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Charte des psychothérapeutes en Suisse

http://www.psychotherapiecharta.ch/
 

Centre et école de psychothérapie en Suisse.

Institutions de formation et associations spécialisées

Organisations professionnelles

  • ASPE
    Association Suisse de Psychothérapie pour Enfants et Adolescents
  • BVP
    Bündner Vereinigung für Psychotherapie
    http://www.bvp.ch/
  • SPE
    Société Suisse des Psychothérapeutes d'Enfants et Adolescents
  • SPV/ASP
    Association Suisse des Psychothérapeutes
    http://www.psychotherapie.ch/
  • VOPT
    Vereinigung Ostschweizerischer Psychotherapeuten (AI, AR, FL, GL, SG, SH, TG)
  • VPB
    Verband der Psychotherapeuten beider Basel
    http://www.psychotherapie-bsbl.ch

Membres extraordinaires
 

  • IGEAP
    Internationale Gesellschaft für Existenzanalytische Psychotherapie
  • FG POP
    Forschungsgesellschaft für Prozessorientierte Psychologie
     
  • La formation continue
    Site généraliste

    Swissuni
    http://www.swissuni.ch/
    Base de données de toute l'offre de formation continue des universités et hautes écoles suisses

    Fribourg
    Université de Fribourg
    http://www.unifr.ch/formcont/news/homeF.php
    Liste des cours de formation continue en psychologie et sciences humaines et sociales

    Genève
    Service de formation continue de l'Université de Genève. Page d'accueil
    http://www.unige.ch/formcont/
    http://www.unige.ch/formcont/programme/domaines.html#psychologie
    Formation continue dans le domaine spécifique de la psychologie.

    Lausanne
    Service de la formation continue
    http://www.unil.ch/sfc/
    Formation continue, formation postgrade
    https://wwwdbpub.unil.ch/admin/webdriver?MIval=SfIntHome
    Liste des cours


    Neuchâtel
    Formation continue
    http://www.unine.ch/foco/
    Page d'accueil de la formation continue de l'Université de Neuchâtel, présentant l'ensemble des cours, les cours par domaines scientifiques, les cours en préparation, les demandes et documentations, possibilités d'informations complémentaires, etc.

    http://www.unine.ch/foco/html/dom_sc.html
    Les cours par domaines scientifiques, notamment en psychologie


    Valais
    Institut universitaire Kurt Bösch
    http://www.iukb.ch/
    Page d'accueil
    L'Institut universitaire Kurt Bösch a notamment pour but  de favoriser une approche inter- et transdisciplinaire de la formation et de la formation continue par l'organisation de cours-blocs pour des étudiants, des chercheurs, des professionnels en activité;, d'encourager la recherche scientifique et de créer une structure d'accueil destinée à recevoir des congrès et séminaires scientifiques.

    Formation continue et postgraduée delivrée par les associations professionnelles
    Site de la FSP (Fédération suisse des psychologues)
    http://www.psychologie.ch/fsp/fsp-f.html
    voir sous formations postgraduées et formation continue
    • Formation postgraduée en neuropsychologie de l'Association suisse des neuropsychologues ASNP
    • Formation postgraduée en psychologie clinique de l'Association suisse des psychologues cliniciennes et cliniciens ASPC
    • Formation postgraduée en psychologie de l'enfance et de l'adolescence de l'AFP - Association suisse de psychologie de l'enfance et de l'adolescence AFP-ASPEA
    • Formation postgraduée en psychothérapie centrée sur la personne selon Carl R. Rogers de la Société suisse pour l'approche et la psychothérapie centrées sur la personne SPCP
    • Formation postgraduée en psychothérapie comportementale et cognitive de la Société suisse de thérapie comportementale et cognitive SSTCC

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Formation à la psychothérapie en Suisse définition : Découvrir l'article complet sur le site http://www.psychotherapiecharta.ch/main/Show_allF$Id=126$ChartaEP=124.html

DEFINITION DES ETAPES DE FORMATION

La formation en psychothérapie qualifie à l'exercice d'une seconde profession ; elle se fonde sur l'interdisciplinarité scientifique. Les étapes de la formation conduisant à la pratique de la profession sont définies comme suit:

Formation de base
Les personnes pratiquant la profession de psychothérapeute doivent avoir fait une formation de base dans le domaine scientifique. Par ceci, on entend une formation universitaire incluant l'acquisition de connaissances de base dans les branches pertinentes du point de vue de la psychothérapie. Les éventuelles lacunes à ce niveau doivent être comblées dans le cadre d'une filière complémentaire de niveau universitaire.

Formation postgrade
La formation en psychothérapie au sens propre correspond à une formation postgrade. C'est à ce niveau que se fait la formation spécialisée rendant apte à l'exercice indépendant de la profession et autorisant cet exercice. La spécialisation en psychothérapie constitue une formation étendue, indépendante et intégrale de spécialiste en psychothérapie. Pour être considérée comme intégrale, il faut que les éléments qu'elle implique obligatoirement (expérience de soi/thérapie personnelle, théorie, travail pratique avec des clients sous supervision de thérapeutes didacticiens expérimentés) soient acquis dans le cadre d'une unique méthode de psychothérapie ayant fait ses preuves aux niveaux scientifique et clinique et que leur apprentissage soit coordonné de manière utile.

Perfectionnement
Cette étape supplémentaire s'adresse aux psychothérapeutes qualifiés ; elle doit leur permettre de compléter et d'approfondir leurs aptitudes professionnelles, mais aussi de se qualifier pour exercer des activités spécifiques (méthodes particulières, statut de formateur, etc.)

A Position actuelle de la psychothérapie

1. Définition de la psychothérapie

1.1 Etymologie et définition actuelle

Le terme de "psychothérapie", dans son sens originel, signifie "intervention au service de la vie", "guérison" ou "traitement curatif" du psychisme. "Psychique" implique "vie" ou "existence" de l'homme. Cette définition est très globale et elle est insuffisante par rapport à la pratique actuelle et à toutes ses spécialisations.

Des définitions plus spécifiques du concept ont été élaborées au cours des dernières décennies. Actuellement le terme "psychothérapie" est utilisé dans trois sens différents, qu'il s'agit de clairement différencier:

  1. Traitement de personnes atteintes de maladies ou de troubles douloureux, grâce à des méthodes psychologiques (psychiques).
  2. Certains procédés, méthodes et techniques psychologiques (psychiques), qui peuvent d'une part être appliqués au traitement des malades mais qui, d'autre part, peuvent être élargis et appliqués à d'autres domaines: expérience de soi, recherche, éduca-tion, etc..
  3. Finalement, le terme est aussi utilisé pour désigner le traitement des maladies mentales ou psychiques.

1.2 Discussion

Le grand public, professionnels inclus, distingue souvent trop peu entre les significa-tions A, B et C. Considérons les avantages et les désavantages des différents emplois du mot:

La définition A met l'accent sur deux points: d'une part, elle saisit la personne comme un tout et, d'autre part, elle souligne les méthodes utilisées pour le traitement de l'individu. Comme elle tient compte de l'ensemble de la vie de l'être humain, elle correspond le mieux au sens étymologique du terme. Mais nous la considérons comme trop ouverte et trop vague quant à ce qu'elle dit des méthodes utilisées.

La définition B risque de manquer de clarté pour d'autres raisons: le terme "psychothérapie" est trop rapidement appliqué à n'importe quel mode d'action élaboré ou suggéré dans un but thérapeutique. Il est alors apposé à tant de pratiques hétérogènes qu'il finit par ne plus rien désigner de précis.

En ce qui concerne la définition C, on peut objecter qu'elle entérine le dualisme carté-sien de l'homme corps/âme et suggère qu'il est possible de traiter en l'isolant la dimension psychique de l'être humain. D'autre part, rien n'est dit, dans cet emploi du terme, quant aux méthodes utilisées dans le traitement. Selon la définition C, la pharmacothérapie, par exemple, pourrait être entendue comme une psychothérapie.
 

Dans la pratique la psychothérapie est un traitement et un soutien existentiel pour une personne qui souffre concrètement aussi bien dans son âme que dans son corps, prise qu'elle est dans une situation existentielle concrète et à un stade donné de son évolution personnelle. Il faut donc combiner les définitions A et B pour déterminer le contenu du terme de manière satisfaisante.

 

1.3. Définition

Nous parlerons désormais de psychothérapie lorsque le traitement,

  1. s'adresse à des personnes qui souffrent concrètement dans leur entité corps/âme, au sein d'un contexte social concret, à un stade donné de leur évo-lution personnelle, et

     
  2. intègre ses méthodes et ses techniques psychologiques à un modèle thérapeu-tique holistique ou à une conception holistique du traitement sur lesquels se fonde une réflexion continuelle.

    La psychothérapie comme science et pratique fondée scientifiquement comprend l'approfondissement (recherche en psychothérapie) et la mise en œuvre réfléchie de facteurs opérants (psychothérapie comme pratique); elle doit créer des conditions telles que l'homme souffrant puisse trouver de nouvelles orientations favorisant son développement. De nouvelles expériences affectives et cognitives doivent pouvoir s'ouvrir à lui, dans sa relation à lui-même comme dans ses rapports à autrui et à son environnement (au sujet du concept scientifique, voir le point A 6).

    Un psychothérapeute professionnel, travaillant dans une optique scientifique, se sert de modèles réflexifs concernant le déroulement de la thérapie (modèles de processus); ceux-ci l'aident à prendre des décisions, le guident dans ses actions et lui fournissent des critères d'évaluation.

2. Sens et objectifs

La psychothérapie est pratiquée

  1. pour comprendre, modifier, résoudre ou du moins soulager des états de souffrance (traitement)
  2. pour favoriser la connaissance et l'expérience de soi, afin de pouvoir mieux exploiter les potentialités aussi bien personnelles (vitalité) que circonstancielles (cadre de vie) de l'individu mais aussi d'un groupe (par ex., famille) (émancipation)
  3. pour élargir le champ des connaissances,
  • relatives à l'être humain dans sa totalité, à la vie en collectivité et aux influences réciproques entre les êtres, ainsi qu'entre les êtres et leur univers
  • relatives aux constellations qui, dans le contexte social global, déclenchent ou renforcent des souffrances et des maladies, mais relatives aussi aux changements aptes à fournir un soulagement (recherche sociologique, psychologique et culturelle)

Ces trois objectifs sont souvent très proches. En effet, les états de souffrance ne peuvent être résolus ou soulagés que par le biais de la mise en œuvre de ressources personnelles (émancipation), sur la base d'une image de l'homme et de son univers suffisamment complète et avec le soutien de travaux de recherche pertinents à la démarche. Dans ce sens, l'objectif éthique de la psychothérapie est de promouvoir les potentiels existentiels tant de l'individu que de la société ou de la culture et de contri-buer à placer autodétermination et faculté d'adaptation dans un équilibre dynamique.

