Santé Socialisation 800 ados répondent à une recherche scientifique

f
Santé Socialisation  800 ados répondent à une recherche scientifique

Santé Socialisation 800 ados répondent à une recherche scientifique

Les adolescents prennent la parole p.3

Ils ont déterminé les thématiques des débats

Et ceux sont eux qui interrogeront les spécialistes le jour du Forum

Une démarche innovante p.3

Quatre temps forts pour échanger entre adolescents et experts p.4

Trois Forums pour mieux comprendre et accompagner les adolescents

Mieux comprendre et accompagner les adolescents p.5

LES APPORTS ORIGINAUX DU 3

ème FORUM ADOLESCENCES

Deux enquêtes exclusives Ipsos Santé pour la Fondation Wyeth p.6

Regards croisés entre 800 adolescents et 800 adultes

qui comparent leur perception du monde

Une enquête qualitative inédite pour mieux comprendre

comment adultes et adolescents se jugent et s’apprécient

Premiers résultats de l’étude quantitative p.8

Deux lycées et près de 200 jeunes ont relevé le défi

p.16

Pourquoi et comment deux lycées ont fait travailler 8 classes

sur les thématiques du 3

ème Forum Adolescences

DES EXPERTS QUI ONT ENVIE

DE SE LAISSER SURPRENDRE…

Leur regard sur ce 3

ème Forum Adolescences p.19

Comme l’appréhendent-ils, ce qu’ils en attendent…

SANTE, ECOLE, SOCIETE : PREMIERES PISTES

SUR CE QUE LES ADOLESCENTS ONT A NOUS DIRE

Bien dans ma tête, bien dans mon corps : ma santé en questions p.22

Mon avenir professionnel, comment le construire ? p.24

Mon avenir social, mes responsabilités, parlons-en ! p.27

Mon avenir avec les autres, comment y croire ? p.30

Zoom sur leurs premières réflexions

Ce que les experts aimeraient peut-être leur dire

POUR ALLER PLUS LOIN

Interview du Professeur Claude Griscelli p.33

Rencontre avec le président de la Fondation Wyeth

pour la santé de l’enfant et de l’adolescent

Les partenaires du 3

ème Forum Adolescences p.35

Le Ministère de l’Education Nationale

L’Inserm

La Fondation Wyeth pour la santé de l’enfant et l’adolescent p.38

Wyeth Pharmaceuticals France p.39

3

UN FORUM PAS COMME LES AUTRES

Les adolescents prennent la parole

Lors des deux premiers Forums Adolescences, les jeunes présents dans la salle et ceux qui

avaient été interrogés au cours des enquêtes Ipsos Santé réalisées en exclusivité pour la

Fondation Wyeth, avaient évoqué un certain nombre de questions qu’ils jugeaient essentielles

pour leur avenir.

Ils avaient aussi souhaité pouvoir davantage s’exprimer sur ces thèmes, mais également sur

bien d’autres...

Le 3

« ceux qui parlent », les professionnels, et « ceux dont on parle », les adolescents.

ème Forum Adolescences leur laisse quartier libre et renverse l’ordre établi entre

Pour ce 3

ème Forum Adolescences,

·

rondes : leur santé ; leur avenir professionnel ; leur avenir social et les responsabilités

qu’ils ont envie de prendre ; leur avenir avec les autres.

ce sont les adolescents qui ont déterminé le choix des thèmes des quatre tables

·

leur feront part de leurs rêves, de leurs craintes, de leurs espoirs et de leurs souhaits

pour pouvoir se construire un avenir meilleur ou tel qu’ils le souhaiteraient. Ils

solliciteront leurs avis et leurs commentaires.

Ce sont les adolescents qui questionneront les spécialistes et non le contraire… Ils

Une démarche innovante

En partenariat avec le

créé, pour ce 3

adolescents.

Des équipes de jeunes lycéens ont travaillé et réfléchi en amont du Forum sur les quatre

thématiques retenues et leurs réflexions constitueront la matière des débats avec les experts, le

jour du Forum.

ministère de l’Education nationale et l’Inserm, la Fondation Wyeth aème Forum Adolescences, les conditions d’un dialogue direct avec les

Les ados en première ligne

250 adolescents seront dans la salle :

décembre 2006 à janvier 2007, dans deux lycées parisiens: le lycée professionnel Gustave

Ferrié (Paris 10

certains ont travaillé sur les thèmes du Forum, deème) et le lycée général Sophie Germain (Paris 4ème).

8 adolescents présents sur scène, à égalité avec les experts, seront leurs porte-parole

rendront compte du travail de réflexion et des propositions émises pour chaque thème.

: ils

10 adolescents du lycée Pasteur (Neuilly) se sont exprimés de manière artistique

quatre thèmes; deux expositions présenteront leur travail.

sur les

800 adolescents se sont exprimés au travers de deux enquêtes exclusives Ipsos Santé

pour la Fondation Wyeth

expliquent comment ils perçoivent le monde adulte et comment ils s’y voient évoluer.

La Fondation Wyeth fait ainsi, une vraie place, à côté de la parole savante, à celle, plus

méconnue, des adolescents « ordinaires »

réalisées à l’occasion pour ce 3
ème Forum Adolescences : ils.

4

Quatre temps forts pour échanger entre adolescents et experts

Animés par

des quatre thématiques apparues comme essentielles dans les études réalisées par Ipsos Santé

auprès des adolescents.

Michel Field, les échanges entre les adolescents et les experts s’organisent autour

1. Bien dans ma tête, bien dans mon corps : ma santé en questions

Comment les adolescents aimeraient-ils qu’on leur parle de leur santé ?

Qu’est-ce qui les fragilise, les renforce ?

Avec qui se sentent-ils en confiance pour en parler ?...

Deux lycéens livrent les conclusions de leurs groupes de réflexions et dialoguent avec :

Philippe Jeammet

président de l’école des parents et des éducateurs d’Ile-de-France,

, pédopsychiatre, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et

Catherine Weil-Olivier

, pédiatre.

2. Mon avenir professionnel, comment le construire ?

Qu’est-ce que cela veut dire pour les adolescents ?

L’école leur donne-t-elle envie d’apprendre ?

Quelle image ont-ils du monde du travail ? …

Deux lycéens livrent les conclusions de leurs groupes de réflexions et dialoguent avec :

Marie Choquet

, épidémiologiste, directeur de recherche à l’Inserm,

Patrice Huerre

Antony (92).

, psychiatre des hôpitaux, chef du service de pédopsychiatrie, Erasme -

3. Mon avenir social, mes responsabilités, parlons-en !

Quelles responsabilités ont-ils envie de prendre ?

La justice, l’Etat…, qu’est-ce que cela représente pour eux ?

Et le respect, l’autorité ?…

Deux lycéens livrent les conclusions de leurs groupes de réflexions et dialoguent avec

Serge Hefez

la Pitié - Salpêtrière.

:, psychiatre des hôpitaux, responsable de l’unité de thérapie familiale à CHU de

Jean-Pierre Rosenczveig

, président du tribunal pour enfants de Bobigny.

4. Mon avenir avec les autres, comment y croire ?

Quelle confiance ont-ils dans les adultes ?

Quels sont leurs rapports avec leurs copains ?

Comment changer le monde ?

Deux lycéens livrent les conclusions de leurs groupes de réflexions et dialoguent avec :

Patrick Baudry

, sociologue, université Bordeaux 3,

Marcel Rufo

5

, pédopsychiatre.

Mieux comprendre et accompagner les adolescents

Avec les Forums Adolescences, l’ambition de la Fondation Wyeth pour la santé de l’enfant et

de l’adolescent est d’ouvrir des pistes de réflexion pour mieux comprendre les adolescents et

mieux les accompagner dans leur passage du monde de l’enfance à celui de l’âge adulte.

S’il est original dans sa forme et sa conception, ce 3

parfaitement dans la logique des deux précédents.

Il est aussi le fruit du travail de fond mené depuis 3 ans par la Fondation Wyeth :

ème Forum Adolescences s’inscrit

« Comment repérer les moments où tout peut basculer ? » et le second sur le thème de

la prévention des risques dans un monde où les repères sont bouleversés : « Etre

adolescent dans un monde incertain ».

Deux Forums Adolescences nationaux : le premier sur le thème de la bascule :

Nancy, Rouen, Bordeaux, Lille…)

Prolongés par une dizaine de Forums Adolescences en région (Nantes, Toulouse,

paysage de la bascule, le moral des adolescents et la façon dont ils perçoivent le

monde qui les entoure, l’entraide intra-générationnelle et le besoin qu’ils ont des

adultes, et enfin, sur le ressenti des médecins et leur pratique d’accompagnement des

adolescents.

Des enquêtes exclusives conduites par Ipsos Santé pour la Fondation Wyeth sur le

en partenariat avec Fil Santé Jeunes pour décrypter la parole des adolescents sur des

thèmes liés à la santé.

Cette réflexion multiforme a mobilisé, dans la durée, les spécialistes de ces thématiques

propres à l’adolescence : pédopsychiatres, psychiatres, psychanalystes, sociologues,

représentants du monde éducatif et judiciaire, représentants du monde associatif, lesquels ont

pu confronter leurs expériences, partager leurs réflexions. Leurs regards croisés font

l’originalité et la richesse des travaux menés par la Fondation Wyeth pour la santé de l’enfant

et de l’adolescent. Ils ont aussi pour ambition de faire concrètement avancer la cause que la

Fondation s’est donnée.

6

Une étude sémiologique réalisée pour la Fondation par Thalès et le cabinet Think-Out

LES APPORTS ORIGINAUX DU 3

ADOLESCENCES

ème FORUM

Deux enquêtes exclusives Ipsos Santé pour la Fondation Wyeth

«

psychologue Maurice Debesse (La crise d’originalité juvénile - 1937). Mais, au-delà des

discours des adultes ou des professionnels, qui avec leurs mots de spécialistes, tentent de

mieux décrypter ce moment de la vie, entre enfance et âge adulte, que pensent réellement les

adolescents ? Comment voient-ils le monde dans lequel ils grandissent ?

Ipsos Santé, à la demande de la Fondation Wyeth, a réalisé

qualitative, l’autre quantitative, sur le regard que portent les adolescents sur la société

et sur la confiance qu’ils ont dans les adultes

Ces enquêtes s’inscrivent dans la philosophie du 3

croiser en permanence les regards des jeunes et des adultes : comment l’adolescent envisaget-

il la vie et le monde adulte ?, et, à l’inverse, comment la société adulte se représente-t-elle

les adolescents ?

L’adolescent est en partie ce que l’on dit qu’il est, ce que l’on veut qu’il soit »… écrivait ledeux enquêtes exclusives, l’une.ème Forum Adolescences qui consiste à

Une enquête quantitative : « Regards croisés sur les adolescents »

L’enquête exclusive menée auprès de 800 personnes de plus de 25 ans et 800 adolescents

permet de mieux cerner la relation des jeunes avec le monde adulte et la façon dont ils se

projettent dans l’avenir.

Avec un perpétuel jeu de miroir entre les questions posées aux adolescents et celles posées

aux adultes, comme par exemple :

- Comment les adolescents perçoivent-ils leur avenir ? Comment les adultes perçoivent

l’avenir des adolescents ?

- Quelle perception les adolescents ont-ils de l’attitude des adultes sur leur santé,

l’autorité… ?

- Comment les adultes perçoivent-ils l’attitude des adolescents sur ces mêmes items ?...

7

jugent et s’apprécient !

Une enquête qualitative inédite : « Adultes et adolescents s’auscultent, se»

Il s’agit d’une enquête d’observation à la méthodologie inédite,

adultes et 20 adolescents (10 âgés de 13 à 15 ans et 10 autres de 16 à 18 ans). Pendant deux

mois, il leur a été demandé de réfléchir en groupe ou en solo, mais aussi de produire de façon

collective ou individuelle, des textes, des photos, des collages ou des dessins…

L’objectif est, à travers des productions qui ne sont pas exclusivement verbales, de mieux

comprendre comment adultes et adolescents s’appréhendent, se comprennent ou ne se

comprennent pas, quelles sont leurs représentations de l’autorité, des responsabilités sociales,

civiques, de l’avenir…

menée auprès de 10

Méthodologie :

Les adultes se sont exprimés au travers d’entretiens individuels approfondis en face-à-face, et

par la tenue d’un carnet de bord, sorte de journal intime où ils ont consigné leurs réactions et

leurs pensées au fur et à mesure que leur étaient soumis par les sociologues les thèmes de

réflexion. Les adolescents ont participé à 3 ateliers :

1

2

3

Chacun devait par ailleurs prendre une série de photos sur trois thèmes : « la planète adulte »,

« la planète ado » et « mon avenir ».

