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Ateliers Formation continue

Stress et gestion du stress burnout coeur cohérence cardiaque éducation, Santé, Social

Consultation et coaching en gestion du stress avec la cohérence cardiaque Hearmath dépasser ou prévenir un burnout, gestion émotionnelle, Gestion du stress, bilan et projet de vie

 

 

 

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Apprendre à développer des techniques simples et individuelles pour gérer ses émotions."
 

"Découvrir l'impact de ses émotions sur son rythme interne"

 

A la découverte de son projet de vie !

Educh.ch vous propose cet automne 12 ateliers à choix de formation coaching en Cohérence cardiaque.

L'objectif  est de pouvoir utiliser des outils et des applications simples en gestion émotionnelle.

Une formation aux outils du coaching en vue de découvrir son projet de vie, de gérer son stress et de prévenir un burnout.

Animation des ateliers:  Pierre-Alain Luthi et l'équipe du site Educh.ch

Lieu des journées:  Yverdon - Gare Vaud Suisse  Itinéraire depuis votre domicile cliquez-ici (google-map)
Horaire:
9 heures à 17 heures
Les ateliers sont tout public.  Vous pouvez suivre les journées spécifiques qui vous intéressent.

Prix d'une  journée: 150.- chf    Procédure d'inscription cliquez-ici ou consulteduc@bluewin.ch

 
Formulaire d'inscription ou d'information


Inscrivez la région concernée =>

Pierre-Alain Luthi est consultant socio-éducatif, il a travaillé en clinique pédagogique et sociale plus de 20 ans auprès d'adolescents   d'enfants et d'adultes en gestion du stress, anxiété, violence et dépression.
Praticien Formateur HES-EESP
Il est détenteur d'un
Bachelor of Science in Social Pedagogy  University of Applied Sciences Western Switzerland

10 ans collaborateur du service psycho-pédagogique de l'armée, il est expert des bilans de situations, de la gestion du stress, de la médiation institutionnelle
Il est détient une licence clinique
en cohérence cardiaque Heartmath.
Animateur du site Educh.ch depuis 1997.
Expert en
analyse sensorielle formé par le centre de recherche de Nestlé.
Breveté en
hypnose clinique et en coaching.
Il pratique avec aisance les techniques de la Pnl, de l'analyse transactionnelle, des outils de communication, Communication non violente, Analyse de valeurs et Histoire de vie.

Pierre-Alain Luthi est une personne ouverte et dynamique, qui ne craint pas de reconnaître ses limites.

Nous possédons donc aujourd'hui un outil fiable pour évaluer la qualité de nos interventions.

Cohérence cardiaque et stress

Le stress produit une situation de déséquilibre tant biologique que psychique.

Le travail en cohérence cardiaque permet d'apprendre à évoluer plus rapidement vers l'adaptation et à mettre en place un projet d'équilibre.

Les méthodes heartmath sont simples, validées scientifiquement et très pratiques.

 

Le programme Freeze framer permet d'évaluer le niveau d'équilibre émotionnel et la qualité du moment présent par la variabilité de la fréquence cardiaque.

Le travail ensuite est assez car il est basé sur des exercices simples et validé en direct par l'évolution de la fréquence et de la cohérence cardiaque.

 

   

Sondage sur le stress en éducation spécialisée

vous sentez vous sous stress durant votre activité professionelle en tant qu'éducateur
toujours
souvent
rarement
jamais
je suis stressé par
les personnes dont je m'occupe
mes collègues de travail
la direction
ma vie privée
mes moyens de me ressourcer
ma vie privée
un hobby
le sport
mes relations sociales
autres


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Vie privée et travail

 

 

la séparation vie pro et vie privée vous pose un problème

oui

non

de temps en temps

 

 

Invité vous des clients dans votre domicile

souvent

rarement

jamais

 

 

Parlez vous de votre travail a vos conjoints et amis

souvent

parfois

jamais

 

 


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Voici les Journées coaching disponibles actuellement:

 

1 Développer son identité et prévenir le burnout

  

Objectifs

 

- Détecter les signes du burnout. Faire un bilan de sa propre vie.

- Réfléchir sur ses valeurs. Développer son identité.

- Clarifier ses ressources sociales.

 

Contenu

 

- Définition de l’épuisement professionnel.

- Repérer les signes avant coureur du burnout, caractérisé par une rupture de la cohérence personnelle.

- Travailler sur son parcours de vie et son identité. Trouver son fil rouge.

- Analyse de son chemin de vie et de son réseau social dans le but de prévenir le burnout.

 

 

Méthodologie

 

- Inspirée des outils de l’analyse transactionnelle et du coaching.

- Brefs exposés. Réalisation d’un parcours de vie.

- Processus de coaching de groupe

 

Animation

 

Pierre-Alain Luthi consultant socio-éducatif.

Responsable du site de coaching en ligne  http://www.educh.ch

 

Durée                        Date                                    Lieu

1 jours            Samedi 12 novembre 9h00-17h00      Yverdon

 

150.- fr

Possibilité de suivre un coaching individuel en complément du cours.

 

 Pour l'inscription cliquez ici

 

 

2 Gestion de son stress et du changement

 

Objectifs

 

- Apprendre à gérer son stress par la reconnaissance de ses propres limites.

- Développer ses propres ressources par un processus d’auto-coaching.

 

 

Contenu

 

- Définition des notions liées au stress.

- Distinction entre bon et mauvais stress.

- Repérer ses propres ressources et limites.

- Apprentissage de quelques techniques de relaxation.

- Développement de sa sensorialité par des exercices pratiques.

 

Méthodologie

 

- Inspirée des techniques de la PNL et des techniques eriksoniennes.

- Brefs exposés, exercice individuels et en groupe, échange d’expériences.,

- processus de coaching en groupe

 

 

Animation

 

Pierre-Alain Luthi consultant socio-éducatif.

Animateur du site de coaching en ligne  http://www.educh.ch

 

 

Durée                        Dates                                    Lieu

1 jours         Samedi  19 novembre 9h00-17h00      Yverdon 

 

150 fr. 

Possibilité de suivre un coaching individuel en complément du cours.

 

Pour l'inscription cliquez ici

 

3 Imaginer et créer son projet de vie

 

Objectifs

 

- Développer sa créativité et son imagination.

- Concevoir et bâtir son projet de vie.

 

 

Contenu

 

- Apprentissage de techniques d’émergence permettant de libérer les émotions,
 

- les blocages et l’énergie créatrice.

- Laisser émerger et développer son rêve personnel.

- Dynamiser son action par l’imagination en conciliant rêve et réalité.

 

 

Méthodologie

 

- Inspirée des techniques eriksoniennes et du coaching.

- Courts exposés, développement de sa sensorialité par des expériences simples.

- Processus d’auto-coaching dans le respect de soi-même.

- Exercices individuels et en groupe.

 

Animation

 

Pierre-Alain Luthi consultant socio-éducatif.

Responsable du site de coaching en ligne  http://www.educh.ch

 

 

Durée                        Dates                                    Lieu

1 jours         Samedi   3 décembre 9h00-17h00      Yverdon 

150 fr.

Possibilité de suivre un coaching individuel en complément du cours. 

 

Possibilité de suivre 2 cours pour 250.-  ou les trois cours pour 300.- 

 

Pour l'inscription cliquez ici

 

Les cours se déroulent au dessus du buffet de la gare d' Yverdon.