3. Méthodes

La psychothérapie agit toujours par le biais d'une relation thérapeutique. Le mode d'action attribué au thérapeute varie suivant les courants. Une théorie anthropologique donnée (fondement anthropologique adopté par le courant) incite ce dernier à suivre certaines règles de traitement (théorie de la technique). Dans toutes les écoles psychothérapeutiques, le thérapeute s'efforce de susciter un processus permettant au patient de réorganiser son com-portement, ses sentiments et sa volition. Ceci lui permettra de mieux réaliser ses désirs et objectifs vitaux, ceci dans le cadre des possibilités et exigences sociales don-nées.

La base de chaque thérapie est la communication réciproque. Le concept de communication a connu ces dernières décennies une extension considérable et celle-ci se reflète directement dans les différentes formes de thérapie offertes. Aux moyens de communica-tion avant tout verbaux sont venus s'ajouter de nouveaux canaux et niveaux de communi-cation, qui vont de diverses formes d'expression créative à la communication tactile. Mais une psychothérapie ne peut en aucun cas renoncer à réfléchir et verbaliser ce qui se passe.

Il ressort clairement de ces considérations que, pour que nous reconnaissions un courant psychothérapeutique, il faut absolument qu'il dispose aussi bien d'une théorie anthropologique que d'une théorie de la technique. Ces deux théories doivent être enseignées aux psychothérapeutes en formation.

4. Domaines d'application

4.1 Application dans un intérêt curatif et concept de maladie

La maladie naît de la souffrance et engendre la souffrance. Mais la seule présence d'une souffrance n'est pas un critère suffisant pour parler de maladie. Un critère théorique déterminant peut être l'ampleur des préjudices que l'individu souffrant s'inflige, non seulement à lui-même mais aussi à son entourage.

Mais on ne pourra jamais faire une évaluation concrète objective de ces troubles, ni déterminer dans quelle mesure ils sont supportables on non. C'est pourquoi il y aura toujours une certaine marge d'appréciation qui nécessite mûre réflexion pour déterminer si ces troubles doivent être considérés comme pathologiques ou comme normaux, c'est-à-dire inhérents aux exigences de toute existence. Ce sont donc là des aspects subjectifs, idéologiques et religieux, mais aussi culturels et sociétaux qui sont en jeu.

Nous sommes d'avis qu'il est essentiel de ne pas prendre seulement l'individu en considération. La personne qui souffre de symptômes n'est pas forcément celle qui les provoque. Les causes de troubles psychiques ne sont pas toujours à chercher chez l'individu qui en souffre, mais aussi dans le système social dont il dépend. Souvent une personne souffre des difficultés affrontées par une autre. Des situations stressantes (liées au domaine profes-sionnel, aux structures sociales, à l'environnement, etc.) provoquent fréquemment des troubles chez une ou plusieurs personnes vivant ensemble.


Dans ce sens élargi, la psychothérapie peut - selon l'indication - s'adresser aussi bien à l'individu qu'à un groupe de proches ou à son milieu.

4.2. Applications sur le plan de l'émancipation et de la connaissance/expérience de soi

Le champ d'application de la psychothérapie ne se limite pas au traitement des troubles pathologiques: elle est également recommandée à tous ceux dont la souffrance entraîne des conséquences défavorables, sans pour autant être pathologiques, ainsi qu'à ceux qui désirent se consacrer à leur développement personnel. Le but est le même: encourager une meilleure exploitation des potentiels vitaux et viser à améliorer, ou à clarifier, la situation existentielle. L'entreprise bénéficie non seulement à l'individu mais aussi à l'ensemble de la société : c'est la communauté toute entière qui récolte les fruits de l'exploitation de ressources sociales et culturelles jusque là restées en friche.

Par rapport au deuxième point de vue, nous renonçons délibérément au concept de réalisation de soi, dont le manque de clarté a encouragé un penchant au solipsisme égoïste. Nous ne considérons pas l'égocentrisme comme utile à une amélioration de la qualité de vie, pas plus pour l'individu que pour la collectivité.

5. Autres champs d'application

5.1 Recherche

Les méthodes psychothérapeutiques sont applicables à la recherche dans toutes sortes de domaines relatifs à la vie de l'homme et à ses activités. Ces applications vont de l'histoire de l'art à l'ethnologie et à la sociologie, de la théologie à la pédagogie, etc. Réciproquement, la psychothérapie a toujours bénéficié des apports de ces domaines. Nous considérons donc la psychothérapie comme une discipline interdisciplinaire.

5.2 Politique, domaine scientifique et culture

Les méthodes et les connaissances psychothérapeutiques ont également toujours eu une influence toute pratique sur le quotidien. Elles peuvent par exemple servir à clarifier des phé-nomènes politiques et économiques. Ceci s'applique tant aux méthodes elles-mêmes qu'aux connaissances dans le domaine psychologique, culturel et sociétal acquises par le biais de ces méthodes.

5.3 Professions sociales

Différentes modalités thérapeutiques du comportement (techniques partielles) peuvent être appliquées de manière utile à des domaines non-théra-peutiques. Nous pensons ici en particulier aux consultations en tous genres - du pastorat au travail social. Mais ces activités n'en deviennent pas pour autant de la psychothérapie.

5.4 Application abusive

Il ne faut pas oublier que les méthodes psychothérapeutiques peuvent être également appliquées de façon abusive. Il est cer-tain qu'elles ne sont pas à l'abri d'un détournement de leur visée première émancipatrice, dans le sens d'une manipulation. Elles ne comportent pas toutes le même potentiel de manipulation. Mais le risque augmente considérablement si leurs techniques sont modifiées dans ce sens.

6. La psychothérapie : une discipline scientifique indépendante

La psychothérapie est-elle une sous-discipline d'une autre matière scientifique? Il faut répondre par la négative à cette question, et ceci pour de multiples raisons:

6.1 Aspects épistémologiques

La psychothérapie est essentiellement définie par la relation entre patient resp. client et thérapeute et par le travail sur des processus psychiques (par exemple, rêves, idées, fantasmes, émotions et comportements ). Elle est donc étroitement liée au vécu du thérapeute pendant la thérapie. Ce vécu dépend lui-même de la personnalité de ce dernier. L'intuition, la compréhension, l'empathie pour un contexte donné et l'aptitude à l'échange jouent le rôle de facteurs opérants et c'est pourquoi ils sont également sujet de recherche. Un facteur subjectif représente un élément thérapeutique important dans tout le processus. Selon des travaux de recherche récents, la personnalité du psychothérapeute constitue un facteur décisif par rapport au succès de la thérapie.

L'examen de cette relation (relation thérapeutique), dans laquelle sujet et objet ne peuvent pas être considérés séparément, et les théories qui en dérivent ( transfert et contre-transfert, par exemple) sont part intégrale du travail scientifique et objet de recherche de la discipline psychothérapie. Ce travail scientifique, tout comme le travail avec des aspects inconscients de la personnalité (des rêves, par exemple, ou des fantasmes), ne permet pas de maintenir une objectivité détachée de l'événement. Une objectivation ne se fait que fondée sur une réflexion critique du vécu et de la perception du thérapeute, dans le cadre d'une théorie. Celui-ci se situe alors dans une dialectique inéluctable, liant rencontre et objectivation du client et de lui-même.

Ceci montre clairement que la psychothérapie utilise sa propre méthode d'approche de l'objet de recherche, se différenciant ainsi des disciplines objectivantes. La prise en compte du subjectif est une propriété essentielle de la psychothérapie, d'un point de vue épistémologique également. C'est pourquoi, pour pratiquer son métier le psychothérapeute doit avoir acquis une expérience approfondie de soi, par le biais de l'application à sa propre personne de la forme de traitement resp. de la méthode de recherche qu'il entend utiliser ; il doit avoir fait lui-même l'expérience de leurs effets. De même, cette base est une condition requise pour pratiquer la recherche en psychothérapie au niveau clinique.

6.2 Interdisciplinarité

La psychothérapie est une discipline interdisciplinaire qui prend sa source dans de nombreux domaines des sciences humaines - médecine, psychologie, pédagogie -, mais aussi dans des disciplines appartenant aux sciences naturelles, littéraires et sociales. Cet aspect peut être démontré sur un plan historique, mais aussi concernant ses contenus. Elle intègre les connaissances acquises par d'autres disciplines dans ses propres concepts et dans son savoir. La formation à une théorie de la psychothérapie ne peut être déléguée à aucune autre discipline.

On constate que de nombreuses écoles de thérapie sont influencées, à un niveau fondamental et essentiel, par la philosophie, les écoles anthropologiques, la théolo-gie, la sociologie, la linguistique, les sciences littéraires, diverses formes d'expression artistique, ainsi que par la pédagogie et la pédagogie spécialisée. Est également déterminant le dialogue avec les domaines médicaux de la psychopatho-logie, de la psychopharmacologie, de la psychosomatique et de nom-breuses autres branches. A l'inverse, de nombreuses méthodes psychothérapeutiques ont exercé une influence considérable sur d'autres disciplines et sur la pensée du 20e siècle.

En tant que science de l'homme, la psychothérapie s'intéresse à tous les phénomènes de l'existence, qu'ils se manifestent sous une forme saine ou pathologique.

Il est typique du métier du psychothérapeute qu'il soit une deuxième profession. Pour les raisons mentionnées plus haut, il est évident qu'il doit demeurer ouvert aux personnes formées dans l'une des disciplines universitaires ayant contribué à faire de la psychothérapie ce qu'elle est. Lorsque ces personnes ne disposent pas de toutes les bases requises pour accéder à la formation spécialisée, elles doivent avoir la possibilité de combler ces lacunes.

L'accès interdisciplinaire à la formation en psychothérapie à partir de nombreuses disciplines académiques s'avère être extrêmement enrichissant, non seulement du point de vue de l'évolution de la profession, mais aussi de celui des bénéfices qu'en retirent les patients.

6.3 Bases légales

D'un point de vue juridique également, la profession de psychothérapeute est une profession scientifique indépendante au sens de l'art. 33 de la Constitution fédérale. Les cantons disposant d'une réglementation sur la psychothérapie accordent aux psychothérapeutes possesseurs d'une autorisation d'exercer une compétence à diagnostiquer et à traiter de manière autonome les maladies pour lesquelles, selon une orientation scientifique reconnue, la psychothérapie est indiquée.

