Thérapie par les sables.....

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Thérapie par les sables.....

Thérapie par les sables.....

Ou jeu de sable ......

Porte ouverte sur l'imaginaire

Enfant je découvrais installé confortablement sur mon canapé une émission sur une thérapie d'avant garde dans les années 70, la thérapie par les sables. Peu pratiquée en Suisse romande, je retrouvais celle-ci lors d'un stage dans un centre de traitement de la toxicomanie en Suisse Allemande.

Puis dés le départ de mon activité à la Bérallaz, je rencontrais Patricia Chies originaire d'Irlande psychothérapeute Jungienne qui utilisait cet outil depuis une dizaine d'année.

A quel moment merveilleux que de croiser les sables réalisé par les enfants, comme des dessins en 3 D, laissant place à l'imaginaire, au travail de la transe, les sables sont une technique qui me fascine et pour laquelle je ne pouvais éviter de faire un article sur le site Educh.ch.

Je vous présente donc cette approche artistique et thérapeutique, ainsi que quelques sites de références dans ce domaine.

L'atelier  des sables une forme de thérapie non rationnelle qui atteint un niveau pré-verbal profond de la psyché” (E. Weinrib). Utilisant eau, sable et miniatures, la personne crée des scènes dans un bac à sable. Le jeu de sable devient un médium entre le monde de l'inconscient et le conscient, facilitant ainsi l'évolution psychique. 

Le jeu de sable permet de découvrir les phases d'évolution de la psyché de l'enfant, flamme mystérieuse de l'âme humaine se consituant d'histoire de symbole de crise et de croissance.la spécificité du jeu de sable est de favoriser l'expression symbolique et contribuer à la guérison par l'imaginaire.

vous trouverez sur ce site suffisament matériel sur le travail de l'imaginaire, comme il est quasiment impossible de trouver une infos sur le net, sur ce site vous rencontrerez le même problème, alors n'hésitez pas à utiliser le moteur de recherche google en haut qui a indexé l'ensemble des pages du site Educh.

Qui peut se retrouver sur une plage sans jouer dans le sable? La thérapie par le jeu de sable permet de façon originale et subtile de désamorcer ses tensions, de nettoyer ses vieilles blessures et d'exprimer ce que l'on n'arrivait pas à dire autrement.

Outil thérapeutique associé au jeu, le sable permet d'accéder à sa propre vérité par le biais de sa symbolique intérieure. Il laisse aux inconscients personnels et collectifs la liberté de se révéler spontanément sans jamais être forcés, ni jugés, ni évalués de la part du client ou du thérapeute.

Carl G. Jung est le premier à avoir utilisé le sable comme moyen de rencontre avec son inconscient. C'est à sa demande qu'une de ses élèves, Dora M. Kalff, de Zurich, décida d'élaborer la technique du jeu de sable qui jusqu'alors n'avait été qu'un outil diagnostique.

Révélateur du monde de l'inconscient,  le jeu de sable est une approche psychologique qui remet la personne qui le crée en contact avec cet espace où la vie s'exprime dans l'imaginaire. En replongeant au-delà et en deçà des mots, dans ses racines, le client met en scène son monde psychique et en histoire sa dynamique personnelle.

Le protocole du jeu de sable est d'une simplicité déconcertante, à la fois enthousiasmant parce qu'il procure le plaisir et la satisfaction que génère tout travail de création et stimulant car intuitivement on sent qu'il permet d'amorcer le processus de transformation profonde de la personnalité.

L'outil, c'est une boîte de sable et quelque quatre mille objets miniatures représentant le monde intérieur et extérieur : le sacré et le spirituel, êtres humains, animaux domestiques et sauvages, habitations, moyens de transport, les monstres, arbres, pierres et coquillages, clôtures et fantaisies qui signalent leur intention d'être choisis.

Chaque construction de scénario est l'occasion de libérer une énergie retenue qui devient, par la suite, disponible à l'intuition créatrice. Certaines émotions nécessitent une phase intermédiaire de transition avant de pouvoir s'exprimer à un niveau conscient. Ainsi, une catégorie d'émotions exprime l'aspect démoniaque de l'inconscient de façon destructrice. Le sable en permettra la transformation de manière acceptable et sereine.

On se retrouve pendant cinquante minutes en tête-à-tête avec son jeu de sable en présence du thérapeute qui se contente de noter minutieusement le scénario sans jamais l'interpréter. Il incarne l'accompagnement intérieur nécessaire à l'éclosion de la problématique en place. À la fin de chaque séance, le client est invité à partager son vécu. Après une série de dix à quinze jeux de sable, une révision des photos prises par le thérapeute permet d'établir, en dehors du temps et de l'espace, des liens entre chaque scénario et de réaliser le cheminement effectué.

