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Assistant socio-éducatif Morges Pionnière

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Assistant socio-éducatif Morges Pionnière

Assistant socio-éducatif Morges Pionnière

22.02.06: Morges - La Ville joue un rôle pionnier dans la formation des jeunes
 


Alors qu’une motion récemment déposée demande plus de places d’apprentissage au sein de l’administration communale (voir encadré), la commune, de son côté, innove, avec le lancement d’une nouvelle formation. Le Centre de vie enfantine (CVE) permettra, en effet, aux jeunes, d’obtenir un certificat fédéral de capacité d’assistants socio-éducatifs (ASE). Une filière dans laquelle Morges joue un rôle pionnier. Le concept en a été présenté au Conseil communal par la municipale Nuria Gorrite, en réponse à une question de Jean-Hugues Busslinger (lib.). La création d’un CFC d’accompagnant socio-éducatif, décidée par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie, a fait, en substance, l’objet d’une consultation des cantons. Morges, membre du groupe de travail Relais vaudois-accueil collectif de jour de 0 à 12 ans, y a délégué Annelyse Berger, directrice du CVE.
Le démarrage est prévu pour la rentrée d’août prochain
Concrètement, l’enfance est un des trois domaines envisagés par la formation d’assistant socio-éducatif. Les deux autres s’exerçant auprès des personnes âgées ou adultes avec difficultés psychiatriques et des handicapés. Deux modèles sont proposés: école à plein temps (culture générale ou gymnase) avec stages en institution, ou système dual, à raison de 3 à 4 jours hebdomadaires en institution et 1 à 2 jours en école professionnelle. A Morges, les cours théoriques seront confiés au Centre d’enseignement des métiers de l’économie familiale et le démarrage est prévu pour la rentrée d’août. Les premiers contrats d’apprentissage devant être signés dans le semestre précédent. Informée en juin 2005 seulement, la direction de la sécurité sociale de Nuria Gorrite se dit: à ce jour, et bien que favorable à cette possibilité de formation, en tant qu’employeur, toujours dans l’attente de réponses, notamment concernant le temps de décharge accordé aux praticiens formateurs ou sur les dotations en personnel admises par le SPJ. Une réflexion a été cependant menée avec les professionnels concernés par la chose, l’Association pour la régionalisation de l’accueil de l’enfance (ARAE), également présidée par Nuria Gorrite, de même que le service des ressources humaines de la commune, s’agissant des modalités d’engagement et d’accompagnement, en conformité avec le statut du personnel. La question du manque de places d’apprentissage pour les jeunes devient une préoccupation majeure à laquelle nous ne pouvons pas rester indifférents, conclut Nuria Gorrite. Dès l’annonce de cette voie de formation, la Ville n’a reçu pas moins de 200 demandes. C’est bien sûr dans le courant des mois à venir qu’une décision formelle sera prise par la commune quant aux possibilités réelles d’engagement.

Un exemple à montrer en matière d’apprentissages

La motion du socialiste Philippe Deriaz convie la Ville à tout entreprendre pour doubler le nombre des places d’apprentissage avec un accent particulier sur les professions artisanales, au sein de l’administration communale. Ce texte repose sur le fait qu’en Suisse,
10 600 jeunes n’avaient pas trouvé d’apprentissage en août 2005. Morges, pour 220 équivalents plein temps au total, n’emploie que huit apprentis. La Municipalité et le Conseil se détermineront lors d’une séance future.


 

Martine Rochat
 

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