C - Critères d'admission au statut de membre de la Charte

1. Critères d'homologation

1.1. Institutions de formation

  1. L'institution de formation exige et vérifie l'attestation de la formation de base exigée de ses propres candidats. En effet, seules les personnes dont la formation scientifique de base et la formation qualifiant pour l'exercice de la profession cor-respondent aux exigences peuvent être acceptées comme psychothérapeutes. Ceci s'applique expressément tant aux psychothérapeutes indépendants qu'à ceux qui sont employés.
  2. Les institutions de formation doivent présenter un curriculum dont le contenu corresponde aux exigences formulées dans la présente Charte.
  3. Les institutions de formation doivent qualifier ceux qui suivent leur enseignement; elles doivent examiner et certifier leur qualification en fin de formation en se référant à leur propre curriculum. Elles sont tenues de vérifier que la formation puisse être considérée comme intégrale dans une méthode donnée.
  4. Cette fonction peut être déléguée à une instance indépendante de l'institution, pour autant qu'elle s'en tienne aux exigences de la Charte.
  5. Les institutions de formation doivent attester de la qualification de leurs enseignants; une institution de formation n'est reconnue en tant que telle que si elle dispose d'au moins cinq formateurs qualifiés.
  6. Concernant ces derniers, les critères formulés sous B, point 5 sont appliqués.
  7. Les institutions de formation établissent une liste de leurs superviseurs autorisés et la font parvenir à l'assemblée des membres.
  8. Une institution de formation qui veut offrir une formation intégrale doit être en mesure de donner et de vérifier au moins 400 heures d'enseignement réparties sur un intervalle de 5 ans et portant sur les branches présentées plus haut, formulées selon des critères scientifiques. Certains des thèmes définis peu-vent être enseignés en collaboration avec d'autres institutions, donc à l'extérieur de l'institution de formation. Mais cette dernière a l'obligation de s'assurer que cette offre est accessible aux candidats. Elle est aussi responsable de la qualité de l'enseignement pour les thèmes délégués.

1.2. Associations et groupements professionnels

Les critères suivants s'appliquent aux associations et aux groupements professionnels qui sanctionnent des formations sans pratiquer elles-mêmes la formation :

  1. L'association ou le groupement professionnel présente les directives d'admission valables pour ses membres et pour sa méthode, de sorte que chacun puisse s'informer. Celles-ci se basent sur les exigences concernant la formation en psychothérapie, telles qu'elles sont présentées dans la Charte.
  2. L'association ou le groupement professionnel examine le cursus de formation des membres qui souhaitent être homologués comme psychothérapeutes. Cette évaluation se fait selon les critères formulés par la Charte.
  3. L'association ou le groupement professionnel décide de l'homologation des formateurs et des institutions de formation, selon les critères formulés par la Charte.

1.3. Instituts de formation avancée et continue

L'assemblée des membres est autorisée, en collaboration avec les institutions de forma-tion continue et avancée, à convenir d'une réglementation sur ce point.

2. Ethique

Chaque institution membre de la Charte doit avoir élaboré ses propres règles de déontologie, correspondant au moins aux exigences comprises dans le code de déontologie de la Charte.

3. Recherche

Les institutions signataires et leurs associations s'engagent à pratiquer la recherche et à mener un discours scientifique. Ce dernier se déroule à intervalles réguliers, dans le cadre de colloques, rencontres et échanges de publications ; il sert à faire évoluer la psychothérapie en tant que pratique, théorie et discipline scientifique. La recherche doit être menée de manière adaptée aux procédures thérapeutiques étudiées ; elle comprend une étude des processus et un examen de l'efficacité de la méthode. Les méthodes et résultats des recherches, l'élaboration théorique et les méthodes pratiquées doivent être publiés de manière qu'ils soient accessibles au public spécialisé ayant des liens avec la profession du psychothérapeute, ceci afin qu'une réflexion critique puisse être garantie.

 

La formation continue
Site généraliste

Swissuni
http://www.swissuni.ch/
Base de données de toute l'offre de formation continue des universités et hautes écoles suisses

Fribourg
Université de Fribourg
http://www.unifr.ch/formcont/news/homeF.php
Liste des cours de formation continue en psychologie et sciences humaines et sociales

Genève
Service de formation continue de l'Université de Genève. Page d'accueil
http://www.unige.ch/formcont/
http://www.unige.ch/formcont/programme/domaines.html#psychologie
Formation continue dans le domaine spécifique de la psychologie.

Lausanne
Service de la formation continue
http://www.unil.ch/sfc/
Formation continue, formation postgrade
https://wwwdbpub.unil.ch/admin/webdriver?MIval=SfIntHome
Liste des cours


Neuchâtel
Formation continue
http://www.unine.ch/foco/
Page d'accueil de la formation continue de l'Université de Neuchâtel, présentant l'ensemble des cours, les cours par domaines scientifiques, les cours en préparation, les demandes et documentations, possibilités d'informations complémentaires, etc.

http://www.unine.ch/foco/html/dom_sc.html
Les cours par domaines scientifiques, notamment en psychologie


Valais
Institut universitaire Kurt Bösch
http://www.iukb.ch/
Page d'accueil
L'Institut universitaire Kurt Bösch a notamment pour but  de favoriser une approche inter- et transdisciplinaire de la formation et de la formation continue par l'organisation de cours-blocs pour des étudiants, des chercheurs, des professionnels en activité;, d'encourager la recherche scientifique et de créer une structure d'accueil destinée à recevoir des congrès et séminaires scientifiques.

Formation continue et postgraduée delivrée par les associations professionnelles
Site de la FSP (Fédération suisse des psychologues)
http://www.psychologie.ch/fsp/fsp-f.html
voir sous formations postgraduées et formation continue
  • Formation postgraduée en neuropsychologie de l'Association suisse des neuropsychologues ASNP
  • Formation postgraduée en psychologie clinique de l'Association suisse des psychologues cliniciennes et cliniciens ASPC
  • Formation postgraduée en psychologie de l'enfance et de l'adolescence de l'AFP - Association suisse de psychologie de l'enfance et de l'adolescence AFP-ASPEA
  • Formation postgraduée en psychothérapie centrée sur la personne selon Carl R. Rogers de la Société suisse pour l'approche et la psychothérapie centrées sur la personne SPCP
  • Formation postgraduée en psychothérapie comportementale et cognitive de la Société suisse de thérapie comportementale et cognitive SSTCC

 

 

 

 

 



 

Centre de formation à la psychothérapie cognitive http://www.aspco.ch/formation_base.htm

Formation à la psychothérapie en Analyse transactionnelle.
 

Associations nationales et régionales
www.psychotherapiecharta.ch
Charte suisse pour la psychothérapie
www.dsgta.ch
Deutscher Schweiz Geselschaft Transactions Analyse
www.psychoeducation.org
Centre Alpin de Formation à l'Analyse Transactionnelle / Education (C.A.F.A.T.E)
www.groupegate.ch
Groupe d'Analystes Transactionnels en entreprise
www.institutpsychotherapie-at.ch
Institut de Formation à la psychothérapie en Analyse Transactionnelle
Associations de langue française
www.ifat.net
Institut Français d'Analyse transactionnelle
membres.lycos.fr/assobat
Association Belge d'Analyse Transactionnelle
www.ariate.org
Association pour la recherche et l'intervention en Analyse Transactionelle en Education
Associations internationales
 
www.eatanews.org
The European Association for Transactional Analysis (EATA)
www.itaa-net.org
The International Transactional Analysis Association (ITAA)
www.arrakis.es/~ata
Asociación Aragonesa de Análisis Transaccional
www.aiat.it
Associazione Italiana di Analisi Transazionale (AIAT)
www.dgta.de
Deutsche Gesellschaft Für Transaktions-Analyse (D.G.T.A)
www.wpata.com.au
Transactional Analysis Australia
www.usataa.org
The United States of America T A Association (U.S.A.T.A.A.)
www.ita.org.uk
The Institute of Transactional Analysis (ITA)
 

La psychothérapie est une pratique visant à donner du sens, à soigner et éventuellement à résoudre les problèmes découlant d'une souffrance psychique rencontrée par des individus et pouvant se manifester par des symptômes comme la dépression, l'anxiété ou éventuellement par des conduites ( alimentaires TCA, conduites à risques, etc.). L'aspect central de cette pratique relève de la relation entre le psychothérapeute et le patient que les psychanalystes appellent transfert. Les écoles sont nombreuses et correspondent à des références et à des pratiques très différentes voire contradictoires.

En médecine, la psychothérapie est rattachée à la psychiatrie, et en psychologie, elle relève d'une formation post-graduée. Selon les pays, le titre de psychothérapeute est ou n'est pas protégé et dans ce cas, quiconque peut se prétendre psychothérapeute.

Voir l’article Réglementation française liée à la psychologie#Le titre de psychothérapeute.

Plusieurs écoles ont été qualifiées de sectes par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes. La psychothérapie n'est pas à confondre avec le « counseling » ou le « coaching » très en vogue dans les pays anglo-saxons et qui ne présuppose ni formation universitaire ni formation à la psychopathologie.

Les psychothérapies ne sont remboursées par la sécurité sociale ou les assurances maladies que si elles sont pratiquées par des psychiatres, ou qu'elles sont effectuées dans un Centre Médico-Psychologique. En Suisse il existe une variante, un psychologue peut effectuer une psychothérapie « déléguée » par un psychiatre, elle est alors aussi remboursée.

Sommaire

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Éléments d'histoire des psychothérapies [modifier]

Voir les articles Histoire de la folie et Chronologie de l'histoire de la psychologie.
Portrait de Mesmer.

Portrait de Mesmer.

Si le mot psychothérapie a été forgé a la fin du XIXe siècle, ces traitements de l'esprit sont, eux, beaucoup plus anciens. La souffrance psychologique a été reconnue depuis toujours et on en retrouve des traces de pratiques dans les mythes (Herakles). Cette reconnaissance demeure et demeurera longtemps incomplète et soumise à la méfiance générale. Les progrès de la médecine et de la psychologie ont déjà permis que des techniques psychothérapeutiques efficaces se développent de manière spécifique. Ces progrès sont cesse remis en cause, probablement du fait que la souffrance psychique n'est que pas ou peu objectivable à l'opposé d'une souffrance physique qui est reconnue.

Schématiquement, on peut distinguer quatre grandes périodes dans cette évolution:

Une séance d'hypnose en 1887.

Une séance d'hypnose en 1887.

 

Considérations éthiques : psychothérapie et risque d'emprise [modifier]

Voir l’article Éthique de la psychologie.