Si vous voulez découvrir une art thérapeute qui maîtrise ces techniques et avec laquelle j'ai collaboré je vous donne un article paru à son sujet
 
L’enfant qui parle avec le sable
Perturbé par le divorce de ses parents, Jeremy retrouve peu à peu la joie de vivre grâce à une forme de thérapie particulièrement adaptée aux enfants: le jeu de sable. Une méthode encore peu connue en Suisse romande, pratiquée à Morges par Isa-belle Brunner.
 
Quand ils ont des bobos à l’âme, les tout-petits ne savent pas toujours l’exprimer avec des mots. Même plus grands, les gosses hésitent à parler de leurs soucis. Parce qu’ils ne veulent pas faire de peine à leurs parents ou qu’ils se sentent coupa-bles de leurs faiblesses, ils gardent pour eux leur désarroi. Mais parfois la souffrance est trop forte. Tristesse, colère, cauchemars, problèmes scolaires ou énurésie tra-hissent leur mal de vivre. Comment les aider à reprendre pied? Méthode thérapeutique conçue par la psychologue jungienne zurichoise Dora Kalff, le jeu de sable permet aux enfants de mettre en scène leur monde intérieur sans de-voir forcément passer par la parole.
Un appel à l’aide
Il y a six mois, à l’âge de 5 ans, Jeremy* souffrait de maux de ventre parce qu’il n’arrivait plus à aller à selle. Cela a commencé après le divorce de ses parents. «Cet événement l’a marqué, raconte sa maman, Sarah*. Il se sentait déchiré entre moi et son papa. Mais, contrairement à sa sœur, il n’en parlait jamais. Il gardait tout en lui, c’est le cas de le dire. J’ai bien compris qu’il exprimait son malaise à travers son corps. C’était une sorte d’appel à l’aide. Je me sentais vaguement coupable. J’envisageais de consulter un pédopsychiatre lorsqu’une amie m’a parlé d’une édu-catrice pratiquant le jeu de sable. Cela me semblait intéressant. Dès le premier ren-dez-vous, j’ai été emballée. Mon fils également. Un peu timide au début, il s’est rapi-dement lâché. Jouer au sable est devenu un plaisir. Il attend impatiemment ces séances qui lui ont permis de progresser de façon spectaculaire. Il ose enfin s’exprimer et parler du divorce. Il a pris de l’assurance et se sent beaucoup mieux dans sa peau.»
«Comme le rêve, le jeu de sable a un effet de compensation libérateur», déclare Isabelle Brunner, éducatrice et enseignante spécialisée à Morges**. Au bénéfice d’une longue expérience des enfants présentant des troubles de la personnalité ou du comportement, elle a chaque jour la preuve de l’efficacité de cette approche. Sa salle de consultation ne ressemble en rien au cabinet traditionnel d’un psy. Les murs sont couverts d’étagères sur lesquelles sont disposées des centaines de figurines: personnages, animaux, arbres, cailloux, coquillages, figures symboliques, maison-nettes et châteaux, objets et colifichets en tout genre, bref, de quoi composer le plus réaliste ou le plus fantastique des univers. Au milieu de la pièce, les bacs à sable où les enfants disposent comme bon leur semble les objets de leur choix.
Pas besoin de savoir dessiner pour donner forme à ses rêves ou à ses craintes. C’est pourquoi il est possible d’y accueillir des tout-petits, dès l’âge de 3 ans. Comme l’écrit la psychanalyste Ruth Ammann, qui a consacré un livre à cette théra-pie***, «dans le développement humain, on expérimente en premier lieu la vie en touchant et en s’emparant concrètement des objets; on ne passe que plus tard à la compréhension abstraite. Le travail manuel dans le sable va donc mobiliser les énergies créatrices de la personne.»
Tout en laissant libre cours à leur fantaisie et à leurs pensées, les enfants se dévoi-lent, lâchant quelques commentaires sur le déploiement de leur jeu et l’histoire qu’il raconte. Car ce sont bien des histoires qui se déroulent sur ce rectangle de 50è70 cm. Des histoires surgies de l’inconscient et, comme les rêves, toujours re-liées à la réalité. En façonnant le sable, en faisant évoluer les personnages, c’est leur vécu que ces jeunes exposent, triturent et réaménagent. D’une séance à l’autre, ils se livrent à toute une série de constructions et de déconstructions, au propre et au figuré. C’est tout l’intérêt du procédé: comme dans les contes, le héros de cette pièce imaginaire apprend qu’il peut agir sur son environnement. Il explore son terri-toire, bute sur des obstacles, se protège de divers dangers, cherche des alliés, déni-che un trésor, s’invente un jardin secret. Certains personnages disparaissent, d’autres apparaissent. Pour que l’histoire existe, il faut qu’elle évolue. L’enfant dé-couvre lui-même des solutions pour que son monde devienne plus cohérent et plus acceptable. Il n’est l’objet d’aucune pression de la part de la thérapeute. Celle-ci se contente de l’observer attentivement. Elle intervient peu, posant une question çà et là, racontant parfois elle aussi une petite histoire en relation avec ce qui se joue dans le bac à sable.
«L’enfant exprime par le jeu ce qu’il ne peut pas exprimer autrement, dans un lieu protégé de toute pression affective ou sociale, explique Isabelle Brunner. Ici, il peut déposer tout ce qu’il a dans son sac à dos... Ce que l’enfant représente est toujours relié à sa réalité. L’énergie qui s’en dégage est très forte. Dans le bac à sable, je vois ce qui le touche ou le préoccupe. Je l’accompagne dans son cheminement en nour-rissant ce qu’il a de positif, en l’aidant à découvrir ses propres ressources. Quand l’enfant constitue un «trésor», qui symbolise sa richesse intérieure, il m’arrive de lui demander: «Que vas-tu faire de ce trésor?» Je respecte ses secrets. Parfois il est d’accord de montrer ce qu’il a construit à sa maman, parfois non. Le processus est long, car il faut que son histoire ait le temps d’émerger et de se développer. Une thé-rapie dure en moyenne le temps d’une année scolaire, à raison d’une fois par se-maine. Elle cesse d’elle-même quand l’enfant n’éprouve plus le besoin d’explorer son monde intérieur, mais au contraire d’aller vers le monde extérieur. Cela signifie qu’il a franchi une étape et que des choses se sont dénouées. A la fin de la thérapie, je donne à chaque enfant l’album contenant les photos que j’ai prises de ses jeux de sable et qui témoignent de son évolution.»
Scènes révélatrices
Le jour de l’interview, les jeux de sable des séances précédentes n’avaient pas en-core été effacés. L’un d’eux était saisissant. Son auteur, un garçon de 6 ans, avait disposé des hommes armés tirant, au-delà d’un fossé, sur des personnages ef-frayants qu’il appelait «des morts-vivants». Ceux-ci étaient renversés comme s’ils avaient succombé sous les tirs. Derrière les tireurs se trouvait un château dont le toit, escamotable, dissimulait des armes. Cette scène très sombre est en relation avec les préoccupations de l’enfant, tourmenté par la mort, dans des circonstances tragiques, d’un membre de sa famille.