Tout comme les adultes, les adolescents ont tenu un journal de bord dans lequel ils

consignaient leurs réflexions personnelles et avaient à faire un certain nombre d’exercices :

collages, autoportrait, dessins…

8

er atelier : Quelle est leur perception du monde adulte ?ème atelier : Que pensent-ils de la notion d’avenir ?ème atelier : Synthèse des réflexions et échanges tirés des deux précédents ateliers.

Regards croisés adolescents/adultes

Résultats d’une étude réalisée par Ipsos Santé pour la Fondation Wyeth

Qui sont les adultes en contact avec les adolescents ? Et avec qui les adolescents sont-ils amenés à

dialoguer au quotidien ?

L’enquête montre que 57% des adultes sont aujourd’hui en contact régulier avec des adolescents.

Elle nous alerte sur le fait que l’environnement adulte est un élément essentiel dans la vie des

adolescents et constitue un enjeu important dans la prévention des risques liés à cet âge de la vie.

Les adolescents qui expriment le plus de difficultés dans cette étude sont aussi les moins en relation

de dialogue avec des adultes.

Comment les adultes se représentent-ils les adolescents ? Comment les adolescents pensent-ils être

vus par les adultes ? Comment les adultes définissent-ils l’adolescence ? et comment les

adolescents voient-ils cette période de leur vie de leur côté ?

Une large majorité, 86%, des adultes interrogés déclarent avoir une bonne image des adolescents.

Pourtant, 71% des adolescents estiment que les adultes ont une mauvaise image des adolescents.

Ces deux chiffres en miroir obligent à une réflexion : qu’est-ce qui laisse à penser aux adolescents

que les adultes sont si négatifs à leur égard?

L’étude nous confirme en filigrane que la société adulte semble sensible aux difficultés des

adolescents. Une majorité d’adultes les perçoit en effet sous pression, mal dans leur peau, ne

pouvant pas facilement parler avec leurs parents... plus que les adolescents ne se définissent euxmêmes

d’ailleurs.

Tiendrait-on dans ce regard pessimiste un élément de réponse à l’impression d’image négative des

adolescents… ?

L’étude 2007 vient apporter un éclairage nouveau et complémentaire aux

données déjà collectées

Ipsos Santé réalise maintenant depuis 3 ans, des études pour la Fondation Wyeth pour mieux comprendre

l’adolescence et ses mutations, et mieux prévenir les risques liés à cette période de la vie.

La Fondation Wyeth dispose aujourd’hui d’un

adolescents, autour de la question du point de bascule et de l’aide intra-générationnelle (2005), la question du

moral des adolescents et de leur confiance dans l’avenir (2006), une étude auprès des médecins de ville sur la

pratique des adolescents (2006), cette nouvelle étude apporte un éclairage neuf et complémentaire sur la

problématique adolescente.

Construite en

et d’adultes de 25 ans et plus, les données présentées s’intéressent cette fois à mieux comprendre l’image des

adolescents dans la société (adulte), la place concrète que représentent les adolescents pour les adultes et

inversement.

Une approche nouvelle donc qui met en miroir, voire confronte le point de vue des adolescents à celui de la

société adulte et s’intéresse à sonder la réalité du dialogue adolescents/adultes.

riche corpus d’information. Après des premières études sur lesregards croisés, par l’interrogation parallèle d’échantillons nationaux d’adolescents de 15 à 18 ans

Rappel de la méthodologie :

803 adolescents de 15 à 18 ans

domicile) du 22 au 26 janvier 2007 par des enquêteurs d’Ipsos.

Les 803 individus constituent un échantillon national représentatif construit grâce à la méthode des quotas (sexe,

âge, filière scolaire, après stratification par taille d’agglomération et région) à partir des données Insee et de

l’Education Nationale.

ont été interrogés en face-à-face (sortie d’établissements scolaires et

858 adultes

d’Ipsos.

Les 858 individus constituent un échantillon national représentatif construit grâce à la méthode des quotas (sexe,

âge, CSP, après stratification par taille d’agglomération et région) à partir des données INSEE.

de 25 ans et plus ont été interrogés par téléphone les 26 et 27 janvier 2007 par des enquêteurs

Nous avons défini par adolescent, toute personne âgée de 13 à 18 ans.

9

Au sein de la population des 25 ans et plus, une majorité d’adultes déclare être en

contact régulier avec des adolescents

57% des adultes de 25 ans et plus indiquent être en contact régulier avec des adolescents

s’agisse d’un cadre personnel ou professionnel… a contrario 42% des adultes considèrent ne pas l’être.

La question des relations adolescents/adultes touche donc une majorité de la population. Elle constitue en ce

sens un véritable enjeu de société. Ce chiffre nous révèle que l’entourage adulte des adolescents, certes très

marqué par les parents et les professeurs, comporte d’autres figures adultes familières pour les adolescents.

Parmi notre échantillon national représentatif des 25 ans et plus :

qu’il

13%* sont parents

d’un ou plusieurs adolescents ;

14%* des adultes interviewés considèrent être en contact régulier avec des adolescents dans le

cadre de leur activité professionnelle

directement et 37% fortement auprès d’eux. Ce qui nous amène à considérer que parmi les 25 ans et plus

environ 5% ont une activité professionnelle impactant directement et fortement les adolescents.1

. Parmi ceux-ci 40% estiment pouvoir intervenir auprès d’eux

38%* des adultes interviewés sont en contact régulier avec des adolescents dans leur vie

personnelle

autres adultes de l’entourage auxquels les adolescents font référence.

Aussi ces différents profils, représentent-ils des publics particulièrement importants dans le domaine de la

prévention des risques auprès des adolescents.

. C’est parmi-ceux-ci que l’on trouvera les membres de la famille, les amis de la famille, les

L’environnement adulte des adolescents, au-delà des figures des parents et des

professeurs, qui sont les autres adultes avec lesquels les adolescents sont

amenés à dialoguer ?

C’est sans surprise les adultes de la famille, qui en dehors des parents, constituent d’après les adolescents leurs

interlocuteurs les plus réguliers, loin devant les autres types d’interlocuteurs.

être amenés à parler régulièrement à des adultes de leur famille (hors père et mère) et 28% de

temps en temps.

67% des adolescents disent

Viennent des interlocuteurs plus ponctuels : les amis de la famille (84% sont amenés à parler avec eux dont 39%

régulièrement), les adultes de l’entourage (84% dont 34% régulièrement). Il apparaît qu’ils sont amenés à parler

avec les professionnels des loisirs plus ponctuellement : 22% jugent qu’ils sont amenés à leur parler

régulièrement et 41% de temps en temps. Ils sont moins nombreux à évoquer les autres professionnels de l’école

(en dehors des professeurs) comme des personnes avec lesquels ils parlent (7% déclarent le faire régulièrement

et 41% de temps en temps); ceux-ci constituent néanmoins des acteurs de l’environnement quotidien des

adolescents.

1

ans et +.

* Total supérieur à 100% car un individu peut appartenir à plusieurs catégories.

La proportion des professeurs de collège et lycée en privé et public est d’environ 2% dans la population des 25

10

Des membres de ta famille

Des professionnels qui interviennent à

l’école, en dehors des professeurs

Des professionnels qui interviennent

dans tes loisirs

Des parents de tes amis

D’autres adultes de ton entourage

Des amis de ta famille

67%

34%

27%

22%

7%

28%

45%

50%

49%

41%

41%

39% 84%

95%

84%

76%

63%

48%

Régulièrement De temps en temps

Aux ados :

adultes suivants ?

Dirais-tu que tu es amené à parler régulièrement, de temps en temps ou jamais avec les

Baromètre du bien-être des adolescents : les adolescents déclarent aller bien

mais les adultes portent sur eux un regard inquiet

Le portrait que les adolescents dressent d’eux-mêmes nous porte cette année encore loin des noirs

tableaux que certains dépeignent parfois à leur sujet. Ils nous disent qu’ils vont bien ou très bien

pour une très large majorité d’entre eux.

54%

27%

17%

42%

36%

46%

55%

46%

96%

73%

72%

82%

J'ai beaucoup d'amis

Je peux facilement parler

avec mes parents

Je me sens bien à l'école

Je suis le plus souvent

satisfait de ce qui m'arrive

Tout à fait d'accord Plutôt d'accord

Aux adolescents : Voici une liste d’affirmations. Pour chacune d’elles, dis-moi si, personnellement,

tu es tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout d’accord.

J anvier 2007

71% 72%

79% 78%

80% 80%

95% 95%

Avril

2005

Mars

2006

Le baromètre est très stable, un léger tassement (moins 6 points) concernant le fait de se sentir bien à l’école est

néanmoins à constater, et devra être surveillé.

11

5%

11%

14%

17%

28%

4%

19%

39%

21%

Souvent, je suis mal dans ma

peau

J'ai des difficultés à aller vers

les autres

Je me sens souvent sous

pression

Tout à fait d'accord Plutôt d'accord

Aux adolescents :

tu es tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout d’accord.

Voici une liste d’affirmations. Pour chacune d’elles, dis-moi si, personnellement,

J anvier 2007

16% 18%

23% 19%

42% 39%

Avril

2005

Mars

2006

Base adolescents : n=803

Le regard porté par les adultes sur les adolescents est sombre et nettement plus inquiet : pression,

mal-être, difficultés relationnelles sont décrites par une majorité d’adultes

plus de l’expérience, construite par l’ensemble des discours médiatiques et sociaux sur les adolescents.

Les adultes, et a fortiori les adultes en contact professionnel avec des adolescents, comme les médecins (étude

2006), ont visiblement tendance à voir les adolescents « plus mal » que les adolescents ne se définissent euxmêmes

lorsqu’on les interroge personnellement. Ce décalage paraît logique concernant les professionnels

(comme cela l’était avec les médecins en 2006). Ils apprécient le bien-être des adolescents par rapport à leurs

expériences parfois difficiles et ils retiennent éventuellement les situations les plus problématiques voire

pathologiques…

Le décalage adolescents/adultes est patent sur les principaux indicateurs. Il est plus saillant sur la dimension

« mal dans la peau », que les adultes et en particulier les professionnels attribuent majoritairement aux

adolescents, ainsi que le sentiment de pression, que les adolescents reconnaissent intimement beaucoup moins

que ne leur prêtent les parents et les « professionnels ».

On constate que les professionnels sont soit nettement moins positifs, voire sont plus négatifs que ne le sont les

parents d’adolescents interrogés.

. Cette perception est, en

Le dialogue avec les parents

·

82% des adolescents déclarent pouvoir parler facilement avec leurs parents,

·

parents,

50% des adultes de 25 ans et plus jugent que les adolescents peuvent facilement parler avec leurs

-

leurs parents,

68% des parents d’adolescents pensent que les adolescents peuvent facilement parler avec

-

44% des adultes « professionnels » le considèrent.

Le bien-être à l’école

·

73% des adolescents déclarent se sentir bien à l’école,

·

47% des adultes pensent qu’en général, les adolescents se sentent bien à l’école

-

59% des parents d’adolescents pensent que les adolescents se sentent bien à l’école,

-

activité professionnelle pensent que les adolescents se sentent bien à l’école.

42% des professionnels déclarant être en contact avec des adolescents dans le cadre de leur

La pression

·

39% des adolescents jugent qu’ils sont sous souvent pression,

·

81% des adultes interrogés voient les adolescents comme souvent sous pression,

-

76% des parents d’adolescents perçoivent que les adolescents sont souvent sous pression,

-

pression.

