Nouveau CFC d’accompagnant-e

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Nouveau CFC d’accompagnant-e

Nouveau CFC d’accompagnant-e

Nouveau CFC d’accompagnant-e
socio-éducatif-ve
Animé par Armin Schöni de l’OFFT,
Natacha Juda de l’OOFP, Claude Howald,
cheffe de service au Groupement
intercommunal genevois d’animation
parascolaire, Françoise Weber, secrétaire
syndicale au Syndicat interprofessionnel
des travailleuses et travailleurs, cet atelier
a été rapporté par Olivier Baud, chef
de service des programmes spécifi ques
aux Etablissements publics socio-éducatifs
pour personnes handicapées.
Comme pour les trois autres ateliers,
celui-ci a débuté par une présentation de
ce nouveau CFC, de son contexte, de ses
enjeux.
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Compte rendu du 17e Forum Vision 3 OOFP
“ Faut-il réduire les
niveaux de formation
ou défi nir de nouveaux
types de classifi cation
pour faire correspondre
des fonctions identiques
à des titres différents ? ”
Contrairement à la Suisse alémanique,
cette nouvelle formation qui débutera
dans le canton de Genève à la rentrée
2005 sera de type généraliste, notamment
pour favoriser une plus grande
mobilité professionnelle. A noter que le
titre est encore provisoire, l’ordonnance
de formation n’étant pas fi nalisée à la
date du Forum. La question reste ouverte,
entre accompagnant-e et assistant-e
socio-éducatif-ve.
Tant les employeurs (représentés par
Claude Howald) que les employés (représentés
par Françoise Weber) souhaitent
qualifi er le plus de collaborateurs avec
un CFC reconnu sur le plan fédéral. Face
à un personnel d’adultes, ils attendent
beaucoup de la validation des acquis.
Françoise Weber a relayé la crainte des
syndicats d’avoir une déqualifi cation par
rapport aux exigences actuelles. En effet,
beaucoup de professionnels aujourd’hui
en exercice sont au bénéfi ce d’une formation
de niveau tertiaire.
La discussion en groupe a notamment
soulevé la question de l’éventuelle concurrence
entre ces nouveaux diplômés et
les éducateurs de la petite enfance, ainsi
que la nécessité de clarifi er les rôles et
fonctions des différents professionnels.
La question des stages dans un marché
engorgé et celle d’une mise en place
rapide de validation d’acquis pour les
adultes ont également été posées.
CFC d’assistante-e en soins
et santé communautaire
Rapporté par Anne Fischer, directrice de
l’Ecole d’assistant-e en soins et santé
communautaire (ASSC) et animé par
Jean-Pierre Rageth du DASS, Raymonde
Alvarez-Ceyssat, directrice adjointe des
soins infi rmiers aux HUG et Delphine
Besson, présidente de l’Association vaudoise
des ASSC, l’atelier a permis de dresser
un premier bilan de cette formation
qui existe à Genève depuis la rentrée scolaire
2003. Il a aussi donné des indications
sur la future révision de l’Ordonnance de
formation prévue pour 2008. Au plan
de l’insertion professionnelle, Delphine
Besson a relevé que sur 30 membres de
son association, 14 avaient un emploi fi xe
et 7 un emploi à durée déterminée, tous
dans des institutions de santé. Les autres
poursuivent leur formation ou ont quitté
leur emploi.
Raymonde Alvarez-Ceyssat a précisé la
position de l’employeur hôpital qui, dans
un souci d’une organisation effi cace du
travail, souhaite d’abord clarifi er le niveau
de responsabilité des ASSC par rapport
aux infi rmiers et infi rmières. Le risque
existe d’une parcellisation des tâches en
raison du nombre important de niveaux
de soignants dans les services de soins.
Cette question sur le niveau d’autonomie
des ASSC et la nécessité de défi nir les
responsabilités en rapport avec la complexité
des situations a été reprise lors
des discussions de groupe. Ici aussi a été
mentionné le risque d’une parcellisation
du travail et donc d’une confusion dans
l’organisation des tâches : faut-il réduire
les niveaux de formation ou défi nir de
nouveaux types de classifi cation pour
faire correspondre des fonctions identiques
à des titres différents ? Qu’en est-il
de l’eurocompatibilité des formations
mais aussi des compétences requises pour
telle ou telle fonction ? Les participants
ont relevé l’urgence de concevoir une
politique de santé qui tienne compte des
besoins en compétences, donc en profi ls
professionnels, quitte à modifi er la typologie
des niveaux commentée par Armin
Schöni dans sa conférence : agir encadrer,
agir autonome, agir expert.
Qualification-requalification-validation
des acquis dans la santé et le social
Rapporté par Sylvie Jaccard de l’OOFP, cet
atelier animé par Grégoire Evéquoz de
l’OOFP, Brigitte Besnier, chargée de formation
à la Fondation des services d’aide
et de soins à domicile et Alberto Chiappe,
délégué syndical à la Communauté genevoise
d’action sociale, a permis d’expliciter
le dispositif de validation des acquis
tel qu’il est appliqué dans le canton de
Genève. Créé en 1999 et appliqué pour
une trentaine de CFC, ce dispositif a déjà
accueilli plus de 1 500 adultes. Il a aussi
permis une diminution de 50% du taux
d’échec aux examens fi naux. A ce jour
140 CFC d’assistant-e dentaire ont été
délivrés par validation des acquis. Un
projet de validation des acquis pour le
CFC d’ASSC est actuellement en cours.
Favorable à la validation des acquis dans
