d'accompagnement par un directeur

sont à la charge de l'étudiant. Le travail sera rendu en trois

exemplaires au 30 août.

Évaluation

Il sera évalué par la coordinatrice de la formation avec un expert,

choisi par l'école, reconnu comme spécialiste du sujet traité par

l'étudiant. Une séance d'évaluation réunira les trois partenaires,

séance au cours de laquelle une validation reposant sur des critères

explicites sera transmise à l'étudiant. Le système de notation est

identique aux années précédentes.

20

7.7 Stage d'observation et stages pratiques

Tous les stages s’effectuent dans un lieu de pratique organisé avec

un-e art-thérapeute diplômé-e (reconnu-e par l’APSAT ou de

formation équivalente, dans ce cas, discuter avec la responsable de

stage).

Le stage d’observation de 20 heures a lieu en 2ème année.

Les stages pratiques commencent en 3ème année de formation, cela

garantit, par le nombre de cours théoriques et pratiques reçus, que

l’étudiant puisse gérer ce qui est demandé dans les stages.

Le stage sert à articuler ses savoirs théoriques et pratiques et à

acquérir des compétences qui seront vérifiées.

Responsabilité mutuelle en ce qui concerne les stages et leur

négociation :

Le lieu de formation est ouvert aux propositions des étudiants; il

valide des lieux de pratique correspondant aux exigences

convenues et respectant les directives de la formation en artthérapie.

La décision du lieu de pratique est prise dans une négociation avec

la responsable des stages en tenant compte au mieux des

possibilités et des limitations.

Le lieu de formation s'engage auprès des étudiants à proposer des

lieux pour les stages d'observation et de pratique au travers d'une

liste validée par l'EESP, mais il ne peut s'engager à satisfaire

certaines exigences maximales telles que :

- proximité du domicile

- rémunération

- horaires-temps

D'un point de vue administratif, veuillez prendre contact avec le

secrétariat, qui tiendra une liste à jour, avant de faire des démarches

auprès d'un lieu de stage afin de vérifier que la place soit bien libre.

21

7.7.1 Buts du stage d'observation

A) Offrir la possibilité d’une immersion dans un atelier d’art-thérapie

B) Se sensibiliser à la pratique de l’art-thérapie (processus-relationméthodologie-

technique)

C) Donner un aperçu du fonctionnement d’un professionnel en artthérapie

D) Développer sa capacité à observer. Développer sa capacité à

présenter une situation

E) Apprendre à se questionner

1. L’observation pourquoi ?

Pour acquérir une manière d’observer le patient en création et

d’observer son travail.

Pour acquérir une capacité à transcrire les observations (prise de

notes) en étant conscient de la difficulté à être objectif.

Pour acquérir un savoir-faire en tant qu’art-thérapeute dans la

transmission des informations sur une situation à une équipe

pluridisciplinaire.

L’étudiant doit en effet être capable de présenter de manière claire et

précise une situation en différenciant la description des faits, des

ressentis, des interprétations.

Etre dans le voir et non dans le jugement, ceci afin de limiter les

interprétations, les projections, la séduction (on est souvent en proie à

la séduction de l’oeuvre).

L’observation rigoureuse plus une compréhension analytique permettent

aussi de percevoir et définir comment travailler avec le groupe ou la

personne, dans quels buts ? avec quelles techniques ?

22

2. Observer quoi ?

Les différentes relations que le patient entretient avec le contexte

institutionnel, l’art-thérapeute, le cadre, les membres du groupe, sa

production et la matière.

Le processus créatif : l’oeuvre en train de se faire, les différentes

étapes de la création, le degré d’intentionnalité, la sensibilité créative

et ludique, l’engagement corporel, l’implication dans la matière.

L’oeuvre finie : description de ce que l’on voit (regard

phénoménologique), de ce que son créateur en dit, comment il parle

de son oeuvre.

Les savoir-faire, savoir être, savoirs et savoir-communiquer de l’artthérapeute.

3. Observer comment ? par des prises de notes, par une grille

d’évaluation, par un journal, etc.

Afin que le stagiaire-observateur trouve sa juste place, il est conseillé

d’avoir un entretien avec l’art-thérapeute pour définir ses besoins par

rapport à la population concernée. Se poser la question si le stagiaire

aura une position active ou de retrait.