88% des adultes « professionnels » considèrent que les adolescents se sentent souvent sous

12

Le fait d’être mal dans sa peau

·

19% des adolescents pensent qu’ils sont souvent mal dans leur peau,

·

72% des adultes interrogés considèrent que les adolescents sont souvent mal dans leur peau,

-

57% des parents d’adolescents le pensent,

-

72% des adultes « professionnels » le jugent.

Difficultés à aller vers les autres

·

21% des adolescents disent avoir des difficultés à aller vers les autres,

·

48% des adultes interrogés pensent que les adolescents ont des difficultés à aller vers les autres,

-

43% des parents d’adolescents pensent qu’ils ont des difficultés à aller vers les autres,

-

47% des adultes « professionnels » le pensent.

Aux adultes :

plutôt, plutôt pas ou pas du tout aux adolescents de 13 à 18 ans ?

Je vais vous indiquer des phrases. Direz-vous qu’elles s’appliquent tout à fait,

72%

73%

82%

95%

Rappels

Adolescents

(n=803)

33%

54%

46%

83%

Les médecins

(rappels 2006)

(n=200)

28%

42%

44%

88%

Les professionnels

en contact avec des

ados

(n=118)

45%

Ils sont le plus souvent satis faits

de ce qui leur arrive

Ils se sentent bien à l’école

Ils peuvent facilement parler avec

leurs parents

Ils ont beaucoup d’amis

59%

68%

93%

Les parents d’ados

(n=111)

Les adolescents qui semblent aller moins bien dans cette étude, sont aussi ceux

qui bénéficient d’un moindre dialogue avec des adultes

Ces différents indicateurs de bien-être2 (voir ci-dessus) permettent d’identifier que

rassemblent un faisceau de signes de mal-être

Comment éviter que certains d’entre eux ne basculent dans des risques ou problèmes mettant en danger leur

santé ? Comment s’assurer, par ailleurs, que ce groupe d’adolescents en difficultés, aujourd’hui marginal, ne

s’accroisse au fil du temps ? Le dialogue existant avec l’entourage adulte paraît être un facteur déterminant du

bien-être des adolescents et devoir jouer un rôle majeur auprès de ceux-ci.

En effet, les adolescents qui dans cette enquête témoignent d’un bien-être très à assez positif (70%) sont plus

nombreux à indiquer parler régulièrement avec les adultes de leur entourage.

A contrario, ceux qui se révèlent rencontrer plus de difficultés (mal-être, insatisfaction, pression… relevés auprès

d’une frange de 8%…) sont visiblement moins régulièrement amenés à parler avec des adultes que les autres.

Au sein de la population nationale des 15-18 ans, l’étude permet d’estimer que moins de 1% des adolescents ne

bénéficient d’aucun dialogue avec des adultes, au-delà de celui qui peut exister avec les parents ou les

professeurs. Parmi les adolescents de 15 à 18 ans interrogés, 16% peuvent être considérés dans un

environnement de dialogue avec des adultes tout à la fois régulier et diversifié (amenés à parler régulièrement

avec au moins 4 profils différents parmi ceux cités).

2 Selon les réponses négatives ou positives à 7 questions de bien-être, un coefficient de bien-être a été attribué à chaque

adolescent interrogé. Cette analyse permet de synthétiser un score de bien-être ou de mal-être des adolescents en 2007.

8% des adolescents.

13

L’image des adolescents dans la société : une histoire de malentendu ?

On est frappé du décalage entre l’image que les adultes interrogés déclarent avoir des adolescents et celle qui est

perçue par les adolescents.

Une large majorité des adolescents,

image des adolescents. Pourtant, 86% des adultes interrogées déclarent avoir une bonne image des

adolescents.

71%, pense en effet qu’en général les adultes ont une mauvaise

Le sentiment d’une mauvaise image des adolescents est très majoritaire et doit attirer notre attention.

Ce hiatus, renvoie-t-il à un

adolescence vécue comme un

Les adolescents jugent-ils d’abord l’image de leur groupe du point de vue

amalgameraient comme étant celles des adultes, alimentant le sentiment exprimé dans l’étude qualitative qu’être

adolescents est un stigmate ou encore que les adultes ne font pas confiance aux adolescents ni aux jeunes.

malentendu naturel entre les générations ou correspond-il au malaise d’unestigmate ? Renvoie-t-il à une crise de confiance entre adolescents et adultes ?médiatique, image qu’ils

2%

13%

26%

73%

58%

11%

2%

13%

28%

86%

Les ados pensent

que les adultes

ont une image

d'eux …

Les adultes ont

une image des

Nsp ados …

Très mauvaise

Assez mauvaise

Assez bonne

Très bonne

Aux Ados :

adultes ont actuellement une très bonne, assez

bonne, assez mauvaise ou très mauvaise

image des adolescents ?

En général, dirais-tu que les

Base adolescents : n=803 Base adultes : n=858

Aux Adultes :

avez personnellement une très bonne, assez

bonne, assez mauvaise ou très mauvaise

image des adolescents ?

En général, diriez-vous que vous

14

Adolescents/adultes, une image réciproquement positive

86% des adultes estiment avoir une bonne image des adolescents. Exactement la même proportion

d’adolescents, déclare qu’ils ont une image positive des adultes.

Cette image réciproquement positive se situe de part et d’autre sur des opinions moyennes, la bonne image

s’avère très majoritairement « assez bonne » et très minoritairement « très bonne ».

10% 13%

76% 73%

11% 11%

2% 2%

86%

86%

Les ados ont une

image des adultes

Les adultes ont

une image des

ados …

Nsp

Très mauvaise

Assez mauvaise

Assez bonne

Très bonne

Aux Ados :

personnellement une très bonne, assez bonne,

assez mauvaise ou très mauvaise image des

adultes ?

En général, dirais-tu que tu as

Base adolescents : n=803 Base adultes : n=858

Aux Adultes :

avez personnellement une très bonne, assez

bonne, assez mauvaise ou très mauvaise image

des adolescents ?

En général, diriez-vous que vous

Côté adultes

A noter certaines différences significatives concernant l’image des adolescents :

Les adultes disposant des revenus les plus élevés se montrent plus bienveillants concernant l’image des

adolescents, de même que les personnes vivant dans des communes rurales. Aucune différence significative par

sexe, ni âge n’est relevée sur cette question d’image des adolescents.

Côté adolescents

Les filles sont légèrement plus nombreuses à avoir une bonne image des adultes que les garçons du même âge

(7 points d’écart).

Les adolescents qui considèrent personnellement appartenir à une catégorie favorisée (catégorie subjective qui

ne correspond pas à l’appréciation objective de la CSP de leurs parents mais au sentiment d’être favorisé ou pas)

ont une meilleure image des adultes que ceux qui se classent parmi les défavorisés (19 points d’écart).

Enfin, les adolescents qui montrent dans l’étude le plus de difficultés sont aussi les adolescents qui voient plus

négativement les adultes (21 points d’écarts par rapport aux adolescents les plus à l’aise).

Plus les adultes sont proches des adolescents, plus ils les voient positivement ?

Moins les adolescents sont en contact avec des adultes, moins ils les voient

positivement ?

Côté adulte

L’image des adolescents varie en fonction du type de contacts entretenus avec eux. On constate que plus on est

proche, dans un cadre personnel, des adolescents, plus on en a une image positive.

Les parents et les relations personnelles sont ainsi plus nombreux à déclarer avoir une image positive des

adolescents (respectivement 92 et 93% de ces populations ont une image positive des adolescents).

Les personnes ayant des contacts avec des adolescents dans le cadre de leur activité professionnelle sont en

revanche légèrement moins nombreuses que ces proches à considérer avoir une bonne image de ce groupe. 88%

de ces professionnels ont une image positive des adolescents (vs 86% de l’ensemble et 92% des parents). Les

personnes qui n’ont pas de contact avec les adolescents sont moins nombreuses à en avoir une image positive :

78%.

15

Côté adolescent

Les adolescents qui ont le moins de contacts réguliers avec des adultes, ont plus souvent d’eux une image

négative.

Une vision contrastée de l’adolescence

Les bornes de l’adolescence

Quand les adultes considèrent-ils qu’un enfant est devenu un adolescent et qu’un adolescent est devenu un

adulte ? Quand les 15-18 ans considèrent-ils le début de l’adolescence et la fin de cette période ?

Les deux études menées en regards croisés établissent que s’il y a convergence de vues, la pyramide du début de

l’adolescence n’est néanmoins pas exactement symétrique entre adolescents et adultes. Une partie des adultes

tendent à voir l’entrée dans l’adolescence plus tôt, que ne l’envisagent les adolescents concernés.

Aux adolescents

11%

23%

29%

18%

11%

22%

23%

18%

12%

8%

6%

9%

Ados Adultes

11 ans et moins

12 ans

13 ans

14 ans

15 ans

16 ans

17 ans et plus

et aux adultes : d’après toi (vous), aujourd’hui, à quel âge devient-on adolescent ?

3%

4%

Au final l’adolescence durerait en moyenne 5 ans pour les adolescents et une durée à peu près équivalente pour

les adultes.

16

L’adolescence : pire ou meilleur moment de la vie ?

Les opinions divergent sur ce point entre adultes et adolescents mais aussi parmi ces populations.

Les avis sont plus contrastés parmi les adultes : un sur quatre juge que l’adolescence est le meilleur moment de

la vie, tandis qu’une proportion égale considère que c’est le pire moment de la vie.

Les adolescents sont eux nettement plus nombreux à voir dans l’adolescence le meilleur moment de leur vie :

39% partagent cet avis, tandis qu’une presque majorité (tout comme chez les adultes) perçoit ce moment comme

une étape comme une autre.

Selon les adultes

Selon les ados

39%

48%

47%

12%

24% 25%

Aux ados

étape comme une autre ou le pire moment de la vie ?

Meilleur moment Etape comme une autre Pire moment Nsp

et aux adultes : Diriez-vous que l’adolescence que c’est le meilleur moment de la vie, une

Côté adultes

Les hommes adultes paraissent plus nostalgiques de cette période de leur vie que ne le sont les femmes (30%

pensent que c’est le meilleur moment de la vie vs 18% des femmes). Les moins diplômés voient cette période de

la vie plus souvent comme la pire des périodes (35% vs 24% des plus diplômés).

36% des parents d’adolescents pensent que c’est le meilleur moment de la vie. A l’opposé, les « professionnels »

sont le groupe parmi lequel on trouve le plus de personnes qui perçoivent l’adolescence comme le pire moment

de la vie (32% vs 22% des parents).

Côté adolescents

Pour les adolescents dont les indicateurs de bien-être sont au plus haut (dialogue avec les parents, bien-être à

l’école, moindre difficulté relationnelle, moindre sentiment de pression…), l’adolescence est perçue plus souvent

comme le meilleur moment de la vie. Pour ceux qui au contraire rencontrent des difficultés, l’adolescence

représente sans surprise pour une plus importante part d’entre eux le pire moment de la vie (33% voient

l’adolescence comme le pire moment de la vie tandis que seulement 12% de la population des 15-18 ans le

pensent).

Pour plus d’informations sur l’enquête :

www.forum-adolescences.com

A découvrir aussi la synthèse exclusive d’une étude qualitative auprès d’adolescents et d’adultes…

17

Deux lycées et près de 200 jeunes ont relevé le défi

Le 3

d’échanges mené par quelques 200 adolescents de 8 classes de seconde, première et terminale

dans deux lycées parisiens :

ème Forum Adolescences sera le moment ultime de restitution d’un travail de réflexion et

Le lycée Gustave Ferrié

électronique, qui accueille essentiellement des adolescents parisiens, principalement des

18

(Paris 10
ème), un lycée professionnel de 400 élèves, spécialisé enème, 19ème, et 20ème arrondissements.

Le lycée Sophie Germain

grande majorité des adolescentes. 48 % de ces élèves sont boursiers et viennent de ZEP.

Chacun des quatre thèmes du Forum a fait l’objet d’un travail de réflexion par un groupe

d’une vingtaine de jeunes dans les deux lycées, soit deux groupes par thématique.

Les adolescents ont travaillé en deux temps :

1. Une première séance pour discuter spontanément et à bâtons rompus du thème, et

réfléchir aux pistes à proposer pour permettre à chacun de se construire un avenir plus

conforme à ses souhaits.

