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Projet éducatif individualisé

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Projet éducatif individualisé

Projet éducatif individualisé

11 PEDAGOGIE SPECIALISEE 2/2000
Céline Chatenoud
Le projet éducatif individualisé,
cadre incontournable en
éducation spécialisée
En cette fin de siècle, le monde a choisi de
commémorer avec force les anniversaires marquant
l'avènement de progrès sociaux importants
et d'efforts de solidarité envers des groupes minoritaires
et en marge de notre société.
Prochain millénaire: quelle société ...
Si le hasard des calendriers a fait célébrer les
cinquante ans des droits de l'homme, suivis de
peu du dixième anniversaire des droits de l'enfant,
chacun a pu sentir l'importance donnée à ces
événements, comme proclamation future de ce
que notre société veut être dans le prochain millénaire.
Dès lors, ces efforts qui ont abouti à des progrès
fondamentaux devraient nous pousser à ne
pas les considérer comme acquis, mais plutôt
comme source inépuisable de recherche, d'amélioration
en matière de droits et de respect de
l'autre.
En ce sens, le domaine de l'éducation traditionnelle
comme spécialisée en est évidemment
un des véhicules les plus importants; les valeurs de
respect et de tolérance transmises dès le plus
jeune âge aux enfants, déterminant les citoyens de
demain.
Promouvoir l'intégration
Il paraît ainsi primordial que les éducateurs
continuent à promouvoir l'intégration des en-
Eclairage
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fants avec handicaps, dès le plus jeune âge, pour
que leurs pairs assimilent au plus vite les droits de
chacun à une vie normale, respectant les principes
d'autonomie, d'autodétermination et d'inclusion
dans la communauté. Il est nécessaire de
développer une pédagogie de l'intégration au plus
tôt dans le développement de l'enfant pour permettre
un rapprochement des personnes handicapées
de celles valides.
En milieu ordinaire, cette pédagogie doit reposer
sur des modifications des conditions d'apprentissage
et sur des appuis pertinents donnés à
l'enfant, pour qu'il suive au mieux sa scolarité
selon son potentiel, ses forces et ses besoins. Dans
un cadre plus spécialisé, il s'agit de préparer des
activités et des apprentissages favorisant les interactions
avec les pairs valides et avec un environnement
ordinaire.
Dans les deux cas, cela implique une attention
et un effort concertés de tous les éducateurs en vue
d'offrir un cadre à l'enfant handicapé, qui lui
permette d'exploiter au mieux ses capacités.
Planifier l'éducation
Cette personnalisation de l'intervention
pourrait à mon sens être structurée par l'intermédiaire
de projets éducatifs individualisés. Le projet
se révélant alors l'outil adéquat qui permet de
planifier l'intervention éducative et d'appuyer
l'intégration de l'enfant handicapé de façon organisée
et dans la continuité.
En outre, au regard des expériences, des progrès
et des «non-progrès» de cette pédagogie par
projets individualisés à l'étranger (Etats-Unis,
France), il me semble que parmi les stratégies
adoptées pour généraliser cette pratique, celle de
lui donner un cadre politique en légiférant sur ce
point, soit la plus profitable.
Les lignes qui vont suivre tenteront donc de
présenter les bases structurelles de cette pédagogie
et analyseront brièvement les effets des législations
étrangères et particulièrement celles des
Etats-Unis.
La pédagogie par projet individualisé
Le projet éducatif individualisé permet de
définir des priorités éducatives pour l'enfant,
pour l'adolescent, voire pour l'adulte handicapé
selon ses besoins, ses forces et faiblesses en lien
étroit avec les préoccupations de sa famille et de
son contexte de vie. Le projet est construit par une
équipe constituée de la personne handicapée, de
ses parents et des divers intervenants ou professionnels.
Tout le monde doit se mettre d'accord,
suite aux résultats de l'évaluation de la personne
handicapée, sur les rôles et les responsabilités de
chacun dans la mise en application du plan et la
coordination des actions à entreprendre.
On retrouve aussi inévitablement associés à ce
terme de projet, ceux de partenariat et d'interdisciplinarité.