Début du stage de 20 heures

Procédure

Comment choisir sa place de stage ?

Par consultation de la liste des professionnels-lles en art-thérapie

susceptibles d’accueillir des stagiaires (une liste est fournie par l’EESP).

Par un contact personnel auprès de professionnels-lles dans le domaine

de l’art-thérapie, de préférence en milieu institutionnel.

23

Validation du projet de stage :

Lors d’un entretien prévu à cet effet, chaque étudiant informera la

responsable de stage de son projet, ainsi que de ses objectifs et

motivations, comment il imagine son stage.

Ne seront validés que les projets où l’étudiant peut suivre un patient ou

un groupe pendant environ 8 séances, afin d’avoir une vision plus

complète sur un processus créatif d’au moins un des patients.

Dans le cas où la place n’est pas encore reconnue par l’EESP :

Une présentation écrite du projet est demandée.

Contenu du projet (1 page A4) : description de l’institution et lieu

géographique - présentation de l’art-thérapeute, référent du stage -

description de l’atelier - population concernée - quelle équipe

interdisciplinaire - qui dirige l’institution. (Brochure descriptive de

l’institution souhaitée).

Une visite du lieu se fera par la responsable de stage avec une demande

d’entretien avec l’art-thérapeute et un responsable de l’institution si

possible.

Si le stage se fait à l’étranger : ajouter au projet des documents, photos

et brochure descriptive de l’institution.

Fin du stage de 20 heures

Procédure

Rapport

Son stage terminé, l’étudiant rédige un rapport d’environ 4000 mots. En

principe, il est prévu que l’étudiant présente son travail au sein du groupe

classe.

24

Ce rapport devra contenir :

- Présentation de l’institution

- Description de l’atelier d’art-thérapie dans l’institution, ses objectifs

- Description de l’atelier

- Fréquence des suivis, groupe, individuel, avec quelle population

- Description générale des séances d’art-thérapie

- Un rapport (observation + réflexion) concernant l’évolution d’au

moins un des patients dans son processus créatif (se référer au

chapitre « observer quoi »

- Relation entre le stagiaire et l’art-thérapeute, entre le stagiaire et

les patients et entre les membres de l’équipe institutionnelle

- Un regard critique

- Une conclusion

Evaluation finale :

L’art-thérapeute maître de stage et le stagiaire feront une évaluation

finale interne avec l’étudiant.

La responsable de l’école évalue et valide le rapport d’observation des

stagiaires : réussi - à compléter - échoué.

Attestation de stage :

L’art-thérapeute signera une attestation avec le nombre d’heures d’une

présence active et impliquée.

Délai :

Le rapport sera produit en 2 exemplaires et remis à la responsable de

stage ou au secrétariat de la formation avec l’attestation dûment signée

par l’art-thérapeute maître de stage.

Ces travaux seront rendus pour le 15 septembre 2005

7.7.2 Travail pratique en atelier

Le travail pratique en atelier s’effectue avec un art-thérapeute en

milieu institutionnel; un listing des lieux de pratique (dans les

différents cantons romands), validés par le Comité scientifique de la

formation, est remis aux étudiants.

~ 2000

mots

~ 2000

mots

25

Dès la 3ème année, 300 heures de travail pratique avec des clients

devront être réalisées avec deux populations aux problématiques

différentes. Il est demandé que l’étudiant puisse suivre un processus

en principe sur 100 heures. Des éventuelles dérogations sont à

discuter avec la responsable de stage.

Possibilité de 3 types de stages :

1) L’étudiant contacte un art-thérapeute en institution, afin

d’organiser le travail pratique en atelier; il s’adapte à l’institution et aux

horaires de l’atelier de l’art-thérapie, réserve du temps pour des

moments d’échange avec l’art thérapeute, ainsi que du temps pour la

participation aux colloques ou autres temps institutionnels qui

pourraient concerner les activités de l’atelier de l’art-thérapie (max 20%

du total des 300 heures).

L’étudiant doit participer à la prise de notes et avoir accès à la

maintenance du dossier de chaque personne suivie.

Une supervision clinique doit avoir lieu toutes les 20 heures de travail

pratique, par un superviseur externe agréé.

