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Le coaching à toutes les sauces ?

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Le coaching à toutes les sauces  ?

Le coaching à toutes les sauces ?

SOCIÉTÉ
Le coaching à toutes les sauces
Régime, look, préparation au bac, sport, développement personnel, arts martiaux, produits de beauté, prise de fonction dans l’entreprise, et même GSM... Le terme “coaching” s’emploie à toutes les sauces. Mais derrière ce phénomène de mode, révélateur à la Réunion comme ailleurs d’un besoin croissant de se faire accompagner, se cache un vrai métier, avec des règles de déontologie et des méthodes de travail déterminées.

[24 mai 2005]


Coachée pour diriger

Des abdos comme Madonna

“Ça passe ou ça passe !”

Du “mobile-coach” en passant par le “cardio-coaching”, le “coaching-relooking”, ou encore le “coaching et arts martiaux”, on ne semble plus pouvoir faire grand-chose sans accompagnement. “Je crois que la vie est dure, et qu’on est dans une période de changements, de bouleversements technologiques, écologiques, estime Marie-Claude Loughney, formatrice et coach certifiée. On vit dans un monde d’agressivité. Dans le cadre des entreprises, obligées de s’adapter, le degré d’exigence est important, et à titre individuel, la personne a de plus en plus besoin qu’on s’occupe d’elle. Elle donne tellement, elle lutte tellement au quotidien, qu’elle a besoin de se poser un peu”, poursuit-elle. Mais si les coachs professionnels comprennent ce besoin d’accompagnement grandissant, ils dénoncent en revanche l’emploi du terme “coaching” à tout va.

RÉVÉLATEUR DE POTENTIEL

“Il y a vraiment des choses très fantaisistes. Toutes ces pratiques sont peut-être intéressantes, mais ça n’est pas du coaching !”, tempête Christiane Amiel, coach certifiée. “Aujourd’hui, il y a un tel amalgame que je n’ai plus envie de dire que je suis coach, car ça fait sourire”, renchérit Marie-Claude Loughney. “C’est vrai qu’on entend de tout. Il y a même une grande surface qui sort une crème “coachez votre corps !”. J’étais complètement effarée de voir le pseudo coach de la Star Ac’ dire à son élève “je veux que tu sois un tueur !” et lui expliquer ce qu’il devait faire !”, poursuit-elle. Car le coach ne dit pas ce qu’il faut faire, ne donne pas non plus de recettes miracles, ne remplace pas un psy et ne se pose pas non plus en gourou. La fin d’un mythe. Alors finalement, un coach, c’est quoi ? “C’est vraiment un révélateur de potentiel”, explique Marie-Claude Loughney. Pour la Société française de coaching (SF coach), le coaching est “l’accompagnement, limité dans le temps, de personnes ou d’équipes, pour le développement de leurs potentiels et de leur savoir-faire, dans le cadre d’objectifs professionnels”. Christiane Amiel, vice-présidente pour la zone océan Indien de la Fédération francophone de coaching, précise pour sa part que le coaching “repose sur une alliance qui est conçue pour accompagner une personne ou un groupe vers le meilleur niveau de réussite et d’épanouissement”. “C’est un métier qui s’apprend, avec des règles d’obligation de résultat et de déontologie”, précise-t-elle. Formatrice et coach, enseignant le marketing personnel à l’EGC (école de gestion et de commerce), Marie-Claude Loughney a travaillé pendant des années sur l’image. “Je me suis occupée pendant des années de ce qui se voit, avec l’école de la gestuelle, l’influence des couleurs, ensuite, je me suis intéressée à l’image interne”, confie-t-elle. Titulaire d’un certificat d’aptitude professionnelle d’esthéticienne cosméticienne, elle s’est ensuite formée selon l’école rogerienne de communication, puis a passé un master certifié en PNL, avant d’entamer une formation de coaching à Avignon. Depuis des années, elle travaille avec les hôtels, notamment à Maurice, et fait beaucoup de coaching d’entreprise ou de développement personnel. Christiane Amiel a pour sa part quitté la fonction publique pour suivre une formation à l’Institut international de coaching de Genève. Toutes deux respectent donc une certaine déontologie, contrôlée par leurs fédérations, et utilisent un certain nombre d’outils, issus notamment de la PNL, pour conduire les séances de coaching.

NI GOUROU, NI DONNEUR DE LEÇONS

Et elles consistent en quoi, ces séances ? “Un coach pose les bonnes questions, pour avoir les bonnes réponses”, explique Christiane Amiel. Lors de la première séance, le coach dresse un état des lieux de la situation présente et amène son client à formuler son objectif. “On ne peut pas changer quelqu’un. C’est la personne qui décide de changer”, précise Marie-Claude Loughney. Les objectifs peuvent être d’ordre professionnel, mais également personnel, comme un changement de situation familiale à gérer, ou simplement une volonté d’“être plus en harmonie avec soi-même”. Le coach amènera ensuite son client à lister les moyens dont il dispose pour atteindre son objectif, et l’accompagnera ensuite, au moyen d’outils adaptés, à la réalisation de son objectif. Si le coaching se répand depuis quelques années dans le monde de l’entreprise, il n’est pas cantonné à cette sphère. “Je pourrais coacher un sportif, car j’ai été formée pour ça”, affirme ainsi Christiane Amiel. Reste qu’on est bien loin de l’idée reçue du “coach” donneur de conseils, qui vient avec ses solutions. “Notre métier, c’est de faire prendre conscience et de mettre en valeur les potentiels de notre client et ses points forts”, explique Christiane Amiel. Loin également du gourou, le coach doit arriver à donner son autonomie au client, au bout d’un certain temps. “Il ne s’agit pas de coacher quelqu’un à vie”, précise Marie-Claude Loughney. Textes : Isabelle Kichenin Photos : René Laï-Yu, Thierry Tipveau et Isabelle Kichenin

  Un coach pour le bac “Sans le coaching, j’aurais révisé différemment”. Elève de terminale S au lycée Sarda Garriga, à Saint-andré, Anne-Laure a suivi des ateliers animés par Christiane Amiel, coach certifiée, afin de se préparer au premier examen important de sa vie, le bac. Sensation de sécurité, méthode de travail, ou encore comment se mettre au travail, les ateliers accompagnent les lycéens vers la réalisation de leurs objectifs. “On les amène à trouver les moyens de réussir, explique Christiane Amiel. Le but, c’est que ces adolescents prennent conscience de leur potentiel”.


Méfiez-vous des contrefaçons ! Le coaching est régi par un certain nombre de règles d’éthique, visant à éviter toute dérive sectaire ou autres conséquences psychologiques graves. Les clients sont donc invités à vérifier que le coach ait effectivement suivi une formation adaptée à l’exercice de cette profession, qu’il est membre d’une fédération respectant une déontologie, et qu’il continue à se former. n Des coachs certifiés
  Marie-Claude Loughney, membre associée SF coach (Société française de coaching) : 02 62 41 19 95 ou 06 92 86 19 53.
  Christiane Amiel, vice-présidente pour l’océan Indien de la Fédération francophone de coaching : 02 62 30 85 76 ou 06 92 77 30 93.
  Bruno Gavarri, SF coach : 02 62 30 87 92.
  Evelyne Grasperge, membre associée SF coach : 02 62 55 16 39.

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