Les psychothérapeutes sont soumis à des règles éthiques strictes dans leur pratique. Les patients, les personnes en difficulté sont vulnérables, il est notamment nécessaire de veiller à respecter identité, la confidentialité, une attitude neutre, non-jugeante et bienveillante. Même si la plupard des praticiens sont de bonne foi, le danger sectaire chez de « faux praticiens » n'est pas négligeable, du fait de la position du psychothérapeute. En effet, « le domaine de la psychothérapie est un terreau propice aux dérives sectaires »[1], car entre le patient et le psychothérapeute se noue une relation particulière, que les psychanalystes nomment transfert, qui fait que le patient peut développer des sentiments extrêmement forts (d'amour, de haine, de soumission, etc..) envers son psychothérapeute. Il est alors indispensable que ce dernier ait une formation et une éthique rigoureuses pour éviter que ne se mette en place une relation d'emprise, comme on peut l'observer avec les gourous. Un certain nombre de conseils peuvent être donnés à qui souhaite entreprendre une psychothérapie :

 

Les différentes approches et techniques aujourd'hui [modifier]

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, le nombre d'approches psychothérapique a cru de manière très importante. Aujourd'hui, il existe trois groupes de psychothérapies sur lesquelles portent la quasi-totalité des études réalisées : les psychothérapies psychanalytiques (et celles qui en dérivent), les thérapies cognitivo-comportementales, les thérapies systémiques. De nombreuses autres thérapies sont apparues par la suite, certaines basées sur des théories qui n'ont reçu aucune évaluation, se constituent en petits groupes autour d'un gourou. Il n'y a aucune base théorique commune et il en existe aujourd'hui plus de 300 théories de la psychothérapie. Seules quelques unes ont fait l'objet d'évaluations selon le modèle scientifique : les thérapies psychanalytiques, cognitivo-comportementales, systémiques et EMDR.


 

 

Les psychothérapies psychanalytiques [modifier]

Voir l’article psychanalyse.

 

Bases communes [modifier]

Au premier plan de gauche à droite: Sigmund Freud, Stanley Hall et Carl Gustav Jung; Au second rang Karl Abraham, Ernest Jones et Sandor Ferenczi devant la Clark University (Massachusetts) en 1909.

Au premier plan de gauche à droite: Sigmund Freud, Stanley Hall et Carl Gustav Jung; Au second rang Karl Abraham, Ernest Jones et Sandor Ferenczi devant la Clark University (Massachusetts) en 1909.

La théorie utilisée dans cette approche a été inventée par Sigmund Freud, elle vise à mettre au jour, dans le cadre d'une relation de transfert les causes et mécanismes inconscients d'une souffrance psychique qui peut se traduire par des conduites symptomatiques, hystérie, phobie, névrose obsessionnelle, névrose traumatique, dépression, psychose, perversion, etc. On distingue la cure type, classique (nombre de séances hebdomadaires - 3 ou 4 - patient allongé sur un divan, payement des séances, etc..) de la psychothérapie d'inspiration psychanalytique (face à face, intervention de la Sécurité Sociale lorsqu'elle est pratiquée par un psychiatre). Cette dernière peut durer de quelques séances (psychothérapie brève) à plusieurs années. La cure type s'effectue sur plusieurs années. Il s'agit d'un travail en profondeur qui met en jeu la motivation du patient et son désir d'aller mieux au plus profond de son malaise ou mal-être.

La souffrance psychique résulterait de la condition d'être humain qui serait confronté à un conflit complexe entre des interdits parentaux intériorisés (surmoi), des idéaux (idéal du moi) et les pulsions (ça).

Avec l'adulte, comme avec l'enfant, la neutralité ou réserve du psychothérapeute, l'accueil inconditionnel de ce que le patient amène en paroles ou en actes, la discrétion du thérapeute par rapport à ce qui se passe en séance est primordial car elle crée les conditions d'une parole libre. Le psychothérapeute ne peut donc pas rapporter sa parole à un autre même si, bien évidemment, le patient peut parler de sa psychothérapie à qui bon lui semble.

L'attention flottante et la neutralité bienveillante que l'analyste est censé observer, lui permettent de produire une facilitation à la parole et une interprétation de celle-ci, sans jugement de valeur. L'analyse du transfert, est capitale pour comprendre ce qui se joue dans la séance, et est de ce fait la clé de voûte du changement thérapeutique des approches analytiques.

Les psychothérapies psychanalytiques diffèrent des autres psychothérapies en ce sens que les effets de suggestion y sont réduits au maximum et qu'elles ne visent pas une adaptation du sujet à une norme ou un idéal. « Une psychothérapie, n'est pas une adaptation au monde extérieur. Son effet opérationnel, en fin de traitement, est un ordre retrouvé dans l'image du corps du sujet et dans l'axe de ses désirs allant des émois des stades archaïques les plus anciens, les plus originels, jusqu'aux émois de l'époque actuelle ou s'organisent ses pulsions sexuelles inconscientes génitales » (Dolto A sourcer). Il s'agit d'accompagner un sujet dans l'appropriation de sa vie psychique inconsciente, et par là, dans l'épanouissement de ses potentialités créatrices.

 

Différence entre psychothérapie analytique et psychanalyse [modifier]

Les choses sont complexes lorsqu'il s'agit de différencier psychothérapie analytique et psychanalyse et depuis Freud, la question n'a cessé d'agiter les sociétés de psychanalyse. O. Kernberg, dans un travail récent, différencie les psychothérapies de soutien de la psychanalyse par le fait que les premières « visent à renforcer les compromis adaptatifs » en utilisant persuasion, conseil, réconfort, encouragement, éloge, suggestion. On voit que Kernberg allie, suivant d'ailleurs le conseil de Freud, « l'or et le cuivre » et il n'hésite pas à y ajouter le plomb de l'intervention directe sur l'entourage. Les psychothérapies analytiques se centreraient sur les conflits actuels, les rapports du patient avec la réalité extérieure seraient pris en compte et la référence à la sexualité infantile mise à l’écart. Ainsi, « la psychothérapie psychanalytique maintient une technique essentiellement psychanalytique adaptée pour analyser les conflits inconscients activés dans le transfert au sein d'un cadre modifié, clairement défini et que le patient déclare explicitement accepter à l'avance ». (O. Kernberg, 2001)réf. nécessaire

Trouvera-t-on une différence en ce qui concerne le cadre ? Rien n’est moins sûr : dans un cas comme un autre, le cadre s’organise autour des règles de libre association, d’abstinence et de confidentialité. S’agissant d’enfants, la cure type a été modifiée pour permettre le travail analytique. Ainsi, grâce à Mélanie Klein, il est admis que ce que produit (jeux, modelages, dessin) l’enfant en séance est l’équivalent des associations libres de l’adulte. La psychanalyse des enfants a enrichi le corpus théorique de la psychanalyse et a sans doute permis d’autres extensions de la cure type : le travail avec les groupes, le couple, la famille, le psychodrame, et enfin une meilleure prise en compte du champ de la psychose.

Pour Sigmund Freud, la tâche de l’analyste consistait à lever les refoulements de son patient, à reconstituer par un travail qui tient de l’enquête policière et de l’archéologie les désirs et traumatismes passés. Melanie Klein est elle dans un temps ou l’infantile est en cours de constitution ou n’existe pas encore. Son travail, et celui de ses continuateurs, s’axe sur les relations primitives à l’objet, sur la naissance de celui-ci comme du self ou encore sur le rôle de l’environnement. Ces travaux vont attirer l’attention des analystes sur le processus analytique lui-même. Un mécanisme comme l’identification projective, par exemple, d’abord compris dans son acception défensive, va être peu à peu pris en compte dans un sens plus positif pour enfin être entendu comme une dimension du contre-transfert de l’analyste.

Ce processus analytique, Th. Bokanovskiréf. nécessaire, lui assigne un lieu où les forces en présence peuvent trouver un sens. Ce lieu est l’espace analytique ; il permet « le déploiement du transfert, le développement de la névrose de transfert, et l’analyse de celle-ci ». L’inconscient s’y révèle par les résistances au travail de l’analyse, tant du côté du patient (transfert et résistances proprement dites) que de l’analyste (contre-transfert). Il « s’étaie » sur le cadre dont les fonctions de contenant et de pare-excitation permettent d’isoler et d’interpréter le processus en cours. Les forces en présence sont le transfert, le contre-transfert, la névrose de transfert et les résistances. Le transfert est « le plus grand obstacle à la psychanalyse » comme « son plus grand auxiliaire » pour autant qu’il puisse être interprété. (Freud 1905)réf. nécessaire Il est multiple par sa valence (positif ou négatif), sa qualité (érotique, narcissique, haineux etc..), les objets visés (fraternel, paternel, maternel). Ce sont des relations objectales, des affects, des fantasmes qui sont reproduits sur la personne de l’analyste et qui peuvent s’organiser en une névrose de transfert, « réédition » de la névrose clinique. L’interprétation, dont la forme peut varier (reformulation, interprétation du transfert ou dans le transfert), met en lien des éléments inconscients (représentations ou affects), permet d’approcher des zones clivées ou encore dévoile des fantasmes inconscients et au final, donne au patient un meilleur jeu psychique. Transfert et résistance d’un côté, contre-transfert de l’autre sont comme des forces de frottement qui s’appliquent sur un cadre qui est immuable. Les traces qu’elles y laissent, les modifications que l’analyste y observe, les répétitions qui s’y dessinent lui permettent de prendre conscience des forces inconscientes en jeu. Le processus analytique est donc fonction de nombreuses variables, dont l’analyste maîtrise finalement fort peu. Il a à veiller sur le cadre qu’il a posé et sur son contre-transfert qui lui donne des indications précieuses sur le fonctionnement psychique de son patient.

De façon plus tranchée, nous dirons que la ligne de partage entre psychothérapie analytique et psychanalyse est que la seconde est le traitement appliqué par un psychanalyste (Jacques Lacan). C'est, il est vrai, simplement la déplacer, car un psychanalyste peut faire des psychothérapies. Le rôle joué par le thérapeute est certes important : il peut s'effacer plus ou moins comme personne, agir sur des éléments du cadre (durée, rythme, paiement), moduler ses interventions, leur niveau. Mais pour Françoise Dolto « Dans les psychothérapies de soutien, on n'analyse pas l'histoire du sujet, ni l'œdipe avec la famille. Il s'agit simplement de distinguer entre le désir et le besoin, entre l'imaginaire et les faits »réf. nécessaire. Mais cela ne présage en rien ce qui peut se produire chez le patient : l'investissement du traitement, le niveau de régression qui sera le sien, la coloration transférentielle ne peuvent se prévoir a priori. Le processus analytique advient... ou non et c'est a posteriori que l'on peut dire s'il y a eu psychanalyse ou non.

 

La psychanalyse proprement dite (cure-type) [modifier]

Voir l’article Cure psychanalytique.
Divan (celui de Freud) utilisé lors d'une cure-type.

Divan (celui de Freud) utilisé lors d'une cure-type.

Lors d'une cure-type psychanalytique l'analysant (patient) est invité à s'allonger sur un divan de telle façon qu'il ne puisse pas voir l'analyste. Cette position serait propice à la régression et ainsi à la mise en place de la condition optimale permettant l'association libre. Cette dernière est la première des règles fondamentales avec celles de l'abstinence.