2) L’étudiant peut réaliser une partie des heures de pratique dans

l’institution où il travaille, d’entente avec la responsable de stage, si

les conditions de travail en art-thérapie sont suffisamment favorables,

c’est-à-dire :

- collaboration étroite avec un art-thérapeute diplômé reconnu par

l’APSAT ou équivalence, mandaté sur place ou en externe,

- atelier bien aménagé, respectant la confidentialité,

- participation aux temps d’échanges en équipe, pas de double

fonction avec la même population.

26

3) L’étudiant peut créer un atelier d’art-thérapie en institution,

d’entente avec la responsable de stage, qui s’assure que les conditions

de travail en art-thérapie soient suffisamment favorables, c’est-à-dire :

- collaboration étroite avec un art-thérapeute diplômé reconnu par

l’APSAT ou équivalence, mandaté sur place ou en externe,

- atelier bien aménagé, respectant la confidentialité,

- participation aux temps d’échanges en équipe

Pour les types de stages 2 et 3, une supervision clinique doit avoir lieu

toutes les 8 heures de travail pratique. Elle sera réalisée par l’artthérapeute

qui prend la responsabilité du stage.

Dans tous les cas, un projet de stage sera transmis à la responsable.

Le projet contiendra une description de l’institution, une présentation de

l’art-thérapeute, une description de l’atelier et les objectifs de stages.

Ce projet est validé par la responsable de stage.

Si le lieu n’est pas connu de l’EESP, la responsable se rendra sur place

pour visiter l’atelier, rencontrera l’art-thérapeute et si possible un

responsable de l’institution.

S’il y a accord entre les trois partenaires, une convention sera signée.

En fin de stage, il sera demandé à l’art-thérapeute maître de stage, une

attestation mentionnant le nombre d’heures de présence active et

impliquée, ainsi qu’une évaluation qualitative du stage.

Le maître de stage doit évaluer et valider le stage. En cas de doute,

une rencontre doit avoir lieu avec la responsable de stage de l’EESP.

Ce travail sera accompagné d’un journal de bord (activités, processus,

observations significatives) pouvant être consulté pendant les

supervisions professionnelles, ainsi que d’un rapport relatant le travail

effectué. Des indications pour ces travaux seront données en cours de

formation.

27

8. CONDITIONS D’ADMISSION

Avoir 24 ans au minimum dans l’année du commencement de la

formation.

Avoir un diplôme reconnu de formation de base (diplôme supérieur

ESTS ou bac+3) dans les champs médicaux, psychologiques,

sociaux, pédagogiques, éducatifs, Beaux-arts ou formation jugée

équivalente.

Justifier d’au moins trois ans d’expérience professionnelle postdiplôme.

Justifier une pratique artistique (port-folio).

La sélection des candidats se fait dans un premier temps sur dossier.

Si la candidature est retenue, un entretien a lieu. Avant celui-ci, il est

demandé aux personnes concernées d’avoir lu un des ouvrages cidessous

:

KLEIN U.-P. (2000). L’art thérapie. Paris: Que sais-je.

RODRIGUEZ J. & TROLL G. (1995). L’art thérapie. Paris: Ellebore.

GOMBRICH E. (1997). L’histoire de l’art. Paris: Gallimard.

9. CONDITIONS D’OBTENTION DU CERTIFICAT

Avoir pris part à tous les modules et avoir moins de 10% d’absences

justifiées. Pour toutes les branches enseignées, une absence de

10% du total des heures est admissible. Dépassé ce 10%, une

compensation est demandée. Pour remplacer, un cours, l’étudiant

s’entretient avec l’enseignant du cours et convient avec lui d’une

équivalence de l’enseignement : lecture thématique et résumée,

autre cours équivalent, participation à un séminaire touchant au

sujet enseigné, etc. L’enseignant évalue l’équivalence de son cours,

et appose ensuite sa signature dans le carnet de progression de

l’étudiant, en mentionnant sous « remarques » qu’il s’agit d’une

équivalence.

Présenter le carnet de progression dûment signé : modules,

évaluations, travail personnel en thérapie verbale et en art thérapie,

travail pratique en atelier, stage pratique en atelier, cours hors

formation le cas échéant.

Avoir réglé toutes les obligations administratives et financières.

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Les exigences pour l'obtention du titre doivent être remplies au plus

tard un an après la fin de la formation. Des prolongations

supplémentaires éventuelles, motivées doivent être demandées aux

responsables de la formation; le Goldsmith's College n'accepte que

les prolongations appuyées par un certificat médical.

