Aide Ă  domicile en Suisse (le métier)

Formation requiseFormation de Aide à domicile ( bases du métier) Formation en emploi Genève
DomaineSanté
Salaire58000 (Quel est le salaire d'un Aide Ă  domicile ?)
Mots-clés
Description

Exigences Conditions d’admission Avoir au minimum 20 ans Avoir accompli 9 années de scolarité Maîtriser le français écrit et oral Avoir l'expérience des personnes âgées constitue un atout Adresser une lettre de motivation et un dossier complet (CV, certificats, etc.) Public cible Personnes souhaitant reprendre une activité professionnelle après une période consacrée à la famille ou souhaitant réorienter leur carrière vers l'aide et les soins à la personne. Description Description de la formation de l'imad qui décrit les compétences attendue du métier. Développer et renforcer les compétences permettant d'exercer l'activité d'aide à domicile avec l'IMAD. Formation en emploi proposée aux collaborateurs-trices nouvellement recrutés.

Module 1 - Intégration à la fonction : rôle et responsabilité de l'aide à domicile, contrat de prestations, représentation symbolique des tâches ménagères Module 2 - Techniques professionnelles : les normes des tâches ménagères, prévention des maux du dos, expression écrite, accident domestique et chutes, prévention de l'infection, alimentation de la personne âgée Module 3 - Connaissance du client : Communication verbale et non verbale, la personne âgée, le handicap, la santé mentale, la négociation, etc. Module 4 - Les partenaires et le réseau : rôle professionnel, observations et transmissions, l'équipe, le colloque, institution et réseau

Niveau: Attestation / certificat de cours Certificat de formation d'aide à domicile IMAD reconnu sur le plan cantonal par le Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP).

Spitex, pour des soins à domicile Un véhicule Spitex (Photo: Association Spitex Suisse/ Alan Meier) Plus de 30 000 personnes apportent leur soutien à des personnes en situation de ahndicap. (Photo: Association Spitex Suisse/ Alan Meier) Rien n’équivaut à un chez-soi. Ceci est vrai non seulement pour les personnes en santé; de nombreuses personnes, en situation de handicap ou gravement malades, souhaitent également vivre à la maison. Les services Spitex d’aide et de soins à domicile offrent un soutien professionnel aux personnes nécessitant une aide. Les personnes handicapées ou gravement malades ont besoin d’un soutien pour nombre de tâches quotidiennes, en particulier lorsqu’elles veulent continuer à vivre dans leur environnement familier. Les soins quotidiens et l’exécution de diverses tâches nécessitent un soutien, très souvent fourni par un membre de la famille.

Toutefois, les parents ou membres de la famille peuvent rapidement se sentir dépassés par de tels soins. Ou encore, ils vieillissent eux-mêmes et deviennent plus fragiles ou tombent malades. Les personnes handicapées ou nécessitant des soins habitent parfois en institution pendant la semaine et retournent à la maison pour les fins de semaines. Dans un tel cas, un soutien externe est aussi souvent nécessaire.

Les services Spitex offrent aide et soutien En Suisse, de tels soins sont principalement fournis par les services Spitex d'aide et de soins à domicile, à but non lucratif ou à but commercial. Spitex signifie «aide hors d’un centre hospitalier», c’est-à-dire l’aide, le soutien ou la consultation à domicile pour personnes avec handicap ou nécessitant des soins.

En ce qui concerne l’organisation Spitex à but non lucratif, environ 32 000 personnes y sont employées, dont 14 400 à temps plein. Environ 90% des employés de Spitex sont occupés à des tâches d’aide et de soins. En 2011, les prestations de l’organisation à but non lucratif représentaient une part de marché de 85%. Les fournisseurs privés poursuivent les mêmes objectifs, appliquent les mêmes critères de qualité et calculent leurs prestations de la même façon.

Promouvoir et maintenir l’autonomie Grâce aux services Spitex, les personnes concernées peuvent, malgré les contraintes auxquelles elles font face, demeurer dans leur environnement familier ou écourter leur séjour hospitalier pour revenir à la maison. L’objectif de Spitex consiste à promouvoir et à maintenir l’autonomie de ses clients, entre autres des personnes avec handicap. Les personnes nécessitant des soins peuvent ainsi jouir d’une plus grande autonomie et d’une meilleure qualité de vie.

Une employée Spitex dit aurevoir à une patiente. (Photo: Association Spitex Suisse/ Alan Meier) Les services Spitex permettent à des personnes nécessitant des soins de jouir d’une plus grande autonomie et d’une meilleure qualité de vie. (Photo: Association Spitex Suisse/ Alan Meier) Un large éventail de services Les services Spitex sont disponibles à toute personne habitant en Suisse et nécessitant des soins, que ce soit en raison d’un handicap, d’une maladie, d’un accident, d’une grossesse ou de toute autre situation. Ils offrent un large éventail de services, dont des soins infirmiers et soins corporels, une aide à l’économie domestique ou encore un accompagnement social.

Selon l’organisation régionale, d’autres services peuvent êtres offerts ; ils complètent parfois les services offerts par une autre organisation partenaire. De tels services comportent, entre autres, les soins aux enfants ou les soins psychiatriques, la location de moyens auxiliaires, un service de transport, un service de repas à domicile ou encore les soins palliatifs.