2. Puis, une seconde séance, qui suivait assez rapidement la première, pour formuler des

propositions et une synthèse de l’expression du groupe.

(Paris 4
ème), un lycée général accueillant plus de 800 élèves, en

Les adolescents ont dialogué librement entre eux,

de l’équipe éducative et, accompagné le cas échéant, de sociologues de l’Inserm.

18

avec l’appui d’un ou plusieurs membres

Le point de vue des proviseurs

Pour les deux proviseurs des lycées Gustave Ferrié et Sophie Germain, le projet de la

Fondation Wyeth s’inscrivait très naturellement dans une pratique de dialogue et d’ouverture

déjà largement développée au sein de leur établissement.

A Gustave Ferrié, explique

d’établissement deux axes forts qui sont la formation à la citoyenneté et la sensibilisation

culturelle, mais aussi la promotion de la motivation des élèves

sont noués avec le monde professionnel et les élèves sont habitués aux interventions d’experts

extérieurs.

Même écho au lycée Sophie Germain où

lycée, les élèves qui le souhaitent, participent à des discussions sur des questions d’actualité :

«

dépassionné et juste, et à mettre en perspective l’événementiel avec la réalité historique

Ils ont ainsi une habitude du débat, de l’argumentation et de la distanciation. «

d’établissement s’articule également autour de cinq axes : « Bien-être de l’adolescent »,

« orientation » avec la présentation de métiers en partenariat avec des professionnels;

« maîtrise du langage », « ouverture culturelle » et enfin « accès aux nouvelles

technologies

Dans les deux lycées, et avec des adolescents aux profils sociologiques très différents, les

proviseurs insistent sur

sont exprimés durant les groupes de travail.

«

que leur parole soit reconnue et prise en compte

«

adolescents. Les faire discuter sur des thèmes qui les touchent de façon personnelle et intime,

sur leur avenir, c’est aussi une façon de leur apprendre à exprimer leur différence, leur

individualité, et d’acquérir maturité et autonomie intellectuelle

L’une des motivations de Lydia Andreu pour participer au projet de la Fondation Wyeth est

de donner à ses élèves

de théorisation, de réflexion, de construction d’un argumentaire

à développer leur expression orale, et s’ils sont assez spontanés pour décrirent la vie telle

qu’ils la ressentent, les groupes de travail vont les obliger à ordonner leurs réflexions

C’est en plus dit-elle «

et collectif

Pour Michel Vaudry, l’un des intérêts de cette expérience est, outre une meilleure

connaissance des adolescents, de faire un « petit pas de plus » dans ce qu’il considère comme

l’une des missions de l’école :

acteurs passifs de leur existence.

le proviseur Lydia Andreu, « nous avons dans notre projet». De nombreux partenariatsle proviseur, Michel Vaudry, rappelle que dans sonnous leur apprenons, en faisant venir à chaque fois des experts, à avoir un regard».Notre projet».l’importance de l’écho à donner à la parole des adolescents qui seIl est important, autant pour eux que pour nous, corps enseignant, précise Lydia Andreu,».Il essentiel qu’on les écoute parler d’eux-mêmes et non d’entendre des adultes parler des» ajoute Michel Vaudry.une occasion, « différente des habituels exercices scolaires,: beaucoup ont à apprendre».un champ nouveau d’expériences qui les valorise, au plan individuel».donner aux adolescents les moyens de ne pas être des

19

Le point de vue des professeurs

Le rôle des professeurs présents dans les groupes de travail a consisté essentiellement à

présenter aux élèves, en amont, cet exercice de dialogue et d’échanges dans la perspective du

Forum Adolescences, puis à se mettre en retrait.

Au lycée Gustave Ferrié, l’exercice, finalement assez nouveau, a permis à certains élèves qui

d'ordinaire s'expriment peu, explique

de se faire entendre, et inversement, des élèves plus expansifs se sont tus. Selon

ce professeur, «

mûrir aussi, et leur donne l'occasion de rencontrer des jeunes d'autres lycées ; j'espère que

cela constituera un événement marquant de leur année scolaire ...

cependant un regret : «

soient restés un peu superficiels

trop préparé pour que les échanges restent spontanés, explique t-elle, et en même temps, il

aurait fallu pouvoir travailler davantage avec les élèves pour qu’ils aillent plus au fond des

choses.

Stéphanie Alexis, professeur de français et d’histoiregéographie,le forum offre aux élèves une possibilité de se valoriser, de s'exprimer, de». Stéphanie Alexis aque les débats n’aient pas pu être plus approfondis et que les élèves». C’est toute la difficulté d’un exercice qui ne doit pas être

Samuel Coulon et Klarisse Brouwer

d’éducation civique, juridique et sociale (ECJS) au lycée Sophie Germain, ont vécu

l’expérience avec l’habitude de ceux qui pratiquent ce type d’exercice régulièrement : «

travail s’intègre dans nos pratiques habituelles d’organisation de débat. La participation a

été très active

, tous deux professeurs d’histoire-géographie et
ce».

Le point de vue d’un des médiateurs

Sociologue, chercheur au CETSAH, le Centre Transdisciplinaire - Sociologie Anthropologie

Histoire (EHESS - CNRS),

dans les deux lycées. Son rôle : animer les échanges, faire « sortir » les idées… en respectant

la spontanéité des prises de parole.

«

plus frappé, c’est l’envie des adolescents d’être écoutés et bien compris. Certes, certains ont

encore des difficultés à s’exprimer ou à rester concentrés plus d’une heure. Mais on sent

souvent chez eux une vraie envie d’aller de l’avant, d’avoir un « petit copain », ou une

« petite copine », d’étudier, de travailler, bref de gagner peu à peu en autonomie tout en

gardant leur style de vie. Il y a ce qu’ils montrent d’eux et ce qu’ils sont au fond d’eux, mais

ils sont rarement dupes de l’image qu’ils donnent individuellement ou collectivement ; parfois

même ils en jouent.

Globalement, les adolescents se sont prêtés au jeu des groupes de travail avec intérêt, voire

avec plaisir, dans le lycée général comme dans le lycée professionnel. Cet échange n’était

pourtant pas facile : on leur demandait de parler des jeunes en peu de temps, et au sein d’un

groupe important de personnes qu’ils voient quotidiennement. Et puis dans chaque groupe, à

chaque fois quelques « leaders » ont voulu monopoliser la parole.

Il y a enfin une question de confiance qui s’est souvent posée : ne va-t-on pas être trahi, jugé

ou mal compris ? « Que l’on s’intéresse à nous, c’est bien », mais à la condition que ce ne

soit pas pour « nous utiliser » ou « nous manipuler ». Bref, que l’on ne se serve pas de leurs

propos pour donner une image d’eux qui soit inexacte ou caricaturale. Le but est de mieux

comprendre une période de transition complexe

20

Julien Lefour a accompagné plusieurs groupes d’adolescentsDans les différents groupes de discussion auxquels j’ai participé, ce qui m’a sans doute le».

DES EXPERTS QUI ONT ENVIE DE SE LAISSER

SURPRENDRE

Les experts invités à ce 3

consiste à ne préparer ni discours ni intervention…, mais à se laisser interroger par les

adolescents et à discuter spontanément avec eux de leurs propositions pour construire leur

avenir dans les meilleures conditions. Comment s’y préparent-ils ?

Nous leur avons posé à tous, les deux mêmes questions.

ème Forum Adolescences vont se livrer à un exercice particulier qui

Leur regard sur ce 3

ème Forum Adolescences

1. Comment appréhendez-vous ce 3

autour de la parole d’adolescents ?

ème Forum Adolescences bâti sur et

Patrick Baudry

toujours plus enrichissant d’écouter parler ceux à qui l’on s’intéresse, d’entendre leurs mots,

leur façon d’exprimer leurs expériences.

Ensuite, ce Forum ne se focalise pas sur l’adolescence pathologique ou extravagante, filon

émotionnel dont les médias se sont emparés… Les adolescents sont réduits à des clichés et

notre compréhension de leur place dans la société est totalement faussée par une telle dérive.

:
Ce Forum remet chacun, jeunes et « experts », à sa juste place ! Il est

Marie Choquet

auprès de la population adolescente générale, je trouve qu’on ne lui laisse pas assez souvent la

parole et de ce fait, on véhicule bien des clichés !

J’espère que les adolescents vont nous faire la bonne surprise de valider en direct ce que nous

constatons tous les jours dans nos enquêtes…, c'est-à-dire que les adolescents, dans leur très

grande majorité, vont plutôt bien.

:
J’attends ce Forum avec plaisir et curiosité car, travaillant depuis longtemps

Serge Hefez :

est essentiel car à force de se focaliser sur la pathologie, on confond l’adolescence avec une

période forcément cataclysmique aux effets délétères. Les adolescents vont globalement bien

mais vivent un processus de transformation qui s’accompagne d’un certain niveau de

souffrance. On ne peut donc comprendre ce qu’est l’adolescence qu’en étant en contact avec

Dialoguer avec des adolescents qui ne portent pas l’étiquette « à problème »…

tous

les adolescents.

Patrice Huerre :

« ordinaires » est salutaire : ces adolescents sont le vrai miroir d’une génération à laquelle on

associe trop facilement des valeurs négatives, de violence, de transgressions… Pour avoir

étudié l’histoire de l’adolescence, je crois que la façon dont ce groupe d’âge est perçu par les

adultes tient beaucoup au « climat » de la société. Nous vivons actuellement dans une période

de calme relatif, sans crise ni guerre, où dominent des valeurs liées à l’amélioration du bienêtre

: dans un tel contexte, les adultes ont plus de mal à supporter des adolescents qui alors,

les dérangent. Dans les périodes guerrières ou révolutionnaires, on a besoin de la jeunesse

pour se battre et on la porte aux nues…

21

L’initiative de la Fondation Wyeth de donner la parole à des adolescents

Philippe Jeammet :

surprendre par les adolescents, par ce qu’ils vont nous dire et par la façon dont les échanges

vont se nouer. Donner encore plus largement que dans les deux précédents Forums

Adolescences et d’une façon aussi directe, la parole à des adolescents « ordinaires » introduit

une dynamique nouvelle dans les travaux de la Fondation Wyeth. C’est un éclairage

indispensable pour nous, spécialistes, qui voyons le plus souvent des adolescents en difficulté.

Je suis en position de totale réceptivité, avec l’envie de me laisser

Jean-Pierre Rosenczveig :

s'expriment peu par la parole. Ce Forum leur en offre l’occasion. La saisiront-ils?

Les jeunes qui nous préoccupent et que je rencontre au quotidien

Marcel Rufo :

représentent 90 % de la population adolescente !! Il est toujours plus facile de parler des 10 %

qui vont mal à cause de l'éclat et de l'exubérance des manifestations qu'ils présentent.

Cependant, c'est grâce à ceux qui vont bien que nous pouvons donner des pistes d'action

précoce et de prévention.

Pour une fois que l’on met en avant les adolescents qui vont bien… eux qui

Catherine Weil-Olivier :

intéressant… Ce n’est qu’en écoutant parler les adolescents, en discutant avec eux, à égalité,

que nous pourrons, professionnels ou non d’ailleurs, aller au-delà de nos préjugés. Ce qui me

paraît surtout très important, c’est que ce Forum va contribuer à casser l’image de corps

constitué que nous avons de l’adolescence. L’adolescence est une période charnière dans la

vie de toute personne. Elle dure plus ou moins longtemps et n’a pas le même poids de dérives

potentielles pour les uns et les autres. Elle doit être perçue pour chacun dans son originalité

individuelle, même si de grandes tendances peuvent se dégager pour tous.

Participer à un Forum de ce genre est nouveau et de ce fait très

2. Qu’attendez-vous de ce dialogue avec les adolescents ? Qu’aimeriez-vous

qu’ils en retirent ?

Patrick Baudry :

me méfierais autant d’un discours trop convenu pour « faire plaisir à l’adulte » que d’un

discours trop provoquant qui serait une reprise de clichés bien connus.