 

Plan du site des cours au buffet de la gare d'Yverdon 

 


http://www.educh.ch/plancours.htm 

 

Pour un suivi Coaching individuel à la carte:

Coaching individuel:

Vous désirez une heure de Coaching individuel sur un en ligne:
- Coaching par téléphone ligne fixe
- Coaching en ligne par chat Messenger, skipe, vidéoconférence
- Coaching par email.
- Demi-journée de coaching individuel sur demande

 

- Toutes ces formules peuvent être choisie à la carte, afin de répondre au mieux à votre attente et vos objectifs spécifiques.
 

 


Pour l'inscription au coaching en ligne cliquez ici


Pierre-Alain Luthi est

 

Praticien-formateur Hes et Coach du service psycho-pédagogique de l'armée depuis une dizaine d'années, il a un brevet d'intervention en hypnose clinique, 15 ans de pratiques éducative pour différentes clientèles.

Sa connaissance de la pnl, l'analyse transactionnelle, les approches éducatives traditionnelles et plus originales font de lui un intervenant ouvert et un coach dynamique.

N'hésitez donc pas à le contacter si vous avez une question au sujet de ses cours luthip@bluewin.ch .

 

 

LA VIE STRESSANTE DES ENFANTS

Par Pierre Desjardins, psychologue

Le stress

On utilise le mot stress, de nos jours, à toutes les sauces. C'est un concept flou qui peut désigner

le stresseur (l'événement auquel l'individu réagit), la tension, l'anxiété, l'angoisse, la réaction

physiologique, l'inquiétude psychique, etc. Ce concept est tellement vague qu'il est difficile pour

les chercheurs de trouver une démarche thérapeutique unifiée.

Le stress est une réaction, autant physiologique (accélération du rythme cardiaque, chute de

pression, rougissement), que psychique (angoisse, dépression, excitation). C'est une réaction à

un événement que l'on peut nommer stresseur, événement qui peut avoir une valeur autant

positive (cadeau inattendu à Noël, gain à la loterie) qu'une valeur négative (perte d'amis, échec

scolaire). Le stress est cette réaction de l’organisme qui mobilise, prépare à l’action. Si, pour faire

image, on pense aux sprinters, le stress serait représenté par celui qui donne le signal de départ

en criant : « À vos marques… prêts… partez. »

Le stresseur, cet événement, donc, auquel réagit l'individu, peut provenir de l'extérieur, en somme

de l'environnement, comme de l'intérieur de l'individu. Il peut provoquer son effet stressant par la

rencontre des deux mondes, intérieur et extérieur.

Dans les situations extrêmes, on ne parle plus de stress et de stresseur, mais bien de trauma et

d'événement traumatique. Le trauma est une réalité subjective interne, d'ordre psychologique, qui

déborde les capacités de défense et d'adaptation de la personne. L'événement traumatique, lui,

s'opère dans une réalité externe et objective. C’est, en somme, un stresseur d’une intensité telle qu’il

laisse la personne sans possibilité de réaction.

Toute personne délimite pour elle-même le possible et l'impossible, le pensable et l'impensable.

L'événement traumatique a ici valeur d'impossible et d'impensable. Quand il y a trauma, le moment

présent se fige et occupe tout l'espace psychique. Plus rien d'autre n'existe alors. La vie perd son

sens et les événements n'ont plus leurs valeurs relatives.

Pour en revenir au stresseur, on peut considérer qu’il y en a trois types.

􀂃 Il y a d’abord les changements rapides, qu’ils soient positifs ou négatifs ( on verra plus loin

comment les enfants, tout comme les adultes d’ailleurs, sont sujets dans le monde moderne à

ce type de stresseurs ) ;

􀂃 Les menaces ou les dangers qu’on rencontre, qu’ils soient objectivement fondés ou pas ( les

médias contribuent beaucoup à multiplier ce type de stresseurs en rapportant ce qui fait le plus

vendre soit de l’information à teneur violente; ainsi, des situations quotidiennes et banales,

comme prendre le métro, deviennent des situations stressantes )

􀂃 L’impression d’avoir à réagir rapidement à la situation dans laquelle on se trouve ( or, on vit

justement dans un monde où cette impression est omniprésente ).

De façon schématique on peut dire, par ailleurs, que tout individu réagit toujours soit pour éviter

un danger, une menace, soit pour s’attaquer aux obstacles qui se dressent devant lui. Dans ces

deux cas, il y a réaction au stresseur.

Il faut mentionner ici qu’il y a une distinction à faire entre être actif et être agité ( être efficace ou

« brasser de l’air » ) ou encore entre être actif et être stressé ( se mobiliser ou s’inquiéter ). L’enfant

stressé peut se sentir coincé, paralysé parce qu’il ne voit aucune possibilité de régler la difficulté à

laquelle il est exposé. Dans cette même situation d’impasse, un autre enfant pourra s’agiter pour

évacuer cette tension, sans toutefois que cette agitation ait de l’effet sur le stresseur. Quels parents,

par exemple, n’ont pas vécu l’expérience des enfants qui se mettent à s’énerver en voiture quand

justement les parents cherchent à se concentrer parce que la circulation s’alourdit, la route est

difficile à suivre, les risques de se perdre sont plus grands? Enfin, l’enfant actif se mobilisera pour

agir sur le stresseur.

L’individu « stressé » est donc, en quelque sorte, sollicité à bouger. Il est poussé à changer quelque

chose pour permettre un nouvel équilibre. On comprendra alors que le « stress » risque de devenir

néfaste si la personne qui l’éprouve est réduite à l’impuissance. De positif qu’il était, le stress devient

alors négatif, sinon chronique. On comprendra également que les enfants sont beaucoup plus

vulnérables que les adultes parce que leur pouvoir décisionnel, leurs moyens de faire face aux

stresseurs et leurs capacités de fuir les situations dangereuses sont restreints. À titre d’information, il

semble que les enfants d’aujourd’hui, considérés normaux, seraient aussi stressés que les enfants

des années 50 et 60 considérés atteints sur le plan de la santé mentale.

Les enfants sont plus susceptibles de vivre de l’impuissance, de subir, sans pouvoir y échapper, une

tension qui finira ainsi par devenir néfaste parce que c’est une tension qui ne leur appartient pas et

sur laquelle ils ne peuvent que très peu. En effet, on peut considérer que les parents, fréquemment,

qu’ils en soient conscients ou non, souhaitent que leurs enfants vivent la vie qu’eux n’ont pu vivre et

ainsi risquent de leur imposer quelque chose d’étranger. D’autre part, ces mêmes enfants sont de

plus en plus pris et débordés par les difficultés, problèmes et enjeux des adultes (massacre au

Rwanda, guerre au Kosovo, l’effondrement des Twin towers, la faim dans le monde, les trous dans

la couche d’ozone, le réchauffement de la planète…).

Liste des stresseurs

À la liste classique des stresseurs que vous trouverez jointe en annexe, ajoutons ici une liste de

situations stressantes auxquelles les enfants sont plus susceptibles d’être exposés. Il ne s’agit

pas d’une liste exhaustive cependant.