Le premier terme définit une relation
de collaboration entre les parents et les
professionnels, exigeant une compréhension mutuelle,
un partage des décisions et une répartition
des responsabilités éducatives. Le second entend
que chaque praticien attaché à sa discipline
amène son apport au projet éducatif individualisé
pour que l'éducation de l'enfant prenne sens dans
un réseau de disciplines. Il vise avant tout la coordination
entre les services s'occupant de l'enfant
mais aussi un échange de connaissances et de
savoir-faire entre les acteurs. Le projet éducatif
individualisé permet donc aux professionnels et
aux parents de partager leurs connaissances
autour de l'enfant.
Et c'est précisément pour instituer ce lien
entre projet éducatif individualisé, interdisciplinarité
et partenariat que la pédagogie par projet
doit se poser en challenge pour l'avenir et devenir
le pivot de l'éducation et de l'intégration de l'enfant
handicapé.
Le projet éducatif
individualisé en Suisse?
Cependant, lorsque l'on se penche quelque
peu sur les pratiques actuelles dans notre pays,
force est de constater que ce souhait et ce nouveau
défi pour les années à venir semblent malheureusement
bien loin d'être réalisable.
Ainsi, même si les institutions s'efforcent de
mettre sur pied des projets pour les enfants han-
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dicapés, ceux-ci sont loin d'être systématisés et on
parle plus d'expériences disparates de projet que
de généralisation de l'expérience (Chatelanat;
Panchaud-Mingrone 1996). La diversité des termes
dans la littérature: projet pédagogique individuel,
plan psychopédagogique personnalisé ou
encore programme éducatif individualisé, illustre
cet état des faits. On a donc l'impression que
chacun y va de sa conception du projet et que l'on
utilise de plus en plus le terme «projet» sans vraiment
avoir de concept ni de méthodologie
commune. Par exemple, il est assez fréquent que
les parents de l'enfant handicapé ne puissent assister
à la réunion de construction du projet, ce qui
semble compromettre la pertinence de l'éducation
dans la systémique familiale. Il arrive aussi
que les professionnels construisent un projet pour
l'enfant, sans vraiment tenir compte de tous les
intervenants qui gravitent autour de lui, et sans
définir le rôle de chacun, comme un réel projet
l'exige.
La mise en pratique du projet éducatif individualisé
semble donc à priori bien fragile dans les
institutions éducatives actuelles, d'autant qu'il
implique un changement décisif dans les pratiques,
amorcé depuis peu.
L'accomplissement de ce nouveau défi de
demain paraît donc encore bien lointain.
Les décisions étrangères de législation
sur le projet éducatif individualisé
Toutefois, certaines décisions de fond prises
dans d'autres pays peuvent nous guider dans la
réalisation plus rapide de projets éducatifs individualisés
en Suisse.
Chez nos voisins français, par exemple, la loi
sur l'intégration de 1975 a été révisée par une
annexe en 1989 qui stipule que l'éducation de
l'enfant handicapé doit être entrevue «comme un
processus continu révisable qui repose obligatoirement
sur l'élaboration et la mise en pratique
d'un projet intégratif spécifique à chaque cas,
impliquant la définition des rôles des partenaires,
soit l'équipe éducative, l'équipe soignante, les
parents et l'enfant» (Texte de Loi n°75-534 du 30
juin 1975 d'orientation en faveur des personnes
handicapées). Ainsi depuis une dizaine d'années,
les professionnels français doivent construire systématiquement
un plan ou projet individualisé
qui définit les aides ou soutiens nécessaires et spécifiques
en fonction de l'enfant et de son placement
dans une structure éducative la moins spécialisée
possible.
Depuis plus de 25 ans déjà, les Etats-Unis ont
aussi choisi de promouvoir et de généraliser la
pédagogie par projet à travers une législation très
précise, obligeant la construction de plans éducatifs
individualisés, ou Individual Education Plan
(IEP), pour tout enfant porteur de déficience,
sans exception. Cette loi ou the Education for all
Handicapped children Act (EHA ou loi pour
l'éducation de tous les enfants handicapés. Public
Law 94-142) exige ainsi que les professionnels
apportent une éducation appropriée et gratuite à
tous les enfants handicapés, sans égard à la sévérité
de leur déficience, sur la base d'un projet annuel
individualisé rédigé par une équipe interdisciplinaire,
incluant les parents.
