Burnout, dépression, déprime ... de quoi parle t'on ?

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Burnout, dépression, déprime ... de quoi parle t'on ?

Burnout dépression déprime, blues de quoi parle t'on ? Aujourd'hui la terminologie pour décrire les états mélancoliques ou les troubles psychiques nous questionne. Il y a au - delà des chiffres un vraie question de signification, de culture qui influence au - delà du diagnostique la lecture des phénomènes d'ordre thymique. L'émotion est vécue et décrite de diverses manière. le communiqué de l'office fédéral de la statistique est un bon exemple du flou lexical qui frappe ce domaine ou les frontières, l'intensité des émotions et des ressentis est de plus en plus difficile à éclairer.

La dépression dans la population suisse Conséquences multiples des dépressions légères Neuchâtel, 17.06.2013 (Obsan) – La dépressivité légère est très répandue en Suisseet vu ses conséquences, elle ne doit pas être négligée. C’est ce que montre une étude réalisée par l’Observatoire suisse de la santé avec la collaboration de Psychiatrie Baselland. Cette étude, qui s’appuie sur plusieurs sources de données, montre que les personnes touchées sont plus souvent en situation d’incapacité de travail ou de baisse de productivité et qu’elles souffrent plus fréquemment de troubles somatiques. L’évolution de la maladie et de son traitement est étroitement liée au statut des personnes sur le marché du travail. Ce nouveau rapport de l’Observatoire suisse de la santé (Obsan) résume les résultats de la recherche au plan international sur différents aspects des maladies dépressives et analyse les données disponibles en Suisse. L’étude montre que si les symptômes dépressifs sévères sont relativement rares (environ 3% des personnes enquêtées), les symptômes légers sont très répandus. Dans les enquêtes auprès de la population, environ 16% des Suisses disent souffrir de symptômes dépressifs tels que manque d’énergie, troubles du sommeil ou perte d’appétit.

Ne pas sous-estimer les états dépressifs légers

Il ne faut pas sous-estimer l’importance de la dépressivité légère. Les symptômes dépressifs même légers ont des conséquences dans la vie quotidienne : les personnes touchées ont moins de contacts sociaux, se sentent plus souvent seules et se plaignent plus fréquemment de n’avoir personne à qui se confier. Elles vivent aussi plus rarement dans une relation de couple. Les personnes atteintes de symptômes dépressifs légers sont plus souvent limitées dans leurs activités quotidiennes. Elles ont aussi plus fréquemment des problèmes au travail, elles gagnent souvent moins et souffrent de troubles somatiques. 60% des personnes touchées se plaignent de maux de dos et 50% de troubles du sommeil. On observe par ailleurs que, très souvent, les dépressions légères ne sont pas traitées. Cette absence de traitement a un coût social élevé sous forme de baisses de productivité, d’absences au travail et de traitements ultérieurs, autant d’effets qu’une intervention et un traitement précoce auraient pu réduire. Comme la dépressivité légère peut être annonciatrice d’une dépression sévère ou d’une autre maladie, et comme le groupe de populationconcerné est important, l’étude conclut qu’il serait souhaitable d’intervenir plus souvent de façon précoce.

Importance de la situation professionnelle

Chez les personnesatteintes de symptômes dépressifs sévères, on observe une très nette baisse d’efficacité et de fréquentes absences au travail : au cours du mois précédant l’enquête, les salariés atteints de symptômes sévères ont été absents de leur travailun jour sur deux ou un jour sur trois. Par ailleurs, les personnes qui ont des symptômes dépressifs travaillent plus souvent à temps partiel pour des raisons de santé. Le statut sur le marché du travailinflue fortement sur l’évolution de la maladie. A gravité égale, les patients dépressifs qui ont un emploi sont hospitalisés moins longtemps que les autres. Les traitements ambulatoires sont de plusieursmois voire de plusieursannées plus courts chez les dépressifs qui exercent une activité professionnelle, et le traitement, bien que plus court, donne de meilleurs résultats. La perte de l’emploi, en revanche, a un effet négatif sur l’évolution de la maladie. L’étude de l’Obsan fait observer que le lien étroit qui existe entre dépressivité et situation professionnelle n’a pas été suffisamment pris en considération jusqu’icidans le débat public et dans les prestationsde santé.

Fréquence des problèmes somatiques chez les personnesdépressives

Parmi les personnes atteintes de symptômes dépressifs, environ neuf sur dix ont en même temps des problèmes ou des douleurs somatiques. Sont particulièrement fréquents les maux de dos et les troubles du sommeil. Ces personnes ont par ailleurs une hygiène de vie moins favorable que les autres : elles fument plus souvent, ont une consommation d’alcool plus risquée et sont plus fréquemment inactives physiquement. Ces comportementspeuvent renforcer autant la dépression que les problèmes somatiques. L’importance des problèmes somatiques apparaît également au lieu de travail : contrairement à une idée reçue, les travailleurs dépressifs ne se plaignent pas plus souvent que leurs collègues de stress dû au multitasking ou aux changements incessants dans leur vie professionnelle, mais beaucoup plus souvent de fortes contraintes physiques dans leur travail Renseignements : Daniela Schuler, Observatoire suisse de la santé, Neuchâtel, http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/14/01/new.html

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