10. CERTIFICATION

Les personnes ayant satisfait aux exigences de la formation

obtiennent un diplôme d’art-thérapie qualifiant pour la profession d’artthérapeute.

Le diplôme est délivré par l’EESP et par l’ITP de Berne

Un diplôme postgrade en art psychothérapie est délivré par

l’Université de Londres, Goldsmith College

Ce diplôme correspond aux exigences de formation posées par

l’Association professionnelle suisse des art-thérapeutes (APSAT)

Pour être membre titulaire de l’APSAT, la pratique professionnelle

doit être complétée jusqu’à 1000 heures selon les conditions émises

par l’association.

11. ORGANISATION DE LA FORMATION

La formation est organisée sous la forme de session de 3 à 4 jours

compacts, environ une fois par mois.

Les dates pour chaque année sont communiquées en temps voulu.

12. COÛT DE LA FORMATION

CHF 21'600.-- pour l’ensemble de la formation, payables à raisons : de

CHF 2'700.--/semestre, sur facture (prix 2003-2007).

Cette finance comprend :

Les 104 jours de formation

L’évaluation des travaux exigés

Le suivi par la coordinatrice

Les frais d’examens et de diplôme

L’écolage pour Londres et pour l’ITP (au tarif 2003)

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Ne sont pas compris dans le prix ci-dessus :

Les frais liés au développement personnel

(30 h de thérapie verbale et 50 h de thérapie avec un artthérapeute)

Les frais liés au contact avec le référent

Les éventuels frais liés au travail pratique (déplacements…)

Les frais de supervision professionnelle

Les éventuels frais d’accompagnement par un directeur pour le

travail de mémoire.

13. DUREE DE LA FORMATION

La formation dure 4 ans.

Elle comprend :

104 jours de cours théoriques, soit 832 périodes

320 heures de pratique

S’y ajoutent :

le travail psychologique sur soi (30+50 heures)

les heures avec le référent (minimum 6 heures)

le travail personnel sur les techniques artistiques

le journal de formation

la rédaction des travaux exigés.

les supervisions individuelles ou de groupe

14. DESISTEMENT

Par écrit uniquement

Après confirmation de la participation mais avant le 30 juin de l'année

en cours, CHF 250.-- seront retenus ou exigés;

A partir du 1er jour de cours, les frais de la 1ère année de formation

(CHF 5'400.--) seront retenus ou exigés;

En cours de la formation, (après le 31 juillet de chaque année)

l’écolage de l’année scolaire commençante (CHF 5'400.--) sera retenu

ou exigé.

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15. INSCRIPTION

Au moyen d'un bulletin d’inscription dûment rempli

Accompagné d’un curriculum vitae récent

Envoyé à la formation continue de l’EESP

Il sera tenu compte de l’ordre d’arrivée des dossiers; un courrier

indiquant si la candidature est retenue pour un entretien ou refusée

sera adressé personnellement aux candidat(e)s.

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Liste non exhaustive des formateurs

ALLIN Anne-Claude, professeure en soins infirmiers, licenciée en sciences

de l'éducation (Université de Genève), diplôme d'études approfondies en

science de l'éducation (Université Lumière Lyon 2).

ANTONIETTI Fabienne, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College,

diplôme d’éducatrice spécialisée, diplôme d’animation en ateliers d’artthérapie.

Travaille dans une institution pour enfants présentant des

troubles du comportement. En privé, avec enfants, adolescents, adultes à

l’atelier la Lucarne (Genève).

BARIN Danielle, licenciée en philosophie (Paris 1 Sorbonne), Docteur en

psychologie (Université Lumière Lyon 2), psychanalyste. Maître de

conférences en psychologie à l'Université Lyon 2, à l'Institut de psychologie

jusqu'en 2002. Pratique clinique en individuel et interventions en institutions

(travail de consultante, groupes d'élaboration des pratiques ou d'analyse

institutionnelle).

BUGGE Ronald, psychologue-analyste SSPA, diplômé de l’Institut C.G.

Jung, Zurich.

CATTANEO Mariagnese, doctorat en art/art-thérapie. A.T.R. (Art Therapy

Registration/American Art Therapy Association), Licensed Clinical Mental

Health Counselor (LMHC). Professeur et coordinatrice du programme d’art

thérapie, Leysley College, Cambridge Massassuchets, USA. Master en

éducation musicale, certifiée en thérapie musicale. Artiste. Pratique privée.