Ce projet doit être établi selon un déroulement
précis édicté par la loi.
Il débute par une évaluation de l'enfant entreprise
d'un commun accord avec les parents dans
les différentes sphères de développement de l'enfant,
c'est-à-dire au niveau affectif, cognitif,
sensori-moteur, etc.
A la suite des ces évaluations, l'équipe se
regroupe pour définir un plan éducatif individualisé
pertinent face aux réussites, forces et difficultés
de l'enfant. Le IEP doit être développé dans les
45jours suiv ant l'évaluation et rédigé dans la langue
la plus couramment utilisée par la famille de
l'enfant.
Une fois que les différents professionnels et les
parents se sont mis d'accord sur chaque point, le
coordinateur du plan le rédige et le soumet aux
parents pour qu'ils donnent leur accord en le
signant.
Le choix des Etats-Unis: le IEP
Légalement, ce papier final doit contenir obligatoirement
les neufs point suivants:
1. Un compte rendu du niveau actuel de l'enfant,
comprenant la réussite académique, l'adap-
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tation sociale, les aptitudes potentielles et actuelles,
les aptitudes psychomotrices et les ressources
personnelles.
2. Un compte rendu des buts annuels qui décrivent
dans chaque domaine les performances qui
comptent être obtenues à la fin de l'année.
3. Un compte rendu des objectifs à court terme,
qui doivent permettre une évaluation intermédiaire
entre le niveau des performances actuelles
et les buts annuels.
4. Un compte rendu des services éducatifs et
thérapeutiques spécifiques aux besoins de l'enfant,
ainsi que les moyens et matériaux nécessaires
pour l'éducation spéciale.
5. La date prévue pour la mise en route de ces
services ainsi que leur fréquence et leur durée
futures.
6. Une description de l'ampleur de la participation
de l'enfant aux programmes éducatifs
ordinaires.
7. Une justification du placement de l'enfant qui
doit être le moins restrictif possible. L'équipe
devant toujours garder en tête, la nécessité que
l'enfant soit éduqué le plus possible dans un environnement
naturel et avec ses pairs du même âge,
dits «normaux». Elle doit éviter la ségrégation et
l'exclusion des enfants porteurs de déficiences en
tenant compte des besoins éducatifs et sociaux de
chaque enfant.
8. Une liste des personnes responsables de l'exécution
du IEP.
9. Des critères objectifs, des procédures d'évaluation
et un programme pour pouvoir vérifier si
les objectifs à court terme ont été bien atteints.
(Réf. Federal Register, 41(252), p. 5692)
Ce n'est qu'une fois que les parents ont
accepté la formulation écrite du IEP en le signant,
que les services prévus pour l'enfant peuvent
commencer. Les professionnels doivent aussi s'assurer
avant cette signature, que les parents sont
d'accord avec l'identification de l'enfant comme
handicapé, sa classification dans l'une des catégories
de déficiences, son programme éducatif et son
placement.
Le IEP est réactualisé annuellement. Toutefois,
si les parents le désirent, ils peuvent demander
des révisions plus fréquentes. D'autre part,
dans les cas extrêmes où les parents et les professionnels
ne trouvent pas un consensus quant au
projet et ceci malgré de nombreuses tentatives de
conciliation, ils peuvent être entendus lors d'une
audience juridique pour résoudre leurs différents.
Il s'agit là de la procédure de «Due Process» qui
permet aux parents et aux professionnels de
connaître et de faire valoir leur droit en cas de
litige. Cette procédure renforce et concrétise
l'idée sous-jacente à la loi: faire des projets éducatifs
pour l'enfant qui soient adaptés aux préoccupations
des parents.
Le succès américain
Les divers rapports américains sur les effets de
cette loi (Gallagher; Dessimone 1995) démontrent
que cet objectif a été largement atteint et qu'il y a
eu des répercussions bénéfiques dans bien des
domaines.
