Gestion du stress et burnout

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Gestion du stress et burnout

Gestion du stress et burnout

Gestion du stress et burnout.

Quelques conseils en ligne pour dépasser ce type de difficultés

Nos ateliers en ligne et à Yverdon en Suisse sont à votre disposition pour mieux comprendre et

dépasser ce type de difficultés.

voir notre page  Atelier formation coaching A la découverte de son projet de vie

Notre but au travers du site Educh.ch est de prévenir les effets néfastes du stress sur la santé

et les comportement humains.

Donc quelques pistes:

Identifier les sources de stress:

Le stress peut avoir une origine relationnelle ou organisationnelle. Si le plus souvent les victimes du stress se plaignent d'une charge de travail trop lourde, il peut être en fait la conséquence d'un manque de communication ou de reconnaissance de son travail. Il faudra donc effectuer un travail sur soi-même pour arriver à cerner l'origine du mal afin d'y remédier efficacement.

Trier ses priorités:

Le sentiment de stress peut provenir d'une mauvaise organisation de son temps. Hiérarchiser, déléguer et programmer permet d'atténuer le stress face à une situation d'urgence. Lorsque plusieurs problèmes se présentent, il ne faut pas chercher à tout résoudre en même temps, cela ne fait que renforcer la sensation d'être débordé. Sans les mettre de côté ou les oublier, organiser les tâches par ordre de priorité et par degré d'importance permet d'être plus efficace et donc de limiter son stress.

Être attentif aux pensée négatives qui nourrissent le stress et l'amplifie.

Découvrir à ce sujet l'excellent site du professeur Cungi voir www.champsy.org

Surtout ne pas ignorer l'importance de l'hygiène de vie

 

Quand au burnout, il est le résultat d'un longue période de stress non pris en compte.

En effet l'important est notre capacité à réguler notre homéostasie, la rupture de celle-ci entraîne à

un moment comme la rupture d'un barrage de haute altitude.

Traduit à la lettre, le burn out donne "brûlure intérieure" bref, un mal qui vous consume. En langage médical on parle plutôt d'épuisement professionnel. "C'est la phase ultime et catastrophique du stress", résume Patrick Légeron, psychiatre et directeur de Stimulus, cabinet de conseil sur le stress professionnel.

Difficile à chiffrer, le burn out toucherait entre 5 à 10 % des salariés, à des degrés plus ou moins élevés. Ce phénomène ne se produit pas à l'improviste, il est précédé d'une période de stress prolongée et résulte d'un épuisement à la fois physique et psychologique. "Lorsque le stock émotionnel est épuisé, on assiste à une déshumanisation de la personne", explique Patrick Légeron.

Détecté pour la première fois chez des professionnels émotionnellement très exposés, tels que les infirmières, les pompiers ou les policiers, le burn out touche aujourd'hui potentiellement l'ensemble de la population. Le docteur Légeron nous aide à en détecter les symptômes.

Ces premiers signes sont révélateurs d'un grand stress, particulièrement violent ou fréquent. Ils se concrétisent par des palpitations, les mains moites, des suées, une digestion difficile, des troubles du sommeil, une consommation accrue de tabac et d'alcool ou encore une émotivité exacerbée.

C'est à ce moment qu'il faut mettre le holà car la situation est encore réversible. Pour Patrick Légeron, il s'agit d'une période d'alerte :"l'être humain est une machine complexe qui envoie des signaux quand elle arrive en surchauffe. C'est le rôle des managers de repérer ces signes avant-coureurs".

Une fois la période de stress extrême passée, c'est au contraire un état léthargique qui est caractéristique du burn out. La composante physique se traduit par les symptômes suivants :

Une fatigue non récupérable même après un week-end ou une semaine de congés. "Cela se remarque facilement car ce sont souvent des gens très dynamiques au travail qui connaissent une brutale chute de productivité."

Le sentiment que son corps "ne répond plus" et une grande difficulté à faire tout effort physique comme par exemple monter des escaliers.

Des pannes de sommeil régulières.

Des perturbations alimentaires : en période de stress, on va avoir tendance à manger plus mais quand le burn out surgit, inversement, l'appétit disparaît.

La consommation accrue de stimulants tels que le tabac, l'alcool ou des médicaments.

Tous ces signaux viennent s'ajouter aux signes courants du stress. Selon Patrick Légeron, "on retrouve chez la victime du burn out les mêmes symptômes que chez une personne stressée mais répétés de façon chronique."

La deuxième composante est d'ordre mental. L'énergie psychologique est épuisée, ce qui induit une perte d'énergie et de motivation, "même se lever représente un effort considérable", commente Patrick Légeron. Une apathie qui se décline à tous les niveaux :

L'émoussement des émotions. Après avoir ressenti les émotions de façon excessive, la personne en burn out a l'impression de ne plus rien éprouver, d'être indifférente à tout ce qui l'entoure.