L'action thérapeutique du psychanalyste se joue dans l'analyse du transfert et contre-transfert. Le thérapeute ce veut ici le moins interventionniste possible sur la parole du patient.

 

La psychothérapie psychanalytique individuelle [modifier]

Basée sur la cure-type, la psychothérapie psychanalytique individuelle peut différer de celle- ci sur un ou plusieur points, tels qu'un entretien fait en face à face, et/ou l'intervention du thérapeute de forme plus directif par exemple. Dès lors elle peut s'appliquer à plus de patient, étant donné que la situation pourra lui être adaptée. Ces modifications de la cure-type dépendent « en fait de l'organisation psychopathologique dont il s'agit et, dans une certaine mesure, du style et de la personnalité de l'analyste. »[2]

 

Le Psychodrame psychanalytique [modifier]

Voir les articles Psychodrame analytique de groupe et Psychodrame analytique individuel.

Le psychodrame psychanalytique comprend un couple de psychothérapeutes et un groupe d'enfants ou d'adultes - il existe des psychodrames analytiques individuels. L'indication est posée soit pour des patients trop inhibés pour faire face à la charge d'angoisse d'une psychothérapie individuelle, soit pour des enfants trop agités.

Techniquement, il existe plusieurs dispositifs selon qu'il s'agit d'un psychodrame en groupe - l'approche individuelle du « protagoniste » est alors privilégiée - ou d'un psychodrame psychanalytique de groupe - ou l'on privilégie l'approche groupale. Une histoire élaborée dans l'espace de parole est jouée dans l'espace de jeu. Le protagoniste (ie celui qui a proposé l'histoire) choisi des ego auxiliaires dans le groupe d'enfants et dans le groupe de thérapeutes. L'analyste de groupe dirige le jeu, l'interrompt au moment qui lui semble le plus judicieux, propose des changements de rôle et de direction. Le jeu est pris comme un rêve et interprété comme tel.

Les psychothérapies psychanalytiques, qu'elles soient groupales ou non, avec médiateur ou non, ont ceci de commun qu'elles visent toutes à analyser le niveau inconscient (conflits, fantasmes). Les difficultés du patient sont comprises comme autant d'expressions de leur vie inconsciente, et sont donc à ce titre précieuses car elles sont les ambassades de sa vie inconsciente. Le transfert du sujet, sur le cadre et le thérapeute, c'est à dire la réédition de conflits anciens, est utilisé ici et maintenant pour traiter ce qui, du passé, ne passe pas.

 

La psychothérapie psychanalytique de groupe (familiale) [modifier]

Voir l’article Psychothérapie psychanalytique#Psychanalyse groupale.

Cette thérapie est basée sur l'analyse de la relation transférentielle entre les membres du groupe (famille), et entre l'ensemble de celui-ci et le thérapeute, sous tendus par les fantasmes inconscients communs au groupe.

 

La psychothérapie psychanalytique des enfants [modifier]

Voir l’article Psychanalyse des enfants.

La psychanalyse est utilisée pour la première fois chez les enfants par Mme Von Hug-Hellmuth, puis par Anna Freud. Mais c'est à Mélanie Klein que l'on doit l'invention d'un cadre rendant possible la psychanalyse des enfants telle qu'elle se pratique encore aujourd'hui. Après 1925, alors que les types de psychothérapies se multiplient, les rééducations trouvent leurs théories de référence et affinent leurs techniques. Portant d'abord sur le langage parlé, puis écrit, les troubles psychomoteurs s'étendront bientôt à toutes les difficultés que peuvent traverser les enfants et aux troubles de l'apprentissage scolaire.

Durant le siècle dernier, plusieurs courants allant de la pédagogie libre (Montessori, Pestalozzi), la guidance parentale, les rééducations, la psychanalyse, vont tenter de prendre en compte l'enfant au plus près de sa réalité, de ses expressions fantasmatiques ou symptomatiques et de son environnement familial. Concernant l'enfant en difficulté, l'idée qu'un symptôme isolé n'existe pas, qu'il est pris dans une économie à la fois intra et inter psychique, se fait rapidement jour. Ainsi, en 1917, Gérard de Parel est le premier à affirmer que la voix est un élément pris dans un ensemble complexe (respiration, audition, psychomotricité...). La conséquence est que la rééducation doit porter sur l'enfant dans sa globalité. Son livre, Notions d'anacousie trace les grandes lignes de ce qui sera l'orthophonie. De son côté, la psychanalyse des enfants diffuse dans les différentes rééducations dans un mouvement qui donnera naissance à la création de lieux spécifiques pour accueillir des enfants présentant des difficultés psychologiques. Ce sera, dans un premier temps, les Centre Psycho-pédagogiques,qui deviendront ensuite les Centre Médico-Psycho-Pédagogiques. Le premier est ouvert au lycée Claude Bernard, à Paris en mars 1946. Un homme, le Prof. Heuyer représentera particulièrement cette convergence. Dans son service travaillent des psychanalystes comme Jenny Aubry ou Françoise Dolto. À son initiative, est crée en 1955 un enseignement décernant une Attestation d'études d'orthophonie, qui deviendra diplôme d'état en 1966. En octobre 1961, un enseignement relatif à la psychomotricité de l'enfant et de ses troubles est ouvert à Paris. Parmi les enseignants, Zazzo, René Diatkine, Male, Bonvalot-Soubiran, Amado et Jolivet

Le rôle des toutes premières relations de l'enfant (Margaret Mahler), de la bouche comme « cavité primitive » (René Spitz)réf. nécessaire, des sensations réunies peu à peu dans un « Moi-peau » (Didier Anzieu)réf. nécessaire, du portage (Winnicott), du dialogue tonique (J. de Ajuriaguerra) et verbal avec la mère donnant lieu à « l'illusion anticipatrice » (René Diatkine)réf. nécessaire, des différentes castrations (Françoise Dolto), pour ne donner que quelques exemples, sera mieux connu et éclairera la psychopathologie tant de l'adulte que de l'enfant.

Peu à peu, on assiste à une reconnaissance des épreuves que traverse tout enfant (sevrage, acquisition de la propreté...), des traumatismes circonstanciels (disparition d'un proche, séduction par un adulte...) qui peuvent affecter le développement de l'enfant et à une meilleure connaissance des étapes normales du développement de l'enfant.

Une psychothérapie analytique ou une psychanalyse d'enfant est un dispositif de parole, créé par le psychothérapeute où les conflits et fantasmes de l'enfant trouvent des modalités d'expression et peuvent, le cas échéant, être interprétés par le psychothérapeute. Elle est une application de la psychanalyse auprès des enfants. Ce dispositif est borné par un cadre, donné explicitement à l'enfant, et accepté par lui, constitué par les horaires, les rythmes et la durée des rendez-vous, les règles de libre association pour l'enfant et d'abstinence et de réserve pour le thérapeute. Des objets (voitures, personnages sexués, animaux, poupées, feuilles et crayons, pâte à modeler...) sont à la disposition de l'enfant qui peut ainsi dire « en parole-dessin », en « parole-pâte à modeler » ou en « parole-jeu » ce qu'il a à dire. Lorsque l'enfant n'est pas capable de jouer, pour une raison ou un autre (grave inhibition où trouble de la personnalité) l'urgence thérapeutique est de lui apprendre à jouer. D'autre part, le jeu peut, tout comme le rêve, être pris comme un rébus, c'est à dire que les éléments utilisés valent comme un signe à articuler à d'autres. Mais le jeu en psychothérapie a aussi d'autres fonctions : il est un contenant dans lequel l'enfant expérimente d'autres modalités relationnelles (à soi, aux autres) et certains psychothérapeutes pensent qu'il vaut mieux interpréter le moins possible et « simplement » laisser le jeu se dérouler.

L'âge, la psychopathologie en cause, l'aptitude à représenter de l'enfant ont conduit à inventer d'autres formes de psychothérapies analytiques : les psychothérapies de groupe, avec ou sans médiateur, ou le psychodrame.

Ainsi, à côté de ce dispositif individuel, il y a l'ensemble des psychothérapies de groupe, avec ou sans médiateur. Ce que l'on nomme le plus souvent atelier conte (ou dessin ou du nom du médiateur), groupe thérapeutique et enfin les groupes de psychodrame, comme le psychodrame analytique individuel.

Les groupes avec médiateurs sont le plus souvent proposés à des enfants jeunes, dont les capacités d'élaboration doivent être soutenues. Il le sont de deux façons : par le groupe, dans lequel l'enfant peut se fondre ou prendre le risque de se détacher ; par le médiateur, qui prête sa forme à la représentation de fantasmes ou de conflits. L'exemple type est l'atelier conte, dans lequel un couple de psychothérapeutes raconte une histoire à un groupe d'enfants, histoire qui est ensuite jouée « en semblant ». Le conte donne au groupe une représentation d'une situation conflictuelle et les moyens d'en sortir. Le jeu permet à l'enfant d'en expérimenter de nouvelles, d'achopper sur des difficultés prévues ou non, ou de répéter inlassablement la même chose. Le dispositif est en lui même une interprétation : un couple et un groupe d'enfants rappellent la situation commune : nous venons tous d'une famille, nous avons tous des liens transgénérationnels, et cela nous pose des problèmes à tous. Les conflits sont représentés d'une façon plurifocale : dans le conte, dans le jeu, dans le groupe. Il y a donc une série d'enveloppes qui permettent de contenir et d'inscrire les différentes problématiques. Ces espaces sont représentés par la différence « espace du conte » et « espace du jeu ».

 

La psychologie analytique [modifier]

Voir l’article Psychologie analytique.
Jung en 1912.

Jung en 1912.

La psychologie analytique est une approche Jungienne. Comme l'approche psychanalytique elle analyse les rêves de l'analysant (le patient), mais s'en distance par les concepts sous jacents. La plupart du temps l'entretien se réalise en face à face, et le but de l'analyse est de rétablir un équilibre entre la vie psychique consciente et inconsciente par l'intégration identitaire, menant à la réconciliation de toutes les facettes de la personnalité du patient. Cela « implique la naissance de l’homme total »[3].

 

L'approche cognitivo-comportementale [modifier]

Voir l’article Psychothérapie cognitivo-comportementale.