Ouverture au partenariat
Au niveau du rapport entre parents et professionnels,
par exemple, la littérature révèle que la
loi les a poussés vers une relation de partenariat.
Les professionnels ont dû en effet s'efforcer d'explorer
les besoins réels des familles, leurs forces et
leurs préoccupations dans le cadre du IEP. Les
parents pour leur part, étant renforcés dans leur
droit vis-à-vis de l'éducation de leur enfant, ont
pu trouver leur place dans le projet en exprimant
leurs souhaits et volontés. Chacun a donc appris
à mieux se comprendre en utilisant un langage
commun et à réguler ses sentiments pour construire
des objectifs qui prennent sens dans un
écosystème pertinent.
Interdisciplinarité améliorée
D'autre part, les études démontrent que la loi
a obligé les professionnels à collaborer plus étroitement
entre eux pour construire le projet dans un
réseau de disciplines. Le cloisonnement entre les
divers acteurs et leurs domaines de travail a été
petit à petit aboli, au profit d'une équipe interdisciplinaire
qui parcourt toutes les étapes du IEP.
La loi a donc généralement permis la mise en
évidence d'une pratique commune de projets,
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rationalisant et uniformisant l'intervention en
éducation spécialisée, sous forme d'un contrat
entre des partenaires qui se respectent.
Proposition d'une loi sur le projet
éducatif en Suisse: quelques pistes
Cet exemple de réussite de nos voisins
d'Outre-Mer depuis 1975, doit nous interpeller
et nous faire réfléchir à une adaptation personnalisée
à notre pays et à ses particularités.
Dans ce but, nous avons eu l'occasion de présenter
cette loi à un groupe de parents d'enfants
handicapés et professionnels de Genève dans une
étude exploratoire (Chatenoud; Frei 1999). Leurs
réactions ont été diverses et fort intéressantes: les
parents s'y montrant très favorables alors que la
plupart des professionnels y étant plutôt réticents.
Parents: «pour» ...
Ainsi, les parents entrevoient dans cette loi un
moyen d'être plus actifs dans les décisions prises
au sujet de leur enfant en y prenant une part officielle.
Ils sont particulièrement sensibles au fait
qu'il y ait un véritable plan d'éducation, rédigé
annuellement et qui ne peut débuter sans leur
signature. Pour la plupart d'entre eux, avoir une
base écrite commune serait porteur, permettrait
un échange concret de connaissances et éviterait
les malentendus. Un parent nous dit à ce sujet:
Si on avait une loi, un cadre qui nous permettrait
de construire un plan, quelque chose qui donne
un fil conducteur pour suivre les différentes étapes.
Quelle que soit l'institution, qu'on ait quelque chose
de concret qui nous permette de remonter dans les
années. Qu'est ce qui a été fait? Qui est intervenu et
où l'on va?
Les parents voient donc surtout des aspects
positifs à cette possible loi et apprécient particulièrement
la possibilité de droit de regard et de
garantie de participation qu'elle engendrerait. Ils
pensent qu'elle aboutirait à une relation plus paritaire
avec les professionnels:
Moi, je suis pour. En plus, je suis convaincue que
c'est un gain pour tout le monde. Il y a une cohérence.
Tout ne se passe pas à l'école ou dans l'institution, ni
tout à la maison. Il y a les deux. Les professionnels
n'ont pas connaissance de certains aspects qui se passent
à la maison et ils sont aussi plus en vue de faire
des fautes d'interprétations. Oui, je crois que tout le
monde a à être gagnant et nous aussi. Ca va aussi
dans l'autre sens. Il y a aussi des difficultés
rencontrées par l'institution qui nous sont complètement
méconnues ...
Professionnels: plutôt contre
Les professionnels, de leur côté ne sont pas
aussi positifs que les parents. Ils estiment qu'une
loi n'est pas nécessaire pour arriver à faire des
projets.
Je crois que les projets individualisés, on les a en
tête mais on ne les fait pas autant formalisés qu'aux
Etats-Unis.
Certains d'entre eux ne trouvent même pas
utile d'avoir une méthodologie précise pour faire
des projets éducatifs individualisés et disent que
cela enlève de la spontanéité à l'acte éducatif.