J’aimerais que les adolescents retiennent de nos échanges que les professionnels avec qui ils

ont pu parler ne sont pas des zoologues qui les observent comme des animaux étranges. Il n’y

a ni posture démagogique, ni condescendante, ni de supériorité. Je souhaite qu’ils

comprennent qu’un vrai dialogue est possible, que ce Forum n’est pas une parenthèse au

cours de laquelle ils auraient été écoutés. Ces échanges peuvent se reproduire ailleurs et avoir

des effets concrets pour leur vie personnelle et collective.

Je me réjouis de recevoir cette « parole à la première personne »… Mais je

Marie Choquet :

possible entre deux générations. Et c’est surtout aux adultes que je pense car ce sont les plus

réticents à ouvrir le dialogue alors que les adolescents sont en demande d’échanges, même

s’ils sont parfois un peu directs ! Ce Forum, j’espère, contribuera à balayer les appréhensions

des adultes.

22

J’aimerais que cette expérience soit une preuve que la discussion est

Serge Hefez :

adultes en position d’adultes ! Il existe actuellement une vraie fascination pour « l’adoadulte

», le « parent-copain » ! Or il y a une barrière générationnelle qui est importante ;

l’intérêt de l’initiative de la Fondation Wyeth, c’est de permettre un dialogue de part et

d’autre de cette frontière, où chacun est à sa place et dans son rôle. Il est important que ces

jeunes entendent que les questions qu’ils se posent sont normales, qu’ils ne sont pas seuls à se

les poser.

Je souhaite que les adolescents aient eu le sentiment d’avoir rencontré des

Patrice Huerre

de conserver sa capacité à être surpris et donc à rester curieux de tout. J’espère que ce Forum

nous permettra d’explorer des pistes nouvelles pour mieux nous comprendre et nous connaître

entre générations, pour apprécier nos différences car la grande erreur est de nier la différence

inter-générationnelle.

:
Je voudrais qu’ils restent persuadés que ce qui fait l’intérêt de la vie, c’est

Philippe Jeammet :

interactivité. Une co-création. Nous avons à apprendre les uns des autres et nous, les adultes,

nous devons simplement leur permettre de se nourrir de notre expérience dont ils ont besoin

pour se construire.

De ce dialogue avec les adolescents, j’attends d’abord une vraie

Jean-Pierre Rosenczveig :

présupposés et images d'Epinal classiques. Si les jeunes avec lesquels nous échangerons

identifient leurs attentes, il sera possible de voir s'il est envisageable d'y répondre et à quel

prix.

On peut en attendre un éclairage réciproque par-delà les

Marcel Rufo :

ambiante des discours tenus sur les adolescents. J’aimerais qu’ils nous apportent leur appétit

de vivre, leur enthousiasme et leur gaieté. En un mot, que les adolescents « nous » soignent …

Et puis surtout, je souhaite qu’ils repartent avec l’envie de prendre possession de leur avenir.

J’attends une sorte de réassurance générale et d'optimisme dans la morosité

Catherine Weil-Olivier :

m’ouvrent de nouveaux horizons… Et eux, j’aimerais qu’ils repartent persuadés que les

adultes ne sont pas aussi figés qu’ils le disent et le ressentent parfois. Personne n’a un rôle à

jouer, ni eux, ni nous.

23

Que nos échanges me rafraîchissent les idées, que les adolescents

Santé, école, société : PREMIERES PISTES

SUR CE QUE LES ADOLESCENTS ONT A NOUS DIRE

Les groupes de réflexion de jeunes lycéens qui ont travaillé en amont de ce 3

Adolescences expliqueront le 7 mars prochain comment ils voient l’avenir, leur avenir. Et

comment ils perçoivent le monde adulte.

Voici en avant-première, quelques unes de leurs réflexions et propositions …

ème Forum

Bien dans ma tête, bien dans mon corps :

ma santé en questions

Les questions sur lesquelles ils ont réfléchi

Etre en bonne santé, qu’est-ce que cela signifie ?

Quand ont-ils le sentiment de mettre leur santé en danger ?

Se rendent-ils compte qu’un de leur camarade ne va pas bien ?

Est-on souvent mal dans sa tête quand on est adolescent ?

A qui en parler quand cela va mal ? Comment faire attention à sa santé ?

Zoom sur quelques pistes de réflexion

Points de vue des lycéens de Gustave Ferrié

La santé, une question d’équilibre…

«

aucun bobo, tout ça, que ça va, et que mentalement on n’a aucun stress, aucune inquiétude,

on est en parfait équilibre ».

Si on est en bonne santé physique, et puis qu’on se sent bien dans sa peau et qu’on n’a

Etre bien dans leur corps et dans leur tête, c’est disent-ils, ce qui va leur ouvrir les portes de la

réussite : «

bien physiquement, en théorie on n’a aucune limite et aucune barrière pour réussir ce qu’on

entreprend

C’est vrai que si on n’a aucun problème, qu’on ne stresse pas et qu’on se sent».

L’expérience, une clé pour apprendre à relativiser le mal-être

L’expérience permet de faire face aux soucis, aux déceptions, au mal-être moral : «

jeune et qu’on a des trucs familiaux ou je ne sais pas quoi, vu qu’on manque d’expérience, on

perd un peu les repères

«

pourra s’en sortir. Et pour le moral… vu qu’on est jeune, on n’a pas tout ça, on n’a pas cette

expérience de la vie. Voilà. On se laisse un peu aller puis on se perd. C’est pour ça qu’il y en

a beaucoup qui déboulent dans l’alcool, du shit, tout ça, pour trouver une confiance, une paix

en soi. Un équilibre

Pour avoir de l’expérience, il faut «

24

si on est».Dans certains problèmes, ça suffit, l’expérience. On saura comment tirer les ficelles. On».apprendre, agir, comprendre et parfois même rater… ».

Se sentent-ils toujours compris ?

Non. Les parents, les profs, les amis, les gens, les psychologues, l’école…, «

souvent ils ne comprennent pas parce qu’ils n’ont pas vécu les mêmes expériences

s’agit pas d’une question d’âge ou de génération.

Pour être bien physiquement, il faut aussi avoir moralement de l’aide ou des conseils : «

parce que sinon on est dans la solitude et on ne se pose des questions qu’à soi, sans réponse.

Et voilà, on se prend la tête

Quand on leur dit le mot « angoisse », ils répondent spontanément : « ne pas être à la hauteur,

à la hauteur de ce que les autres attendent de nous », ou « ne pas réussir ce que l’on voulait

faire », « ne pas avoir confiance en soi »…

ils essaient mais». Et il neOui,».

Points de vue des lycéens de Sophie Germain

Etre jeune, « est-ce dangereux pour sa santé »… ?

Etre jeune, c’est aimer prendre des risques, sans mesurer toujours les conséquences à long

terme : «

qu’ils sont jeunes et qu’ils ont l’impression qu’ils ont toute la vie devant eux, j’ai l’impression

que pour eux, ils se disent : je peux profiter, je peux profiter et un jour, je m’arrêterai ».

Je trouve qu’en fait, les jeunes, comme ils se sentent intouchables justement parce

Ne pas aller bien n’est pas qu’une question « physique »

Etre bien dans son corps, c’est être bien dans sa tête. D’où l’importance de faire du sport

disent-ils, mais on peut aller bien physiquement et ressentir du mal-être.

Les problèmes familiaux altèrent la santé tout autant que les drogues ou la maladie : «

stresse plus vite parce qu’on est mal chez soi

de bases solides et donc on peut flancher plus facilement d’un côté plutôt que de l’autre et

après, ça peut-être une descente infernale alors que ça part de rien. Enfin de rien… Tout est

relatif. Mais ça peut-être un tout petit truc qui nous fait directement commencer un petit peu

de drogue avec les amis, des trucs comme ça et après…

On». « Quand on est jeune, on a beaucoup moins».

A qui parler quand on va mal ?

Avec ses parents ou ses copains, cela dépend mais «

notre vraie vie. On parle par exemple de tout ce qui nous entoure, par exemple des cours,

enfin les trucs qu’ils veulent savoir. Et après, avec nos amis, ça va plus être notre vie sociale,

notre vie sentimentale, amicale, ce qui nous énerve, ce qu’on trouve injuste. Communiquer

avec les parents, ça va vraiment être très limité parce que, c’est pas des amis. C’est juste des

parents ».

avec les parents, on ne parle pas de

Les filles sont-elles plus fragiles que les garçons ?

Oui peut-être, en tout cas, elles sont plus sensibles au regard des autres : «

garçons, à l’adolescence, ils se trouvent normaux contrairement aux filles. A peine elles ont

un petit truc ou quoi que ce soit : il faut que je fasse attention. C’est dans les photos des stars,

elles ne savent pas que les photos sont modifiées ».

Je trouve que les

Mais tous préfèrent être dans la norme au risque d’être rejetés :

normes, ça veut dire qu’il ne faut pas être trop gros, ni trop maigre. Il faut être bien, sinon, si

tu es pas dans la norme, en fait, tu es pas normal

25

« c’est la société qui fait des».

LE COIN DES EXPERTS…

Sont-ils parfois déroutés par le regard des adolescents et spontanément, qu’ont-ils envie

de leur dire… ?

Philippe Jeammet :

leurs questionnements que par leurs questionnements eux-mêmes. Il me semble que les

interrogations essentielles demeurent : ce sont celles du besoin de la reconnaissance de soi par

les autres.

J’ai envie de leur dire qu’être bien dans sa tête et dans son corps n’est pas chose facile à

l’adolescence. Mais il ne faut pas que les adolescents se servent de leurs difficultés ou de

leurs handicaps comme d’un rempart derrière lequel ils se protègeraient. La vie est une chance

formidable. Qu’ils donnent libre cours à leur appétit de vivre sans se laisser prendre au piège

des déceptions. Mais, il ne faut pas qu’ils se renferment sur eux-mêmes et se construisent

dans l’opposition.

Je suis souvent plus surpris par la façon dont les adolescents expriment

Catherine Weil-Olivier

transition, de périodes de régression à des périodes de progression : leur temps est celui de la

rapidité, pour tout ! Quant à leur regard sur notre monde adulte, il nous remet souvent en

question, nous adultes, et cela pourrait parfois nous déranger, reconnaissons-le ! Mais quelle

richesse aussi : nous avons beaucoup à apprendre d’eux, qui feront la société de demain.

Je souhaite leur dire qu’ils possèdent un potentiel personnel, que pour être bien dans son corps

et dans sa tête, il faut être capable, face aux événements de la vie, de s’adapter, de garder une

souplesse et surtout ne pas se rigidifier dans une position de refus, de rejet ou de déni. Il faut

aussi savoir « vouloir » et se mobiliser pour atteindre les objectifs des projets qu’ils se sont

fixés, quels qu’ils soient. Les adolescents ont l’avenir dans leur main. C’est une source

d’espoir formidable !

: Je suis parfois surprise par leur capacité à passer, quasi sans

Mon avenir professionnel

,
comment le construire ?

Les questions sur lesquelles ils ont réfléchi

L’école donne-t-elle envie d’apprendre ?

et quelles idées s’en font-ils ?

Si cela va mal à l’école, se sentent-ils écoutés, aidés ? Qui leur parle du monde du travail ?

Comment se voient-ils plus tard ?

Qu’attendent-ils de leur futur métier ? De leur vie professionnelle en général ?

Zoom sur quelques pistes de réflexions

Points de vue des lycéens de Gustave Ferrié

L’école, c’est obligatoire … cela ne donne pas envie d’apprendre !

«

dormir. C’est clair. Parce que déjà, un des premiers faits qu’on n’a pas envie d’apprendre,

Il y a des choses qui donnent envie d’apprendre. Il y a des choses qui donnent envie de

26

c’est que c’est imposé. Toutes les choses qui sont imposées, c’est dans la nature de l’enfant de

ne pas vouloir, d’être contre. Par exemple, si les jeux vidéos étaient imposés, je ne pense pas

qu’il y aurait beaucoup de jeunes qui joueraient

».

«

rapport avec l’école. Parce que demain matin, on recommence la même chose

On a envie de se reposer. On a envie de s’amuser. On a envie d’oublier tout ce qui a un».

Ils expliquent qu’ils sont « là » parce qu’on les y a mis : ils n’ont pas choisi pour la majorité

d’entre eux cette filière professionnelle. Ils trouvent qu’ils passent trop de temps à travailler et

qu’ils n’ont pas assez de temps pour eux.