L’école

􀂾 Être accepté dans les meilleures écoles

􀂾 La rentrée scolaire

􀂾 Vivre des difficultés ou des échecs

􀂾 Avoir de mauvaises notes

􀂾 Aller chez le directeur

􀂾 Se perdre (dans l’école ou sur le chemin)

􀂾 Être ridiculisé en classe

􀂾 Harcèlement (« taxage », « bullying »)

􀂾 Période d’examens

􀂾 Être choisi le dernier

􀂾 Faire une présentation orale

Faire partie des meilleures équipes sportives1

1 Il y a une publicité télévisée qui nous montre un enfant bafouillant en tentant de dire à son père

que sa performance n’a pas été suffisante pour qu’on le retienne comme joueur de l’équipe de

basket de l’école. Il se justifie en se référant aux idoles qui eux-mêmes auraient échoué à leurs

premiers essais, nous indiquant clairement à quelles normes on se réfère. Il est tout soulagé de

voir son père bien y réagir mais ce même père, si bienveillant qu’il soit, le relance à l’année

suivante pour en faire partie. Il n’est pas dit que ce n’est pas si important que cela de faire partie

de cette équipe.

Faire partie des artistes les plus performants (musique, danse…)

Le bruit

La violence familiale

L’environnement instable

􀂾 Déménagement2

􀂾 Changement d’école2

􀂾 Changement de classe

􀂾 Changement de groupe

􀂾 Changement de professeur ou d’éducateur

􀂾 Changement de parents

􀂾 Changement de milieu

􀂾 Changement de routine

􀂾 Perte d’amis

Manque d’autonomie

Une nouvelle religion : l’Éducatif

Peut-être qu’on insiste trop dans notre société sur l’importance d’apprendre. L’éducatif s’infiltre

partout dans le monde occidental, aucun espace n’en est épargné. Même les colonies de

vacances offrent des forfaits thématiques, soumettant les enfants à un encadrement organisé,

avec l’objectif qu’ils y apprendront quelque chose (seconde langue, discipline sportive, discipline

artistique, etc.). On oublie les vertus du jeu libre qui est pour l’enfant son monde naturel. Le jeu

peut refléter ses désirs et ses joies, ses préoccupations et ses tensions. En effet, si on observe

les enfants, c’est par le jeu libre qu’ils mettent en scène leurs fantasmes, qu’ils s’expriment, qu’ils

écoulent leurs frustrations, qu’ils répètent les événements importants de leur vie et qu’ils tentent

d’avoir une certaine emprise sur ce qui leur advient, de maîtriser leurs angoisses. Par exemple, le

jeu colin-maillard existe depuis plusieurs siècles et il semble qu’il s’enracine dans la peur

universelle du noir. Dans ce jeu, l’enfant s’y plonge délibérément. L’enfant qui donne à manger à

sa poupée, celui qui personnifie un dentiste, le petit groupe qui joue au chevalier et à la

princesse, tous reproduisent des situations de vie, recréent des sociétés en miniature à l’intérieur

desquelles ils s’exercent à comprendre ce qui se passe et travaillent à s’insérer.

Nos sociétés sont maintenant tellement compétitives qu’on tient à ce que nos enfants en

apprennent le plus possible pour qu’ils aient plus tard un avantage. Et on doit pouvoir vérifier ce

qu’ils apprennent. On peut plus difficilement savoir ce que le jeu libre leur apprend, alors qu’on

peut mesurer par un test les progrès en lecture. Avoir du plaisir au hockey, ça ne se mesure pas,

gagner 4 à 2, oui. Les sociétés asiatiques ont une tradition forte en ce sens. On voit des

immigrants originaires de ces pays réussir exceptionnellement à l’école. On peut cependant se

demander à quel prix cette « réussite » ! Il y a quelques années, on rapportait au Japon un taux

de suicide passablement élevé et on peut croire que, pour ceux qui mettaient ainsi fin à leurs

jours, c’eut été une façon de vouloir se débarrasser d’une vie qui ne leur convenait pas. Il fut un

temps également où on reconnaissait aux Japonais de grandes capacités à copier et adapter des

technologies inventées ailleurs alors qu’on les considérait assez peu créatifs eux-mêmes.

Aujourd’hui, le taux de suicide chez les jeunes au Québec est très élevé. Selon Santé Canada,

ce taux aurait doublé depuis les trente dernières années. Assiste-t-on au même phénomène de

dépossession de soi, d’épuisement prématuré ?

2

Selon une recherche menée en 1998 et rapportée par Développement des ressources humaines

Canada, il existe une corrélation entre le changement de résidence et le changement d’école et

les moindres compétences des enfants de même qu’avec les mauvais résultats à l’école.

Les enfants d’aujourd’hui sont soumis à une triple pression :

Pression à la maturation parce que les parents sont débordés;

Pression à la performance pour répondre aux exigences de nos sociétés efficaces,

axées sur la consommation;

Pression à l’excellence pour répondre aux besoins narcissiques des parents, besoins

concentrés souvent sur un seul précieux enfant.

Sortons de la vie de nos enfants pour qu’ils s’intéressent à la vie, à leur vie.

 

 

LA PRÉVENTION DU STRESS
DANS LA VIE PROFESSIONNELLE COURANTE

Qu'est-ce que que le stress ?
- la conception du stress selon les scientifiques
- la conception du stress dans le langage courant

Les facteurs de stress en milieu professionnel

Les conséquences du stress

A propos de l'anxiété comme cause et conséquence du stress

La prévention et le traitement du stress

 

Le stress est un concept à la mode. Il est de bon ton de dire que l'on est stressé. Depuis plusieurs dizaines d'années, les consultations médicales se sont multipliées tandis qu'ont fleuri ouvrages et études sur le sujet et qu'individus et entreprises se sont vu largement proposer séminaires et sessions intensives de « gestion du stress » par des moyens nombreux et de plus en plus sophistiqués.

Le succès de cette notion dans le corps médical et le public, notion devenue souvent "fourre-tout, a malheureusement compliqué un problème simple à la portée de "tout le monde " et l'a volontiers conduit à l'hermétisme. Qu'on en juge plutôt par ces propos d'un "spécialiste" du stress proposant une « médecine holistique » dont « les méthodes font appel, selon les cas, au retraitement des émotions, à l'approche systémique, à la pensée complexe, à la thérapie familiale issue de l'école de Palo Alto, au concept d'incertitude, à l'équithérapie, au cognitivo-comportementalisme, à la vidéothérapie, à la psycho-biologie » (sic) !

Qu'est-ce donc que le stress ?

 

Dans la perspective pragmatique que nous suivrons ici on peut dire que, pour un individu, le stress va toujours de pair avec son incapacité (ou sa difficulté...) à affonter avec succès un événement quelconque de la vie.

C'est dire que le stress peut survenir dans de multiples situations et revêtir des aspects infinis comme le sont événements et personnalités.

Ici nous n'envisageons que le stress en milieu professionnel

Parler de stress amène obligatoirement à concevoir deux éléments intimement liés :
1 - des facteurs causals,
2 - les conséquences sur l'organisme de ces facteurs
mais ces éléments simples vont, dans un processus en cercle vicieux, réagir les uns sur les autres sans qu'il soit possible ensuite de les dissocier.

