Guerre du liban Stress et dessins d'enfants.

Guerre du liban Stress et dessins d

Guerre du liban Stress et dessins d'enfants.

 

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=338790

Un suivi psychologique pour empêcher l’accumulation de stress, l'utilisation du dessin comme meilleur moyen d'expression dans les situations qui pourraient engendrer un post traumatic syndrome.

Ici un descriptif du travail au liban

 


 

Les activités du projet mis en place par MPDL visent à aider tous les jeunes à décompresser, mais un suivi psychologique plus soutenu est réservé aux enfants ayant un besoin spécial. Jenny Assi, psychologue chez Nabaa et active au sein du projet, souligne que les spécialistes ont décelé de nombreux cas d’angoisse (peur de l’obscurité, de jouer à l’extérieur...), d’incontinence urinaire, d’hyperactivité, de refus de dormir seul dans le lit (notamment par des enfants de dix ans et plus), d’agressivité, de rejet d’un nouveau domicile ou d’une nouvelle école... Les angoisses et les traumatismes se sont surtout exprimés dans les dessins des enfants, pratiquement tous axés sur la guerre et ses ravages quel que soit le sujet proposé.
L’équipe, dans laquelle il y a des psychologues et des psychiatres, compte sur les remarques des animateurs ainsi que sur une coopération avec le corps professoral pour repérer les cas à traiter. Pour les enfants présentant des signes de troubles, il y a une tentative de les intégrer dans des activités afin de voir comment ils réagissent, mais des séances privées sont également assurées.
Au début, les efforts se sont souvent heurtés à l’obstacle de parents qui n’acceptaient pas toujours l’idée d’un suivi psychologique. « Mais après les explications, ce sont souvent eux qui viennent à nous pour prendre en charge les enfants, nous parlant de leurs problèmes », poursuit-elle.
La psychologue insiste sur l’importance d’une telle démarche. « Si aucun suivi n’est assuré pour ces cas de traumatisme, et si tout cela n’est pas sorti à temps de son système, il y aura une accumulation chez l’enfant dans les années à venir », affirme-t-elle. Elle admet toutefois que le délai du projet peut ne pas s’avérer suffisant pour tous les cas même si, dit-elle, « nous faisons de notre mieux pour obtenir une amélioration le plus rapidement possible ».
Suivi de l’enfant, mais aussi sensibilisation de son entourage, notamment les parents (surtout les mères puisque peu de pères font le déplacement jusqu’à nouvel ordre). Lors de l’une de ces séances, une psychologue à l’école publique de Jibchit donne des conseils à des mères convoquées à tour de rôle par la direction, tout en veillant à rester pratique et à donner continuellement des exemples concrets. Ces conseils sont en grande partie dirigés vers une meilleure communication avec l’enfant, les moyens de lui permettre de s’exprimer, les signes d’éventuels troubles à déceler chez lui... Elle en profite aussi pour leur inculquer des notions de psychologie comme, à titre d’exemple, les « peurs refoulées ». Les mères écoutent très attentivement. Selon Mme Assi, certaines n’hésitent plus à exposer leurs problèmes au sein du groupe, alors que d’autres préfèrent consulter la psychologue de côté.

http://www.peopleinaid.org/pool/files/publications/hb2-french-final.pdf  gestion ressources humaine dans les ong.

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