« On est en BEP, on se voit pas aller loin » !

«

ils

mieux à nous connaître, en nous proposant des activités, cela éviterait les erreurs

Ils ont conscience que pour réussir et avoir un diplôme, il faut travailler… : «

diplôme, pas de travail. Pas de travail, pas d’argent

tout : «

pour avoir leur travail, ça sert à rien du tout. Il y a des gens qui ont un BAC et qui travaillent.

Ils ont un bon travail. Moi, j’ai un cousin, il a un BAC+5, et il a pas de travail

aussi avoir de la chance

Il faut avoir 12, 13 de moyenne pour aller en général, et encore ». « Si on a des sales notes,(les professeurs) croient qu’on est bon à rien faire ». « Peut-être que s’ils apprenaient».On n’a pas de». Pour autant, le diplôme ne fait pasÇa sert à avoir un diplôme. Ils travaillent beaucoup pour faire un BAC+5, et après,». « Il faut» et pour eux la chance, c’est aussi souvent le piston !

L’école leur explique-t-elle assez clairement ce que pourra être leur futur métier ?

«

stage, de travailler tous les jours, est-ce que c’est vraiment fatiguant de faire ça ?ou ça va

t’apporter quelque chose. Donc, c’est bien de faire un stage

nous l’a expliqué en cours, je pense qu’il y a rien de mieux que l’expérienc

travaille comme fleuriste. On se dit pas qu’il y a beaucoup de travail derrière, alors qu’en

fait, c’est super fatiguant. C’est un boulot pire que n’importe quoi.

Si, ils nous expliquent. Mais nous, on veut savoir c’est quoi de passer trois semaines en». « De toute façon, même si one ». « Moi je»

Points de vue des lycéens de Sophie Germain

Penser à son avenir professionnel, c’est souvent une source de stress

Travailler, c’est avoir la possibilité d’obtenir l’indépendance matérielle dont ils rêvent :

«

responsabilités, avoir un avenir parce que là au lycée on est encore isolé, on apprend, on est

face aux profs, on n’est pas vraiment face au monde extérieur.

Mais aujourd’hui, ils sont inquiets car ils craignent de s’engager dans des études longues pour

finalement ne pas trouver du travail, ou difficilement. Et puis, il y a la pression des parents :

«

va faire dans l’avenir. Eux, ils ont une idée précise, il faut absolument qu’on réussisse ; enfin

nous aussi, on pense à ça mais eux ils sont vraiment sur nous

pour moi le travail, c’est l’argent. (…) c’est aussi vraiment être adulte, avoir des».ils mettent une énorme pression, ils regardent beaucoup nos études et ils pensent à ce qu’on».

Se sentent-ils préparés pour assurer leur avenir professionnel ?

Leur manque d’expérience et leur compétence généraliste les inquiètent : «

avec le bac on ne peut presque rien faire parce qu’on a pas de d’utilité en propre, on a juste

quelque chose de général, une connaissance alors que les BTS sont spécialisés dans quelque

chose ». « Evidemment, on a peur parce que rien n’est certain et surtout ce que l’on sait par

on a juste le bac et

27

nos parents, par des gens qu’on connaît, c’est pas forcément toujours très drôle et on a du

mal aujourd’hui à avoir un boulot

parents, ils disent qu’ils ont eu une journée difficile

met l’angoisse ».

monde du travail leur semble un peu tôt (les élèves cités sont en seconde) :

projeter du lycée au futur métier qu’on voudrait faire, il y a d’abord une étape qu’on doit

passer et après on pourra se poser la question

». «
Le soir quand on rentre, quand on parle avec nos» … « C’est un peu la société qui nousPour réussir, il faut être « déterminés » mais pour autant, se projeter dans le« on ne peut pas se».

L’école les aide-t-elle ?

Quand des professionnels viennent leur parler de leur métier, ce sont des exemples qui les

rassurent et les aident à faire des choix. Quant aux conseillers d’orientation (ou de

«

aider que les professeurs, lesquels les connaissent mieux.

désorientation »… disent-ils !), ils « n’arrêtent pas de dramatiser » et semblent moins les

D’après eux, les entreprises vont leur demander…

De l’expérience, d’être autonomes, de l’assurance et de la maturité et du talent ! Mais tous ont

«

travail pour gagner (leur) vie

envie de se débarrasser des contrôles, des cours et d’aller tout de suite dans le milieu du».

LE COIN DES EXPERTS…

Sont-ils parfois déroutés par le regard des adolescents et spontanément, qu’ont-ils envie

de leur dire…

?

Marie Choquet :

et du monde qui les entoure. Lorsque les résultats de nos questionnaires mettent en exergue ce

côté positif des adolescents, leur envie de s’intégrer, le fait qu’ils se sentent plutôt bien chez

eux, on me dit souvent que c’est parce qu’ils n’osent pas parler pour dire qu’ils vont mal. Au

moins, allons-nous en avoir le coeur net !

Pour les aider à construire leur avenir professionnel, il faut trouver les moyens pour que

parents, éducateurs et eux, les adolescents, soient davantage « partenaires ». Nos enquêtes

montrent qu’environ un adolescent sur deux ne se sent pas bien dans l’environnement

scolaire. L’école rate souvent l’échange avec les adolescents sous prétexte qu’ils «

apprendre

responsabilités. Alors, ils finissent par être ce que l’on attend d’eux : en retrait et non

investis !

Je suis souvent surprise par leur grande bienveillance à l’égard des adultes
doivent», on ne les écoute pas assez et on ne leur donne pas suffisamment de

Patrice Huerre :

grande curiosité pour le monde, à conserver une vraie envie de créer, alors même que nous

leur offrons des représentations du monde plutôt sinistres. Ils ont cette capacité d’ouverture,

de curiosité ou d’enthousiasme que nombre d’adultes ont perdu.

Je leur dirai que pour construire leur avenir professionnel, leur marge de jeu est plus grande

qu’on le dit, loin des schémas qu’on leur assène comme des chemins obligatoires. Il ne faut

pas réduire l’avenir professionnel à la possession de certaines clés qui, si on ne les avait pas,

fermeraient toutes les portes. La sacralisation du diplôme me semble une erreur, il y a d’autres

voies. On se forme dans la durée ; on apprend durant toute sa vie.

28

Les adolescents me surprennent toujours par leur capacité à garder une

Mon avenir social, mes responsabilités, parlons-en !

Les questions sur lesquelles ils ont réfléchi

famille, des professeurs, de la Justice, de l’Etat ?

Se sentent-ils obligés de prendre des responsabilités ? Que pensent-ils de l’autorité de la

besoin pour construire leur autonomie ?

De quoi ou de qui ont-ils besoin pour se sentir responsables ? De quoi ou de qui ont-ils

respectée ?

L’autorité est-elle utile ? Quand en ont-ils besoin ? Comment l’exercer pour qu’elle soit

Zoom sur quelques pistes de réflexions

Le civisme, une question de respect

«

même s’ils disent ne pas disposer de toutes les clés pour comprendre les choix qu’on leur

propose. Ils se sentent souvent exclus du débat, « utilisés », notamment par les médias qui

donnent d’eux une image tronquée : «

l’image des banlieues

L’égalité des chances, ils n’y croient pas vraiment, sauf pour «

Quant à l’autorité, elle est spontanément associée aux instances judiciaires ou policières «

leur mettent la pression

nous, sans nous

Si tu votes pas, après, faut rien attendre, et surtout pas te plaindre ». Voter est un devoirquand ils montrent les jeunes, c’est pour en donner».le blanc, le riche »…qui»… S’il y a incivisme, c’est faute de dialogue : « on fait des lois pour».

La famille, une source d’équilibre

Les parents et la fratrie sont les deux pôles sur lesquels ils s’appuient. Leurs parents leur font

confiance parce qu’ils font attention : «

sûrs qu’on n’a pas fait de bêtises

Ils ont parfaitement conscience de leurs responsabilités au sein de leur famille : «

parents)

journée

ne se couche pas à 4 heures du matin quand on a cours le lendemain

c’est une erreur, on doit prendre nos responsabilités

une fille

Ce sens des responsabilités va assez loin lorsqu’ils parlent aussi de prise en charge de leurs

propres parents, le moment venu : «

d’eux quand ils seront vieux comme ils se seront occupés de nous

modèle qu’ils ont envie de reproduire.

on peut rentrer tard, mais les parents doivent être».on les (lesaide quand on rentre parce que nous, on est jeune, eux ils ont bossé toute la». Et en même temps, ils ont conscience d’être aussi responsables d’eux-mêmes : « on», « sécher les cours,», « l’erreur, c’est de perdre la tête pour»…payer leur retraite, leur rendre la monnaie et s’occuper». Leur famille est un

La générosité et l’engagement

La générosité rime avec entraide, conseil et soutien pour leurs proches. Si l’Etat a un rôle

important à jouer pour venir en aide aux plus démunis, ils estiment que la France est un pays

où de ce point de vue, les choses ne sont pas trop « mal faites ».

Ils ont envie de s’engager pour construire une famille plus, peut être, que sur le plan

professionnel.

29

L’autorité, c’est important

En tant que futurs parents, ils souhaitent pour leurs enfants une école où la cour serait plus

grande, où il y aurait une cafétéria…, mais aussi des profs plus sévères et davantage

d’autorité : «

qu’elles ont le pouvoir de faire des choses […]. Mais, quand on nous met beaucoup de trucs

qu’on ne doit pas faire, on a toujours envie de le faire

l’autorité c’est important dans la vie. Certaines personnes à force, elles savent».

La justice, peut mieux faire…

Elle ne peut être « juste » s’il n’y a pas d’égalité entre tous : «

faiblesse, c’est que ça peut empiéter sur la liberté de chacun, la liberté de vivre déjà, et la

liberté de choisir son mode vie, parce que des fois on nous impose des choses qu’on n’a pas

forcément envie de faire. Après il y a les inégalités des droits selon les classes sociales, ça

aussi c’est connu. A partir de là je ne sais pas s’il peut y avoir une justice, si l’égalité n’existe

pas, donc il n’y a pas vraiment de justice

Les policiers appliquent la loi sans avoir assez de recul pour juger des situations particulières :

«

rapport aux textes de lois, parce que eux, ils n’ont pas l’idée de ce qui se passe, la loi est

comme ça, on applique, c’est tout. Donc voilà. Ils n’ont pas assez de recul sur ce qui se passe,

et donc, après, la discrimination mène des fois à des erreurs judiciaires

Mais reconnaissent-ils : «

création de l’emploi, à l’expression, à la défense…La justice étant créée par l’homme, celleci

est à son image, et ne se veut pas parfaite

pour nous la plus grande».En fait ils ne pensent pas par eux-mêmes, c’est ça que je leur reproche. Ils pensent par».la justice et la police, ça fait régner l’ordre, ça protége, ça aide la».

Le respect, une notion qu’ils ont du mal à définir …

«

eu le respect. Si on ne vous a pas appris, pff

en perte de vitesse. Pourtant : «

Donc elles ne vont faire qu’aller plus loin, au-delà des limites fixées

Des limites qu’ils ressentent comme plus nombreuses que celles imposées aux générations

précédentes : «

plus on a envie de les dépasser

30

Le respect, en fait, ça vient de l’éducation. Si on vous a appris l’éducation, voilà, vous avez! » Mais c’est pour eux globalement, une valeursans respect, je ne vois pas où sont les limites des personnes.».C’est vrai qu’il y en a un peu plus. Mais je dirais aussi que plus on en a et».

LE COIN DES EXPERTS…

Sont-ils parfois déroutés par le regard des adolescents et spontanément, qu’ont-ils envie

de leur dire…

Serge Hefez :

adolescents nous renvoie à nos faiblesses d’adultes. En fait, je crois que, bien souvent, ce sont

les adultes qui sont en crise… Je rencontre souvent des jeunes inquiets qui se demandent

comment leurs parents vont supporter leur départ de la maison ! Or nous avons une

responsabilité générationnelle de leur permettre de grandir et de se séparer qui nous oblige à

nous défaire de cette complaisance narcissique.