"Un garçon de 6 ans avait disposé des personnages effrayants qu'il appelait «des morts-vivants»"

Le jeu de Jeremy n’a pas cet aspect dramatique. On y voit une clé plantée dans le sable et surmontée d’un petit Mickey à l’air plutôt guilleret. «Auparavant, la clé était toujours enterrée dans le sable, commente Isabelle Brunner. Elle était invisible. Et là, c’est comme si le petit personnage avait enfin trouvé la clé!»
Sarah, la maman, se dit fascinée par la richesse des symboles qui s’expriment à tra-vers le jeu: «Pendant longtemps, Jeremy a construit un grand cadre à l’intérieur du-quel il jouait. Et puis, un jour, il s’est passé du cadre. Il n’en avait plus besoin. Au dé-but aussi, il disposait sur le sable une tortue et, tout près d’elle, des œufs – ses pe-tits. Ce n’est plus le cas, comme s’il avait quitté le monde des bébés. Mon fils est vraiment sorti de sa coquille! D’autres éléments n’ont pas changé. Le bac, par exemple, est toujours divisé en deux parties bien distinctes.» Les choses s’améliorent progressivement. La dernière fois, Jeremy a fait parler son Mickey: «Je dis à tout le monde qu’ils doivent être heureux!»
* Prénoms modifiés.
** Hermione, Centre pédagogique et éducatif, Isabelle Brunner, rue Louis-de-Savoie 19, 1110 Morges, tél. 021 801 28 70.
*** «Guérison et Transformation par le Jeu de Sable», Ruth Ammann, Ed. Georg, 1999.
 

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