Séminaires en Europe, dont ISIS-Zürich.

CONVERGENCES –centre de musicothérapie, Myriam LONGCHAMP,

Pierre DEBAZ, Roberto CORTESI, musicothérapeutes diplômés de

l’ASMT.

DUPASQUIER Marie-Danielle, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College.

Diplômée Beaux-Arts de Marseille. Ex-présidente de l’APSAT. A une

activité artistique régulière. Pratique dans un service psycho-pédagogique

scolaire avec des enfants et adolescents.

DROZ Marcel, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College. Haute Ecole

d’Art Appliqué (HEAA-HES) La Chaux-de-Fonds. Pratique en hôpital

psychiatrique, en institutions pour toxico-dépendants, en pratique privée et

dans un centre thérapeutique. Pratique artistique.

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EVEQUOZ-WÄLTI Déa, assistante sociale et animatrice, psychologue FSP

– psychanalyste IIPB (Institut International de Psychanalyse C. Baudouin).

Pratique clinique en individuel, en institutions et formation d'adultes.

GABBAI Philippe, neuro-psychiatre, ancien chef de clinique, directeur

honoraire des Services médicaux de la Fondation John Bost, France,

formateur, superviseur.

GOTTRAUX Martial, sociologue, professeur EESP.

HAEGER France-Marie, art-thérapeute, A.T.R. (Art Therapy

Registration/American Art therapy Association), Brevet Ecole des Beaux-

Arts, Lausanne. Formation parallèle en art thérapie au Canada et aux

Etats-Unis. Enseigne l’art et l’art-thérapie dans différents programmes,

collèges et universités à San Diego, Californie, et en Suisse romande.

KAUFMAN Gail, art-thérapeute A.T.R. (Art Therapy Registration/American

Art Therapy Association). Master of Creative Arts in Therapy, Hahnemann

University, Philadelphia, USA. Psychothérapeute ASP (Association suisse

des psychothérapeutes). Pratique privée.

LANGLAIS Matthieu, maîtrise en psychologie, psychologue et

psychothérapeute Université de Sherbrooke. Psychothérapie,

enseignement, formation, supervision.

MEIER Carina, art-thérapeute diplômée-Goldsmiths College, diplômée en

psychologie clinique, psychologue FSP, psychothérapeute. Thérapeute de

famille, de couple, de groupe, thérapie par le conte ; responsable clinique

du CTAS (Centre de consultation pour les victimes d’abus sexuel) Genève.

Supervisions et enseignement. Pratique privée et artistique.

RANDEGGER Manuella, art-thérapeute APSAT-Goldsmiths College,

enseignante en milieu spécialisé pour enfants (handicap mental),

praticienne en atelier d’expression (mise en jeu du corps, danse singulière,

théâtre).

REPOND Yves-Alain, art-thérapeute APSAT, travaille en privé et en

institution grâce en particulier au Land Art.

RIEDER Christophe, psychologue

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RUMMEL WALKER Rose-Marie, infirmière, art thérapeute APSATGoldsmith’s

College. Formation en dynamique familiale. Licence en

psychologie de l’Université de Lyon. Pratique en institution (Service

universitaire de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent) et pratique

privée. Enseignement.

SUDRES Jean-Luc, psychologue Clinicien (DESS), Psychosomotricien

(D.E.), Cadre de santé, Docteur en Psychologie (Spécialité :

Psychopathologie). Formations en art-thérapies et thérapies médiatisées.

Enseignant Chercheur (MCF) à l'Université de Toulouse le Mirail et

Psychologue Clinicien au CHU de Toulouse. Auteur d'ouvrages et de

travaux sur les arts-thérapies (théorisations, méthodologies, applications et

recherches).

TRUUS WERTHEIM Geertruida Helena, art-thérapeute à Maarsbergen

(Hollande). Diplôme en ergothérapie (occupational therapy) de l’Université

de Jerusalem. Art thérapeute (geregistreed creatief therapeut/Hollande).

Vice-présidente de l’Association de thérapie à l’Institut de sociothérapie et

dans le cadre de la Pratt art-school, New York, USA. Conseillère de la

fondation néerlandaise de la santé des réfugiés.

Dossiers