J’ai envie de leur dire que construire son avenir social, c’est être acteur de sa vie. Les

adolescents ont la chance d’évoluer dans une société démocratique où leur avis compte :

qu’ils se saisissent de cette chance pour faire une société plus juste. C’est presque un cliché,

mais la vraie question pour eux n’est pas « qu’est-ce que la société peut faire pour moi ? »

mais « qu’est-ce que je peux faire pour la société ? ».

Autre élément fondamental, la question du rapport à l’autorité : ce peut être bien de

s’affronter à l’autorité pour se construire, mais pas pour la détruire car l’autorité, fondatrice de

hiérarchies, est d’abord protectrice. S’enfermer dans une dialectique bourreau/victime ne peut

que générer une violence destructrice.

Ce qui me surprend, c’est surtout de constater à quel point le regard des

Jean-Pierre Rosenczveig :

sentiment d'injustice et n'ont pas totalement tort si on veut bien ouvrir les yeux sur ce qui

constitue leur environnement et leur cadre de vie.

Par contre, je leur dirais volontiers que si les droits sont premiers pour la construction et la

reconnaissance de la personne, des droits découlent des devoirs. On ne peut pas tout avoir

sans rien payer ! Il ne faut pas récriminer seulement, mais agir et d'abord ouvrir les yeux sur

ce qui vous environne. Il faut s'engager dans la vie et pas seulement pour des bénéfices au

premier degré. Mais être responsable, c'est aussi rendre des comptes et pas seulement avoir du

pouvoir.

31

Suis-je surpris ? oui et non… Les jeunes ont souvent un profond

Mon avenir avec les autres, comment y croire ?

Les questions sur lesquelles ils ont réfléchi

Qu’est-ce qui les angoisse quand ils pensent à l’avenir ?

Peuvent-ils compter sur leurs copains ? Sur leurs parents ?

Ont-ils envie de ressembler à leurs parents plus tard ?

idéal ?

Qu’est-ce qui leur donne envie de grandir, d’aller de l’avant ? Imaginent-ils un monde

Zoom sur quelques pistes de réflexions

Quand ils se sentent angoissés, ils en parlent…

…D’abord à leur mère, puis aux copains, à leur petite amie. En fait, cela dépend du sujet et

«

Zidane : «

une fierté

du niveau de confiance ». Leurs modèles, ce sont pour beaucoup leur mère, mais aussi …Oui, lui, c’est un vrai modèle. Il a fait des associations. C’est un algérien et c’est». Pour construire leur vie, ils ont d’abord besoin des parents, puis des copains.

Imaginer demain

Ils sont prêts à s’engager, à imaginer le futur, mais en prenant tout le temps de la réflexion

«

dit que de nos jours l’engagement, c’était du rêve, et pouvoir réaliser ça, si on se donnait les

moyens de réaliser ce qu’on a toujours voulu, on pouvait. On a dit qu’un adolescent, il

néglige un peu l’engagement, mais ce n’est pas pour autant qu’il oublie sa tête.

L’engagement, c’est une prise de conscience. Par rapport au futur, à l’avenir ».

« On a dit que l’engagement aussi ça se construisait au jour le jour, et qu’il ne fallait pas

s’engager trop vite aussi, il fallait prendre du recul, de façon à savoir ce qu’on veut vraiment,

et des conséquences que ça peut avoir sur notre entourage, dans notre vie. (…) Il faut reculer

pour mieux sauter ».

« L’engagement, en fait, c’est penser à ce qui peut être le mieux pour nous, notre famille,

notre entourage, et faire comme j’ai dit, c‘est faire quelque chose qu’on aime, qu’on ne

regrettera pas dans le futur quoi ».

:Je voudrais parler de l’engagement en tant qu’adolescent. Ce qu’on voyait du futur. On a

Qu’est ce qui les rendra heureux demain ?

La famille et l’entourage sont les éléments les plus importants. La santé ensuite et enfin

l’argent : «

quelqu'un

faut avoir la famille. Et puis après, c’est l’argent »

c’est trop présent un peu partout

Les signes extérieurs de la réussite, c’est pour l’avenir, avoir fondé une famille, avoir un

travail. Et pour le présent, passer avec succès leurs diplômes. Mais, celui qui a arrêté l’école,

qui n’a pas de diplôme, peut lui aussi réussir, l’essentiel est d’atteindre les objectifs que l’on

s’est fixés.

32

l’argent ça donne un confort de vie mais sinon, ça ne rend pas heureux». « C’est une nécessité, mais pas première. Premièrement, il faut avoir la santé, il. (…). Beaucoup pensent que « l’argent» même si sans argent, « on ne peut rien faire ».

Le monde idéal serait…

… un monde sans guerre, sans bombe, sans violence, sans misère, sans discrimination… Pour

cela, il faut que les gens changent car « ce sont eux qui font la société ». «

de différences. Je pense que pour changer la société, il faut aimer les autres, être à l’écoute,

aimer des gens, comment dire… de différentes origines, c'est-à-dire n’importe qui, et donner

un peu d’amour. Ça peut changer la société

Lorsqu’on leur demande quel est le principal problème de notre société, ils répondent « la

mauvaise éducation » ou l’absence d’éducation. Et puis ce sont les discriminations, sociales et

surtout raciales : «

peut avoir bac + 2 et le Noir, il peut avoir bac + 8, on va prendre le Blanc, on ne va pas

prendre le Noir.

manque d’éducation et l’influence des médias («

meurent toujours en premier »

changer.

D’abord, il y a trop. »Oui, il faut dire la vérité. On compare un Blanc et un Noir, le Blanc, il». Ils pensent que le racisme se construit dans l’enfance : il y a à la fois undans les films, les arabes et les noirs) : la justice n’y changera rien ni aucune loi. C’est aux gens de

L’école idéale, ce serait…

Une école avec moins d’heures de cours, la possibilité de faire des matières qui les

intéressent : «

trucs comme ça, je ne sais pas. Parce que pour faire sport-études, j’ai vu que pour remplir les

conditions, il fallait avoir minimum 15 de moyenne. Déjà que nous on est en BEP, on se tue

pour avoir des 11 et des 12 ! Alors s’il faut avoir 15 pour rentrer là-dedans, ça démoralise.

Ça ne donne même pas envie de travailler

33

je voudrais bien aller, je ne sais pas, dans le football. Un BEP football, ou des».

LE COIN DES EXPERTS…

Sont-ils parfois déroutés par le regard des adolescents et spontanément, qu’ont-ils envie

de leur dire… ?

Patrick Baudry :

maturité que l’on peut qualifier de précoce et qui est, peut-être, problématique pour les

adolescents eux-mêmes parce qu’une forme de naïveté leur permettrait de mettre en réserve

un certain nombre de questionnements.

Je leur dirai que la société est tout sauf un agrégat d’individus : ce sont des rapports sociaux,

des montages symboliques, des institutions… Je voudrais aller à l’encontre de cette sorte

d’idéologie qui met en avant la recherche absolue de l’autonomie et la revendication de la

liberté à tout prix. C’est un piège. Je préfère mettre en avant les valeurs du collectif, de la

solidarité et de l’entraide, des valeurs qui sont d’ailleurs celles des adolescents contrairement

à l’image que l’on se complait véhiculer sur eux. Autre question essentielle, celle des rapports

entre les limites et la transgression. J’aimerais qu’ils comprennent que le problème n’est pas

la transgression en tant que telle mais sa négation ou sa banalisation.

Les adolescents me surprennent par leur lucidité et leur maturité. Une

Marcel Rufo :

adolescents que l'inverse ! En fait, deux choses m’étonne : tout d’abord, l’intérêt que nous

portons actuellement à l’adolescence. A quelle partie de nous, adultes, ce questionnement

nous renvoie-t-il ? Ensuite, ce complexe que j’appelle « des trente glorieuses » chez les

adolescents. C’est la première fois qu’une génération jeune est persuadée qu’elle aura moins

de chances que la génération qui la précède ! Parfois, je me demande s’il n’y a pas là une

forme de manipulation de leur part… : « vous voulez que l’on discute parce que vous trouvez

que l’on va mal ? Alors, allons-y ! ». Je suis curieux de savoir ce que les adolescents de ce

3

A propos de leur avenir avec les autres, j'attaquerai peut être la notion fausse du meilleur (ou

de la meilleure) ami (e) : beaucoup se projettent sur un autre en pensant qu’il a plus de chance

que lui. C’est un leurre : chacun a en soi toutes les qualités pour se construire, pour réussir. Et

puis, ignorer son avenir est une chance formidable : tous les paris sont possibles, tout est en

germe, rien de définitif n’est encore écrit.

34

Je suis davantage surpris par le regard des adultes sur le monde des
ème Forum ont à nous dire là-dessus.

POUR ALLER PLUS LOIN

Interview du Professeur Claude Griscelli,

pédiatre et président de la Fondation Wyeth

pour la santé de l’enfant et de l’adolescent

La Fondation Wyeth organise son 3

société : les adolescents prennent la parole ». Pourquoi ce choix et comment ce forum

s’inscrit-il dans la démarche de la Fondation ?

ème Forum Adolescences sur le thème : « Santé, école,

La Fondation Wyeth pour la santé de l’enfance et de l’adolescent a choisi d’explorer depuis

plus de 3 ans toutes les dimensions de l’adolescence pour tenter d’apporter une contribution à

la prévention des risques de santé des jeunes et plus largement à améliorer leur bien-être.

Nous avons une approche à la fois médicale, sociale et sociétale car c’est le bien-être des

adolescents qui nous importe et non une pathologie en particulier.

Depuis le début de nos travaux, que ce soit au cours des deux premiers Forums ou à

l’occasion des études réalisées en exclusivité pour nous par Ipsos Santé, nous avions senti

chez les adolescents une très forte demande de dialogue, voire une vraie frustration de ne

pouvoir s’exprimer davantage. D’où ce 3

thématiques qu’ils jugent les plus importantes pour leur avenir.

Bien entendu, ce dialogue entre adolescents et professionnels de santé ou de l’éducation, n’est

pas qu’un simple moment de convivialité, si important cela soit-il.

Notre démarche est, là encore, de mieux comprendre l’adolescence pour mieux accompagner

les jeunes et prévenir les difficultés qu’ils peuvent rencontrer.

ème Forum qui leur donne la parole sur les

Comment ce 3

compréhension de l’adolescence ?

ème Forum Adolescences peut-il contribuer précisément à cette meilleure

Ce que les adolescents vont nous dire de leur santé, de la façon dont ils voient leur avenir,

comment ils perçoivent le monde et la société va nous permettre de mieux cerner leurs

attentes et leurs espoirs. Ils sont soumis à de multiples influences, ils réagissent, s’adaptent,

s’opposent mais, les études le confirment, ils se sentent aussi majoritairement confiants dans

leur avenir. Pour autant, les adultes les disent complexes, difficiles ou fragiles.

Incompréhension ou communication déficiente ? Savons-nous vraiment ce qui séparent les

imaginaires des jeunes et le monde que les adultes leur proposent ou leur imposent ? Le 3

ème

Forum Adolescences devrait permettre de croiser les regards, et peut-être de rapprocher les

points de vue.

35

Concrètement, comment avez-vous procédé ?

Pour ce 3

partenaires que sont, d’une part, l’Education Nationale et, d’autre part, l’Inserm. Près de 200

lycéens ont travaillé en petits groupes accompagnés par leurs enseignants et des sociologues

de l’Inserm : c’est le fruit de leurs réflexions qui sera livré le 7 mars prochain.

La Fondation, depuis sa création, s’est fait un devoir de réunir un matériel exclusif pour

apporter une contribution unique aux recherches sur l’adolescence : nous avons donc

également fait réaliser deux enquêtes par Ipsos Santé, dont l’une est véritablement une

innovation en terme de méthodologie.

ème Forum, nous avons fait le choix de nous appuyer fortement sur nos deux

Quelles suites à ce 3

ème Forum ?

Aujourd’hui, deux lycées parisiens ont choisi de relever le défi. Ils ont ouvert la voie et

demain, d’autres suivront.