De cette donnée découle d'emblée une première difficulté de langage qu'il faut bien connaître : le terme de "stress" est employé volontiers soit pour désigner un facteur causal, soit pour désigner ses conséquences, soit pour désigner les deux éléments conjoints. D'où des malentendus courants.

C'est dire qu'il convient, autant que possible :
- de désigner la "cause" du stress par les termes de "facteur stressant ", d'"agent du stress" ou de "stresseur",
- et de réserver le terme de "stress" aux "réactions", aux "réponses", aux conséquences" sur l'organisme.
Quant au sujet on le qualifiera de "stressé" .

Il faut savoir qu'il y a deux conceptions du stress :
- celle des scientifiques
- celle dont témoigne le langage courant

La conception du stress selon les scientifiques

Ici, tous les événements de la vie sont des agents de stress :
- banals ou exceptionnels
- heureux (tel un gros gain à la loterie, un "coup de foudre" pour telle personne...) ou malheureux (un deuil...)
- d'intensité très faible (une simple "incitation") ou très importante (telle une agression physique ou psychique caractérisée)
- de quelque nature qu'ils soient : physique (bruit, chaleur, froid, douleur, blessure, odeur agréable ou nauséabonde, musique.. ), chimique, microbienne, psychologique,
- venant de autres ou de soi-même.

Ici, le stress désigne toutes les réactions possibles aux "événements" de la vie
Dans cette perspective, tout individu est en état permanent de stress : "l'action, c'est le stress", "la vie c'est le stress", " le stress, c'est la vie", "Le pire stress c'est l'absence de stress"
Le stress est considéré comme un phénomène permanent face aux stimulations multiples qu'apporte simplement le fait de vivre.
Schématiquement, il comporte :
- soit une adaptation du sujet, un épanouissement, un "progrès",
- soit une non-adaptation du sujet (une incapacité à faire front) qui est source de souffrance, voire d'épuisement et de maladie.

En somme, dans cette conception, il y stress à chaque fois qu'il y a interaction entre un individu et son environnement. Le stress c'est le courant qui nous emporte, c'est le dynamisme qui nous fait lever le matin, travailler, vivre, où le "bon" et le "mauvais" sont indissociables, ce sont les multiples péripéties de la vie où vont intervenir données programmées génétiquement et celles qui sont acquises au cours de la vie.

La conception du stress dans le langage courant

Cette conception est différente de la précédente. Ici, en parlant de stress on désigne seulement des conséquences "malheureuses", "désagréables","fâcheuses"... en réponse à des facteurs considérés comme de purs facteurs d'agression d'origine extérieure ou intérieure à l'individu. On dit être tendu, surmené, fatigué, soumis à des contraintes et des épreuves.

Ici, le stress est donc considéré comme un élément purement "négatif" allant de pair avec un mal-être (par opposition au bien-être). Il n'y a qu'un "mauvais" stress

C'est cette conception restrictive mais très pragmatique que nous suivrons ici.

Il ne faut pas perdre de vue néanmoins que parler de "bon" et de "mauvais" stress est très schématique et arbitraire car il ne saurait y avoir de limites précises entre les deux. On sait bien que des événements "malheureux" par leurs conséquences immédiates (telle une perte d 'emploi, tel un handicap...) peuvent se révéler "heureux" pour l'individu par leurs conséquences à distance. Comme toujours, il n'y a pas de frontières précises entre le normal et la pathologique mais une continuité.

De plus les qualificatifs de "bon" et de "mauvais" ne sont appliqués ici que dans une perspective fort limitée : celle de la santé physique ou mentale. Or, les individus ont, pour vivre, d'autres critères que ceux de la santé. Vaut-il mieux mourir à soixante ans d'un infarctus du myocarde dû à une vie stressante et intéressante, ou à quatre-vingt ans d'une vie tranquille et sans histoires? Chaque individu a, en la matière, sa réponse propre et sa sagesse.

C'est dire aussi que ces propos de médecine pratique excluent toute notion morale ou philosophique.

Les facteurs et éléments stressants en milieu professionnel

 

Il convient de distinguer ceux :
- qui viennent de l'environnement
- ceux qui viennent de l'individu

Ceux qui proviennent de l'environnement
On peut citer :
- la précarité de l'emploi
- l'autorité,
- la demande "exagérée" de rendement et f'efficacité,
- la stimulation affective pour être compétent, ponctuel, fiable, créatif,
- l'ambiance défavorable,
- la rivalité entre personnes de même niveau,
- l'environnement agressif : les décisions rapides et à enjeux importants, le rythme de travail exagéré, l'inconfort, le bruit, la climatisation défectueuse, les produits toxiques...

Ceux qui viennent de l'individu
Les handicaps concernent avant tout certaines dispositions psychologiques constitutionnelles ou acquises
- comme handicaps constitutionnels on peut citer :
- l'anxiété qui génère un sentiment d'insécurité, une crainte diffuse, une "tension" permanente, voire une dépression,
- le pessimisme,
- la mauvaise appréciation de soi,
- le scrupule exagéré...,
qui fragilisent les personnalités.

- comme handicaps acquis on peut citer :
- l'insuffisance des compétences professionnelles réelles ou supposées (par l'individu) face aux exigences de l'entreprise,
- les perturbations neuro-psychiques entraînées par les grands toxiques sociaux (boissons alcooliques, tabac, café) ou les médicaments psychotropes
- et puis il y a les maladies ou les handicaps d'ordre divers (la surcharge pondérale étant l'un de ces handicaps).

Les conséquences du stress en milieu professionnel

 

Ils sont de deux ordres : neuro-psychique et somatique (concernant le corps par opposition au psychisme).

Les troubles neuro-psychiques
Comme nous l'avons remarqué d'emblée le stress est un processus en cercle vicieux où l'on trouve des dispositions (ou perturbations) mentales à la fois comme causes et comme conséquences. En ce qui concerne les conséquences on peut citer :
- l'anxiété voire la dépression,
- la fatigue,
- l'irritabilité, l'énervement, l'agressivité d'où les difficultés relationnelles,
- les migraines, les douleurs cervicales,
- les troubles du sommeil,
- l'indécision, la perte d'attention, la déconcentration, la négligence des règles de la sécurité...d'où
- la démotivation et l'absentéisme qui s'en suit.
- et le recours tentant aux psychotropes (alcool, tabac, café, médicaments...) pour atténuer la pénibilité des troubles en question, tous produits qui vont encore aggraver l'état du sujet.

Les troubles somatiques
Ils sont le plus souvent la résultante d'une perturbation
. soit du du système nerveux central (dont le toxique le plus courant est l'alcool)
. soit du système neuro-végétatif (dont le grand toxique est la nicotine)
(les médicaments psychotropes étant, quant à eux, toxiques pour l'un et l'autre système).

C'est le système cardio-artériel qui est le plus fréquemment concerné. Peuvent survenir : une hypertension artérielle transitoire ou durable, des palpitations, des douleurs thoraciques pouvant témoigner d'une angine de poitrine, voire d'un infarctus du myocarde

Mais les troubles peuvent porter sur bien d'autres appareils, notamment,
. sur l'appareil endocrinien (les hormones interviennent puissamment à la fois dans le stress et dans la capacité du sujet à y faire face)
. sur l'appareil digestif (troubles divers, ulcère de l'estomac..)

Il est pas impossible aussi que le stress prolongé, en influençant défavorablement les défenses immunitaires, puisse favoriser un processus de cancérisation.