Elles résultent de l’association des thérapies comportementales et des thérapies cognitives sur la base des théories de la psychologie dite scientifique. Les thérapies comportementales ont donc pour socle théorique d’une part les théories du conditionnement (béhaviorisme) et de l’apprentissage social (Albert Bandura), d’autre part les théories de la cognition (psychologie cognitive). L’objectif est la guérison symptomatique : la phobie, l’obsession, l’addiction, le délire sont des symptômes cibles, résultant d’un désordre biochimique ou d’un mauvais apprentissage qu’il convient de faire disparaître. Le thérapeute utilise pour ce faire l’immersion durable dans la situation pathogène, l’aversion, l’inhibition réciproque, le renforcement positif et négatif. Les thérapies cognitives s’inspirent des théories de la psychologie cognitive. Leur visée est la « restructuration cognitive ». Les « schémas cognitifs » sont stockés en mémoire et considérés comme déterminés par les prédispositions biologiques innées et l’apprentissage. Ils sont activés par des stimulations ou des émotions semblables à celles qui ont été vécues lors de leur stockage. Les distorsions cognitives (inférence, abstraction sélective, surgénéralisation, maximalisation, minimalisation, raisonnement dichotomique, personnalisation...) expliqueraient la pathologie mentale.

Le thérapeute est actif et directif et garde avec le patient une bonne relation ; il lui est lié par un contrat prévoyant les résultats escomptés, et il encourage le patient à prendre un rôle actif. Ses interventions sont centrées sur l’ici et maintenant. L’investigation sur les éléments cognitifs (pensées, images, comportements, émotions) induit un décentrement et donc une métacognition qui rend possible la restructuration cognitive.

La formation aux Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC), impliquant le statut de psychologue ou de psychiatre, peut être universitaire, en deux ou trois ans. Le psychothérapeute peut aussi se former par le biais de l'association française de thérapies cognitivo-comportementales (AFTCC), sur trois ans, laquelle est affilié à une association européenne cherchant à implémenter des standards assurant un gage de qualité.

 

Les psychothérapies d'inspiration systémiques [modifier]

Voir les articles analyse systémique et théorie systémique.

La thérapie familiale systémique considère les troubles psychologiques et comportementaux du membre d'un groupe comme un symptôme du dysfonctionnement du dit groupe (généralement la famille). Elle implique donc un traitement du groupe et une participation de tous ses membres.

Parmi les thérapies familiales de différentes natures, il y a les thérapies systémiques familiales élaborées par Paul Watzlawick, Donald D. Jackson et les autres dans une approche écosystémique. Jay Haley a contribué par des interventions inventives, surprenantes et paradoxales.

Pour changer un comportement, les thérapies systémiques proposent un « enveloppement stratégique », en agissant au niveau supérieur du contexte du comportement à modifier, plutôt que d'agir directement sur le comportement lui-même, à son niveau. Sun Tzu [4], a proposé d'attaquer la stratégie de l'adversaire, au niveau supérieur des règles de conduite, plutôt que de l'affronter directement au niveau de ses forces vives, pour transformer l'infortune en avantage et faire du chemin sinueux la route la plus directe. Dans cette perspective, la « théorie des contextes » d’Anthony Wilden [5] propose d'installer un nouveau contexte, tel que le comportement attendu puisse survenir, se maintenir et se développer comme une « réponse appropriée » à ce contexte. Cette « réponse appropriée » à l'environnement et au contexte est de l'ordre de l'explication cybernétique, en contraste à l'explication causale des thérapies behaviorales et psychodynamiques ou psychanalytiques.

Les thérapies systémiques familiales sont des pratiques enveloppées par un enchevêtrement de théories cybernétique, sémiotique et systémique. Elles sont cybernétiques en interprétant un comportement « anormal » comme parfaitement adapté ou « normal » à un contexte et un environnement qui, eux, sont « anormaux ». Ainsi, par exemple, la schizophrénie considérée comme une maladie incurable et progressive de l'esprit d'un individu est complètement différente de la schizophrénie considérée comme la seule réponse possible à un contexte où la communication est absurde et intenable. Elles sont cybernétiques en intervenant non pas exclusivement sur le « malade » déclaré, mais sur l'environnement et le contexte « malades », au niveau supérieur de la gouverne ou de la commande.

Ces thérapies systémiques familiales sont sémiotiques en interprétant le comportement humain comme communication des signes, signifiants et significatifs, dans un contexte et considèrent les deux termes, communication et comportement, comme étant pratiquement synonymes. Toute communication suppose un engagement dans une relation et définit par là et en même temps la manière dont les communicants conçoivent, souhaitent ou exigent et voient cette relation. Toute communication, alors, présente deux aspects : le contenu et la relation, tels que le second enveloppe le premier et, dès lors, est une métacommunication située au niveau supérieur dans une hiérarchie de type logique, de contrainte ou de complexité. Dans l'intervention, elles attachent la plus grande importance à recadrer une relation, en lui attribuant d'autres significations et valeurs, de telle manière qu'elle apparaît totalement différente.

Ces thérapies familiales sont systémiques en prenant en compte, dans l'interprétation et dans l'intervention, la totalité des relations entre les niveaux de comportement ou d'ordres de réalité et entre le « patient » désigné et les autres membres de la famille et du groupe social. Même si le patient ne veut pas assister aux séances de thérapie familiale, la modification de la dynamique interactionnelle familiale, grâce à l'influence active opérée sur le comportement des autres membres de la famille, peut conduire à une amélioration considérable chez le patient qui, rappelons-nous, n'est que l'expression ou le symptôme des relations pathogènes dans la famille.

Les thérapies systémiques familiales sont centrées sur la formation du problème et considèrent les manifestations cliniques comme des aspects des processus en cours dans le système interactionnel du « malade ». Cette approche postule que la détresse psychologique et les symptômes résultent de la mauvaise « gestion » des événements marquants ou de « perturbations » intervenant dans ce système familial. Une symptomatologie aiguë peut refléter une exacerbation de difficultés initiales résultant des tentatives bien intentionnées, rationnelles et raisonnables, mais inappropriées, mises en œuvre par le « malade » lui-même et son entourage.

Le cas type de ces tentatives bien intentionnées est la multitude de conseils donnés à une personne déprimée qui ne font que renforcer et enraciner sa dépression, comme le bègue qui bégaie de plus en plus à force d'avoir peur de bégayer et l'insomniaque qui dort de moins en moins à force d'avoir peur de ne pas dormir. Les tentatives bien intentionnées, rationnelles et raisonnables seraient d'encourager l'un à parler lentement pour ne plus bégayer et l'autre à se reposer et ne penser à rien pour dormir. Dans ces deux cas de figure, le traitement paradoxal de ces thérapies consiste à prescrire le symptôme en demandant au bègue de bégayer encore davantage et à l'insomniaque de surtout ne pas dormir.

L'exercice thérapeutique est essentiellement centré sur les tentatives de résolution déjà faites, sur ce qui a été déjà entrepris pour traiter les difficultés du « malade », plutôt que sur les difficultés elles-mêmes. Comme l'explication cybernétique est dite « négative » par rapport à l'explication causale dite « positive, » ce travail thérapeutique est a « contrario » après l'observation de ce qui n'est pas et des « terribles simplifications », comme dans la dépression, le bégaiement et l'insomnie. Il s'agit, alors, de prendre des mesures pour empêcher le maintien, le développement et la reproduction des comportements qui entretiennent le problème et de recadrer ou redéfinir ce-lui-ci, ainsi que les buts que se sont fixés les personnes impliquées dans ce problème et les points de vue qu'elles ont jusqu'alors adoptés. Ce qui peut provoquer chez elles des comportements complètement différents.

Les thérapies systémiques familiales ne sont pas des thérapies de groupe, leur caractère familial signifie qu'elles tiennent compte de l'interaction de tous les membres qui composent la famille, mais ne traitent pas tous les membres en groupe. L'accent est mis sur la façon dont les autres personnes (par rapport au « malade » désigné) entretiennent un comportement perturbé. Ce qui ne veut pas dire qu'elles peuvent en tirer un quelconque profit, mais seulement que les schémas (patterns) interactionnels, c'est-à-dire les règles d'interaction, une fois établis, ont tendance, à cause de leur fonction homéostasique, à s'auto-perpétuer. Autrement dit, ils maintiennent le système d'interactions dans sa forme présente. Une approche systémique familiale n'exige pas que toutes les personnes, composant le système familial, assistent aux séances de thérapie. Un changement approprié dans un sous-système entraîne souvent une évolution majeure du système entier. Le « malade » désigné, à la limite, peut ne pas assister aux séances de thérapie.

Par problèmes, nous désignons des impasses, des situations inextricables, des dilemmes insupportables et ainsi de suite, que l'on crée et fait durer, souvent, en aggravant les difficultés initiales :

  1. soit par l'ignorance (signifiant à la fois ne pas savoir et ne pas vouloir savoir) de ces difficultés ;
  2. soit par la modification d'une difficulté inhérente à la situation en gardant constante la situation ;
  3. soit par une erreur de type logique en agissant au mauvais niveau, comme vouloir cesser de bégayer pour le bègue, dormir pour l'insomniaque, être joyeux pour le déprimé, alors que le bégaiement, le sommeil et la joie sont hors de contrôle de la volonté.

Il y a aussi des conduites paradoxales dans les stratégies doubles ou multiples. Yves Barel[6] a séployé en compromis, compartimentage et double contrainte dans la reproduction sociale que l'on peut retrouver et utilisables dans les thérapies systémiques familiales de changement, de passage ou de transition qui sont des phénomènes paradoxaux dans la coexistence indissociable et les références mutuelles du fluctuant et de l'invariant, de la différence et de la similarité. En effet, le changement est inconcevable, au vu de cette théorie, en dehors de la permanence ou de la stabilité et réciproquement, comme l'identification l'est en dehors de la différenciation. Le compromis n'est pas une conciliation, un moyen terme ou un produit « bâtard » ou encore un mythique « juste milieu », comme le veut le sens commun, qui consiste à rejeter les extrêmes ou « contraires » et prendre le reste.

 

La gestalt-thérapie [modifier]

Voir l’article gestalt-thérapie.

La Gestalt-thérapie se situe dans une optique dynamique. Elle s'intéresse au « processus », à l'ajustement permanent entre un individu et son environnement. Cet ajustement est par définition en perpétuel changement. Le terme Gestalt vient du verbe allemand gestalten, qui signifie « mettre en forme, donner une structure ».

 

L'hypnose thérapeutique [modifier]

Voir les articles hypnose et hypnose ericksonnienne.

L'état d'hypnose est un état modifié de la conscience qui permet, selon les praticiens qui l'utilisent, un accès facilité à l'inconscient. Cet état peut être utilisé par des thérapeutes afin de parvenir à des changements, on parle alors d'hypnose thérapeutique. Il est important de comprendre que l'hypnose constitue seulement un outil qui permet, selon les hypnothérapeutes, d'accéder aux couches profondes de la personnalité. Il est donc nécessaire d'associer à « l'induction hypnotique » différentes interventions.