Pour les jeunes qui ont travaillé en amont de ce forum, il s’agissait d’un formidable

challenge : la Fondation leur a donné une « tribune libre » et la possibilité de discuter d’égal à

égal avec quelques-uns de nos plus grands spécialistes, pédiatres, sociologues, représentants

de l’éducation et de la justice… Je souhaite que, grâce à la Fondation Wyeth, beaucoup

d’autres puissent saisir cette même chance et en tirent profit à la fois au plan individuel et

collectif.

La Fondation a aussi en projet de réunir dans un ouvrage la totalité des enseignements de ces

trois Forums Adolescences, et notamment, les études réalisées pour ce 3

seront pas, compte tenu de leur richesse, livrées en totalité le 7 mars. Il faudra attendre la

rentrée 2007…

36

ème Forum qui ne

Les partenaires du 3

ème Forum Adolescences

La DGESCO

La direction générale de l’enseignement scolaire.

http://eduscol.education.fr

Le Ministère de l’Education Nationale et plus particulièrement, la DGESCO, direction

générale de l’enseignement scolaire, sont présents aux côtés de la Fondation Wyeth dans son

action de formation, sensibilisation et d’information.

« L’Ecole a pour mission d’instruire, d’éduquer et de permettre à chacun de devenir

pleinement responsable : elle a un rôle spécifique, complémentaire de celui des familles, dans

la construction individuelle et sociale des enfants et des adolescents, dans l’apprentissage du

« vivre ensemble », dans la préparation à la vie en société.

Lieu d’acquisition de savoirs et de compétences, l’Ecole est aussi un lieu de socialisation,

d’apprentissage de règles, de pratiques de la citoyenneté et de construction de l’autonomie.

L’Ecole doit pouvoir compter sur des partenaires qui partagent ses valeurs, ses objectifs, ses

préoccupations et qui soient également en capacité de la soutenir dans les missions que lui a

confiées la Nation.

C’est dans ce cadre que

le partenariat renouvelé et renforcé avec la Fondation Wyeth

prend tout son sens

très nombreux personnels de l’Education nationale au

six régions.

En 2007, cette collaboration avec la Fondation Wyeth et l’INSERM se poursuit de manière

plus étroite pour l’organisation de ce 3

manifestation reposent sur

dans les actions engagées en milieu scolaire

lycéennes et lycéens.

Deux lycées parisiens, le lycée Gustave Ferrié et le lycée Sophie Germain ont été volontaires

pour engager leurs élèves et leurs équipes éducatives dans un travail préparatoire qui trouvera

son aboutissement dans la participation de lycéens « acteurs » lors des débats de la journée du

7 mars.

. En effet, dès 2006, il avait déjà permis d’associer avec un vif succès de2ème Forum Adolescences décliné dansème Forum. La préparation et le programme de cetteune démarche originale et innovante qui s’inscrit pleinement, puisqu’elle implique la participation active des

Deux aspects sont particulièrement remarquables

part, aux lycéens de se familiariser avec une prise de parole argumentée ; d’autre part, elle est

valorisante pour eux-mêmes et les équipes éducatives puisque cette parole s’exprimera devant

un large public et sera débattue avec des experts de haut niveau.

La conclusion de cette journée, enrichie des apports des experts présents, contribuera

certainement à nourrir les réflexions du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement

supérieur et de la Recherche et à mieux accompagner les jeunes dans la construction

individuelle et sociale de leur personnalité ».

dans cette démarche : elle permet, d’une

Le Directeur général de l’enseignement scolaire

Roland DEBBASCH

37

L’Inserm, Institut national de la santé et de la recherche médicale

www.inserm.fr

www.reseau-inserm-jeunes.org

« L’Inserm est le seul organisme public français entièrement dédié à la recherche biologique,

médicale et en santé des populations. En 1986, l’Inserm créait le

destiné aux 15-20 ans

médiation scientifique de l’Institut. L’Inserm s’est donc engagé depuis déjà plusieurs années

dans une démarche de dialogue avec les jeunes. Ce sont aujourd’hui des dizaines d’antennes

du Réseau Inserm Jeunes qui ont été créées en France, mais aussi en Europe (Barcelone,

Berlin, La Haye, Bucarest, Budapest, etc.), ou à l’international (Canada, Tunisie, etc.)

Sur des thématiques aussi transversales que la nutrition, les addictions et la vaccination, les

antennes du Réseau Inserm jeunes (par ailleurs partenaires de la MGEN) impliquent les

adolescents de manière participative, les incitant par là même à devenir les acteurs de leur

propre santé. Chaque jeune se familiarise sans complexe avec des travaux scientifiques

établissant ainsi des liens de proximité avec des chercheurs au moyen de rencontres, de

débats, de visites de laboratoires et de documents de recherche. Les jeunes inscrits au sein du

réseau organisent ensuite des Cafés Santé Inserm Jeunes, moments d’échange et de dialogue

entre jeunes, grand public et experts.

C’est donc dans ce contexte et grâce son implication auprès des jeunes citoyens que l’Inserm

a souhaité s’associer à la préparation du 3ème Forum Adolescences aux côtés de la Fondation

Wyeth et de son président Claude Griscelli.

Le 7 mars prochain, des jeunes lycéens parisiens sont invités à prendre la parole et à débattre

avec des sociologues partenaires de l’Inserm. Compte tenu de la présence de notre Réseau sur

l’ensemble du territoire français, les jeunes des antennes seront conviés aux « Forums des

capitales régionales » qui, à partir de septembre 2007, relaieront le Forum Adolescences dans

une dizaine de grandes villes de France et poursuivra l'échange entre adolescents et experts.»

Christian Bréchot

Directeur général de l’Inserm

Réseau Inserm Jeunes,, permettant de reconnaître pour la première fois la mission de

Apprendre à comprendre l’adolescence pour mieux identifier, mieux soigner, mieux

accompagner et mieux guérir

Depuis 2 ans, sous l’impulsion de Christian Bréchot, directeur général de l’Inserm et du

Professeur Claude Griscelli, président de la Fondation Wyeth, l’Inserm a créé à la Maison de

Solenn à Paris, l’unité de recherche 669 intitulée « troubles du comportement alimentaire de

l’adolescent » composée actuellement de 45 chercheurs dont 37 médecins psychiatres, avec

pour thème principal de recherche les troubles du comportement alimentaire chez

l’adolescent. Son directeur, Bruno Falissard, par ailleurs membre du Conseil Scientifique de

la Fondation Wyeth, explique qu’à l’instar de la Fondation Wyeth, l’Inserm a le souci de

rapprocher recherche fondamentale et patient. « Il s’agit de comprendre des trajectoires

38

comportementales, d’évaluer des prévalences et de tenter d’identifier les déterminants d’un

troubles… pour, au final, permettre d’apporter des solutions».

Ainsi, l’Inserm est très fortement impliqué dans les thématiques liées à l’adolescence, d’une

part au travers d’études sur les conduites de destruction ou autodestruction comme la tentative

de suicide, la toxicomanie, la dépression, les troubles du comportement alimentaire, les

conduites violentes…, et d’autre part, de l’évaluation des prises en charge et des

thérapeutiques.

L’Inserm, après 5 ans de recherche, a par exemple mis en place des moyens de mesure la

dépression chez l’adolescent. Par ailleurs, l’institut suit l’une des cohortes d’adolescents les

plus importantes au monde (1000 personnes en population clinique) pour des recherches sur

les troubles alimentaires. Ses études sur les conduites addictives et violentes sont menées

auprès d’une population générale de 20 000 adolescents en milieu scolaire.

39

La Fondation Wyeth

pour la santé de l’enfant et de l’adolescent

La Fondation Wyeth soutient et promeut des actions, partenariats, réflexions, initiatives et

pratiques innovantes dans le domaine de la santé et du bien-être de l’enfant et de l’adolescent.

Depuis sa création en juin 2003 par Wyeth France, à l’initiative de son président Mehdi el

Glaoui, la Fondation Wyeth place la prévention, la continuité des soins et le devenir de

l’enfant au coeur de ses préoccupations.

Présidée par le Pr Claude Griscelli, la Fondation Wyeth sélectionne de façon extrêmement

rigoureuse des projets de partenariats répondant à des impératifs d’excellence et de cohérence

avec ses priorités.

Dans un premier temps, le conseil scientifique composé de 10 personnalités reconnues,

instruit les demandes en évaluant leur intérêt pour la Fondation, leur rigueur méthodologique,

les indicateurs d’évaluation proposés et la qualité des équipes. Sur ces bases, le conseil

d’administration décide des propositions à retenir. A ce jour, 31 projets ont obtenu le soutien

financier de la Fondation Wyeth.

Par ailleurs, la Fondation organise des rencontres avec la presse autour de thèmes aux

résonances médicales, sociales et sociétales. De novembre 2004 à mai 2006, experts et

journalistes ont ainsi pu partager leurs points de vue sur le devenir des grands prématurés, les

malformations congénitales et les cardiopathies congénitales.

Enfin, la Fondation s’attache à créer des débats autour de thématiques liées à l’adolescence et

à ses difficultés. Organisé à Paris en mai 2005, le 1

le moment où tout peut basculer ? »

2006, le 2

un monde incertain »

invitant les adolescents à questionner les experts et à échanger avec eux sur les thèmes :

er Forum Adolescences « Comment repérera été relayé par une dizaine de Forums régionaux. En maième Forum Adolescences cherchait à comprendre comment « Etre adolescent dans. Cette année, le 3ème Forum Adolescences renversera l’ordre établi en

« Santé, école, société ».

Disposant de l’appui déterminé de personnalités reconnues dans leur domaine d’expertise et

de moyens financiers importants, grâce à une dotation annuelle de 2 millions d’euros garantie

pour 5 ans par Wyeth Pharmaceuticals France, la Fondation Wyeth est une référence dans le

domaine de la santé de l’enfant et de l’adolescent.

Composition du Conseil d’Administration présidé par Claude Griscelli :

Anne Barrère, Claude Evin, Danièle Girault, Claude Huriet, Olivier Lyon-Caen, Charles

Mallo, Patricia Marchesi Jean-François Mattéi, Pierre Petetin, Marcel Rufo, Danièle

Sommelet, Michèle Uzan, Philippe Vitou.

Composition du Conseil Scientifique présidé par Claude Griscelli

:

Patrick Berche, Martine Bungener, Marie Choquet, Paul Czernichow, Olivier Dulac, Bruno

Falissard, Philippe Jeammet, Arnold Munnich, Anne-Marie Prieur, Catherine Weil-Olivier.

Délégué général

40

: Anne de Danne.

Wyeth Pharmaceuticals France

10

emploie 52 000 collaborateurs à travers le monde. En 2006, 2,9 milliards de dollars ont été

investis en Recherche et Développement.

3

Plus de 700 collaborateurs se répartissent entre le siège situé à Coeur Défense, le centre de

logistique de Blois et les réseaux de visite médicale.

A Coeur Défense, le centre européen de Recherche et Développement clinique est en charge

de la mise en place et du suivi de toutes les études cliniques de Wyeth Pharmaceuticals en

Europe. Ces études représentent 25% de la dépense globale de Wyeth Pharmaceuticals en

R&D.

Wyeth Pharmaceuticals France est présent dans 9 domaines thérapeutiques importants :

Rhumatologie, Psychiatrie, Vaccinologie, Cancérologie, Cardiologie, Gynécologie,

Infectiologie, Hémophilie, Transplantation.

Ses produits sont distribués en ville et à l’hôpital.

Wyeth Pharmaceuticals s’est donné pour objectif de devenir la meilleure société

biopharmaceutique du monde au sens éthique du terme.

Cette conception exigeante d’un métier en pleine mutation, impliquant une responsabilité

médicale mais aussi sociale et sociétale, a conduit Wyeth Pharmaceuticals France à créer la

Fondation Wyeth pour la santé de l’enfant et de l’adolescent. Ce troisième Forum, ainsi que

tous les efforts engagés depuis juin 2003, démontrent le bien-fondé d’une démarche

répondant à une vraie nécessité.

ème groupe pharmaceutique mondial, Wyeth Pharmaceuticals est présent dans 120 pays etème filiale du Groupe, Wyeth Pharmaceuticals France est présidé par M. Mehdi el Glaoui.

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