A propos de l'anxiété : cause et conséquence du stress

 

Comme on l'a sans doute remarqué l'anxiété, cette émotion faite d'une inquiétude passagère ou permanente, est à la fois une des principales causes et une des principales conséquences du stress. Comme lui, il peut désigner le meilleur et le pire.

L'anxiété peur représenter bien entendu un élément pathologique très défavorable, voire une maladie caractérisée
On sait que le taux de mortalité est supérieur chez les grands anxieux...
Une étude (celle de Fawzy en 1993) a montré de même que les cancéreux qui, dans les mois qui suivent leur intervention chirurgicale, ont un faible niveau d'anxiété présentent un taux de survie supérieur aux autres.

Mais l'anxiété c'est aussi et d'abord un élément favorable en tant que source d'énergie.

Une constante euphorie, une absence quasi totale d'anxiété, comme on en rencontre souvent chez certains consommateurs de vin, constitue un grave handicap notamment quant au dépistage des maladies qui, fréquemment, a lieu avec retard.

L'expérimentation animale vient témoigner de ce phénomène... En rendant des rats anxieux, soit par frustration d'une récompense à laquelle ils étaient habitués, soit par "punition" (sous forme, par exemple, d'un petit choc électrique non "mérité"), on se rend compte que ces rats deviennent plus "intelligents". Plus vigilants dans leur environnement, ils s'adaptent mieux à une situation nouvelle, ils apprennent plus vite...

Chez l'homme il en est de même : les performances physiques et psychiques sont améliorées par une certaine anxiété qui pousse en avant et permet d'"en faire un peu plus". Serge Trigano dit de son père Gilbert : « Mon père est un visionnaire optimiste sur le long terme, un gestionnaire angoissé au quotidien : l'angoisse est son moteur ».

L'étude de Fawzy, citée plus haut, vient aussi appuyer cette donnée en montrant qu'à l'annonce du diagnostic de cancer (et non plus dans le cours du traitement) un degré assez élevé de détresse affective fait prévoir une plus plus grande probabilité de survie. La raison semble être que les patients qui minimisent trop la gravité de leur maladie ne mobilisent pas toutes leurs ressources dont ils disposent pour lutter contre elle avec succès.

C'est dire que l'anxiété est un phénomène normal, une énergie nécessaire à la vie. Elle joue un rôle important dans l'apprentissage, elle démultiplie les capacités de l'étudiant, de l'athlète, du décideur... Obligeant le psychisme à s'adapter aux situations nouvelles, elle est indispensable à un bon fonctionnement de la personne.

Mais chacun a sa personnalité
Entre les extrêmes il y a bien des intermédiaires. C'est dire que toute mesure de l'anxiété est assez arbitraire. Certes, il existe :
- des échelles, des questionnaires à la disposition des médecins... Ils sont utiles essentiellement pour l'établissement de statistiques mais fort peu dans tel cas particulier
- des mesures biologiques. Certains tests comme celui à la caféine (le café est une des substances les plus actives pour créer l'anxiété) peuvent révéler une sensiblité accrue chez les anxieux chez lesquels surviennent facilement des crise de panique.

Néanmoins, l'essentiel n'est pas de se référer à des normes tout à fait illusoires mais de se poser les questions utiles :
- Suis-je plus ou moins anxieux par rapport à mon passé récent ?
- Mon anxiété est-elle une entrave à mes objectifs ?
- Mon anxiété est-elle source de souffrance pour moi ou pour mon entourage ?
ceci en vue d'y apporter un éventuel correctif.

La prévention et le traitement du stress

 

Une prévention efficace, reposant sur des principes simples, est à la portée de la très grande majorité des individus

Les principaux principes concernant la personne à suivre dans cette perspective sont :

- la compétence professionnelle évolutive,

- la qualité (ou la non-perturbation) du système nerveux. Ce qui, en pratique courante, signifie avant tout de ne pas user :
. d'alcool (sauf à doses minimes, de façon non habituelle et dans la seule perspective d'un plaisir d'ordre gustatif),
. de tabac,
. de café (sauf à petite dose et, là aussi, dans la seule perspective esthétique),
. des médicaments psychotropes (somnifères en particulier).

- un traitement quotidien de la fatigue par la relaxation, par un sommeil adéquat (éventuellement une sieste), par une hydrothérapie simple (douche ou bain tiède quotidien ou bi-quotidien)

En ce qui concerne le sommeil, domaine souvent négligé, disons schématiquement qu'un bon sommeil suppose quelques règles minima qui sont les suivantes :
. celles qui sont relatives à l'ambiance : une bonne aération, une température basse, un degré hygrométrique satisfaisant. En pratique, ces données essentielles supposent généralement que le chauffage soit exclu de la chambre à coucher ;
- celles qui sont relatives au comportement personnel :
. ne pas utiliser de somnifères (sauf raison impérieuse relevant d'un état pathologique grave), de tabac (la nicotine perturbe toujours le système neuro-végétatif directement en cause dans le sommeil), peu ou pas de boissons alcooliques (l'alcool est avant tout un anesthésique),
. faire précéder le coucher d'une douche ou d'un bain, d'une activité psychique (lecture...) ou/et d'une activité physique modérée,
. ne pas rester en position allongée et dans l'obscurité en cas d'insomnie prolongée dans un contexte dépressif ou anxieux (cette position est toujours défavorable quand il s'agit d'affronter une situation pénible).

Quant à l'hydrothérapie, elle a une double fonction : réaliser une balnéothérapie et assurer une hygiène corporelle rigoureuse.
Outre l'utilisation large de l'eau alimentaire, la pratique quotidienne de la douche et/ou du bain et l'obtention d'une excellente hygiène corporelle constituent pour un individu, d'une part la base d'une prise en charge pour un meilleur équilibre, d'autre part un moyen extrêmement efficace pour réduire la fatigue musculaire et nerveuse, pour promouvoir la détente et la relaxation, pour apporter une sensation de bien-être, pour soutenir ou récupérer une énergie défaillante, pour lutter contre le laisser-aller et l'état dépressif.

Cette donnée est donc très importante dans bien des circonstances mais elle l'est particulièrement chez les personnes fatiguées, stressées, fragilisées physiquement et psychiquement.

- une organisation du temps de travail et de détente,

- une alimentation satisfaisante où la consommation de céréales, de légumes, de fruits et d'eau es t largement privilégiée,

- une activité physique adaptée (notamment sportive) et intellectuelle autant que possible quotidienne,

- un bon réseau relationnel familial et amical,

- un moment de plaisir quotidien.

Quant à l'action sur l'environnement ,
elle peut être discutée notamment avec le médecin de travail ou les responsables de l'entreprise.

Le traitement qui s'avère nécessaire dans certains cas, où le sujet est submergé par ses difficultés, relève :
- dans un premier temps d'une aide psychologique simple
- en cas d'échec d'une aide psychologique spécialisée qui sera le plus souvent associée à une médication psychotrope.