L'hypnose a été très utilisée au XIXème siècle, puis est tombée dans un relatif discrédit avec l'essor de la psychanalyse. Freud, en effet, utilisa l'hypnose pendant quelque temps, mais il critiqua ensuite son usage car il considérait qu'elle ne laissait pas au patient la possibilité de s'investir dans la cure. Aujourd'hui encore, la psychanalyse critique cette méthode en mettant en cause un effet de déplacement symptomatique, qui se produirait quelques temps après sa disparition. Ceci serait le fait que la source du conflit n'est pas résolue. De nombreux praticiens poursuivirent et développèrent toutefois son utilisation. En France, par exemple, les travaux de Léon Chertok ont été nombreux et ont eu une large audience.

L'hypnose ericksonnienne, qui a été mise au point par le psychiatre Milton Erickson, se caractérise par sa souplesse, son refus du dogmatisme, et l'utilisation de métaphores. Elle se situe dans une optique courte (au maximum de quelques mois).

 

La psychothérapie rogerienne et l'approche humaniste [modifier]

Voir les articles Carl Rogers et Approche humaniste.
Carl Rogers.

On utilise fréquemment le terme de psychothérapie rogerienne, ou de thérapie humaniste, même si le nom qu'en a finalement donné Rogers, et qui est repris dans le monde entier, est : Thérapie centrée sur la personne, ou centrée sur le client. Fondée par C. A. ROGERS, cette technique repose sur le postulat de l’existence d'une tendance humaine fondamentale positive. Le but du traitement est l’extériorisation de tout ce qui s'oppose à cette tendance, venant des parents et du milieu. La méthode est non directive, et l’attitude du psychothérapeute envers son patient est à la fois faite de compréhension empathique, et de la plus grande implication subjective possible. Le thérapeute utilise ses émotions pour proposer la verbalisation de celles-ci au patient Le thérapeute fait preuve, envers son patient, d’une considération positive inconditionnelle sans réserve ni jugement ; il est authentique, sans masque ni façade Il sollicite une prise de distance réflexive. Ses reformulations apportent un étayage qui encourage et renforce les moyens personnels du patient.

 

Psychothérapie inspirée de l'école française [modifier]

Voir les articles Analyse psychologique et Théorie du détour.

Bien qu'aujourd'hui l'analyse psychologique de Janet ne soit plus appliquée, on constate un retour de cette approche clinique française[7]. Le but de cette psychothérapie est de « permettre à la personne de réactiver ses processus adaptatifs »[8], et ceci à moyen (quelques mois) ou à long terme (quelques années) suivant les besoins.

Le psychothérapeute issu de ce courant base son intervention sur l'analyse de la relation intersubjective (différent du transfert en psychanalyse) avec le patient, c'est à dire qu'il y a réelle interaction entre deux sujets à part entière, en prenant en compte « à la fois la psychogenèse et la structure du patient »[8]. C'est pour cela que le patient et son thérapeute sont en face à face.

 

Les thérapies utiles dans certaines situations particulières [modifier]

 

La méthode des alcooliques anonymes (AA) [modifier]

Voir l’article Alcooliques anonymes.

Bien que connue pour son application d'origine (le traitement de l'alcoolisme), la méthode des alcooliques anonymes tend à connaître des champs d'applications de plus en plus vastes sur tous les comportements d'addiction (alcool, drogue, jeu, etc.). Il s'agit d'une thérapie qui utilise le soutien par les pairs, à travers des réunions de groupe, en général pour une durée moyenne (environ deux ans).

 

L'EMDR [modifier]

Voir l’article EMDR.

L'EMDR (pour Eyes movement desensitization and reprocessing ou Désensibilisation et reprogrammation par les mouvements oculaires) est une technique thérapeutique courte qui emprunte à l'hypnose et aux thérapies cognitivo-comportementales. Elle traite essentiellement les cas de stress post-traumatique par des stimulations sensorielles alternées. Créé par l'américaine Francine Shapiro, son protocole est très strict et codifié. Il consiste à identifier l'image traumatisante, la croyance (cognition) négative associée et la positive à installer. Il est aussi possible de travailler par des sons alternatifs sur chaque oreille ou par un « tapping » sur chaque main. Elle se situe dans une optique courte, compter généralement dix heures pour un traumatisme.

 

Le debriefing psychologique après un traumatisme psychique [modifier]

Voir l’article Débriefing (psychologie).

Le debriefing psychologique est une intervention psychothérapique individuelle ou collective qui peut être proposée dans la période de deux à dix jours qui suit un traumatisme psychique. Différentes techniques existent, la technique nord-américaine étant assez différente de la technique francophone. Le debriefing vise à la fois à soulager la douleur psychique causée par le traumatisme, et à réduire le risque de survenue ultérieure de complications psychiatriques (notamment d'un Trouble de stress post-traumatique) ou bien encore à réduire leur intensité. Il est généralement suivi d'un second entretien. En France, le réseau des CUMP assure de tels soins dans le cadre du SAMU, mais de nombreux autres praticiens y sont également formés.

 

L'analyse transactionnelle (AT) [modifier]

Voir l’article analyse transactionnelle.
Les états du Moi (Parent/Adulte/enfant).

Les états du Moi (Parent/Adulte/enfant).

Éric Berne (1910-1970) psychiatre, après deux ans d'analyse avec Paul Federn, puis une seconde analyse avec Erik Erikson, voit sa candidature à l'institut de psychanalyse de San Franscisco rejetée. Il promeut alors une nouvelle méthode de psychothérapie : l'analyse transactionnelle (AT), qui est initialement une thérapie de groupe, dont le but est de donner au patient l'accès à une connaissance psychologique. Face aux injonctions des parents, des décisions de l'enfant sont inscrites et peuvent donner lieu en AT a une re-décision, une re-programmation libérant la physis, pulsion créatrice universelle qui pousse au développement et au perfectionnement. L’analyse transactionnelle peut se voir adjoindre d'autres techniques : prescription de comportements, massages, relaxation, reformulations neutres, suggestion directe etc. Aujourd'hui, l'AT est un ensemble de théories : personnalité (fonctionnement intra-psychique), communication (transactions relationnelles), organisation des systèmes (fonctionnement des groupes et des organisations), supervision (méthodes et pratiques à l'adresse des psychothérapeutes). La théorie décrit des états du moi normaux ou pathologiques, dans la double dimension de l’expérience subjective et des comportements. La transaction est « l'aspect manifeste des échanges sociaux » en termes de stimulus réponse. Les modes de communication (manifestes, cachés ou à double fond) sont tributaires des états du moi.[9]

 

Les thérapies utilisant une médiation [modifier]

Il s'agit des méthodes thérapeutiques qui utilisent une médiation, c'est-à-dire qui n'utilisent pas exclusivement la parole : ce peut être la création artistique, la danse, le corps et qui ne sont pas à proprement parler des psychothérapies...

 

La programmation neuro-linguistique (PNL) [modifier]

Voir l’article programmation neuro-linguistique.

Elle vise un travail sur l'adaptation au réel sans se préoccuper des causes des problèmes comportementaux et psychologiques rencontrés par des individus. Elle se situe dans une optique courte (on considère généralement une durée de 6 mois pour des problèmes lourds).

Le thérapeute utilisant cette technique utilise la synchronisation, la reformulation, et les demandes de définition (que signifie ceci pour vous?) afin d'établir une bonne communication avec le patient. Le recadrage ou l'utilisation de points d'ancrage seront utilisés dans un but thérapeutique.

 

Autres variantes psychothérapiques [modifier]

N'ayant pas fait l'objet de validation scientifique

 

Les intervenants [modifier]

Pas plus qu'il ne se réfère à une technique particulière, le terme de psychothérapeute ne présage ni de la profession, ni des diplômes du praticien. Aussi est-il important de bien connaître les différents types de professionnels qui peuvent proposer des psychothérapies, et de se renseigner précisément lorsqu'on souhaite consulter un psychothérapeute.

 

Exercice de la psychothérapie : l'état de la réglementation [modifier]

 

En Belgique [modifier]

Depuis 5 ans, les ministres de la santé successifs ont décidé de légiférer les professions de santé mentale. Quatre d'entre elles sont tout particulièrement visées : les psychologues cliniciens, les sexologues cliniciens, les ortho-pédagogues et les psychothérapeutes.

Différents projets ont été élaborés, mais aucun ne faisant l'unanimité n'a débouché sur une législation. En caricaturant un peu les positions en présence, il y a essentiellement deux tendances : La première considère que ces professions doivent être des professions de la santé (sans différenciation entre santé somatique et psychique) et, à ce titre, faire partie de l'arrêté 78 qui régit les professions médicales et paramédicales.


 

 

En France [modifier]

Actuellement, en France, le titre de psychothérapeute ne fait l'objet d'aucune réglementation et tout un chacun peut donc s'en prévaloir sans formation ni contrôle de l'activité.

Le député UMP Bernard Accoyer avait déposé un amendement dans le sens d'une mise en place d'une réglementation, mais devant les réactions très négatives des professionnels du secteur, il n'a pas pu être mené à son terme. Cet amendement semble ne pas devoir entrer en vigueur tel que, voire devoir être retravaillé pour une mise en place ultérieure.

Outre psychothérapeute on rencontre également les terminologies:

Les problèmes principaux que pose cette absence réglementation actuelle :

La mise en œuvre d'une réglementation étant, de plus, rendue complexe du fait des nombreux types de pratiques existantes.

Néanmoins, il semble que la démarche de mise en place d'une réglementation et d'instances de régulation soit désormais perçue comme une nécessité. Ce qui permet de penser que cette situation de vide juridique sera prochainement résolue tout en prenant en compte l'existant.

 

Au Luxembourg [modifier]

Une particularité notable du Luxembourg, est qu'il n'existe pas d'instituts de formation psychanalytique[10] comme il en existe dans d'autre pays d'europe par exemple.

 

Au Québec [modifier]

Le titre de psychologue est reconnu au Québec. La législation est claire et stipule les études nécessaires pour l'obtention du titre, les règles de déontologie ainsi que les divers réglementations concernant les rouages internes de l'ordre professionnel des psychologues du Québec. Cependant l'acte de psychothérapie n'est pas un acte réservé. De nombreuses discussions ont eut lieu lors des années 2003-2004 et se tiendront certainement en 2005 et ce, auprès de divers ordres professionnels (psychologues, conseillers d'orientation, travailleurs sociaux, infirmières, ergothérapeutes). Ces discussions visent à statuer sur l'acte de psychothérapie dans le respect des spécificités de chaque ordre professionnel et afin de protéger le public québécois (qui, on s'en doute, ne différencie pas facilement entre psychologue et psychothérapeute, psychanalyste...). À noter que le titre de psychiatre est reconnu légalement. Donc c'est à suivre...

