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Master Bachelor Bologne ???

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Master Bachelor Bologne ???

Master Bachelor Bologne ???


En Suisse, les réglementations et la mise en œuvre du processus de Bologne relèvent de la Conférence universitaire suisse (CUS), composée des responsables de départements des cantons universitaires, du secrétaire d’Etat à l’Education et à la recherche, et de la Conférence des recteurs des universités suisses (CRUS) et de la conférence des Hautes Écoles spécialisées (KFH).
 
Le système de crédits
 
L’application des réformes exige la généralisation du système de crédits ECTS (European Credit Transfer System), déjà en vigueur dans les universités suisses depuis plusieurs semestres. Ce système a d’abord été introduit, dès 1987, dans le cadre du programme d’échange européen Socrates/Erasmus. Les crédits ECTS expriment le volume général de travail à fournir par l’étudiant et non plus le seul nombre d’heures par semaine consacrées à un enseignement (temps de présence) comme c’était le cas dans l’ancien système. Un crédit correspond à 25-30 heures de travail et une année d’études équivaut généralement à 60 crédits. Les modalités d’attribution des crédits varient selon les facultés et les enseignements, le contrôle pouvant se dérouler sous forme d’examen oral ou écrit, ou encore sous la forme d’une évaluation intermédiaire durant l’enseignement dispensé. Les enseignements annuels disparaissent au profit d’enseignements semestriels.
 
Résistances et réserves
 
En Suisse, au fur et à mesure des prises de décision de la CUS, les réserves n’ont pas manqué, le plus souvent formulées par des associations d’étudiants, relayées jusque dans les milieux politiques.
Le premier reproche concerne le caractère jugé trop technocratique des décisions prises par la CUS et la CRUS, sans une large concertation avec les enseignants et les étudiants. La distinction entre deux grades universitaires – bachelor et master – là où n’existait que la licence suscite également des inquiétudes. Faut-il craindre l’introduction de fait d’une formation universitaire à deux vitesses défavorisant les possesseurs d’un bachelor ainsi que ceux disposant de moyens financiers limités

Commencer ses études dans une haute école et les finir cinq ans plus tard ailleurs en Suisse ou à l’étranger? Cette manière de faire deviendra peut-être courante d’ici quelques années. C’est une des idées fondatrices qui sous-tend la Déclaration de Bologne, signée en 1999 par 29 pays européens, dont la Suisse. Si les obstacles à la mobilité sont encore importants, en particulier en raison du système de bourses d’études largement déficitaire en Suisse, les structures des cursus universitaires permettant cette mobilité en Suisse et en Europe sont en train d’être posées. Avec l’objectif de créer, à moyen terme, un espace européen de l’enseignement supérieur. 
 
 
 
La prochaine rentrée universitaire suisse se place sous le signe de la Déclaration de Bologne. À l’exception des quelques facultés qui ont déjà modifié leurs plans d’études auparavant et les rares qui passeront le cap en 2006 – notamment la Faculté de médecine de Lausanne – la majeure partie des universités dans le pays adaptent leurs cursus dès octobre prochain aux directives relatives à cette réforme de Bologne. Les Hautes Écoles spécialisées devraient faire la transition au plus tard en 2006. Le but? L’eurocompatibilité de toutes les filières de l’enseignement supérieur.
 
 
 
Les principales modifications concernent la construction des études et la dénomination des titres obtenus. Le parcours démarre avec une première formation de base, le bachelor, qui s’obtient en principe après trois années à plein temps. Ces études visent «l’acquisition de compétences de base dans une discipline et d’une méthode de travail scientifique», selon l’Université de Genève. L’étudiant peut interrompre ses études à la fin de ce premier parcours.
 
approfondir avec un master
 
Il peut également – et c’est le souhait des instances universitaires – les poursuivre avec un master, qui correspond en principe à deux années supplémentaires. Ces études offrent «un approfondissement, au sens large, de la discipline ou du domaine d’études et une première initiation à la recherche». Elles peuvent être liées à une ou plusieurs disciplines, être «professionnalisantes» ou de recherche. L’étudiant pourra ainsi faire le choix de son master en fonction de son projet professionnel.
 
 
 
Le bachelor, appelé également cursus pré-gradué, entrera en vigueur pour la majorité des étudiants dès la rentrée 2005. Dans la plupart des facultés, les étudiants qui ont commencé leurs études en octobre 2004 passeront sous le nouveau règlement d’études lors de la prochaine rentrée. Il faudra attendre 2008 pour que l’ensemble des étudiants soient «sous le régime Bologne», le temps pour ceux inscrits sous l’ancien régime et détenteurs d’une demi-licence de finir leur cursus.
 
 
 
Selon la Conférence universitaire suisse (CUS), l’admission aux études de master, dans une même branche d’études, est possible après obtention d’un diplôme de bachelor d’une haute école ou un diplôme jugé équivalent.
 
Traduction: en principe, les Hautes Ecoles universitaires ne peuvent pas fixer d’autres conditions particulières à l’entrée du master, comme un bachelor réalisé dans une université particulière ou des résultats excellents. Olivier Bianchi, conseiller aux études de la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne, le confirme: «Il n’y aura pas de pré-requis pour accéder au master si l’étudiant est titulaire d’un bachelor dans le même domaine d’études». Et il assure que «l’emploi du temps de la 3e année de bachelor sera allégé afin de favoriser une mobilité interuniversitaire plus grande des étudiants auxquels il sera recommandé de poursuivre leur master dans un autre établissement».
 
Enfin, le processus de Bologne a incité à intégrer les études post-grades actuelles, comme les DEA ou les DESS, vouées à disparaître, soit dans le cursus du master, soit dans un Master of Advanced Studies (MAS). Pour le doctorat, ce sera trois ans de plus. Trois ans pour obtenir un bachelor, cinq pour un master, huit pour un doctorat. Au total, cela donne une petite formule qui résume le tout: 3-5-8. Ou comment expliquer une immense réforme en trois chiffres.

 

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