L'aide psychologique simple, qui repose d'abord sur une bonne relation médecin-malade, comporte :
- une évaluation rationnelle de la situation stressante,
- un inventaire des ressources disponibles (compétence professionnelle, relations sociales, communication avec les autres...)
- l'élaboration d'un plan d'action dans la perspective d'apporter des remèdes visant à :
. contrôler les réactions émotionnelles,
. organiser le temps de travail, de détente, de sommeil...,
. vivre dans le présent,
. s'exprimer et communiquer avec des personnes de confiance,
. être réaliste dans ses objectifs
. apprécier ce que l'on a, relativiser les difficultés,
. avoir quelques valeurs de référence
. trouver des activités de rechange, des moments de plaisir
. accepter que la vie comporte obligatoirement des échecs qui peuvent être source de progrès
. juger de ses limites et les accepter,
. s'engager avec détermination,
en y associant les éléments cités plus haut concernant :
. la compétence professionnelle
. l'hygiène de vie portant principalement sur le non-usage de tous les produits perturbant le système nerveux, sur l'alimentation, le sommeil, l'activité sportive et intellectuelle, la balnéothérapie, la relaxation (pouvant utiliser des techniques de groupe telles que le yoga, le training autogène...).

en sachant que ces modifications du comportement demandent obligatoirement un travail de longue haleine (alors qu'est attendu souvent un résultat rapide).

Cette aide peut éventuellement être associée à une prescription médicamenteuse non agressive telle que calcium, magnésium, vitamines (B et C).

Si le cas s'avère particulièrement grave

La consultation d'un psychiatre s'impose. En fonction du cas particulier, celui-ci pourra mettre en Ïuvre :
- une psychothérapie plus complexe adaptée,
- une médication psychotrope,
- un suivi constant,
méthodes visant avant tout à maintenir le sujet dans un état aussi tolérable que possible pour lui et son entourage.

La médication psychotrope
- elle ne doit être utilisée
. qu'en cas d'échec des moyens psychologiques,
. pour une très courte période,
. quand les troubles de l'humeur sont au premier plan,
. en complément d'une aide psychologique,

- elle fait appel à un médicament anxiolytique ou à un antidépresseur.
- en sachant,
. que tous les produits sans exception, contrairement à ce qui est dit souvent, entraînent une accoutumance (accoutumance qui est seulement plus ou moins rapide ou contraignante suivant les cas),
. que cette médication ne fait que réduire certains effets désagréables du stress, ne supprime pas la cause et qu'elle fragilise automatiquement l'individu face aux problèmes rencontrés dans le présent ou dans le futur,
. que plus le recours à ces produits est prolongé, plus l'état psychologique devient précaire et plus rare est la guérison.

 

En résumé, la prévention du stress en milieu professionnel est à la portée de la grande majorité des individus instruits de quelques données simples et leur consacrant quelque attention.

--------------------------------------------Pr A. Gaillard - Médecin Honoraire du CHU de Nantes

 

Un autre texte d'infos 

Depuis de nombreuses années déjà, le mot " stress " est entré dans notre vocabulaire quotidien. Il arrive parfois que les enfants eux-mêmes l'utilisent lorsqu'ils se préparent à des épreuves scolaires.

Cette soudaine célébrité est-elle un phénomène de mode citadin ou répond-elle en fait à un problème de fond lié à notre époque ?

En fait, la notion n'est pas nouvelle et il est bien possible que notre civilisation génère davantage de stress qu'autrefois. Nous vivons dans un monde plus complexe, où les événements se déroulent à un rythme accéléré et exigent de nous des décisions plus rapides, où les exigences de performance sont élevées (ne pas y satisfaire peut nous marginaliser très vite), où les changements sont fréquents et les repères de moins en moins visibles.

 

DES ORIGINES DU MOT, DE LA NOTION DE STRESS

Le mot stress nous vient du latin " stringere " (serrer), puis du vieux français " estrece " qui signifiait " étroitesse, oppression ". Apporté en Angleterre par les envahisseurs normands, il a donné le mot " stress " qui a pendant longtemps, évoqué des phénomènes physiques de pression mécanique, comme par exemple la pression exercée sur une poutre ou une arche de pont.

Dans les années 50, un chercheur canadien d'origine hongroise, Hans Selye, dans un ouvrage intitulé " The stress of life ", applique pour la première fois le terme de stress aux phénomènes manifestés par des êtres vivants soumis à des agressions de l'environnement. A partir de ce moment, le terme va connaître une fortune croissante, sans doute en raison de son adéquation complète avec nos modes de vie contemporains.


QU'EST-CE EXACTEMENT QUE LE STRESS ?

On peut dire qu'il s'agit de la réponse de l'organisme en vue de s'adapter à toute demande de son environnement.

Le stress, c'est tout ce qui se passe en vous lorsque vous devez faire face aux exigences rencontrées sur votre chemin. C'est donc un processus normal et inévitable : vivre normalement, c'est accepter de rencontrer des circonstances pouvant s'avérer stressantes.

Les trois phases de réaction


La phase d'alarme

Elle correspond au stress aigu.

C'est ce qui se passerait par exemple si au cours d'une croisière en mer, vous tombiez dans l'eau glacée en pleine nuit. L'organisme mobilise alors instantanément ses défenses pour s'adapter très vite aux besoins de la situation : nager, crier, se repérer, chercher un endroit, un objet où s'accrocher.


La phase de résistance

Elle correspond à l'adaptation plus durable à la situation stressante. Exemple : personne n'a entendu vos appels et vous devez vous résigner à nager pour flotter, en attendant que l'on remarque votre absence et que l'on vienne à votre recherche. Durant cette phase, votre organisme fonctionne toujours de manière à répondre aux besoins, mais plus dans un esprit d'endurance que de performance.


La phase d'épuisement

Où les ressources de l'individu ne lui permettent plus de s'adapter à la situation. Par exemple : après plusieurs heures dans l'eau froide, votre température commence à baisser, vos muscles sont de plus en plus faibles, votre vigilance altérée et vous commencez à vous laisser couler.

Ces trois phases correspondent souvent à des aspects moins dramatiques de notre vie. Par exemple, en milieu professionnel : annonce d'un gros surcroît de travail (alerte), efforts importants pendant plusieurs jours pour le faire vite et bien (résistance), démoralisation face à la difficulté de mener la tâche à bien et besoin de se reposer (épuisement).


LES STRESSEURS

Le stresseur est l'événement qui déclenche la réaction de stress. Il apparaît dans votre environnement : votre voiture tombe en panne, une lettre de rappel arrive, une dispute avec un collègue ou un conjoint survient, etc….

On note deux catégories de stresseurs :


Les événements de vie ou " stresseurs existentiels "

Mort d'un conjoint
Divorce
Blessure ou maladie
Mariage
Arrivée d'un nouveau membre dans la famille
Conflits conjugaux répétés
Nouvel emploi
Licenciement
Retraite
Dette ou emprunt importants
Déménagement
Départ en vacances

Remarquons au passage que certains événements dits positifs (mariage, naissance d'un enfant) sont ravalés au rang de vulgaires stresseurs….choquant ? Peut être, mais cela nous rappelle avec justesse que ce qui compte en matière de stress, ce sont les efforts d'adaptation que va demander la situation nouvelle à l'individu ; or, la venue d'un enfant ou d'un nouveau conjoint nécessite des efforts adaptatifs importants même si ceux-ci sont censés se faire dans la joie.