Assistance pour plus d’autonomie Depuis le 1er janvier 2012, les bénéficiaires d’une allocation pour impotents de l’assurance-invalidité qui disposent d’une autonomie suffisante peuvent obtenir une contribution d’assistance. Une telle assistance permet aux personnes en situation de handicap de jouir de plus d’autonomie. Elle englobe tous les domaines du quotidien pour lesquels la personne concernée nécessite un soutien. Le bénéficiaire de l’assistance personnelle tient lieu d’employeur et l’assistant, d’employé.

Dans certains cas, une personne mineure peut aussi déposer une demande d’assistance. Il peut s’agir d’un enfant ou d’un jeune qui nécessite des soins à domicile, ou encore d’un jeune en situation de handicap, qui poursuit des études ou qui exerce une activité professionnelle.

Les soins dans un flou juridique

Les infirmières-migrantes comblent des lacunes dans le domaine des soins pour les personnes âgées ou nécessitant des soins. (Photo: Rainer Sturm/pixelio.de) En Suisse, un nombre grandissant de personnes âgées reçoivent des soins de femmes originaires de l’Europe de l’Est. Parallèlement, de nombreux récits circulent concernant l’exploitation de nombreuses aides-soignantes. Pour ne pas s’exposer à des sanctions, il est recommandé de tenir compte des aspects juridiques concernant l’embauche d’une infirmière-migrante. La population vieillit, et le nombre de personnes nécessitant des soins et un suivi au quotidien augmente aussi. Parallèlement, personne n’a envie de passer les dernières années de sa vie dans un foyer pour personnes âgées. Les soins à domicile, effectués par les services Spitex ou par des proches ou membres de la famille, permettent aux personnes âgées de rester à leur domicile aussi longtemps que possible plutôt que d’aller en résidence.

Toutefois, les soins et le suivi à domicile comportent certaines exigences, qui confrontent souvent les proches à de nombreuses difficultés : ils atteignent rapidement les limites de leurs capacités, ne peuvent bénéficier pleinement de prestations de services ou ne peuvent simplement pas prendre en charge les frais que de tels services impliquent.

Infirmières-migrantes en grand nombre C’est pourquoi des aides-soignantes provenant des pays de l’Europe de l’Est sont de plus en plus souvent embauchées. En Suisse, il est question d’environ 30 000 infirmières-migrantes, embauchées pour accompagner les personnes âgées, s’occuper de faire les courses, la lessive, le repassage et le nettoyage. Il n’existe pas de chiffres exacts, mais une étude publiée par l’Observatoire suisse de la santé parle d’un vide statistique.

L’étude démontre toutefois que les prestations de service, en Suisse, ne sont que partiellement financées par les assurances sociales ou de santé.

Les infirmières-migrantes souvent victimes d’exploitation Selon les experts, les ententes conclues avec les infirmières-migrantes permettent de fournir les prestations de service nécessitées et ce, à un prix accessible pouvant être pris en charge par les ménages privés. Toutefois, il arrive de plus en plus fréquemment que les soignants originaires d’Europe de l’Est se fassent exploiter: des salaires trop peu élevé, de nombreuses exigences et une disponibilité constante. En outre, les soignants ne bénéficient que rarement d’une couverture d’assurance, et les horaires de travail dépassent souvent le bon entendement.

Une main tient un linge sous le jet d'eau. (Photo: Marianne J./pixelio.de) Non seulement les infirmières-migrantes sont en charge des soins à prodiguer, elles s’occupent aussi du ménage. (Photo: Marianne J./pixelio.de) Activité illégale Cette situation est due en grand partie aux conditions dans lesquelles les infirmières-migrantes arrivent en Suisse. Souvent, une famille embauche une soignante étrangère sur recommandation. Celle-ci entre au pays avec un visa de touriste, n’est pas enregistrée auprès des autorités, n’est pas assurée et ne paye pas d’impôts. En cas de mauvaises conditions de travail, la migrante ne peut à peine se défendre, d’une part parce qu’elle a besoin d’argent, d’autre part parce qu’elle effectue un travail illégal, non déclaré.

Les agences effectuent leurs opérations dans un flou juridique De nombreuses agences, en Suisse comme à l’étranger, ont découvert depuis longtemps ce que représentent les infirmières-migrantes pour les affaires. Ainsi, elles recrutent des aides-soignantes, embauchées sous contrat dans leur propre pays, ou enregistrées comme travailleuses autonomes.

Dans le cadre de la libre-circulation des personnes, les infirmières-migrantes séjournent en Suisse pendant 90 jours avant d’être remplacées. Il existe de nombreux prestataires sérieux, mais il existe aussi de nombreuses agences qui ne respectent pas les dispositions légales, telles que le salaire minimum. Les infirmières-migrantes travaillent souvent pour moins de 2 000 francs par mois, en plus d’être logées et nourries et de travailler jour et nuit.

Dans le cas où de telles conditions sont mise au jour et déclarées illégales, l’employeur ainsi que l’agence doivent en assumer les conséquences juridiques. L’étude réalisée par Obsan a cependant démontré que les conditions légales sont très complexes et qu’il existe de nombreuses lacunes.

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