D'autre part, pour tous, l'interdisciplinarité va de
soi et une loi ne changerait donc pas grand chose
à ce sujet.
D'autres professionnels mettent en avant le
fait qu'ils ont déjà énormément de papiers à remplir
et que ce plan présenterait encore une tâche
supplémentaire.
Nous on a des synthèses, c'est une chose.
Lorsqu'on écrit aux parents et qu'on leur donne un
rapport, c'est autre chose. Et si on doit faire quelque
chose ensemble, c'est encore un autre écrit. L'écrit
augmente et le temps accordé aussi ...
Mais à d'autres de répondre:
Je ne crois pas que ce soit une perte de temps et que
cela augmente l'écrit autant. Si l'on fait un papier
commun unique, alors on fait que ça et c'est tout ...
C'est clair que c'est dur les trois premiers mois mais
après ça roule. Ca demande un changement certain,
ça demande une nouvelle organisation, mais, il y a
à la fin, un papier écrit, un seul papier pour une seule
personne. Ce papier, il permet de parler de la même
chose aux intervenants. C'est pas aussi monstrueux
que ça.
De plus, la moitié des professionnels présents
seraient favorables à une loi renforçant légalement
le pouvoir de décision des parents dans l'éducation
de l'enfant handicapé.
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Une loi sur le projet en Suisse,
défi de demain
Ces résultats montrent donc que la loi
américaine pourrait être adaptée à bon escient à
Genève. Une telle loi permettrait de donner un
cadre à l'éducation des enfants handicapés que ce
soit en milieu ordinaire comme en institution.
Elle garantirait également une procédure de recours
pour les parents qui clarifierait leur place
dans bien des cas.
Il est clair qu'une loi ne change pas tout, d'un
simple coup de baguette magique, mais elle a le
mérite d'être un tremplin aux changements nécessaires.
«Les lois à elles seules ne peuvent transformer
les pratiques, mais si parfois elles sont en
avance sur celles-ci, leur existence a au moins
l'avantage de faire un choix: ne pas attendre que
... toute la société change pour les mettre face à
leur responsabilité qui est de répondre à l'éducation
de tous les enfants (Canevaro 1994)»
Il m'apparaît alors primordial que la Suisse
réfléchisse au sens qu'elle veut donner à l'éducation
des enfants vivant avec une déficience. L'instauration
d'une loi, proche du modèle américain
ou de celui de nos voisins français pousse à définir
clairement le rôle que chaque intervenant peut
avoir avec l'enfant; la relation et le travail autour
de l'enfant en seront forcément que plus enrichis.
La pédagogie par projet remporte un succès croissant
de part et d'autres du monde et la Suisse doit
évoluer dans le sens de ce mouvement éducatif.
L'histoire des acquis éducatifs et des évolutions
sociales nous prouve, que susciter des débats
et envisager l'inenvisageable a toujours été source
de progrès. Il est temps de poser une nouvelle
brique à l'édifice, sachant qu'on pourra le
travailler.
Références bibliographiques
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p. 9-18
Chatelanat, G.; Panchaud-Mingrone, I. (Eds.): Petites personnes,
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Gallagher, J.; Dessimone, L.: Lessons learned from the implementation
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Jeanne, P.: Enfants et adolescents handicapés: pour un accompagnement
qualitatif. Paris: ESF, 1998
Linder, T.W.: Transdisciplinary Play-Bases Intervention:
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Montreuil, N.; Magerotte, G.: Pratique de l'intervention individualisée.
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Odom, S.L.; McLean, M.L.: Early intervention/Early
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Austin, Texas: pro-ed, 1996
Odom, S.L.; McLean, M.L.; Lawrence, J.J.; LaMontagne, M.:
Recommended Practices in Early Childhood Special
Education: Validation and Current Use. In: Journal of
Early Intervention. Volume 19, number 1, 1995
Auteure
Céline Chatenoud, assistante, Uni-Mail, Faculté de Psychologie
et des Sciences de l'éducation, Bd Carl-Vogt 102, 1211
Genève 4

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