Face à la même quantité de stresseurs, chacun va réagir très différemment, en partie d'ailleurs parce qu'il va les percevoir différemment en fonction de son vécu propre. Un exemple classique est celui du décès d'un proche. Si ce proche était une belle-mère tyrannique, le décès représentera alors peut être un soulagement plutôt qu'un stresseur.


Les petits tracas quotidiens

Ce sont eux surtout qui creusent le lit du stress. L'accumulation quotidienne d'une multitude de petites contraintes, irritations et frustrations. Celles-ci ne comportent isolément qu'un faible caractère stressant mais c'est leur répétitivité qui en font des stresseurs à prendre en considération, un peu à l'image de la goutte d'eau anodine en elle-même, mais qui finit par percer la pierre la plus résistante à force de tomber toujours au même endroit.

Ces stresseurs quotidiens sont de nature diverses :

- Les contraintes ménagères (courses, ménage, repas à préparer)
- Les tensions interpersonnelles (petits conflits avec les proches)
- La pression horaire, stresseur le plus fréquemment mentionné (horaires chargé, travail en temps limité, manque de temps pour se faire plaisir…)
- L'environnement physique (bruit répété, entassement, durée et conditions de transports en milieu urbain).

 


CONSEQUENCES DU STRESS


Réactions psychologiques

Une question est fréquemment posée aux spécialistes du stress : quelle différence y a-t-il entre l'anxiété et la dépression ? Les rapports entre le stress et ces deux notions sont complexes, mais il semble bien que l'anxiété et la dépression puissent parfois être des conséquences directes du stress.

Pour simplifier, on peut dire que vous êtes stressé tant que prédomine l'aspect de réactivité aux événements : vous vous sentez tendu, agacé parce que votre travail vous stresse, mais en rentrant chez vous le soir, ou en week-end, ou même en partant en vacances, votre tension baisse parce que vous n'êtes plus soumis aux événements stressants. Mais au bout d'un certain temps, si vous êtes trop régulièrement stressé, vous risquez d'intérioriser ce stress et de glisser sensiblement vers l'anxiété : à ce moment, même si vous n'êtes plus en contact avec vos stresseurs, vous continuerez d'y penser et d'y réagir, de ruminer ou d'anticiper les stresseurs.

Ainsi, même en week-end ou en vacances, vous ne pourrez complètement vous détendre en songeant au travail qui vous attend. Enfin, encore un pas, et vous voilà en zone de tendances dépressives, vous dévalorisant, vous sentant incapable de faire face à vos stresseurs et ayant envie de tout laisser tomber.

Bien sûr, les choses ne sont pas toujours aussi simples mais les tendances sont bien là.

Le plus souvent, le sujet stressé n'en arrive pas à ces manifestations, mais présente des signes plus discrets de surcharge psychologique :

- irritabilité, qui fait que l'on se sent vite agressé et énervé,
- perte de confiance en soi,
- baisse de la motivation,
- diminution de la créativité, de la mémoire ou de la concentration,
- augmentation du nombre d'erreurs commises.


Réactions physiologiques

Lorsque nous sommes soumis à un stresseur, notre organisme réagit souvent de lui-même, avant même que nous en soyons conscients. En ce sens, les réactions physiques de stress sont ce que l'on appelle des réactions " phylogénétiques ", c'est-à-dire héritées de notre espèce, et de son évolution au travers des âges.

Dans un stress, l'individu est le siège de réactions hormonales complexes. Celles-ci sont marquées dans un premier temps par la libération de ce que l'on a appelé " les hormones du stress ", adrénaline et noradrénaline, destinées à nous préparer à l'action physique, à nous permettre de " passer l'obstacle ".

Puis dans un second temps, si les stresseurs se maintiennent, les hormones cortico-surrénales entrent en action : elles sont destinées à favoriser notre endurance et notre résistance, à nous permettre de " tenir le coup ".

Toute cette chimie est parfaitement au point mais il arrive parfois que, trop sollicitée, elle dépasse ses objectifs ou se dérègle quelque peu. Le stress peut alors déboucher sur des maladies psychosomatiques. C'est le cas par exemple d'un grand nombre d'allergies et de maladies de peau, de l'asthme, mais aussi de certaines hypertensions artérielles et maladies coronariennes.

De façon plus quotidienne et anodine, des manifestations comme la fatigue et les tensions musculaires (dorsalgies), les troubles du sommeil, les palpitations et les sensations d'oppression thoracique, les colites, les spasmes digestifs et ulcères représentent le lot quotidien des populations urbaines stressées.


Réactions comportementales

Il est assez facile de déceler si une personne est stressée en observant sa façon de se comporter (ladite personne pouvant très bien ne pas avoir le sentiment de l'être). Sous la pression du stress, les individus adoptent en général des gestes vifs, plus précipités, marchent et parlent plus rapidement.

Un des symptômes du stress est souvent que les individus agissent comme sous le coup d'une urgence, là ou cela ne s'impose pas. C'est par exemple ce qui frappent les provinciaux en visite à Paris : tous les passants marchent dans la rue avec précipitation, alors que tous ne sont pas en situation d'urgence.

L'individu stressé adopte aussi des attitudes plus vite agressives ou hostiles en cas de contrariété ou de frustration. D'amusantes études ont été conduites sur des cabines de téléphone volontairement déréglées, pour observer à partir de quel moment le sujet agacé commençait à s'en prendre à la machine.

Des comportements plus complexes encore, comme le recours à l'alcool ou au tabac sont assez souvent corrélés au stress.


QUE FAIRE FACE AU STRESS ?

Le problème des réactions de stress vient avant tout du fait que ces réactions sont en grande partie innées, non contrôlées et souvent non conscientes et non identifiées.

Nous nous apercevons en général beaucoup trop tard de nos symptômes de tension physique, au moment où ils se sont accumulés : c'est en fin de journée ou de semaine qu'apparaissent les maux de dos, maux de tête, maux de ventre, sentiment de lassitude, de découragement, d'irritabilité, etc…

Alors, plus tôt on identifiera ses réactions de stress, mieux l'on pourra y faire face. Mais plusieurs obstacles existent : souvent, on ne prend même pas le temps d'écouter son corps. Par ailleurs, il n'est pas facile de s'avouer que les événements ont un impact émotionnel et physique sur nous.

Dire tout simplement : j'ai eu peur, j'ai été ému, j'en tremble encore est perçu parfois (surtout chez les hommes) comme un aveu d'infériorité. Toujours la même vieille équation erronée : être stressé, c'est être faible, manquer de maîtrise.

Alors, quelle est la solution ?


Mettre en place une réponse de relaxation instantanée

Au quotidien, ce peut être très simple :

- aussi souvent que possible dans la journée, vérifier que l'on est installé, où que l'on se trouve, de la manière la plus confortable possible ;
- respirer alors calmement pendant une ou plusieurs minutes pour relancer une bonne ventilation ;
- essayer de relâcher les muscles de ses mâchoires, de ses épaules, de sa nuque ;
- visualiser un spectacle agréable (un paysage que l'on aime) ou se dire tout simplement intérieurement une phrase apaisante (" je me détends, je prends soin de moi ").

Bien sûr, ceci est adapté aux petits stresseurs quotidiens et ne permet pas toutefois de traverser la vie dans un état de décontraction absolue, proche de la sérénité ou du zen !