Le sentiment d'être inutile, la dévalorisation de soi. C'est la composante dépressive du burn out.

Un mal être qui fait tache d'huile pour gangrener tous les éléments de la vie et qui est accompagné d'une remise en question de sa famille et de sa vie sociale en générale.

Un rapport à l'environnement très froid, une dépersonnalisation qui amène à se comporter "comme un robot".

Patrick Légeron. Tout le monde parle du stress comme d'une maladie. C'est loin d'en être une. Grâce à 70 ans de recherche, on sait aujourd'hui qu'il s'agit d'une formidable réaction de l'organisme pour s'adapter à l'environnement. Dès qu'une personne se trouve dans un environnement difficile, le stress opère dans le corps par la libération de substances chimiques, mais aussi dans le psychisme par la libération d'émotions. C'est donc une réaction normale et utile.

Quels sont les différents degrés de stress ?

Le stress est un phénomène qui évolue en trois temps. C'est d'abord la réaction utile que je viens de décrire. Il est positif tant qu'il n'est pas trop intense et reste ponctuel. La phase de risque vient ensuite et concerne environ un tiers des salariés. Le stress devient alors néfaste. Les périodes de stress deviennent trop importantes ou bien se répètent de façon chronique. C'est pendant cette phase que la souffrance apparaît, constituées de symptômes physiques (suées, digestion difficile, sueurs...) et psychologiques tels que des colères accrues ou une inquiétude permanente. La dernière étape, la plus grave, est celle du burn out.

Pourquoi le stress est-il de plus en plus mal vécu ?
Le stress devient négatif lorsque l'on a le sentiment d'être débordé. Or aujourd'hui, c'est une réaction de plus en plus sollicitée dans le travail, elle ne peut plus se mettre au repos. Les sources de stress professionnel sont devenues omniprésentes et davantage psychologiques avec, par exemple, le culte de la performance, les incertitudes ou les relations conflictuelles. Le changement est permanent, on en demande toujours plus aux salariés. Ces derniers développent un sentiment de frustration, l'impression de donner beaucoup mais de ne rien recevoir, de ne pas être reconnus socialement par leurs supérieurs ou même leurs clients. A cette situation s'ajoute le technostress, c'est-à-dire un stress lié à l'utilisation des nouvelles technologies.

 

Qui est concerné par le stress ?
Toutes les catégories professionnelles sont touchées par le stress. Pour les ouvriers et employés, le stress peut se transformer en maladie ou en accident. Ces salariés disposent de peu d'autonomie et doivent parfois mettre en application des ordres auxquels ils n'adhérent pas. Ils sont ainsi pris dans des conflits de valeur et négligent les facteurs d'hygiène ou de sécurité. Les cadres et managers sont aussi concernés par le phénomène mais doivent, en plus, gérer le stress des autres. Ils sont donc surtout victimes du stress psychologique.

Pourquoi certaine personnes sont elles plus stressées que d'autres ?
Certaines personnes présentent des prédispositions au stress, selon leur capacité de résilience. Il y a d'abord un aspect génétique, encore peu maîtrisé par les scientifiques. L'éducation est également en cause ainsi que des traits de caractères qui exposent plus ou moins au stress ou au contraire qui permettent de mieux s'en protéger. C'est le cas, par exemple, du perfectionnisme ou de la flexibilité. Tout ce qui induit une certaine rigidité de la personnalité expose la personne au stress. Enfin, l'expérience personnelle rend plus ou moins apte au changement et donc résistant au stress.

 

Comment lutter contre le stress négatif ?
D'après les conclusions de l'Organisation internationale du travail, du ministère du Travail américain et de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, la lutte contre le stress doit se faire à plusieurs niveaux. Il faut tout d'abord repenser toute l'organisation du travail. Aujourd'hui, tout se traite dans l'urgence avec comme valeur extrême la performance absolue. Le management est aussi à revoir. Les cadres doivent comprendre qu'ils n'ont pas que des aspects stratégiques à gérer, mais aussi le stress d'une équipe. Il faut les sensibiliser à ce thème. Pour limiter le stress, les managers peuvent donner plus de moyens à leur équipe, être plus humains, valoriser les individus, donner du sens à leur travail, diversifier les tâches, laisser de l'autonomie... Enfin, la lutte contre le stress se joue également à l'échelle de l'individu. Chacun d'entre nous possède des ressources pour être plus résistant au stress. Apprendre à gérer son propre stress est important pour sa santé et aussi son efficacité au travail.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

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