les domaines de la santé et du social,
Brigitte Besnier, qui relatait le point de
vue employeur, pose toutefois deux conditions
: que les candidats soient informés
et accompagnés durant tout le processus
et qu’ils puissent bénéfi cier si besoin
de compléments de formation. Alberto
Chiappe, relatant la position employé,
s’est également clairement déclaré
en faveur de la validation, considérée
comme un acte formateur. Il a souligné la
nécessité d’un dialogue permanent entre
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Compte rendu du 17e Forum Vision 3 OOFP
Synthèse
Lors de sa synthèse, Jean-Marc Guinchard,
directeur général de la santé au
DASS, a d’emblée précisé que l’intégration
des nouveaux métiers de la santé et
du social dans la fi lière professionnelle
présente toute une série de diffi cultés.
Non pas que le domaine santé/social soit
particulièrement compliqué, il est simplement
complexe. D’où l’énumération des
principales diffi cultés.
La première concerne la pudeur qu’on
a à parler d’argent. Pourtant la santé,
l’action sociale coûtent, le professeur
Bailly l’a rappelé dans sa conférence. La
vision médicométrique qu’il a développée
est appelée à s’élargir en une vision
médicosociométrique. C’est la deuxième
diffi culté.
La troisième diffi culté concerne les
bouleversements de la formation. Ils
sont d’abord d’ordre constitutionnel, en
raison d’une répartition des tâches et des
compétences entre les cantons et la Confédération,
en raison aussi de différences
d’application d’un canton à l’autre. Ils
sont ensuite d’ordre organisationnel,
puisque plusieurs départements sont
impliqués : l’instruction publique, l’action
sociale et la santé et l’économie publique.
Les conséquences des différences culturelles
ne sont pas négligeables non plus.
La restitution en plénière des travaux de
l’atelier sur le CFC d’assistant-e socioéducatif-
ve l’a bien montré : il existe des
conceptions distinctes entre Alémaniques
et Romands, sans parler des diffi cultés
d’ordre personnel, c’est-à-dire liées à
la personnalité des intervenants. Ces
derniers, en plus d’un ego que Jean-Marc
Guinchard a souligné, ont tendance à
défendre leur pré carré avec vigueur,
oubliant parfois que les métiers et les
institutions dans lesquelles on les exerce
doivent se construire d’une manière
transversale. Ils doivent agir autour et
au profi t de l’usager. Tout système qui
se créerait de façon contraire fi nirait par
s’auto-alimenter et n’aurait plus pour
préoccupation majeure de s’occuper des
usagers et de soigner les patients.
les représentants des employeurs, des
employés et des écoles.
La discussion en groupe a mis en évidence
les diffi cultés à mettre en place des
validations d’acquis pour les nouveaux
métiers de la santé et du social, notamment
en raison de l’incertitude concernant
l’intégration professionnelle des
nouveaux diplômés. Et pourtant l’attente
est grande : pour preuve, la participation
massive – plus de 400 personnes – lors
d’une récente séance d’information sur la
validation des acquis pour le CFC d’ASSC.
Formation initiale de deux ans
dans la santé et le social
La formation initiale de deux ans n’est
possible que depuis l’entrée en vigueur,
le 1er janvier 2004, de la nouvelle loi
fédérale sur la formation professionnelle.
Elle remplace la formation élémentaire et
débouche sur une attestation fédérale de
qualifi cation. A Genève, en fonction de
la parution des nouvelles ordonnances de
formation, seules quatre professions sont
pour l’instant concernées : assistant-e
du commerce de détail, employé-e de
cuisine, employé-e d’hôtel et employé-e
de restauration. D’où l’intérêt de l’atelier
consacré aux domaines de la santé et du
social, animé par Erwin Fischer de l’OOFP,
Christine Serdaly Morgan, responsable
de la formation à la Fédération genevoise
des établissements médico-sociaux,
Lucien Martenot, secrétaire syndical au
Syndicat interprofessionnel des travailleuses
et travailleurs et rapporté par Françoise
Ruchet de l’OOFP.
Christine Serdaly Morgan a exposé le
point de vue employeur : la perspective
d’une attestation fédérale pour les actuelles
aides soignantes, le plus souvent sans
qualifi cation reconnue, est un pas important
et une première étape vers un CFC.
Mais cette formation doit correspondre à
des besoins réels pour assurer une réelle
employabilité. Lucien Martenot a réaf-
fi rmé le point de vue employé, à savoir
que l’objectif prioritaire est le CFC pour
toute personne capable d’obtenir cette
certifi cation. Pas question de favoriser un
dumping de formation et, partant, un
dumping salarial.
Plusieurs thèmes ont également été
mentionnés lors de la discussion avec
les participants de l’atelier, que ce soit le
fi nancement des nouvelles formations
au moment où le DASS diminue ses
subventions aux EMS, le public cible de
ces formations initiales (jeunes et adultes),
la crainte d’une stigmatisation des
personnes en fonction de leur niveau de
formation ou encore la reconnaissance
européenne de cette attestation.
“ Il convient de faire
l’inventaire des possibles
plutôt que de recenser
l’impossible, même
en période budgétaire
diffi cile ”
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Apprentissage CFC et Cap Social site web :

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