Mettre en place des activités physiques et/ou intellectuelles régulières

Elles sont indispensables pour aider à l'évacuation de la tension accumulée au quotidien (travail, vie de famille). Rien de tel par exemple qu'une bonne heure de piscine, de chant, de yoga ou même une heure de thérapie pour libérer le trop plein et notamment résoudre le stress lié à des événements existentiels importants.

Chaque jour, il est important de se réserver quelques instants, même brefs, d'activité plaisante (téléphoner à un ami, lire quelques pages d'un bon livre, prendre un verre à une terrasse ensoleillée…).


Un des éléments clé pour faire face au stress est également le principe d'auto-observation.

Ainsi, pour mieux anticiper la réaction faut-il :

- ne pas en nier l'existence (" Stressé, moi ? jamais ! ")
- en connaître correctement les mécanismes
- ne pas sous-évaluer sa propre personnalité en matière de stress, en surévaluant le rôle des stresseurs (" C'est parce que j'ai une vie, un travail, un conjoint, des enfants, etc… stressants. Sinon tout irait parfaitement bien ! ").

 

POURQUOI SOMMES NOUS ANXIEUX ???

 

 

 

L'ANXIETE : UNE NECESSITE ABSOLUE


Depuis le début de la vie sur terre, toutes les espèces qui ont vécu ou qui vivent maintenant - nous y compris- ont relevé le défi de la survie. L'adaptation biologique est une lutte de tous les instants mettant en jeux nombres de mécanismes, notamment comportementaux.

De la bactérie à l'homme, l'anxiété est une réaction automatique normale (réflexe) répondant à la présence d'un danger imminent auquel il convient de réagir (soit en fuyant ou en faisant face d'une quelconque façon) afin de préserver la vie de l'espèce.

Il s'agit donc là d'un comportement fondamental dont l'objectif est d'activer l'organisme et le mettre en situation de se protéger contre l'agression ou la menace d'agression.

A ce comportement sont associés plusieurs modifications physiques et psychologiques :

 

COMMENT L'ANXIETE SE TRADUIT-TELLE PHYSIQUEMENT ?

Effets biochimiques et neurologiques
Effets cardio-vasculaires
Effets respiratoires
Autres effets physiologiques

MECANISME MENTAL DE L'ANXIETE

LES TROUBLES ANXIEUX

Anxiété généralisée
Phobie sociale
Trouble panique
Agoraphobie
Obsessions-compulsions (" TOC ")
Stress post-traumatique

 


COMMENT L'ANXIETE SE TRADUIT ELLE PHYSIQUEMENT ?


Les effets biochimiques et neurologiques
Quand un danger est perçu ou anticipé, le cerveau envoie un message à une partie du système nerveux appelée système nerveux autonome. Celui se subdivise lui-même en système nerveux sympathique d'une part, et système nerveux parasympathique, d'autre part.
Ces deux composantes du système nerveux autonome sont directement impliquées dans le contrôle du niveau d'énergie du corps et dans la préparation à l'action. Pour simplifier, disons que le système nerveux sympathique est le système "faire face ou fuir" qui libère de l'énergie nécessaire pour mettre le corps en condition de réagir au danger, tandis que le système nerveux parasympathique rétablit la normalité.
Le système nerveux sympathique a tendance, dans une large mesure, à être un "système du tout ou rien". Lorsqu'il est stimulé, toutes ses composantes se déclenchent. Autrement dit, soit tous les symptômes se manifestent en même temps, soit aucun d'entre eux ne se manifeste. Il est donc rare que ses effets se concentrent dans une seule partie du corps. Cela peut expliquer la raison pour laquelle la plupart des attaques de panique présentent de nombreux symptômes et non pas juste un ou deux.
Un des effets majeurs du système nerveux sympathique consiste à libérer dans l'organisme deux substances chimiques : l'adrénaline et la noradrénaline, sécrétées par les glandes surrénales situées sur les reins. Ces substances sont utilisées comme messagers par le système nerveux sympathique pour prolonger son effet ; c'est ainsi qu'à partir du moment où l'activité du système nerveux sympathique est déclenchée, elle est prolongée et s'accroît même pendant quelque temps grâce à l'activité des glandes surrénales.
Cette activité est toutefois interrompue de deux façons : premièrement, les messagers chimiques, l'adrénaline et la noradrénaline (des neurotransmetteurs), sont finalement détruits par d'autres substances chimiques présentes dans l'organisme ; deuxièmement, le système nerveux parasympathique (qui réagit généralement en opposition au système nerveux sympathique) se met en branle et rétablit un état de relâchement, de détente de l'organisme.
Autrement dit, l'état d'anxiété ne peut durer indéfiniment et atteindre des niveaux dommageables. Le système nerveux parasympathique est un protecteur interne naturel : il empêche le système nerveux sympathique de s'emballer.

Les messagers chimiques (adrénaline et noradrénaline), quant à eux, requièrent un certain délai avant d'être neutralisés par l'organisme. Ainsi, même lorsque le danger est passé et que le système nerveux sympathique a stoppé la réaction, il est fort probable que l'on éprouve encore un peu d'anxiété et d'appréhension pendant un petit laps de temps, car ces substances circulent encore librement dans l'organisme.

Les effets sur le système cardio-vasculaire
L'activité du système nerveux sympathique provoque une accélération du rythme cardiaque et une augmentation de la force des battements. Ces effets sont vitaux pour préparer l'organisme à réagir, car ils contribuent à accélérer la circulation du sang, augmentant ainsi l'apport d'oxygène vers les tissus tout en les débarrassant des déchets de l'organisme.
Il se produit également un changement dans le flux sanguin. En pratique, le sang est détourné des parties du corps d'où sa présence est moins vitale (par une constriction des vaisseaux). Par exemple, le sang est drainé de la peau, des doigts et des orteils.
Cette réorganisation du débit sanguin est fort utile, car si l'organisme est agressé et blessé de quelque façon que ce soit, il y a ainsi peu de risques qu'une hémorragie fatale se produise.
C'est pour cette raison que, lors d'une poussée d'anxiété, la peau devient pâle et froide au toucher, de même que les doigts et les orteils deviennent froids et que l'on ressent parfois de l'engourdissement et des picotements. En fait, le sang est détourné vers les grands muscles tels que ceux des cuisses et des biceps, ce qui est sensé aider le corps à se préparer pour l'action.

Les effets sur le système respiratoire
L'anxiété s'accompagne d'un besoin de respirer, de s'oxygéner, accru car les tissus ont besoin d'un apport d'oxygène supplémentaire pour se mettre en condition d'agir. Cette respiration accrue peut toutefois déclencher toute une gamme de symptômes : souffle court, impression de boule dans la gorge, d'étouffement ou de suffocation, et même douleur et oppression au niveau du thorax.
Une intensification de la respiration provoque un autre effet secondaire, surtout si aucune action concrète ne se déclenche : le débit sanguin au niveau de la tête diminue réellement. Bien que cette diminution soit minime et aucunement dangereuse, elle entraîne toute une série de symptômes désagréables (mais inoffensifs) incluant des étourdissements, une vue brouillée, de la confusion, une impression d'irréalité ou de dépersonnalisation, et des bouffées de chaleur.

Les effets au niveau des glandes sudoripares
Le déclenchement de l'anxiété provoque une augmentation de la transpiration. Cette surproduction de sueur remplit d'importantes fonctions d'adaptation en