Pilotes de l'armée française et cohérence cardiaque

f
Pilotes de l

Pilotes de l'armée française et cohérence cardiaque

Partager l'article : Pilotes de l'armée française et cohérence cardiaque

f

Poster un commentaire

Commentaires

Rouge Marine dit Pour avoir eu le privilège d’être un de vos stagiaires à Yverdon, et donc, d’avoir testé le logiciel avec mon propre système sanguin, pour avoir connu aussi ces montées d’adrénaline à réguler pour qu’elles soient positives et non pas un poison, dans des situations délicates d’affrontement réelle avec un ennemi dans la Marine, avec moi-même dans l’arbitrage de foot ou le feu en tant que sapeur-pompier, il me semble que la cohérence cardiaque n’est pas un outil pour une situation de danger de mort. Elle est un outil en amont, à pratiquer sans modération. Que l’on soit joueur de poker ou sauveteur en montagne. Mais pour renvoyer la balle dans un sport, éviter le crochet d’un boxeur, ou ne pas se retrouver dos au mur à la guerre, l’adrénaline est un outil associé au système pulmonaire bien plus adéquat : “respire mon pote, il existe une solution.” Cette phrase, elle m’est venue à chaque danger. Mon coeur, fort heureusement, accélérait. Le sport l’a rendu costaud dans ce but. Ma formation a pour but de l’entendre, pour me calmer et bien choisir entre A et B. En début de la vidéo, la capitaine-médecin nous explique qu’un coeur battant normalement, change sa fréquence, comme un bon morceau de musique. C’est pourquoi un bon secouriste ne doit pas prendre le pouls d’une victime six secondes multipliées par dix, comme le font certains soignants pressés, mais bien un minute complète : si la personne a un pouls bien frappé, il sentira sous ses doigts cette accélération, tout à fait logique, au milieu de deux fréquences plus lentes. Si pendant une minute le pouls est constant comme un métronome, c’est que la personne ne va pas si mal, mais elle devrait consulter dans le mois. La cohérence cardiaque nous amène à une régulation en courbe, intéressante, car c’est nous qui contrôlons ces battements. C’est donc un exercice à pratiquer au calme. Mais chercher à l’utiliser en situation de conflit, sportif, militaire ou secouriste, est pour moi une erreur. Le stress est un message. Par nos compétences, nous en faisons un bon messager. Sans lui, c’est risquer de confondre partie d’échecs ou de poker, et ne pas armer son canon plus vite que l’autre, ou ne pas dérouler ses tuyaux sans confondre vitesse et précipitation. Bref, ETRE MOU. Je me sers de la cohérence cardiaque apprise chez vous, le matin. Mais pas dans les événements de la journée. C’est au risque de ne pas être en adéquation avec la situation proposée par la vie. Ces pilotes sont devenus bons grâce à leurs simulateurs de vol. La cohérence cardiaque, pratiquée une fois de plus en amont, leur servira, comme moi au feu, à apprécier comme un curseur salvateur cette adrénaline. L’idée n’est pas d’être un guerrier fonçant dans le tas, mais un soldat effectuant une mission. Différentiel que l’on peut très bien utiliser avec son patron, des clients, des patients, des enfants turbulents. Si je pratiquais la cohérence cardiaque avant de monter dans le fourgon m’emmenant au feu, c’est comme si je prenais trois paires de gants pour éteindre un incendie : je ne sentirais pas la chaleur excessive, je ne reculerais pas. Et je serais donc en danger. La paire de gants qu’un ingénieur met à ma disposition me permet de me protéger du rayonnement, mais aussi d’en apprécier la température. Adrénaline positive = intelligence = recul posé et tactique. Le but est d’éteindre l’incendie sans se bruler, pas d’accepter de façon neutre et indolente, les risques du métier. La cohérence cardiaque ne serait qu’un tiers, sans la cohérence entre nos trois systèmes en sympathie : pulmonaire, cardiaque, nerveux. Pour ces pilotes, elle n’est pas un gadget, mais je parie qu’elle est un moment agréable avant le simulateur de vol, là où l’officier instructeur ne fait pas de cadeau, pas plus que le leader en mission. Sur mon bateau, quand la diffusion générale annonçait “Poste de Combat, ceci n’est pas un exercice”, ce n’était pas le moment de réguler son pouls, mais de prendre une grande bouffé d’oxygène pour être dans l’instant. Cela dit, tout le monde, devrait apprendre la cohérence cardiaque.

0
Répondre