 

En Suisse [modifier]

Les titres de psychologue et de psychologue-psychothérapeute ne sont pas encore protégés en Suisse. Cela signifie que n'importe qui peut prétendre être « psychothérapeute » ou proposer des services « psychologiques », sans avoir aucune formation dans le domaine. Néanmoins, il est prévu qu'un avant-projet de loi soit soumis à consultation autour du début 2007, dans le but de protéger les usagers et de permettre une reconnaissance aux professionnels. Actuellement, la seule manière pour les psychologues de faire valoir officiellement leur formation (licence universitaire suivie ou non d'une formation postgraduée) est de s'affilier à la Fédération Suisse des Psychologues(FSP), ce qui leur permet de porter le titre de « psychologue FSP » ou de « psychologue spécialiste en psychothérapie FSP », entre autres titres prévus. Hormi la FSP, il existe également l'ASP (Association Suisse des psychothérapeutes ) qui donne le titre de psychothérapeute ASP, et qui permet que les prestations fournies par les psychothérapeutes ayant ce titre soit prises en charge par les assurance maladies, si ces traitements sont ordonnés par un médecin. La différence entre la FSP et l'ASP est que ces derniers acceptent des thérapeutes non-universitaires ou universitaires d'autres branches que la psychologie. Notons enfin que les cantons ont pour la plupart une loi sanitaire qui réglemente l'autorisation de pratique de la psychothérapie non-médicale (Vaud, Genève, Neuchâtel, etc.).

En ce qui concerne les psychiatres, leur titre est protégé depuis longtemps.

 

L'évaluation des psychothérapies et la recherche [modifier]

L'importance de la pertinence des pratiques relevant de le psychothérapie tant pour les individus qu'au niveau collectif justifie des actions d'évaluation et d'analyse d'efficacité même si elles sont complexes à réaliser.[11]

Cependant la recherche sur les psychothérapies ne s'arrête pas là, et au delà des recherches consernant l'approfondissement des techniques par discipline, certaines questions les traverses telles que le consentement éclairé[12], qui peut, en effet, possiblement s'appliquer à chacune des techniques psychothérapeutique.

 

Voir aussi [modifier]

wikt:

Le Wiktionnaire possède une entrée pour « psychothérapie ».

 

Articles connexes [modifier]

 

Bibliographie [modifier]

Sur l'histoire :

Sur l'évaluation :

 

Liens externes [modifier]

 

Sur les considérations éthiques et le risque de dérive sectaire [modifier]

 

Sur l'évaluation et la recherche [modifier]

 

Notes et références [modifier]

  1. MIVILUDES, Les dérives sectaires, 2003, p.50. [lire en ligne]  [pdf];
  2. Bernard Brusset, Les psychothérapies psychanalytiques et le face à face. [lire en ligne];
  3. Lydia Fernandez & Jean Luc Sudres, HISTOIRE, DEFINITIONS ET DESCRIPTIONS DES PSYCHOTHERAPIES, p.15. [lire en ligne]  [pdf];
  4. Sun Tzu, L'art de la guerre, 1972, Flammarion, Paris. Traduction française, de la version anglaise de Samuel B. Griffith qui est la référence à l'UNESCO pour ce classique chinois d'il y a 25 siècles;
  5. Anthony Wilden, The rules are no game. The strategy of communication, 1987, pp.303-321;
  6. Yves Barel, "Le paradoxe et le système. Essai sur le fantastique social", PUG, 1979
  7. « Bien des indices nous font penser qu'un mouvement de retour à Janet est en train de s'amorcer » (Docteur Henri F. Ellenberger, The Discovery of the Unconscious: The History and Evolution of Dynamic Psychiatry, New York, Basic Books Inc., 1969). [lire en ligne];
  8. 8,0 8,1 Chabrier Lydia, Psychologie clinique, Hachette supérieur, 2006 ;
  9. Eric Berne, Que dites vous après avoir dit bonjour ?
  10. GERCPEA Groupe d'Etude et de Recherche Clinique en Psychanalyse de l'Enfant et de l'Adulte, Luxemboug. [lire en ligne]
  11. J-M Thurin, X. Briffaud, Distinction, limites et complémentarité des recherches d'efficacité potentielle et d'efficacité réelle : nouvelles perspectives pour la recherche en psychothérapie, in Revue L'Encéphale, 2006, cahier n° 1
  12. MARTA J. & LOWY F.H, Le consentement éclairé : un atout pour la psychothérapie ?, in Canadian journal of psychiatry, 1993, vol. 38, no8, pp. 547-551. [présentation en ligne];
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie »

Questions relatives à la «psychothérapie déléguée»

Qu'est-ce que la psychothérapie déléguée, en fait ?

« Du point du vue juridique, la psychothérapie déléguée est une prestation médicale. Elle est par conséquent une prestation obligatoire à la charge de l'assurance-maladie (assurance de base). »

Quand les caisses-maladie prennent-elles en charge les coûts de la psychothérapie déléguée ?

« Se fondant sur la pratique du Tribunal fédéral des assurances (TFA), la «santésuisse» a formulé six conditions générales pour la psychothérapie déléguée:

  1. le personnel paramédical doit exercer son activité dans les locaux du cabinet médical. Il doit être en possession d'un contrat d'engagement (*), ce qui revient à dire qu'il travaillera sous la surveillance et la responsabilité du médecin ( download -> contrat-type de travail en format pdf ) ;
  2. la thérapie doit pouvoir être déléguée, c'est-à-dire que l'engagement personnel du médecin n'est pas indispensable ;
  3. la thérapie doit représenter une activité auxiliaire, même si son ampleur peut dépasser l'intervention directe du médecin sur le patient ;
  4. la thérapie doit être effectuée selon des méthodes reconnues (art. 32 LAMal) ;
  5. la thérapie doit être économique. En outre, il importe que soient respectées les exigences posées au médecin qui délègue et au personnel paramédical qu'il emploie à cet effet ;
    dans la mesure où aucune autre disposition n'est prévue dans la loi sanitaire cantonale ou dans le tarif médical cantonal, tous les médecins peuvent déléguer des traitements de psychothérapie à du personnel paramédical et les facturer. Le médecin traitant a donc la faculté de décider, sous sa propre responsabilité, s'il y a lieu de déléguer des mesures thérapeutiques et, si oui, lesquelles. Il doit prendre la décision en fonction des principes de la science médicale et de l'éthique professionnelle, ainsi que des circonstances particulières entourant chaque cas concret et des qualifications professionnelles du personnel paramédical. Il doit répondre des prestations entachées d'éventuelles erreurs.
  6. Formé en conséquence, le personnel paramédical doit détenir les aptitudes nécessaires

(*) Selon la jurisprudence des tribunaux, un contrat de travail écrit n'est pas obligatoire; en revanche, les cotisations sociales (AVS, assurance accident obligatoire et le cas échéant la caisse de pension) doivent être versées en faveur du psychologue travaillant par délégation.

Selon la pratique du TFA, seule la psychothérapie déléguée, et non la psychothérapie ordonnée, représente une prestation obligatoirement remboursée. Le personnel paramédical peut ainsi traiter uniquement les patients qui sont également ceux du médecin auprès duquel il est en service. Les mêmes principes et les mêmes conditions préalables en matière de prestations applicables au sens de l'Ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins (OPAS), articles 2 et 3, sont également valables pour la psychothérapie déléguée. »

Qu'en est-il de la psychothérapie déléguée dans le nouveau tarif médical TarMed?

«La psychothérapie déléguée figure aussi dans le nouveau tarif médical, sachant que les exigences (valeur intrinsèque) posées aux spécialistes délégants aussi bien qu'aux personnes travaillant par délégation ont été revues à la hausse. La disposition correspondante entre en vigueur le 1er janvier 2004. Elle est mentionnée comme suit:

 

  1. IC-1 Indemnisation

    Les prestations de ce chapitre ne peuvent être mises en compte que si elles sont fournies sur prescription du médecin et sous surveillance médicale. Le médecin hospitalier délégant doit disposer de la valeur intrinsèque qualitative «psychiatrie et psychothérapie d'enfants et d'adolescents» ou «psychiatrie et psychothérapie». Les thérapeutes délégués doivent être détenteurs d'un diplôme universitaire de psychologue/psychothérapeute clinique (incluant la psychopathologie). Pour la prise en charge par les assureurs-maladie des coûts liés aux positions tarifaires du sous-chapitre 02.02, les conditions et les limites des articles 2 et 3 de l'OPAS sont applicables.

    Dispositions du TarMed et calcul des points tarifaires

    Documents en format PDF:
    Facturation de la psychothérapie déléguée
    (conformément au TarMed en vigueur depuis le 1er janvier 2004)
    Annexe structure du taif TARMED 1.1r (en allemand)

    Formulaire "note d'honoraires" sur www.newindex.ch/f à télécharger

 

Etant donné que les nomenclatures habituelles n'ont pas été reprises dans les nouvelles dispositions par les partenaires du TarMed, on ne connaît toujours pas clairement huit mois avant l'entrée en vigueur du tarif quelle est l'interprétation correcte des nouvelles règles s'appliquant aux personnes travaillant par délégation. On peut en principe admettre que les personnes travaillant par délégation bénéficieront d'un maintien des droits acquis pendant 3 ans à condition d'avoir exercé pendant 3 ans sans faire l'objet de réclamation.

La FSP a entrepris d'intenses démarches écrites auprès du corps médical afin de pouvoir si possible éclaircir ces incertitudes.

Vu la discussion intense que provoque au sein du corps médical la question de savoir qui sera habilité à déléguer à l'avenir, la question de savoir à quoi ressembleront les futures dispositions ou dans quel délai une révision des nouvelles dispositions sera effectuée, est ouverte.

La FSP se bat pour que ses psychologues spécialisés en psychothérapie soient reconnus en qualité de prestataires. Pourquoi le fait-elle, puisque ces derniers ont la possibilité de travailler comme délégués ?

« La FSP ne défend pas le principe de la psychothérapie déléguée. Elle considère en effet comme insuffisamment définies les exigences requises à la fois des médecins qui délèguent et des psychothérapeutes exerçant en tant que délégués.

Il est tout de même paradoxal de voir des psychologues spécialisés en psychothérapie FSP travailler comme auxiliaires de médecins qui sont nettement moins qualifiés en psychothérapie. De plus, les tarifs sont inférieurs à la moyenne de ceux qui sont pratiqués par les artisans.

La FSP juge choquant que les prestations des psychologues spécialisés en psychothérapie FSP, à l'inverse de celles des «auxiliaires médicaux» travaillant par délégation, ne soient toujours pas prises en charge par l'assurance de base.

La FSP défend le point de vue suivant: la pratique de la psychothérapie en cabinet particulier devrait être assurée par des psychologues ou bien des médecins au bénéfice d'un titre de spécialisation en psychothérapie.

Les prestataires de psychothérapies exerçant sous le statut d'employés devraient être au bénéfice d'une formation universitaire accomplie en psychologie ou en médecine et d'une formation postgraduée en psychothérapie. »